Cinéma

Le Festival international du Film de Miami 2012

Date: 15/05/2012

[caption id="attachment_5367" align="alignright" width="230" caption="Miami International Film Festival"][/caption] La 29ème édition du Miami International Film Festival (MIFF), plus grand festival émanant d’un établissement universitaire américain (Miami Dade College), a eu lieu du 2 au 11 mars 2012. Le MIFF programme en majorité des films étrangers avec une riche sélection de documentaires et de court-métrages ainsi que de nombreuses conférences et ateliers. Aujourd’hui, il est considéré comme étant le festival ibéro-américain le plus important en Amérique du Nord. Au total, ce sont  plus de 100 films de 35 pays, programmés sur 11 jours et générant près de 70,000 entrées.   3,071 spectateurs se sont rendus aux projections des 7 films et coproductions français (long et court) répartis sur 14 séances : Les Hommes Libres d’Ismael Farouki ; Porfirio d’Alejandro Landes ; Café de Flore de Jean-Marc Vallé ; Bonsái de Cristián Jimenez ; Le Gamin au vélo de Jean Pierre et Luc Dardenne ; Catharsis de Cédric Prevost et La Femme du Vème de Pawel Pawlikowski. Diffusés dans divers lieux à travers la ville (Tower Theater, Regal South Beach Cinemas et O Cinemas), les salles étaient combles à chaque séance.   Avec le soutien du service culturel de l’ambassade de France, le MIFF a invité le réalisateur français, Cédric Prévost, pour la projection de son court-métrage Catharsis qui a obtenu le grand prix du jury du meilleur court-métrage (University of Miami Grand Jury Award for Best Short Film). Son film a déjà obtenu le Grand Prix Unifrance du meilleur court-métrage en 2011 et a été primé dans d’autres festivals (Ebensee en Autriche, Kansk en Russie et Cern en Suisse).   La coproduction Bonsai de Cristián Jiménez (Chili, Argentine, Portugal, France) a obtenu le prix du meilleur film ibéro-américain (Knight Foundation Grand Jury Prize) ainsi que le prix du meilleur scénariste (Jordan Alexander Ressler Screenwriting Award).   Directeur du festival depuis 2011, Jaie Laplante a fait un clin d’œil à ses origines québécoises en présentant un focus sur le cinéma québécois, « Spotlight on Quebec » avec Café de Flore de Jean-Marc Vallé, Monsieur Lazhar de Philppe Falardeau, Le Vendeur de Sébastien Pilote et Starbuck de Ken Scott.   Malgré de nombreux changements de direction ces dernières années, le MIFF reste le festival ibéro-américain des Etats-Unis avec un nombre de films étrangers excédant le nombre de productions américaines (sur 100 films, il y a près de 70 coproductions et films étrangers).

Kimberley Gaultier

ContinuerContinuer


1ère édition du Festival Ghett’out à Boston et New York

Date: 15/05/2012

[caption id="attachment_9188" align="alignright" width="230" caption="Ghett'out Film Festival 2012"][/caption] La première édition du Festival Ghett’out, dont le but était de présenter et de valoriser aux Etats-Unis de nouveaux talents du cinéma français indépendant qui émergent loin du système classique, a eu lieu du 5 au 12 avril 2012 à Boston et New York. Ce festival a été créé à l’initiative d’Alain Kassanda, au départ poète et slammeur, mais aussi organisateurs de festivals de cinéma, notamment « A hauteur d’enfant », et programmateur du cinéma les 39 marches à Sevran, dans la banlieue parisienne. Son projet était de faire connaître aux Etats-Unis une nouvelle génération de cinéastes français, autodidactes, issus pour la plupart de l’immigration et originaires des quartiers populaires, et de « faire sortir ces films d’un ghetto culturel, social, de diffusion ». Alain Kassanda a choisi dans un premier temps de concentrer l’expérience sur les deux villes, relativement proches, que sont Boston et New York. Pour donner le plus de retentissement possible à cette opération, il a entrepris de solliciter le parrainage et la présence du cinéaste américain Charles Burnett, figure majeur du « Black Independant Movement », connu notamment pour Killer of Sheep. Par ailleurs, fort de ce soutien, il a su gagner la confiance de salles qui étaient naturellement adaptées au type de programmation qu’il proposait : le Brattle Theater à Cambridge (près de Boston), et la BAMcinématek à New York. Au total 9 séances de projection sur 3 jours ont été proposées au Brattle, et 7 à la BAMcinématek. Enfin, notamment grâce au soutien du SCAC, Alain Kassanda a pu prendre des contacts fructueux avec de grandes universités des deux villes (Harvard, Emerson, Boston University Wellesley, Columbia) qui se sont notamment montrés séduites par la perspective d’organiser des master classes autour de Charles Burnett et des trois cinéastes invités pour l’occasion, Soufiane Adel, Sylvain George et Stéphane ElMadjian (qui a du renoncer à venir à la dernière minute, pour des raisons de santé). Les différents professeurs ont su mobiliser leurs élèves à la rencontre de ces cinéastes atypiques, et ont tenu à assister à la plupart des projections du festival. De véritables liens se sont ainsi noués entre les départements de cinéma impliqués et les cinéastes présents, ainsi qu’avec Alain Kassanda, et il est plus que probable que la collaboration se prolongera à l’avenir, sous une forme ou une autre, sachant qu’une deuxième édition du festival est sérieusement envisagée.  

Anne Miller

ContinuerContinuer


MPI Pictures : un nouveau distributeur de films étrangers aux Etats-Unis

Date: 15/05/2012

[caption id="attachment_9184" align="alignright" width="230" caption="MPI Media Group"][/caption] Jusqu’à présent, le MPI group était une société basée à Chicago qui, à travers sa structure Dark Sky Films, produisait et distribuait des films de genre dans le secteur du home vidéo et s’appuyait sur des distributeurs comme IFC et Magnolia pour les sorties en salles. Le groupe vient d’annoncer le lancement d’une nouvelle structure de distribution en salles : MPI Pictures. Celle-ci s’occupera des sorties en salles de 6 à 8 films par an – essentiellement des films étrangers et indépendants.   Greg Newman, Vice-président exécutif de MPI Media Group, dirigera la nouvelle division. Marie Therese Guirgis, consultante chez MPI depuis plus de 5 ans, assurera le rôle de directrice de la distribution en salles. Enfin, Emily Woodburne et l’exécutif marketing Dan Goldberg vont également être mis à contribution.   Marie Therese Guirgis explique que la mission de la nouvelle structure sera d’acheter et de sortir des films visant une large niche d’un point de vue démographique.   MPI Pictures est lancée avec une liste de 7 films, assemblés depuis l’automne, et Marie Therese Guirgis se rendra à Cannes pour en sélectionner d’autres.   La première liste de films de MPI Pictures comprend le documentaire sur les arts martiaux Fightville de Petra Eopperlein et Michael Tucker, sorti en salles le 20 avril (une distribution limitée, destinée essentiellement aux marchés VOD et numérique) et le film français Les petits mouchoirs (Little White Lies) de Guillaume Canet, qui sortira le 24 août à New York et Los Angeles.   Parmi les autres films figurent A Bag of Hammers avec Jason Ritter et Rebecca Hall, réalisé par Brian Crano (sorti le 11 mai) ; Americano réalisé par Mathieu Demy, avec Mathieu Demy et Salma Hayek (sortie prévue le 15 juin) ; L'Homme qui voulait vivre sa vie (The Big Picture) réalisé par Eric Lartigau, avec Romain Duris et Catherine Deneuve (sortie prévue en octobre) ; Yelling to the Sky réalisé par Victoria Mahoney, avec Zoe Kravitz et Jason Clark (sortie prévue en janvier 2013) et The Heineken Kidnapping, réalisé par Maarten Treurniet, avec Rutger Hauer (sortie prévue en février 2013).   « Le public pour les films commerciaux étrangers et indépendants demeure une niche qui rencontre beaucoup de succès dans le marché », précise Newman, justifiant ainsi sa décision de créer MPI Pictures. « Avec le lancement de notre structure de distribution, nous avons maintenant la possibilité de sortir les films que nous achetons, mais aussi de sortir nos propres productions ».   MPI Media Group Launches Theatrical Distribution Division de Gregg Kilday, Hollywood Reporter, 25 avril 2012

Sonia Droulhiole

ContinuerContinuer


Succès de la deuxième édition du Festival de Cinéma Européen “Hecho en Europa” qui s’est déroulé du 12 au 28 mars 2012, à San Juan Porto Rico

Date: 14/05/2012

[caption id="attachment_8094" align="alignright" width="230" caption=""Hecho en Europa""][/caption] Organisé par l’Alliance Française de Porto Rico, en collaboration avec Corporación de Cine, et avec le soutien de l’Union Européenne,  du Service Culturel du consulat général de France à Miami et de la banque UBS, principal sponsor privé, le festival "Hecho in Europa" a présenté cette année plus de 30 films européens, dont 10 dans le cadre de Tournées Festival, et 24  au sein de la programmation officielle. Plus de 500 personnes ont assisté aux projections du programme Tournées Festival dans les diverses universités portoricaines. Etudiants et public extérieur ont pu profiter d’un cycle de cinéma Franco-espagnol, soutenu par  la fondation FACE (French American Cultural Exchange) et l’agence espagnole Spain Art & Culture. Cinq films français ont été présentés dans ce programme universitaire : "L’Affaire Faremwell", "White Material", "Bellamy", "Copie Conforme" et "Potiche". Le Festival proprement dit a eu lieu au Cinéma Fine Arts de Miramar, nouveau multiplex au centre de San Juan et a enregistré plus de 3500 entrées sur une semaine. Six films francophones ont été présentés, dont trois films français : "La guerre est déclarée" de Valérie Donzelli, "Hors-la-Loi" de Rachid Bouchareb et "Gainsbourg Vie Héroïque" de Joann Sfar. La coproduction française "Le Havre" d’Aki Kaurismaki a obtenu trois des quatre prix du jury du festival : meilleur acteur, meilleur réalisateur et meilleur film. Le documentaire (co-production : France, Angleterre, Allemagne)  "Pina" de Wim Wenders a reçu la Mention spéciale du Jury. Le festival a accueilli une délégation de professionnels du cinéma dont trois réalisateurs européens et un universitaire américain spécialiste des cinémas d’Europe de l’est. Dans un effort de soutenir la création locale, le festival a présenté un court-métrage portoricain avant chaque long-métrage européen. Avec un total de plus de 4000 spectateurs, soit le double de l’édition 2011, "Hecho en Europa" devient le festival de cinéma le plus important de Porto Rico et l’un des rendez-vous culturels majeurs dans l’ïle.  

Norbert Duffort et Kimberley Gaultier

ContinuerContinuer


Le Festival International du court-métrage de Clermont-Ferrand présenté à Boston et à New York

Date: 26/04/2012

[caption id="attachment_9141" align="alignright" width="230" caption="Festival International du court-métrage de Clermont-Ferrand"][/caption] Calmin Borel, coordinateur de la « session labo » du Festival international du court-métrage de Clermont-Ferrand, s'est rendu à Boston et New York grâce au programme Ciné 2000 de la fondation FACE pour présenter une sélection de courts métrages du festival dans des universités et des salles d'art et d'essai de ces deux villes. Sa venue a permis de renforcer la notoriété du festival auprès des étudiants et professionnels américains des deux villes. Souvent surnommé le « Cannes du court-métrage » en raison de son influence et de son audience (130.000 spectateurs lors de l’édition 2012), le Festival international du court-métrage de Clermont-Ferrand est la principale manifestation au monde dans sa catégorie. En un peu plus de trente ans d’existence, le festival de la capitale auvergnate a révélé de nombreux jeunes talents, tels Mathieu Kassovitz ou Cédric Klapisch. Dans la région de Boston, M. Borel est intervenu à la RISD (Rhode Island School of Design) de Providence, ainsi qu’au MassArt (Massachusetts College of Art and Design) de Boston et au Brattle Theatre de Cambridge, devant une audience principalement composée d’artistes, de cinéastes et de grands cinéphiles. A New York, Calmin Borel est intervenu au Pratt Institut, une école d’art à Brooklyn et a également présenté deux programmes de courts-métrages, l’un au 92Y Tribeca, une salle de cinéma du sud de Manhattan, et l’autre au club Barbès, un espace alternatif situé à Brooklyn. Ce programme constitue à sa mesure un franc succès, qui s'explique notamment par le dynamisme de l'association Balagan dédiée au cinéma expérimental. Celle-ci, dirigée par Alla Kovgan, dispose d’un réseau très étendu aux Etats-Unis dans le domaine et a donc permis la réussite de cette première.

Eric Jausseran et Delphine Selles

ContinuerContinuer


Richmond French Film Festival 2012

Date: 17/04/2012

[caption id="attachment_9122" align="alignright" width="230" caption="French Film Festival Richmond"][/caption] Le festival de films français de Richmond, qui a eu lieu du 29 mars au 1er avril 2012, a fêté son 20ème anniversaire et a présenté une douzaine de longs-métrages, une douzaine de courts-métrages et un symposium mettant en vedette les professionnels francais Pierre William Glenn, Gerard Krawczyk, Denis Auboyer, Gilles Porte, Francine Levy, Michel Ferry et Laurent Mannoni. Parmi les Français faisant le voyage à Richmond pour présenter leurs films au Byrd Theater : Philippe Torreton et Vincent Garenq (Présumé Coupable), Jean-Paul Rappeneau (Cyrano de Bergerac), Claude Nuridsany et Marie Perennou (La Clé des champs), Stéphane Freiss (Camus), Philippe Guillard (Le fils de Jô) et Philippe Lioret (Toutes nos envies). Le festival attire chaque année plus de 20000 spectateurs en 4 jours, des francophiles et étudiants de Richmond et de la région du sud est des Etats Unis.  

Unifrance USA

ContinuerContinuer


“Iqbal”, coproduction grand public engagée

Date: 17/04/2012

[caption id="attachment_9117" align="alignright" width="230" caption="Coréalisé par le Français Michel Fuzellier, qui vit en Italie depuis 1964, et l’Iranien Babak Payami, installé au Canada, “Iqbal” fera appel à des traitements graphiques en 2D et 3D aux rendus très différents."][/caption] Produire un film engagé s’adressant à une cible familiale n’est pas chose aisé. Après avoir testé des schémas traditionnels, “Iqbal” travaille de nouvelles pistes et entre en production [présenté au 2e Cartoon Connection de Montréal en décembre dernier, voir l'article D'un Cartoon à l'Autre].  Iqbal, l’histoire d’un enfant qui n’avait pas peur s’inspire d’une histoire vraie, celle d’Iqbal Masih, un Pakistanais mis au travail dès ses quatre ans. Arraché aux griffes des fabricants de tapis par la Ligue contre le travail des enfants six ans plus tard, on l’a cru sauvé. Mais, devenu porte-parole de cette cause, il est mort assassiné à l’âge de 12 ans.   Parrainage de l’Unicef Porté par l’Italien Franco Serra, chez Gertie, à Milan, notamment coproducteur de "Mia et le Migou" avec Folimage, le projet est une fiction non biographique adaptant le roman Storia di Iqbal de Francesco D’Adamo, publié dans plus de 30 pays et aujourd’hui étudié à l’école. Initié en 2006, le concept du film a été présenté pour la première fois au Cartoon Movie 2007. Il a obtenu depuis le soutien du fonds du Mibac, le ministère italien de la Culture, celui du programme Media et un parrainage de l’Unicef. “Nous avons beaucoup travaillé sur l’écriture car il était assez difficile de rendre une histoire aussi dramatique, touchante et aventureuse, que celle d’Iqbal Masih pour une cible familiale sans tomber dans le moralisme, l’accusation ou le folklore, explique le producteur Franco Serra. Nous nous sommes éloignés de l’histoire originelle pour aborder le thème universel du travail des mineurs, qui concerne aussi les pays de l’Occident industrialisé.” Reste que développer un long métrage d’animation autour d’un tel sujet n’est pas vraiment simple. Etude de cas présentée au 2e Cartoon Connection de Montréal en décembre dernier, le projet Iqbal, chiffré à 6,4 M€, illustrait la difficulté d’emploi, pour des productions minoritaires tripartites, du minitraité de coproduction franco-canadien – un dispositif d’aide sélective bilatérale dont ont pu notamment bénéficier le Magasin des suicides, de Patrice Leconte, et le Jour des corneilles, de Serge Elissade – et interrogeait sur des possibilités de financements alternatifs. Après avoir changé de coproducteur canadien, Franco Serra a avancé. “Nous avons trouvé en Vivavision [qui produit en moyenne 150 heures de fiction et de séries d’animation par an] un partenaire très actif et pragmatique, plein d’idées en termes financiers, d’aspects promotionnels, de droits dérivés, de musique, de jeux vidéo et de déclinaisons multi-supports”, relate-t-il. Sa filiale Vivamondo est désormais chargée de la distribution internationale d’Iqbal. “Avec eux, 2d3D Animations et les Editions Montparnasse en France, nous sommes en train de mettre en place une chaîne vertueuse de promotion soit du long métrage, soit de son thème, qui prévoit la coopération et l’aide de l’Unicef en Italie et en France, de Free the Children, ainsi que d’autres organisations non gouvernementales.”   Vers un projet global Cette démarche s’appuie sur les réseaux sociaux et la construction d’un portail dédié au film où il sera possible de suivre sa fabrication, tout comme avoir des informations sur la situation de l’exploitation des enfants dans le monde. “Nous développons un projet global que j’espère pouvoir annoncer après l’été”, poursuit Franco Serra. Dans la continuité du long métrage, celui-ci pourrait aussi compter une série. En attendant, l’animation 3D devrait démarrer chez 2d3D en France en juillet. L’objectif est que le film soit finalisé en août 2013, avec une idée pour sa sortie dans le monde entier que Franco Serra ne souhaite pas révéler pour le moment.  

Florence Bonvoisin

Paru dans EcranTotal le 7 mars 2012

ContinuerContinuer


Bilan 2011 : Les Films Français aux Etats-Unis

Date: 17/04/2012

[caption id="attachment_8871" align="alignright" width="230" caption=""The Artist""][/caption] L’on se souviendra en France de 2011 comme l’année de The Artist réalisé par Michel Hazanavicius et de l'engouement qu’il a créé auprès du public international, et surtout de son triomphe aux Etats-Unis où l’hommage aux jeunes années d’Hollywood  a rassemblé un nombre sans précédant de 5 Oscars pour le Meilleur Film, le Meilleur Réalisateur, le Meilleur Acteur, la Meilleure Musique et les Meilleures Costumes. L’année historique du cinéma français en Amérique du Nord a été ponctuée par une hausse de 50% des entrées comparé à l’année précédente. Neuf coproductions et films français de langue anglaise ont attiré 17m de spectateurs, comptant pour 80% du total du Box Office français. Sans Identité, Colombiana, La Taupe, Carnage et bien entendu The Artist malgré sa sortie plate-formée en fin d’année, ont été les leaders dans cette catégorie. Dix-sept distributeurs ont sorti 32 films majoritaires français francophones en 2011, avec en tête Elle s’appelait Sarah (Weinstein Co.), qui totalise près d’un million de places vendues. Les quatre films suivants ont réalisé plus de $1m au box office chacun (plus de 125,000 entrées), une belle performance dans un marché américain peu enclin à s’ouvrir aux films étrangers. Au total, les productions majoritaires de langue française ont totalisé 2.9m d’entrées en 2011, plus du double des 1.38m tickets vendus en 2010 dans cette catégorie.   Chiffres : Box office global des films français en 2011 : €118 301 711 (2010 : €78 941 041) Entrées (approx) : 20 680 520 (2010 : 13 647 291) 48 sorties de films français en 2011 (54 en 2010) PdM du cinéma francais en recettes en 2011: 1,1%   Les "Hits" francais de  2011 - Elle s’appelait Sarah - Des Hommes et des Dieux - L’Illusioniste - Potiche - Copie Conforme  

Unifrance USA

ContinuerContinuer


Le marché du Home Vidéo aux Etats-Unis : le DVD en voie d’extinction d’ici 2021

Date: 17/04/2012

[caption id="attachment_9092" align="alignright" width="230" caption="Le DVD serait-il en voie d’extinction ?"][/caption] La transformation des modes de visionnage de vidéos chez soi s’est confirmée en 2011, avec une importante baisse des ventes et locations de DVD. Selon SNL Kagan, le chiffre d’affaires généré par la vente et la location de DVD a chuté de 10,4% en 2011 pour atteindre 14,09 milliards de dollars, contre 15,74 milliards en 2010. Le revenu de la location est descendu à 4,96 milliards de dollars, soit une baisse de 4,6%, tandis que le revenu de la vente directe aux consommateurs a diminué de 13,3%, pour une somme finale de 9,12 milliards de dollars. Les dépenses moyennes par ménage ont plongé de 11%, ou de 16 dollars, passant de 145,42 dollars en 2010 à 129,42 dollars en 2011. Quelques-unes des principales sociétés américaines de location de DVD et de Blu-ray ont en effet connu une année 2011 difficile. L’entreprise Blockbuster a été mise en faillite avant d’être rachetée par DISH Network et a dû réduire le nombre de ses magasins à 1 500 fin 2011 (lire Un juge approuve la mise en vente de Blockbuster, Mediamerica, 16 mars 2011). Netflix, de son côté, a dû faire face à des abonnés mécontents et à des journalistes sceptiques lorsque la société a annoncé la séparation de son service de streaming et celui de location (projet abandonné ensuite), et l’augmentation de ses abonnements mensuels (lire Netflix perd 800 000 abonnés et devrait entrer dans le rouge, Mediamerica, 28 octobre 2011). En revanche, la société RedBox de Coinstar continue de prospérer et est d’ailleurs en train d’acheter les actifs de son concurrent principal, NCR. La société aux kiosques à DVD comprend néanmoins où se dirige le marché de la location et a signé un partenariat stratégique avec Verizon pour créer un service qui combinera la location de DVD et de Blu-ray à un service de vidéo à la demande (téléchargement et streaming) (lire Verizon et Coinstar (exploitant de Redbox) lancent une offre concurrente à Netflix et au Blockbuster Movie Pass, Mediamerica, 17 février 2012). Les trois principaux modes de location de DVD aux Etats-Unis sont les kiosques, les magasins et les services sur abonnement. Sur l’année 2011, le chiffre d’affaires total des 45 400 kiosques répartis dans le pays a augmenté de 36,6%, pour atteindre 1,72 milliards de dollars, soit 34,7% du revenu total du marché la location contre 24,2% en 2010. Les revenus des services sur abonnement ont progressé de 4,2% et représentent 1,47 milliard de dollars, après une chute en 2010 quand Netflix a introduit son offre uniquement en streaming (certains de ses abonnés ayant gardé uniquement ce service). Les magasins ont connu une forte baisse en 2011, avec un chiffre d’affaires qui a baissé de 30,1%, passant de 2,54 à 1,78 milliards de dollars en un an. Le futur est incertain pour ce segment, pourtant considéré comme incontournable en 2002, quand il affichait 8,09 milliards de dollars de chiffre d’affaires. Au cours des 10 prochaines années, le marché de la location de DVD devrait se réduire, de plus en plus de gens préférant l’option numérique pour regarder des films chez eux.  SNL Kagan estime qu’en 2012, le revenu global du marché de location de DVD aux Etats-Unis sera de 4,71 milliards de dollars, dont 2,28 milliards de dollars pour les kiosques, 1,28 milliards de dollars pour les services sur abonnement et 1,15 milliard de dollars pour les magasins. En 2021, le marché global devrait représenter seulement 2,83 milliards de dollars, dont 2,10 milliards de dollars pour les kiosques, 705,1 millions de dollars pour les services sur abonnement et 32,7 millions de dollars pour les boutiques. Le marché de la vente de DVD pâtit aussi de l’émergence des technologies numériques. En 2011, les consommateurs ont dépensé 6,86 milliards de dollars pour acheter des DVD standards, soit une baisse de 21,2% par rapport aux 8,70 milliards de dollars de 2010. Les ventes de Blu-ray, en revanche, continuent d’augmenter : les consommateurs ont dépensé plus de 2,26 milliards de dollars sur le format en 2011 – une augmentation de 24,2% par rapport aux 1,82 milliard de dollars de 2010. Néanmoins, la croissance du Blu-ray est moins rapide que celle des DVD en 1997, lorsque ces derniers ont été lancés sur le marché. Le format Blu-ray a mis 6 ans pour passer la barre des 2 milliards de dollars de chiffre d’affaires, là où le DVD n’a mis que 4 ans. Les consommateurs continuant de plébisciter les formats numériques, le marché de la vente de DVD devrait continuer à décliner sur les 10 prochaines années. Les services comme Ultraviolet (lire Lancement d’UltraViolet : la solution pour visionner un film sur tous supports, Mediamerica, 10 novembre 2011) ou l’iCloud d’Apple encouragent ce transfert en créant un écosystème où les versions numériques des films peuvent être vues sur différents supports. Selon SNL Kagan, le chiffre d’affaires de la vente de DVD et Blu-ray en 2012 atteindrait les 8,30 milliards de dollars, soit une baisse de 9,8% par rapport à 2011. La vente de DVD devrait compter pour 5,50 milliards de dollars et celle de Blu-ray pour 2,73 milliards de dollars. D’ici 2021, le revenu de la vente de DVD devrait descendre en flèche à 638,2 millions de dollars, avec une baisse de 21,3%, en moyenne, par an, alors que la vente de Blu-ray devrait progresser et représenterait alors 5,36 milliards de dollars. Le chiffre d’affaires global généré par la vente et la location de DVD et de Blu-ray devrait ainsi diminuer sur 10 ans et passer de 12,94 milliards de dollars en 2012 à 8,84 milliards de dollars en 2021. Retail disc business drops 10% in 2011, de Wade Holden, SNL Kagan, 29 mars 2012  

Sonia Droulhiole

ContinuerContinuer


D’un Cartoon à l’autre

Date: 11/04/2012

[caption id="attachment_9081" align="alignright" width="230" caption="Cartoon Connection au Canada"][/caption] Parmi ses divers rendez-vous, Cartoon compte les Cartoon Connection. Avant Busan, en Corée du Sud, du 19 au 22 mars, le précédent s’est déroulé à Québec, au Canada, du 5 au 8 décembre dernier. Il avait pour objectif de renouer les relations entre producteurs européens et canadiens. Soutien de l’industrie de l’animation européenne depuis plus de vingt ans, Cartoon, organisation internationale à but non lucratif basée à Bruxelles, qui reçoit le soutien financier du programme Media de l’Union européenne pour mener ses activités, organise quatre grands types de rendez-vous par an. Ses manifestations phares sont le Cartoon Forum, centré sur la série animée, qui réunit plus de 750 participants en septembre et s’ancre à Toulouse à partir de cette année, et le Cartoon Movie, dédié au long métrage d’animation, qui se bonifie chaque année en accompagnant la croissance de la production européenne en s’enracinant au mois de mars à Lyon. Entre les deux se tiennent des Cartoon Masters – séminaires de formation qui réunissent une centaine de professionnels chacun autour de questions touchant au financement des films ou des séries, ou s’intéressant au transmédia –, et des Cartoon Connection. Il s’agit là d’un nouveau programme destiné à développer les liens commerciaux et créatifs entre les professionnels de l’animation européens et leurs homologues basés en Corée du Sud, en Amérique latine et au Canada, afin d’améliorer leur connaissance mutuelle des marchés et à encourager la coopération et la circulation des œuvres d’animation. Un pays à redécouvrir Après l’Argentine et la Corée du Sud, le Canada était ainsi en décembre dernier, pour la deuxième année, la destination d’une délégation de producteurs et de diffuseurs européens. Après Ottawa en 2010, Québec est devenue la ville d’accueil de la manifestation, soutenue par le programme Media Mundus de l’UE et co-organisée avec les Rencontres cinématographiques du Québec, qui comptent bien pérenniser le rendez-vous afin de faire de Québec “une plaque tournante de l’animation”. Pour 146 participants issus de 14 pays, le menu était très dense. Le matin, des tables rondes en anglais, comptant 28 intervenants au total, permettaient de se faire une idée des différents dispositifs d’aide à la production canadiens ainsi que des traits saillants des programmes destinés aux enfants des grandes chaînes (BBC, RAI, FTV, Lagardère, Canal+, M6 , TVO, Teletoon...) situées de part et d’autre de l’Atlantique. Des analyses de producteurs et deux études de cas complétaient le dispositif. Les après-midis étaient dédiés aux rendez-vous individuels de prise de contact entre producteurs canadiens et européens. Il ressort de ces échanges que le Canada, pays qui dispose du plus grand nombre d’accords de coproduction dans le monde – avec 53 traités signés, il devance de peu la France – souhaite reconquérir l’Europe, et plus particulièrement la France, avec laquelle il a beaucoup plus coproduit par le passé qu’il ne le fait actuellement. De fait, l’évolution de la structure du financement a évolué en Europe avec la monnaie unique, la multiplication des dispositifs de crédit d’impôt, l’évolution du compte de soutien pour les Français ainsi que l’élargissement des capacités d’attraction de nos voisins belges et luxembourgeois. L’absence de décalage horaire et la proximité sont d’autres atouts. Reste que, sur le Vieux Continent, les attraits de nos voisins sont désormais tellement courus que l’on se bouscule au portillon. Du coup, le rafraîchissement des dispositifs de soutien canadiens leur donne un lustre nouveau. Ils sont aussi particulièrement en pointe pour tout ce qui touche au jeu vidéo et aux nouveaux médias. “Le Canada, et surtout le Canada français, entend bien redevenir attractif”, souligne Jean-Paul Commin, venu en reconnaissance pour le compte des Armateurs, qui ont déjà coproduit avec le Canada la série T’choupi et les Triplettes de Belleville. Mais c’était il y a un certain temps... “Les Canadiens ont des projets, mais leurs problèmes de financement sont encore plus aigus que les nôtres vu la taille de leur marché et l’invasion de la production américaine, poursuit-il. Alors que ce type de rencontres est plutôt un terreau fertile pour la série télé, ils montrent un véritable intérêt pour le long métrage. Les Européens étant vécus comme très dynamiques et créatifs sur ce terrain.” Après ce premier voyage prospectif, destiné à “jauger des capacités à produire ensemble et à chercher des atomes crochus”, le Canada fera, en tout cas, partie de la réflexion pour les projets à développer. Il y a une centaine de producteurs d’animation indépendants au Canada, dont plus de 90 travaillent pour la télévision et une dizaine pour le cinéma. Pour Téléfilm Canada, l’agence fédérale de développement et de promotion des industries de l’image au Canada, la production locale d’animation représente un volume d’affaires de 188 M$ canadiens en 2010, avec 83 % de production en langue anglaise. Ce CA représente 10 % du total de la production nationale. Il représente aussi 307 heures produites, soit - 26 % par rapport à l’année précédente. En nombre de projets, la France reste le principal coproducteur du Canada (35 %) entre 2006 et 2010, devant la Grande-Bretagne (18 %), l’Australie et l’Allemagne (chacun 8 %). En 2010, les 62 coproductions menées, tous genres confondus, représentent 410 M$ canadiens. 17 concernent l’animation, trois sont des longs métrages et 14 des programmes TV. Ces coproductions officielles sont reconnues comme 100 % canadiennes, ce qui leur donne un accès au même soutien que les productions canadiennes. En matière de sources de financement, les combinaisons possibles sont nombreuses entre fonds fédéraux (crédit d’impôt, géré par la Société de développement des industries culturelles plus connue sous l’acronyme de Sodec, soutiens gérés par Téléfilm Canada et Canada Media Fund, National Film Board, et Canadian Broadcasting Corporation), fonds provinciaux (crédit d’impôt et incitations fiscales, aide sélective, télé-diffuseurs locaux) et fonds privés (télédiffuseurs privés, distributeurs, apports en industrie, etc). Partie remise Au Cartoon Connection Europe-Canada, parmi les membres de la délégation française, Dora Benousilio a présenté trois projets télé, dont une série ludo-éducative de 26x3’ et un spécial de 26’, ainsi qu’un long d’animation développés par Les Films de l’Arlequin. “Comme dans le cadre d’une coproduction, on s’embarque pour plusieurs années, les relations humaines sont très importantes, explique la productrice. Les Canadiens sont très conviviaux et il est très simple de nouer des relations avec eux.” Elle a rencontré de nombreuses sociétés dans le cadre des après midi de rendez-vous. “Tous ceux que j’ai vus se sont montrés intéressés par mes projets télé, pour le long métrage cela semblait plus compliqué, poursuit Dora Benousilio. Après avoir signé avec France Télévisions le Père frimas, un spécial de 26’, j’ai essayé de monter une coproduction avec l’un producteur canadien que j’avais rencontré. Mais, sur un projet aussi ponctuel, il n’a pas été facile de mettre en place une coproduction 80-20 en n’ayant que la postproduction son à faire sur place. Mais, je sais que ce n’est que partie remise.”

Florence Bonvoisin

Paru dans EcranTotal le 7 mars 2012

ContinuerContinuer


Page 1 of 7112345102030...Last »