Cinéma

Débats autour du crédit d’impôt en faveur de l’industrie cinématographique en Louisiane

Date: 21/01/2015

[caption id="attachment_11176" align="alignright" width="230"]Crédits d'impôt en Louisiane Crédits d'impôt en Louisiane[/caption] Le débat autour du crédit d’impôt en faveur de l’industrie du film en Louisiane anime la société et les politiques. L’hebdomadaire de La Nouvelle Orléans, Le Gambit, fait le point.   1) L’Etat de Louisiane tire-t-elle profit d'une industrie cinématographique en expansion mais intrinsèquement liée aux avantages fiscaux ? L’industrie du film se développe de manière exponentielle en Louisiane depuis le vote en 2002 de la loi sur les crédits d'impôt. "Hollywood South" est le centre de la production cinématographique dans le sud des Etats-Unis. En 2012, une étude faite par le département économique de Louisiane montre que cette industrie génère plus d'1 milliard de dollars de recettes auprès des commerces louisianais et 718 millions de dollars avec 14 000 emplois dans ce secteur. Une réalité et des chiffres à nuancer. Pour fuir les coûts élevés d'Hollywood, les avantages fiscaux louisianais ne sont plus une incitation mais un besoin. Supprimer, réduire ou limiter les crédits d'impôt risque donc de réduire le nombre de productions locales, alors que l'offre constante de ce marché mondial lucratif est un atout dans un climat de contraintes budgétaires. La plupart des spécialistes constatent que pour maintenir le succès de l’industrie du film en Louisiane, il faut continuer les avantages fiscaux pour le meilleur et, en quelque sorte, pour le pire également. Les assemblées législatives des différents Etats où les avantages fiscaux sont pratiqués, se demandent si l’industrie du film, soutenue en grande partie par des subventions publiques, peut être considérée comme "indépendante" et "autofinancée". Particulièrement quand ces avantages, à l’origine prévus pour aider au démarrage uniquement, sont maintenant pérennisés. Il y a dix ans, la Louisiane n’accueillait pas ou peu de productions de longs-métrages. Aujourd'hui, l’industrie du film est devenue l'ADN de son économie. Les crédits d'impôt y sont déterminants pour attirer de nouvelles productions. Le marché restera toujours à Los Angeles, mais Los Angeles ne sera jamais aussi bon marché que La Nouvelle Orléans, ou même Atlanta. La plupart des responsables politiques et des contribuables sont toutefois dans une impasse : faut-il prolonger indéfiniment ce juteux commerce des crédits d'impôt ou regarder sagement l'industrie fuir ailleurs ? Le choix de la Caroline du Nord est intéressant. Son abattement est passé de 15% en 2005 à 25% en 2010 lui permettant ainsi de rivaliser avec les avantages fiscaux proposés en Louisiane et en Géorgie, et de répondre à la réduction et l'élimination d'initiatives similaires au Connecticut, au Kansas, au Missouri et dans le Wisconsin. La Californie a, par ailleurs, récemment pris une mesure pour accroître l'aide à son industrie cinématographique de 100 millions de dollars à 330 millions sur cinq ans pour limiter les pertes (lire sur le sujet La Californie augment ses crédits d’impôt en faveur de l’industrie cinématographique pour faire face à la concurrence des autres Etats et Hollywood et la Californie : le désamour ? Chronique d’une désertion alarmante) D’après le National Conference of State Legislatures, 39 Etats et Porto Rico offrent actuellement de tels crédits d’impôt. En 2002, 5 Etats offraient 1 million de dollars d'avantages fiscaux cumulés. En 2010, 40 Etats offrent près de 1.4 milliard de dollars.   2) Après avoir créé tant d'emplois, comment les législateurs louisianais peuvent-ils alléger les avantages fiscaux sans faire fuir l’industrie du film ? Sur le long terme, certains spécialistes de l'industrie suggèrent une réorientation vers la technologie numérique et la distribution, les nouveaux talents et les nouvelles compagnies locales. Une commission étudie actuellement les nouvelles réformes possibles : une retenue sur les plus gros salaires ; un encouragement aux productions syndicalisées ; une limite aux transactions entre tiers ; une échelle mobile pour récompenser les productions qui embauchent des résidents louisianais, avec une préférence pour les emplois qualifiés et les salaires plus élevés. Ce programme de soutien mis en place par l’Etat devait permettre à l’industrie cinématographique louisianaise d’être indépendante et de s’autofinancer. C’est finalement devenu un engrenage. En construisant ce dispositif "Hollywood South" basé sur la croissance d'entreprises locales et le développement d'équipes de tournage locales, grâce à la prolifération des réalisateurs, producteurs, investisseurs et courtiers, l'industrie du film louisianaise s'est installée en dix ans. Une réduction, voir une élimination des crédits, porterait un sérieux coup à cette jeune industrie.   Louisiana’s film industry tax incentives pros and cons, the film industry is growing but is it costing the state too much?, de Matt Brennan, The Gambit, 15 décembre 2014 Louisiana film tax credits: a real catch-22, Can the state afford to keep its generous film tax credits — or can’t it afford to lose them?, de Matt Brennan, The Gambit, 22 décembre 2014  

Traduit par Meagen Moreland et Béatrice Germaine

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Box-Office américain 2014 : des chiffres au plus bas depuis 20 ans

Date: 09/01/2015

[caption id="attachment_11168" align="alignright" width="230"]Jusqu'à présent, Les Gardiens de la Galaxie est le film qui a rapporté le plus aux Etats-Unis en 2014. Pour l'instant, Les Gardiens de la Galaxie est le film qui a rapporté le plus aux Etats-Unis en 2014.[/caption] Le nombre de tickets de cinéma vendus en 2014 en Amérique du Nord est à son plus bas depuis 20 ans. Selon des premières estimations, environ 1,26 milliard de tickets ont été achetés entre le 1er janvier et le 31 décembre 2014. C’est le nombre le plus bas depuis 1995 (1,21 milliard) et 1994 (1,24 milliard). Les chiffres officiels pour 2014 ne seront annoncés que lorsque la National Association of Theater Owners aura calculé le prix moyen du ticket de cinéma pour 2014 (qui ne peut être fait avant d’avoir la moyenne du quatrième trimestre de l’année). Cependant, le prix moyen du ticket pour 2014 devrait être au moins de 8,15 dollars, alors qu’il était de 8,13 dollars pour 2013. Il semble que la fréquentation soit en baisse de 6% par rapport à 2013, où les entrées avoisinaient les 1,34 milliard. Les entrées ont fluctué considérablement au cours des dernières années, et en particulier depuis l'avènement de la 3D. Un record avait été atteint en 2002 avec 1,57 milliard de tickets vendus, en partie grâce à Spider-Man (403 millions de dollars générés), Le Seigneur des Anneaux : Les Deux Tours (339,8 millions), Star Wars : Episode II - l'Attaque des Clones (302,2 millions), Harry Potter et la Chambre des Secrets (262 millions) et Mariage à la grecque (241,4 millions). Le montant global du box-office nord-américain en 2014 devrait atteindre les 10,36 milliards de dollars, soit 5% de moins qu’en 2013 et marquer ainsi la plus forte baisse depuis 9 ans. L'industrie du cinéma tire toutefois profit d’une bonne saison automnale et hivernale, en particulier celle des fêtes de noël, pour contrer les mauvais résultats estivaux, qui avaient chuté de 15% par rapport à 2013 et atteint leurs plus bas niveau depuis huit ans. Un certain nombre de films sortis pendant l’été n’ont pas marché aussi bien qu’espéré, comme The Amazing Spider-Man 2 de Sony (sorti le 2 mai) et Transformers : L’Âge de l’Extinction de Paramount (27 juin). Hunger Games - La Révolte : Partie 1 de Lionsgate, sorti en novembre, est la deuxième sortie de 2014 à dépasser les 300 millions de dollars après Les Gardiens de la Galaxie de Disney et Marvel (sorti le 1 août). Le film ne sera fera toutefois pas aussi bien que ses prédécesseurs, chacun ayant rapporté 400 millions de dollars aux Etats-Unis. Jusqu'à présent, Les Gardiens de la Galaxie est le film qui a rapporté le plus aux Etats-Unis en 2014 avec 332 millions de dollars, même si Hunger Games - La Révolte : Partie 1 n’est pas loin derrière, avec pour l’instant 306 millions de dollars. Box Office 2014: Moviegoing Hits Two-Decade Low, de Pamela McClintock, The Hollywood Reporter, 31 décembre 2014

Traduit de l’anglais par Nathalie Charles

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Une année 2014 très francophile pour “The New Yorker”

Date: 19/12/2014

[caption id="attachment_11160" align="alignright" width="230"]Richard Brody Richard Brody[/caption] Sous la plume du critique Richard Brody, "The New Yorker" publie son Top pour l'année cinéma écoulée. Avec cette année une très belle part au cinéma français. C'est une habitude très anglo-saxonne, qui s'est propagée depuis au reste du monde : publier les Tops de l'année écoulée. Musique, littérature, et cinéma bien sûr, comme vient de le faire l'influent et prescripteur magazine culturel "The New Yorker" via son critique vedette Richard Brody. Une liste de 30 films dont 2 français figurent respectivement en 3e et 4e position : Adieu au langage de Jean-Luc Godard, et Le Dernier des injustes de Claude Lanzmann. Entre la 11e et la 30e place (sans ordre précis) ont été retenus Jimmy P. - Psychothérapie d'un Indien des plaines de Arnaud Desplechin, Aimer, boire et chanter de Alain Resnais, L'Inconnu du lac, de Alain Guiraudie, La Jalousie de Philippe Garrel, L'Image manquante de Rithy Panh, et Tip Top de Serge Bozon. Et une co-production française minoritaire : Histoire de ma mort de Albert Serra. Aucun autre pays n'aligne une telle quantité de films, choisi parmi les fleurons du cinéma d'auteur mondial de l'année écoulée. Tout aussi intéressante est la liste des "meilleurs films non distribués" sur le territoire américain, parmi lesquels figurent 3 films emblématiques de la "Nouvelle Nouvelle vague" française : La Fille du 14 Juillet de Antonin Peretjatko, Tonnerre de Guillaume Brac, et La Bataille de Solférino de Justine Triet (mention spéciale à Vincent Macaigne, qui joue dans ces trois films). Signalons que le Top de Richard Brody comprend également la liste des meilleurs chefs opérateurs de l'année, où se distinguent trois Français : Darius Khondji (pour The Immigrant), Willy Kurant (pour La Jalousie), et Claire Mathon (pour L'Inconnu du lac). Marion Cotillard est également citée dans le Top des meilleures actrices pour sa composition dans The Immigrant de James Gray. Quant à Richard Brody lui-même, il a été décoré lundi 15 décembre de l’insigne de Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres pour ses brillants écrits sur le cinéma français et particulièrement la nouvelle vague. Il s’est vu remettre cette distinction par le conseiller culturel Antonin Baudry lors d’une cérémonie intime au sein de la librairie Albertine à New York, en présence de sa famille et de ses plus proches collègues de l’hebdomadaire, dont son rédacteur en chef David Remnick. Richard Brody est l’auteur d’une biographie sur Jean Luc Godard intitulée Everything Is Cinema: The Working Life of Jean-Luc Godard et travaille actuellement à l’écriture d’un deuxième ouvrage sur le sujet. Cette décoration a été suivie d’une discussion à la librairie Albertine avec l’historien et critique de cinéma Antoine de Baecque sur les auteurs de la nouvelle vague.

 

Unifrance USA et Pauline Lamy

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La Californie augmente ses crédits d’impôt en faveur de l’industrie cinématographique pour faire face à la concurrence des autres Etats

Date: 08/12/2014

[caption id="attachment_7964" align="alignright" width="230"]Crédit d’impôt Crédits d’impôt en Californie[/caption] Le Gouverneur de la Californie, Jerry Brown, a accepté cet automne un accord permettant d’augmenter les crédits d’impôt pour atteindre les 330 millions de dollars par an alors qu’ils s’élevaient à 100 millions auparavant. Cette tentative pour sauver le joyau de l’industrie californienne pourrait porter ses fruits… sauf si d’autres Etats offrent des soutiens comparables pour attirer les tournages chez eux. Or pas moins de trente-neuf Etats ont un système de crédit d’impôts ou de soutien à l’industrie du film. Ce nombre représente une hausse importante par rapport au début des années 2000 quand seule une poignée d’Etats avaient pris de telles mesures. Ainsi, l’Etat de New York soutient la production de films à hauteur de 420 millions de dollars, tout comme le Nouveau Mexique, la Caroline du Nord, la Géorgie et le Michigan, dans une moindre mesure. L’exemple le plus connu est celui de la Louisiane, surnommée le Hollywood du Sud. Cet Etat au budget annuel de 25 milliards de dollars a accordé 251 millions de crédits d’impôts en 2013. Avec ces politiques, les Etats attirent certes l’industrie du film mais les bénéfices de ces crédits sont à relativiser par rapport à leurs coûts très élevés. D’après un rapport du LA Times, les programmes de soutien à l’industrie du film en Louisiane coûtent plus de 170 millions de dollars, soit 12 000 $ par emploi créé. Entre 2006 et 2011, le Massachusetts a récupéré seulement 13 cents sur chaque dollar dépensé en subventions audiovisuelles, ce qui a coûté en moyenne à l’Etat 128 000 dollars par emploi créé. Naturellement, les bénéficiaires de ces crédits d’impôts en sont les plus fervents défenseurs, notamment la Motion Picture Association of America (MPAA).Celle-ci a présenté des études soulignant la croissance du nombre d’emplois et des recettes générées localement grâce à ces mesures fiscales. Il est d’ailleurs vrai que les Etats qui offrent ses crédits voient leur taux d’emploi dans l’industrie cinématographique croître – quels qu’en soit les coûts pour les finances locales. L’industrie du film sait comment utiliser la concurrence entre les Etats. Cela se fait notamment aux dépens de la Californie. D’après le même rapport du LA Times, en 10 ans, la Californie aurait perdu 12 % de ces emplois dans ce secteur alors que la Louisiane ou l’Etat de New York ont connu respectivement une progression de 73 % et 23 % (mais ces chiffres sont à relativiser devant le très faible niveau de départ).   Sources : California should ‘cut!’ film tax credits, Watchdog.org, 15/10/2014 State Film Production Incentives and Programs, National Conference of State Legislatures, 28/03/2014 Are film tax credits cost effective?, LA Times, 30/08/2014  

Pervenche Beurier

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Abderrahmane Sissako remporte le prix du meilleur réalisateur au Festival international du film de Chicago

Date: 08/12/2014

[caption id="attachment_11092" align="alignright" width="230"]Abderrahmane Sissako Abderrahmane Sissako[/caption] Abderrahmane Sissako a reçu le Grand Prix Silver Hugo du meilleur réalisateur pour son film Timbuktu, présenté en compétition au Festival International du Film de Chicago. Le film avait déjà été acclamé par la critique au festival de Cannes en mai puis au festival International du film de New York en septembre. Il sortira en salles le 28 janvier prochain aux Etats-Unis où il est distribué par Cohen Media Group. Marion Cotillard vient quant à elle de remporter le prix de la meilleure actrice aux New York Film Critics Circles Awards (NYFCC) pour sa prestation dans les films The Immigrant (2013) et Deux jours, une nuit (2014). Le prix du meilleur film a été attribué à Boyhood de Richard Linklater. C’était la 80ème édition des NYFCC Awards. L’association a été créée en 1935 et rassemble les critiques de cinéma de la presse écrite. The New York Film Critics Online (NYFCO) qui regroupe les plus influents critiques de cinéma sur Internet, a également récompensé Marion Cotillard, et a décerné à Deux jours, une nuit le prix du meilleur film étranger.   Abderrahmane Sissako Wins Best Director Award at 50th Annual Chicago International Film Festival, IndieWire, 18/10/2014 Boyhood' Named Best Picture by New York Film Critics Circle, Hollywood Reporter, 1/12/2014 New York Film Critics Online Name 'Boyhood' Best Picture, Hollywood Reporter, 7/12/14  

Pervenche Beurier

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Tournée dans les universités de la Nouvelle Angleterre avec le Rhode Island International Film Festival

Date: 08/12/2014

[caption id="attachment_11088" align="alignright" width="230"]Rhode Island International Film Festival Rhode Island International Film Festival[/caption] Succès de ce projet pilote visant à faire découvrir des courts métrages français de qualité aux étudiants des universités de la région. Ce partenariat tripartite entre le service culturel du Consulat de France à Boston, le Rhode Island International Film Festival et UMass Boston va continuer à se développer dans les prochains mois, notamment dans les lycées.   Aux origines du projet Flickers’ Rhode Island International Film Festival (RIIFF) est un festival créé en 1997 par un professeur de l’Université Roger Williams, RI, George T. Marshall. Le festival jouit d’une excellente réputation au niveau national et international, et fait partie des 19 festivals dont la programmation a une incidence sur les films nominés pour les Academy Awards dans les deux catégories courts-métrages narratifs et documentaires. A l’automne 2013, Shawn Quirk, directeur de la programmation du festival et ancien « Teaching Assistant » en France, a souhaité créer un partenariat entre le Festival et le Consulat de France à Boston. Il a été décidé que l’équipe du festival se déplacerait durant l’année scolaire et mettrait ses courts-métrages français (récemment sélectionnés) à disposition des classes de français de la région. C’est ainsi qu’a pu naître le projet d’une tournée du festival RIIFF dans les salles de classe des universités de Nouvelle-Angleterre.   Un partenariat tripartite Le projet a pour objectif de proposer la diffusion, dans le cadre d’un ou plusieurs cours de français (d’une durée qui varie entre 50 minutes et 2 heures) des universités de la région, d’une sélection de courts-métrages suivie d’une présentation pédagogique assurée par Magali Boutiot, assistante pour les affaires éducatives et linguistiques au Consulat, et Shawn Quirk, du Rhode Island International Film Festival. A ce partenariat initial s’est rapidement greffée la collaboration de Thierry Gustave, professeur de français à l’Université du Massachussetts à Boston, qui a conçu pour chaque court-métrage un dossier pédagogique complet permettant aux enseignants et aux élèves de se préparer à l’atelier dans leur classe et à l’étude du film et de son thème en aval de la présentation. Les trois courts métrages sélectionnés pour l'année 2013/2014 ont été : "Son Indochine" de Bruno Collet (film d'animation), "La Fugue" de Jean-Bernard Marlin et "Toute ma vie" de Pierre Ferriere, cette sélection permettant d'approfondir des thèmes très variés tels que la question de la mémoire, le système judiciaire français ou la vie des jeunes dans les zones urbaines sensibles.   Résultats de la première édition et objectifs pour 2015 La première tournée durant l’année scolaire 2013-2014 a permis d'organiser six animations dans les classes de français des universités de la région : Harvard University à Cambridge, l’Université du Rhode Island à Kingston, l’Université du Massachusetts à Lowell, l’Université du Massachusetts à Boston, Suffolk University à Boston, et Dartmouth College à Hanover, NH. Ces animations ont toutes été très bien reçues et, à ce jour, toutes les universités auxquelles nous avons proposé ce service souhaitent renouveler l’expérience l’année prochaine. Les trois partenaires ont eu l’occasion de présenter cette initiative dans le cadre d’un atelier proposé durant le colloque annuel de MaFLA (Massachussetts Foreign Language Association’s 47th Annual Fall Conference) le 27 octobre 2014, atelier auquel ont assisté plus de quarante professeurs, témoignant ainsi de l’intérêt porté par les enseignants à ce dispositif.  

Emmanuelle Marchand

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Un oscar d’honneur pour Jean Claude Carrière

Date: 13/11/2014

[caption id="attachment_11068" align="alignright" width="230"]Jean-Claude Carrière Jean-Claude Carrière[/caption] Jean Claude Carrière a reçu samedi 8 novembre un Oscar d’Honneur de la part de l’Académie des arts et des sciences du cinéma (AMPAS) pour l’ensemble de sa carrière cinématographique. Il a été honoré lors d’une cérémonie à Los Angeles aux côtés de l’acteur Harry Belafonte, du réalisateur Hayao Miyazaki et de l’actrice Maureen O’Hara. Les Oscars d’Honneur, ou Honorary Awards, sont des récompenses cinématographiques décernées par l’Académie des arts et des sciences du cinéma (Academy of Motion Picture Arts and Sciences) lors d’une cérémonie appelée les Governors Awards. C’est une cérémonie distincte de celle remettant les autres Oscars. Les Oscars d’Honneur récompensent plusieurs personnalités du cinéma pour l’ensemble de leur carrière, leur contribution à l’industrie cinématographique et leurs services rendus à l’Académie. Ils sont attribués de façon irrégulière par un comité spécial se réunissant pour l’occasion, contrairement aux autres Oscars décernés après le vote de l’ensemble de l’Académie.  Henry Fonda , Walt Disney, Charlie Chaplin, Jean-Luc Godard, Jean Renoir ou encore le Museum of Modern Art Department of Film et 20th Century-Fox Film Corporation ont reçu cette distinction. Les Oscars d’Honneurs sont remis en même temps que l’Irving G Thalberg Award, récompensant un producteur de cinéma, et le Jean Hersholt Humanitarian Award qui récompense une personnalité pour son action humanitaire. L’Académie des arts et des sciences du cinéma, l’AMPAS, est une organisation professionnelle dédiée à l’avancement des arts et des sciences liées au cinéma. Elle a été fondée en 1927 par 36 personnalités appartenant aux différents métiers du cinéma. Elle compte aujourd’hui plus de 5700 membres représentant toutes les branches de l’industrie cinématographique. Elle remet chaque année des récompenses appelées les Oscars. Auteur, scénariste et metteur en scène, Jean Claude Carrière est connu pour avoir écrit notamment Belle de Jour de Luis Buñuel (1967), La Piscine de Jacques Deray (1969), Le Tambour de Volker Schlöndorff, Palme d'or 1979 et Oscar du meilleur film étranger 1980, Sauve qui peut la Vie de Jean-Luc Godard (1970) et Cyrano de Bergerac de Jean-Paul Rappeneau (1990), nommé pour le César du meilleur scénario original ou adaptation en 1991.

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Hot Docs 2015 : Appel à films

Date: 05/11/2014

[caption id="attachment_7361" align="alignright" width="230"]Hot Docs Hot Docs[/caption] L’appel à film pour les Hot Docs 2015 est désormais ouvert ! Le plus grand festival de film documentaire nord-américain aura lieu du 23 avril au 3 mai 2015 à Toronto. Le festival, qui présente une compétition canadienne et internationale, a réuni plus de 190 000 spectateurs l’an passé. La date limite d’inscription des films a été fixée au 10 décembre 2014. Tarif préférentiel pour les inscriptions avant le 19 novembre 2014. Plus d’information ici. Le marché du film et les conférences professionnelles attirent plus de 2000 professionnels par édition. Les Hot Docs lancent dans ce cadre un appel à projet. Les projets retenus seront présentés les 29 et 30 avril 2015 à des commissioners, des fonds d’aide à la production et des producteurs venus du monde entier. Les inscriptions seront ouvertes du 12 novembre 2014 au 12 janvier 2015. Plus d’information ici.

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Forte présence française au New York Film Festival

Date: 16/10/2014

[caption id="attachment_11048" align="alignright" width="200"]nyff NYFF[/caption] La 52ème édition du New York Film Festival aura mis le cinéma français à l’honneur de façon exceptionnelle avec 12 films sur 30 dans la sélection principale, français ou de coproduction française. La chambre Bleue de Mathieu Almaric et la coproduction franco- italienne L’incomprise d’Asia Argento étaient présentés pour la première fois en Amérique du Nord en présence des réalisateurs. Ce fut également l’occasion pour le public nord-américain de découvrir le très attendu Saint Laurent de Bertrand Bonello qui représentera la France à la prochaine cérémonie des Oscars en mars 2015. Bertrand Bonello était présent avec son acteur Gaspard Ulliel. Le festival a accueilli les premières américaines des coproductions Jauja de Lisandro Alonso, Pasolini d’Abel Ferrara et La Sapienza d’Eugène Green. Marion Cotillard et les frères Dardenne ont présenté Deux jours, une nuit avant la sortie par Sundance Select annoncée pour le 24 décembre. Les derniers films d’Alain Resnais et Jean-Luc Godard, Aimer, boire et chanter et Adieu au langage faisaient partie de la sélection du NYFF’52. Le Film Society of Lincoln Center a rendu hommage à Marguerite Duras à l’occasion du centenaire de sa naissance avec la projection de Hiroshima mon amour en version restaurée (Rialto Pictures - sortie prévue pour le 17 octobre) avant une rétrospective de ses films qui a débuté le 15 octobre. Le New York Film Festival a célébré la grande diversité du cinéma français avec des œuvres classiques et contemporaines illustrée par Clouds of Sils Maria d’Olivier Assayas, Timbuktu d’Abderrahmane Sissako, Eden de Mia Hansen Love,  Le Roi et l'oiseau de Paul Grimault, La Forêt  d’Arnaud Desplechin projeté avec Voilà l’enchaînement, le court métrage de Claire Denis,  et P’tit Quinquin de Bruno Dumont. Les productions interactives et les nouvelles écritures françaises étaient également présentes avec le nouveau web documentaire de David Dufresne Fort Mc Money dans la section Convergences. Le département cinéma des Services Culturels de l’Ambassade de France a soutenu la présence du cinéma français au NYFF’52 avec l’organisation de deux évènements célébrant la sélection d’Eden et de Clouds of Sils Maria avec les équipes des films et des professionnels de l’industrie cinématographique présents à New York.

Pauline Lamy

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Tom Barker et Michael Barker de Sony Pictures Classics décorés de la Légion d’Honneur à New York

Date: 16/10/2014

[caption id="attachment_11043" align="alignright" width="230"]Michael Barker et Tom Bernard Michael Barker et Tom Bernard[/caption] Tom Barker et Michael Bernard, co-présidents et co-fondateurs de Sony Pictures Classics, ont reçu les insignes de Chevaliers de la Légion d’Honneur le lundi 22 septembre, en présence de professionnels et de talents du cinéma français et américain. Le Ministre des Affaires Étrangères, Laurent Fabius, a décoré ces deux poids lourds de l’industrie cinématographique qui ont ouvert les portes du marché américain à un très grand nombre de films français. Michael Barker et Tom Bernard ont en effet depuis le début de leur carrière distribué plus de 90 films français ou de productions françaises parmi lesquels Le dernier métro (1981) de François Truffaut, Indochine (1992) de Regis Wargnier, Un Prophète (2009) de Jacques Audiard ou encore Amour (2012) de Michael Haneke. Cette décoration s’est déroulée au sein des Services Culturels de l’Ambassade de France aux Etats Unis quelques heures après l’annonce du film représentant la France à la prochaine cérémonie des Oscars : Saint Laurent de Bertrand Bonello qui sera d'ailleurs distribué en avril 2015 aux Etats-Unis par Sony Pictures Classics.

Pauline Lamy

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