Cinéma

Le Sundance Institute lance un laboratoire dédié à l’écriture des séries télévisées

Date: 08/04/2014

sundanceLe Sundance Institute, fervent défenseur du cinéma d’auteur, a annoncé le lancement d’un laboratoire d’artistes pour scénaristes et réalisateurs de séries télévisées et de séries en ligne. Après trente années de soutien au cinéma indépendant, Sundance Institute présente un ambitieux projet d’expansion. L’Institut lance un laboratoire d’artistes pour soutenir les scénaristes et créateurs de séries TV et en ligne. Intitulé Sundance Institute Episodic Story Lab, le programme verra le jour cet automne dans la station de Sundance (Utah). Depuis 1981, le Sundance Institute aide de jeunes talents à éclore en les incitants à prendre des risques dans la construction narrative. Reconnaissant les nouvelles tendances du monde audiovisuel, ce Lab veut donner l’opportunité aux jeunes scénaristes d’apprendre aux côtés des plus grands et de trouver leur voix. Pendant six jours, les apprentis scénaristes travailleront avec des mentors au développement de scénarios et de trames individuelles s’étendant sur plusieurs épisodes. Ils recevront également une formation sur l’univers de la production et de la distribution d’histoires pouvant faire l’objet d’une série. Le drame comme la comédie y auront leur place. Organisée sous la direction de Michelle Satter (directrice et fondatrice du Programme du long métrage au Sundance Institute), cette nouvelle initiative reconnait la qualité et l’importance des séries télévisées dans le monde d’aujourd’hui. Le Sundance Institute salue d’ailleurs les nombreux excellents scénarios et sujets audacieux qui ont pu inspirer la création de ce laboratoire. Parmi les scénaristes et réalisateurs de séries TV et/ou pour le web soutenus par l’Institut on trouve notamment Cary Fukunaga, Lena Dunham, Louis C.K., Mark Duplass, Lisa Cholodenko, Jason Katims, Rodrigo Garcia, Todd Haynes, R.J. Cutler, Mike White, Robert Rodriguez, Ava DuVernay, Jill Soloway et Joseph Gordon-Levitt. “Le Sundance Institute travaille depuis toujours au développement et au soutien de nouvelles générations d’artistes indépendants” rappelle Robert Redford, président et fondateur de l’Institut. « Etant donné que de plus en plus de ces artistes trouvent des opportunités à la télévision ou sur des plateformes internet, c’est tout naturellement que nous avons décidé d’étendre nos laboratoires artistiques aux problématiques des séries TV. » Keri Putnam, Directeur Exécutif de l’Institut, ajoute: “ Les opportunités sont de plus en plus nombreuses et certains enseignements peuvent aider les jeunes scénaristes voulant écrire des séries TV à trouver leur voix. Notre laboratoire permet ainsi aux jeunes artistes voulant développer des projets en plusieurs parties de le faire avec les outils appropriés. » Pour la première année du programme, seules les demandes des candidats ayant reçu une invitation seront prises en considération. Dans les années à venir, une procédure de candidature libre est prévue. En attendant, l’équipe de l’Institut établira une liste de candidats à travers un réseau d’anciens participants, de mentors, de contacts dans l’industrie audiovisuelle ainsi qu’au sein de divers groupes d’artistes et de soutien. « La renommée mondiale de notre Laboratoire de scénaristes nous servira comme modèle de départ que nous adapterons ensuite pour toucher une nouvelle génération d’écrivains dans le marché florissant qu’est celui des séries présentes sur toutes les plateformes » explique la directrice du programme, Michelle Satter. Sundance Institute Makes Bold Expansion Into TV, The Hollywood Reporter, 19 mars 2014

Adapté de l’anglais par Romain Rancurel

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BUF a 30 ans … et étend son activité!

Date: 08/04/2014

L’entreprise souhaite diversifier ses revenus Forte d’un bilan de plus de 80 longs métrages et 1000 publicités, la BUF Compagnie a décidé de diversifier ses sources de revenus et de créer des partenariats à long-terme en se positionnant non plus comme une simple société d’effets spéciaux reconnue mondialement mais aussi comme un coproducteur. Le glissement s’opère dès 2007. La société française produit cette année là Même les pigeons vont au paradis, qui remporte une nomination aux Oscars, et lance sa société de production, Angele & Fine Productions, producteur exécutif de projets internationaux bénéficiant du Crédit d'Impôt International en France (C2I ou TRIP). Depuis, la société a pris en charge la production de films comme Thor, The Grandmaster ou encore Odd Thomas. L’entreprise est basée à Paris et Los Angeles, où elle possède deux filiales : Angele Productions pour les tournages et Fine Productions pour tout ce qui concerne l’animation. En 2012, Buf ouvre deux nouvelles branches en Belgique et au Canada. Le premier projet pris en charge par leur bureau bruxellois fut la comédie-dramatique de Nicolas Bary, Au Bonheur des Ogres, sortie en France en Octobre dernier. Au-delà des co-productions, BUF s’essaye au transmedia avec le projet de Yann Ulrich, HY Opera, réunissant pas moins de 12 médias différents (films, séries TV, jeux vidéos, roman graphique, matchs en direct…) et présenté dans 24 pays et 55 villes entre 2016 et 2022. Selon sa Directrice Générale India Osborne, BUF prépare également un projet cinématographique ambitieux avec Lloyd Levin et Wayne Barlowe. Enfin, pour continuer à diversifier ses sources de revenus, BUF se prépare à lancer son logiciel propriétaire d’effets spéciaux numériques à destination des universités et des jeunes réalisateurs. Selon son fondateur, Pierre Buffin, la société veut mettre un accent tout particulier sur les pays émergents: « Depuis des années, nous sommes les ambassadeurs de cette technologie. Aujourd’hui, nous voulons fournir notre logiciel aux jeunes artistes à travers le monde afin de propulser les effets spéciaux dans de nouvelles directions surprenantes. » BUF  -  Trois décennies d’émerveillement: 1984 : Pierre Buffin rejoint Henri Seydoux (fils de Jérôme, propriétaire du groupe Pathé et père de Léa). Ensemble ils créent la société BSCA (Buffin Seydoux Computer Animation) avec pour but le développement d'un outil complet de création 3D. 1989 : Départ d'Henri Seydoux, BSCA devient BUF Compagnie. Production du court métrage d'animation, Computer Home (6 min, entièrement en 3D). 1994: Séquence du film de Jean-Pierre Jeunet’s “La Cité des Enfants Perdus” réalisée avec une version préliminaire de logiciel graphique. 1996: Michel Gondry réalise le clip Like a Rolling Stone dans lequel il utilise la technologie Bullet Time (effet visuel donnant l'illusion de se déplacer librement autour d'une action figée ou ralentie à l'extrême). 2003: Les frères Wachowski ont également utilisé massivement la technologie Bullet Time pour “The Matrix Reloaded” and “The Matrix Revolutions”. 2006: BUF Compagnie réalise son premier long métrage avec le film de Luc Besson “Arthur et les Minimoys”. 2007: Nomination aux Oscars pour le court métrage de Samuel Tourneux « Même les pigeons vont au paradis ». Lancement de la société de production, Angele & Fine Productions. 2011: Production du rendu 3D pour le film de Kenneth Branagh “Thor.” 2012: Le film en 3D d’Alain Chabat “A la poursuite du Marsupilami” utilise la technologie BUF. Ouverture des filiales belge et canadienne. 2013: BUF se charge des effets visuels sur “The Grandmaster » de Wong Kar Wai et sur “Nymphomaniac: Volume I.” de Lars von Trier. Buf at 30: Visual Effects Magicians Turn to Conjuring Content, Variety, 19 mars 2014

Adapté de l’anglais par Romain Rancurel

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Hollywood et la Californie : le désamour ? Chronique d’une désertion alarmante

Date: 20/03/2014

tournage_hollywoodA son arrivée à la tête de FilmLA fin 2008, quelle ne fut pas la surprise de Paul Audley de constater que la superproduction « Battle for Los Angeles » (70 millions de dollars de budget) n’avait pas été tournée à Los Angeles. Il se rappelle avoir été « stupéfait que le film ait été tourné en Louisiane et que l’Etat de Californie laisse faire sans rien dire ». Ces cinq dernières années, la situation ne s’est pas améliorée malgré les mesures fiscales prises par la Californie en 2009 visant à y favoriser les tournages. Ces incitations prennent la forme d’un crédit d’impôt pouvant atteindre 100 millions de dollars par an, ce qui couvre en moyenne 20% des budgets de production. Ces avantages restent toutefois bien inférieurs à ceux offerts par d’autres Etats, comme l’Etat de New York qui propose des exonérations s’élevant à 420 millions de dollars, soit 30% des coûts de production. A l’heure actuelle, les producteurs de films à gros budget basés en Californie partent tourner ailleurs, attirés par des réductions d'impôts alléchantes. En témoigne Elysium (2013) avec Matt Damon. Les prises de vue des ruines d’un Los Angeles futuriste ont été tournées au Mexique et au Canada. Pour La Planète des Singes : L'Affrontement (sortie durant l’été 2014), à l’instar de La Planète des singes : Les Origines (2011), la Fox a choisi de le tourner principalement au Canada hormis quelques jours à San Francisco. Cette tendance est véritablement devenue la norme. Pour le nouveau film catastrophe de New Line, San Andreas, dont le budget avoisine les 100 millions, seuls six jours de tournage ont été prévus à San Francisco. Le reste se passera en Australie, au Village Roadshow Studios (à Gold Coast, région Sud-Est du Queensland). En effet, la superproduction s’est vue accordée en décembre un important soutien du fond australien destinée à attirer les productions étrangères (un fond doté de 20 millions de dollars). Les autorités du Queensland estiment que le film injectera environ 30 millions de dollars dans l’économie locale, emploiera une équipe de production constituée de 70 techniciens recrutés sur place, et ne proposera pas moins de 2000 rôles de figurants. Pour Susannah Robbins, commissaire à la cinématographie pour la ville de San Francisco, « il est frustrant de ne pouvoir compter que sur quelques jours de tournage à San Francisco,  mais c’est mieux que rien. Les producteurs sont guidés par leurs intérêts. Ils me disent : ‘J’adorerais tourner ici mais je dois aller là où c’est le plus avantageux pour moi’ » Robbins vante activement les mérites du programme incitatif de la ville de San Francisco qui peut prendre en charge jusqu’à 600 000 dollars de coûts de production (locations de lieux, fermetures de rues, permis de tournage et officiers de police). « Huit productions ont bénéficié du programme les six premières années », ajoute-t-elle, « et nous avons aidé sept autres productions depuis le mois de juillet 2013 ». Les syndicats s’organisent à Hollywood pour contrer la tendance actuelle. Lors d’un rassemblement à Burbank le 22 février 2014, les syndicalistes ont fait passer des pétitions réclamant davantage de soutien de la part de l’Etat de Californie. Ils ont fait valoir que, sur les 41 grosses productions produites en 2012 et 2013, une seule a été tournée intégralement en Californie. A cette occasion, Steve Dayan, vice-président du commissariat à la cinématographie de l’Etat de Californie, a assuré que son syndicat n’hésiterait à programmer des actions fortes, comme en 1999 lorsque 200 camions avaient encerclé le Capitole de l’Etat, pour forcer le gouvernement à réagir. « Nous ne laisserons pas d’autres Etats piller nos emplois, » avait-il déclaré, sous un tonnerre d’applaudissements. Il note toutefois que les coûts de production sont aujourd’hui si élevés, qu’il est impossible pour les producteurs de tourner en centre-ville. En 2013, Los Angeles a connu 6900 jours de tournage: c’est moitié moins qu’en 1996 et cela concerne des projets de moindre  valeur. Pour Paul Audley (FilmLA), « les autres Etats nous volent les meilleurs projets ». Les syndicats mettent en avant l’impact économique des productions locales sur le territoire. Leur porte-parole Maria Elena Durazo (Secrétaire de la Fédération du Travail du Comté de Los Angeles) a déclaré : « Nous nous mobiliserons pour faire en sorte qu’Hollywood ne devienne jamais Detroit. Il est hors de question que nous assistions à la fin de l’industrie du film sans rien faire. Hell, no ! » Hollywood Continues to Flee California at Alarming Rate, Variety, 05/03/2014

Adapté de l’anglais par Romain Rancurel

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4 millions de visionnages pour MyFrenchFilmFestival, le festival en ligne d’Unifrance

Date: 25/02/2014

[caption id="attachment_10468" align="alignright" width="230"]Unifrance Unifrance[/caption] La quatrième édition de MyFrenchFilmFestival, le festival du cinéma français en ligne organisé par Unifrance, a remporté un succès sans précédent avec 4 millions de visionnages dans 205 pays. C’est en Chine, en Pologne, en Russie, au Mexique et au Brésil que les spectateurs ont été les plus nombreux. Vingt films français (dix longs et dix courts métrages) sous-titrés en 13 langues, étaient disponibles sur 20 plateformes de visionnage. Grâce à ses partenaires Youku et Tudo, MyFrenchFilmFestival a attiré 3,5 millions de e-spectateurs en Chine, ce qui représente une augmentation de 830% par rapport à la précédente édition. Le court-métrage 7ième ciel, a enregistré plus de 2,5 millions de connexions tandis qu’Augustine, le film d’Alice Winocour, qui dépeint les rapports entre un neurologiste (Vincent Lindon) et sa patiente hystérique au 19ième siècle, a été visionné plus de 350 000 fois. Le service de VoD du festival proposait des tarifs allant de 2,70 $ pour un film à 20,30 $ pour l’intégralité de la sélection. Ce site a connu une progression de 21%, pour enregistrer 46 000 visionnages en ligne. Grâce à son partenariat avec iTunes dans 80 pays, le festival en ligne a généré deux fois plus de locations de films qu’en 2013. UniFrance a également organisé 550 projections en salle aux États-Unis et en Russie avec l’aide de ses partenaires dont le distributeur américain SpectiCast. Aux Etats-Unis toujours, les films étaient disponibles sur iTunes grâce à un partenaire distributeur Under the Milky Way et sur TV5 Monde Cinema on Demand. Bienvenue en Argentine, le film d’Edouard Deluc, s’est vu attribué le prix du meilleur réalisateur par un jury présidé par Jean-Pierre Jeunet qui comprenait la britannique Lynne Ramsay (We Need To Talk About Kevin), l’italien Marco Bellocchio (Vincere) et l’indien Anurag Kashyap (Ugly). Quant au public, il a récompensé Comme Un Lion de Samuel Collardey (30 000 votes). Le documentaire de Nabir Abdel Messeeh, La Vierge, Les Coptes et Moi, a remporté le prix de la presse internationale. Unifrance’s Online Fest MyFrenchFilmFestival Draws Record 4 Million Viewings, Variety, 20/02/14

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La 21st Century Fox plombée par ses chaînes de télévision

Date: 24/02/2014

Le réseau câblé américain Fox 21centuryfoxet les autres chaînes de télévision de Rupert Murdoch dépensent beaucoup, surtout dans le sport, ce qui réduit leurs bénéfices malgré des revenus en hausse. La société 21st Century Fox, qui rassemble les activités audiovisuelles du magnat des médias, a publié un bénéfice net de 1,2 milliard de dollars, divisé par deux en un an, pour le deuxième trimestre de son exercice décalé (octobre-décembre). Des effets exceptionnels entrent en ligne de compte, sans lesquels le bénéfice par action atteint pile les 33 cents qu'anticipaient les analystes. Mais le résultat d'exploitation recule, alors même que le chiffre d'affaires a progressé plus que prévu, de 15% à 8,2 milliards de dollars. Le directeur financier, John Nallen, a souligné que les résultats solides des réseaux câblés et dans les droits de retransmission avaient été annihilés par de faibles performances dans le cinéma, des effets de change défavorables et d'importants investissements. Les dépenses ont notamment bondi de 22% dans la division de réseaux câblés (Fox) suite au lancement de nouvelles chaînes, comme Fox Sports 1, et à des coûts de programmation plus élevés en particulier dans le sport. Parmi les chaînes satellitaires, les marges de Sky Deutschland sont aussi sous pression en raison du coût des retransmissions des matchs de foot de la Bundesliga, relèvent les analystes de Bank of America Les revenus publicitaires ont augmenté "légèrement" pour les chaînes à diffusion traditionnelle, et de manière plus marquée sur le câble où 21st Century Fox évoque une croissance de 7% aux Etats-Unis et de 9% à l'international. Mais elles risquent de souffrir de l'essoufflement des audiences des concours de talents “X-Factor” et “American Idol”, selon la direction, qui a aussi avoué une déception sur les studios de cinéma 20th Century Fox. Les revenus tirés des films ont décliné comparé à l'année précédente, où ils avaient été dopés par la sortie cinéma de "Taken 2" avec Liam Neeson et celle en DVD du dernier volet de la série d'animation "L'âge de glace". Chase Carey a estimé que les grosses sorties attendues dans les six prochains mois, ne suffiraient pas à redresser la barre pour l'exercice en cours. La Lettre de l’Audiovisuel est accessible par abonnements uniquement. Pour plus d’information : sandramullernyc@gmail.com. Pour consulter quelques articles : lettreaudiovisuel.com.

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Face aux « flops », les studios vont-ils revoir leur stratégie ?

Date: 23/01/2014

IronMan« 2013 a été l’année des flops » pour les films hollywoodiens, a déclaré en août dernier Brian Lehrer, le célèbre animateur sur la New York’s Public Radio. L’été dernier, plusieurs films hollywoodiens dont les espérances étaient à la hauteur de leurs budgets colossaux ont connu de mauvais résultats au box-office: Lone Ranger (Disney) d’abord, mais aussi R.I.P.D. (Universal), Turbo (DreamWorks), White House Down (Sony) et After Earth (Sony). Ces résultats décevants étaient assez prévisibles. L’analyste Doug Creutz du cabinet Cowen & Company considère que ces échecs sont largement dus au nombre record de sorties pendant l’été : 17 blockbusters contre 9 habituellement. En juin dernier, les réalisateurs Steven Spielberg et George Lucas avaient tout deux annoncé lors d’une conférence à l’Université of Southern California, un effondrement du modèle des blockbusters hollywoodiens. Notons que les deux cinéastes à succès avaient rencontré beaucoup de difficultés pour distribuer leurs derniers films respectifs, Lincoln et Red Tails, sur le territoire américain. Steven Spielberg avait même mis en garde son auditoire : « Le paradigme devra changer car le système hollywoodien implosera avec le crash de trois, quatre ou peut-être même six films à méga-budget ». Les « crashs » ont eu lieu…  mais les studios ont-ils pour autant changé de stratégie ? La co-chairman de Sony Pictures Entertainment, Amy Pascal, a annoncé que le studio allait sortir seulement quatre films l’été prochain, au lieu de huit en 2013. Mais la major n’abandonne pas pour autant le modèle des blockbusters, avec la sortie très attendue de The Amazing Spider-Man 2 en mai 2014. Il en va de même pour les autres studios, avec dès avril prochain la suite de Captain America, suivie en mai de Godzilla et d’un nouveau X-Men, puis, en juin d’un quatrième Transformers, d’Hercules en juillet, et des Gardiens de la Galaxie en août. Anita Elberse, professeur à la Harvard Business School et auteur de “Blockbusters: Hit-Making, Risk-Taking, and the Big Business of Entertainment”, souligne que, malgré quelques échecs, « la stratégie des blockbusters » se révèle gagnante. Ces super-productions peuvent être distribuées à travers le monde, avec une promotion proportionnelle à leur budget, et générer de gros bénéfices. Il est ensuite possible d’en créer des franchises ou des marques qui permettront de mettre sur le marché des produits dérivés particulièrement rentables. « Le film en lui-même en devient presque secondaire », souligne l’analyste Doug Creutz. Les studios répondent aussi aux attentes de leur public. Celui-ci semble apprécier les « sequels ». C’est pourquoi la production de suites et la (ré)utilisation d’ univers et de héros connus et rapidement identifiables a connu un bond ces dernières années. La stratégie du groupe Disney est basée sur ce concept. Avec les rachats successifs de Marvel et de Lucasfilm, Disney souhaite exploiter pleinement le catalogue de personnages des comics-books de Marvel et de l’univers de La Guerre des Etoiles. Certes Disney a subi deux échecs retentissants en 2012 et 2013, avec John Carter et The Lone Ranger, mais la société a également rencontré deux des plus gros succès de tous les temps au box-office avec The Avengers et Iron Man 3. Toutes ces séries n’empêchent pas forcément la production de films originaux aux succès commercial et critique, comme le dernier film d’Alexander Payne, Nebraska, tourné en noir et blanc, Gravity ou encore Captain Phillips. Studios Unfazed by Colossal Wrecks, The New York Times, James B. Stewart, 12/20/2013

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Le futur du cinéma indépendant réside-t-il dans la vidéo à la demande ?

Date: 11/12/2013

[caption id="attachment_6924" align="alignright" width="230"]La Chronologie des Médias en débat La Chronologie des Médias en débat[/caption] Il y a quelques semaines, Ted Sarandos, le Chief Content Officer de Netflix, a accusé les exploitants de « tuer les films » car ils sont réfractaires au « day & date », c’est-à-dire à la sortie simultanée d’un film en salle et en vidéo à la demande. Devant les réactions des professionnels et notamment celle du Président de l’association nationale des exploitants aux Etats-Unis, John Fithian, Ted Sarandos est revenu sur ses propos, et a simplement appelé « à réduire les délais entre la sortie d’un film en salle et en vod pour répondre aux souhaits des spectateurs ». Ce débat prend place alors que la progression de la vod est clairement chiffrée. Selon un rapport publié par l’agence Nielsen, les set-top-boxes permettant de regarder des films en vod sur une télévision sont présentes dans 60 % des foyers américains (37% en 2008). De plus, environ 102,7 millions de foyers utilisent un service de paiement à la demande sur leur télévision via leur abonnement au câble (second semestre 2013). Toujours selon ce rapport, les jeunes spectateurs ont plus tendance à consommer en vidéo à la demande que leurs aînés: environ 31% des 18-34 ans achètent ou louent régulièrement en vidéo à la demande, contre 23% des plus de 35 ans. D’après des exploitants – surtout les réseaux commerciaux – cette situation aurait des répercussions négatives sur le box-office. Mais tous ne sont pas de cet avis – en particulier les exploitants indépendants. Ainsi, Tim League, fondateur et PDG des salles Alamo Drafthouse Cinema, a déclaré : « Je souhaite que plus de salles diffusent des films indépendants en day & date (…) Les petits films des distributeurs indépendants n’ont souvent  pas le budget marketing pour une sortie massive à l’échelle nationale. Le modèle du day & date peut fonctionner pour certains films ». Le day & date permet aux petits distributeurs de ne pas multiplier les frais de promotion en concentrant leurs efforts conjointement sur la sortie en salle et en vidéo à la demande. Doit-on voir dans la distribution multiplateforme une opportunité de promotion croisée ou au contraire un risque de cannibalisation ? La situation varie assurément selon le film. Si les studios sont hostiles à la remise en cause de la chronologie des medias, dans le milieu du cinéma indépendant, les distributeurs ne sont pas tous opposés à la sortie de certains films en day & date, voire en « ultra date » (sortie en vidéo à la demande avant même la sortie en salle). D’ailleurs, de plus en plus de films indépendants, sortent en day & date, notamment ceux qui ont fait le buzz dans les festivals récents. C’est le cas par exemple d’Escape From Tomorrow, Lovelace, The Canyons, A Teacher, Adore, Drinking Buddies, Don't Stop Believin', Touchy Feely, Ain't Them Bodies Saints, Blue Caprice, Muscle Shoals, Good Ol' Freda., ou encore du dernier film de Terrence Malick, To the Wonder, sorti en day & date en avril dernier. Margin Call, avec Kevin Spacey, Stanley Tucci, Paul Bettany et Jeremy Irons est l’exemple type du film qui a rencontré un succès à la fois en salle et en vidéo à la demande. L’un n’empêche donc pas forcément l’autre. Il est d’ailleurs impossible de savoir si le film aurait eu plus de succès en salles s’il n’était pas sorti en vidéo à la demande. Il est d’autant plus difficile d’avoir un avis tranché que les chiffres de performance des films en vidéo à la demande sont gardés secrets. Rien ne contraint les plateformes à les annoncer, même si quelques timides initiatives vont dans ce sens. C’est le cas pour About Cherry, avec James Franco, Heather Graham et Dev Patel qui est sorti dans seulement trois salles aux Etats-Unis l’année dernière. Son distributeur  IFC Films a annoncé qu’il avait engendré plus de 500 000 dollars de recettes durant sa première semaine d’exploitation en vidéo à la demande. Dans la catégorie des sorties « ultra date », on trouve Bachelorette, avec Kirsten Dunst et Isla Fisher. Lancé en vidéo à la demande un mois avant sa sortie en salles afin de créer le buzz, le film a été parmi les meilleures sélections sur iTunes. Le distributeur Magnolia Pictures a utilisé la même stratégie pour Mr. Nobody avec Jared Leto puis The Last Days on Mars, film de science-fiction avec Liev Shrieber, qui a également figuré dans le top 10 des films indépendants sur iTunes. Pour réconcilier les uns et les autres, certains affirment que les spectateurs continueront toujours à aller au cinéma, car aucun home cinema ne peut remplacer l’expérience immersive et partagée d’une salle. Matt Grady, fondateur du distributeur Factory 25, l’explique en ces termes : « Il y a des spectateurs qui regardent des films au cinéma et d’autres en vidéo à la demande. Heureusement les deux audiences peuvent augmenter en même temps et la presse en parler tout autant ».  Le PDG de la société de production Phase 4 Berry Meyerowitz ajoute que c’est l’ensemble du marché qui grandit et que dès lors, la part de chacun peut augmenter : « certains films trouveront leur audience en vidéo à la demande et d’autres dans les salles ». Sources: Attention, Ted Sarandos: Indie Distributors Have Something to Say To You, Indiewire.com, 06/11/2013 Is VOD the Future of Independent Film? Yes -- and No., Indiewire.com, 11/11/2013 Rapport Nielson 2013 : Viewing on demand

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Interview d’Adeline Monzier, Représentante d’Unifrance à New York

Date: 09/12/2013

Unifrance Vous venez d’Europa Distribution, un réseau de 125 distributeurs indépendants dans 26 pays européens. En septembre, vous êtes devenue la nouvelle représentante d'Unifrance à New York. Pouvez-vous nous parler de votre parcours professionnel ? J'ai toujours su que je voulais travailler dans le domaine culturel et le cinéma était ce qui m'intéressait le plus. J'ai donc commencé à faire des stages à Paris, au CNC, puis à Films Distribution, un agent de ventes internationales. Ensuite, j'ai été embauchée par DIRE, un lobby français regroupant 10 distributeurs indépendants français. Au sein de DIRE, nous avons créé Europa Distribution, un réseau européen de distributeurs de films, que j'ai dirigé pendant 7 ans. J'ai déménagé à New York en 2008 pour des raisons familiales et j’ai continué à travailler pour Europa Distribution. De New York, j'ai également lancé US-in-Progress, en partenariat avec le Festival du Cinéma Américain de Pologne et le Festival du Film Champs- Elysées en France. US-in-Progress présente des films indépendants américains alors qu'ils sont encore en post-production aux acheteurs européens. Cela permet aux producteurs d'avoir accès à des financements complémentaires et à des opportunités de distribution. J’ai toujours été intéressée par la distribution, notamment comment montrer et faire connaître les films d'auteur. Je me suis concentrée par le passé sur la distribution des films européens et américains en Europe, il était donc logique de faire l’équivalent aux États-Unis, en faisant la promotion des films français ici aux USA ! Unifrance est une grande organisation dont le rôle est de promouvoir le cinéma français dans le monde. Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur Unifrance et sur ​​votre rôle en particulier? Unifrance films est une association à but non lucratif, basée à Paris, avec des agents à New York, Bombay, Pékin et Tokyo, promouvant le cinéma français à travers le monde. Cette association regroupe plus de 900 professionnels de l'industrie française (producteurs, talents, agents commerciaux...) qui souhaitent promouvoir et soutenir leurs films auprès du public, de l’industrie et des médias internationaux. Les principaux objectifs d'Unifrance Films sont: - Soutenir les distributeurs internationaux pour les sorties en salles de films français et les grands festivals de films présentant le cinéma français récent - Accroître la notoriété du cinéma français auprès de la presse internationale (organisation de rencontres entre la presse locale et des talents français), des exploitants internationaux (conventions dans 12 pays) et des acheteurs de films pour le web et la VOD. - Produire des festivals de films français dans les salles de différents pays (Etats-Unis, Allemagne, Italie, Royaume-Uni, Russie, Japon , Chine ...) et en ligne (MyFrenchFilmFestival.com). - Organiser de master classes avec des réalisateurs français dans les écoles de cinéma internationales et des universités à l'étranger. - Promouvoir et assurer le sous-titrage des courts métrages français pour les festivals, les marchés et les festivals en ligne. Mon rôle aux États-Unis est d’être en contact avec les principaux acteurs impliqués dans la distribution et la diffusion des films français. Nous soutenons bien entendu les films français lors de leurs sorties dans les salles américaines, mais nous cherchons également de nouveaux moyens de diffuser ces films et d'attirer un public plus jeune. Nous sommes en contact avec les exploitants, à la fois des salles art et d'essai et des multiplexes, afin d'établir une relation plus forte avec eux. Nous sommes également en discussion avec les principales plateformes de VOD afin d'accroître la présence du cinéma français en ligne. Nous travaillons avec les écoles sur des projections de films d'animation français afin de cibler un public jeune et à former les cinéphiles de demain. En tant que cinéphile et défenseur du cinéma européen et français, vous voyez beaucoup de films, généralement avant leurs sorties. Avez-vous eu des coups de cœurs pour des films récents que vous pourriez partager avec nous? Parmi les films français qui viennent de sortir et qui le seront très bientôt, il est intéressant de souligner la richesse et la grande diversité du cinéma français. Du passionné et controversé La Vie d’Adèle, au beau et tendre film d'animation Ernest et Célestine (sortie en mars), du puissant documentaire L'Image Manquante (sortie en mars), à l'étrange et obsédant L’Inconnu du Lac (sortie en janvier), des populaires Fanny et Marius (sortie au printemps), basé sur les livres de Pagnol, à l'histoire vraie de la relation entre Violette Leduc et Simone de Beauvoir (Violette, sortie en mai). La diversité du cinéma français en fait l'un des plus passionnants au monde ! Unifrance est l'organisme chargé de la promotion du cinéma français dans le monde. Créée en 1949 sous la forme d'une association loi 1901, Unifrance est sous la tutelle du CNC - CNC - Centre national du cinéma et de l’image animée L’association compte près de 600 adhérents, producteurs de longs et de courts métrages, exportateurs, réalisateurs, comédiens, auteurs (scénaristes) et agents artistiques. Contact d’Adeline Monzier : Unifrance - US Representative adeline.monzier{at }unifrance.org
www.unifrance.org

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Sortie simultanée des films en salles et sur Netflix : Ted Sarandos fait marche arrière

Date: 09/12/2013

Chronologie des medias Le directeur de la programmation de Netflix nuance l’idée d’une disponibilité des films en streaming le jour de leur sortie en salle. Quelques jours seulement après avoir lancé l’idée d’une diffusion des films sur Netflix dès leur sortie en salle, le directeur de la programmation de l’entreprise de streaming semble faire machine arrière. À l’occasion d’un événement sponsorisé par Bloomberg, Ted Sarrandos a prononcé à Los Angeles un discours dans lequel il semble revenir sur ses premières déclarations : « Je n’ai pas annoncé une diffusion sur Netflix le jour même des sorties en salles. Je suggérais simplement d’avancer les dates de diffusion en ligne pour mieux prendre en compte les attentes des consommateurs. » Cette prise de position est bien différente des déclarations faites lors d’un Forum du Cinéma Indépendant. Il suggérait alors : « Pourquoi ne pas diffuser les films sur Netflix le jour même de leur sortie en salle ? Et je ne parle pas des petites productions. Il y a des tas de façons de procéder et des tas de gens pour le faire. Mais pourquoi ne pas s’intéresser aux grosses productions ? » Dans son discours du 26 octobre, Ted Sarandos a également critiqué vertement les propriétaires de salles de cinéma : « La raison pour laquelle nous cherchons à investir cet espace et diffuser certaines superproductions, c’est parce que je suis inquiet : les propriétaires de salles de cinéma cherchent à étouffer l’innovation et la distribution. Ils risquent de causer non seulement la mort des salles de projection, mais peut-être celle du cinéma lui-même. » Cette déclaration a provoqué une réaction très vive de la part de John Fithian, président de la National Association of Theater Owners (Association Nationale des Propriétaires de Salles de Cinéma). Pour lui, il est hors de question que les propriétaires de salles partagent la distribution des films avec Netflix. Ted Sarandos a depuis reconnu s’être entretenu avec Fithian, sans toutefois préciser la teneur de l’échange. Comme l’explique Ted Sarandos : « Netflix innove au bénéfice du consommateur afin de toujours mieux répondre à sa demande. Il est commercialement plus judicieux de donner aux consommateurs ce qu’ils désirent plutôt que de chercher à créer des obstacles artificiels entre le produit et le consommateur. » Depuis son discours du 26 octobre, lors du Forum du Cinéma Indépendant, il dit avoir reçu «un soutien considérable de la part de gens qui débattent depuis longtemps de l’intérêt d’avancer les dates de sortie en ligne, même si personne n’ose en parler haut et fort. » Pour lui, le but de son intervention devant les cinéastes indépendants était simplement de souligner les différences qui séparent télévision et cinéma en matière de délai de diffusion en ligne. Ted Sarandos a ainsi déclaré : « Les studios mènent une politique d’écrémage du marché, qui est dans leur intérêt. Mais c’est aller trop loin dès lors que cela affecte l’attrait du consommateur pour le produit. C’est pourquoi je soutiens farouchement à une approche plus innovante en matière d’offre VOD premium tôt dans le cycle de distribution. Il faut avancer les dates de diffusion en ligne pour éviter que les gens ne décident de pirater le produit. Je pense que toutes ces dates de sorties, qui ont été mises en place bien avant l’arrivée d’internet dans les foyers, étaient efficaces parce qu’on pouvait écrémer le marché, laisser passer le temps, puis revenir en force. Ce n’est plus possible aujourd’hui. S’accrocher à ce modèle ne fera qu’encourager le piratage. » Ted Sarandos a tenu ce discours devant les représentants de l’industrie du divertissement lors d’un petit déjeuner lundi dernier à Soho House, West Hollywood, dans le cadre du Festival du Film de TriBeCa sponsorisé par Bloomberg. Parmi les autres actualités concernant Netflix, Ted Sarandos évoque sa toute première acquisition d’un documentaire, « The Square », qui décrit les troubles en Égypte. Interrogé sur les chances qu’avait le film de remporter un Oscar, il a répondu : « “The Square” est un grand, un très grand film. Ces choses sont toujours très difficiles à prévoir, mais ce serait formidable. » Source : Ted Sarandos Backs Away From Day-and-Date Movies with Netflix, Variety, 4 novembre 2013

Adapté par Romain Rancurel

 

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Deux productions françaises récompensées aux International Emmy Awards 2013 : Les Revenants et Cinq caméras brisées

Date: 09/12/2013

[caption id="attachment_10449" align="alignright" width="225"]International Emmy® Awards International Emmy® Awards[/caption] La création originale de Canal+, Les Revenants, a reçu le prix de la meilleure série dramatique aux International Emmy Awards qui se sont tenus le 24 novembre à New York. Les International Emmy Awards récompensent chaque année les meilleures productions étrangères de  cinéma ou de télévision. Pour cette 41e édition, 36 nominés de 19 pays étaient en lice dans neuf catégories. En recevant la statuette lors de la cérémonie, l’une des productrices de la série, Caroline Benjo, a remercié le créateur Fabrice Gobert et Canal+ pour « leurs choix si audacieux », ainsi que la chaîne Sundance Channel qui diffuse la série aux États-Unis en version originale sous-titrée, et le directeur américain Music Box. Le succès des Revenants dépasse largement les frontières de l’hexagone. La série a déjà été achetée dans une quarantaine de pays dont les États-Unis, le Canada, l'Australie, l'Allemagne et toute l'Amérique Latine. Au Royaume-Uni, Les Revenants a même rassemblé l’audience la plus large depuis 2006 pour une série sous-titrée (1,8 million de téléspectateurs sur Channel 4). Le tournage de la saison 2 doit débuter en février 2014. La France a aussi été mise à l'honneur dans la catégorie « meilleur documentaire » : Cinq caméras brisées, une co-production franco-israélo-palestinienne, a remporté l'Emmy. Ecrit et réalisé par Emad Burnat et Guy Davidi, ce documentaire relate la résistance pacifique des Palestiniens de Bil'in pour obtenir le droit de rester propriétaires de leurs terres traversées par un « mur de séparation » israélien. Emad Burnat, le réalisateur originaire du village en question, s’est réjoui du «grand honneur» qui lui était fait, et a souligné qu'il était le premier Palestinien récompensé par un Emmy Award. Cinq caméras brisées avait été nominé aux Oscars 2013 comme meilleur film documentaire, et avait reçu le Prix du meilleur réalisateur international au Festival de Sundance en 2012, ainsi que le Prix du public et le Prix spécial du jury à l'International Documentary Film Festival d'Amsterdam en 2011. Cinq autres pays ont été récompensés lors de la cérémonie des International Emmy Awards : l'Australie, le Brésil (Emmy Award de la meilleure actrice attribué à Fernanda Montenegro pour Sweet Mother), l'Allemagne (dans la catégorie «mini-series» pour Un jour de miracle), la Corée du sud et le Royaume Uni (Sean Bean, meilleur acteur pour Accused).

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