Paysage Audiovisuel

Les livres électroniques n’ont pas sonné le glas des librairies indépendantes qui font leur grand retour

Date: 21/01/2014

Les librairies en phase terminale ? Borders, Barnes & Nobles mortes toutes les deux ou presque ? Le triomphe d’Amazon ? Les livres numériques comme l’alpha et l'oméga de la lecture ? Pourtant en centre-ville, à Frederick, Marlene et Tom England défient l'avenir : ils viennent d'ouvrir la librairie L'iguane Curieux. La librairie propose des livres… imprimés. Des livres de non fiction. De recueils de poèmes. Des nouvelles. Dingue, non ? Certaines personnes le pensent certainement en passant devant ce lieu. « Je les entends dire : « une librairie ? Qui veut encore ouvrir une librairie de nos jours ? » Et Marlene d’ajouter: « Comme la porte est ouverte, je peux vous entendre vous savez ? ». Marlene ne s'est pas aventurée à l'extérieur de la librairie pour démentir les propos de cet oiseau de malheur mais si elle l'avait fait elle aurait simplement répliqué ceci : les librairies indépendantes ne sont pas mortes. En fait, dans les centres urbains, là où les communautés culturelles sont les plus denses, elles font même leur grand retour. Dans le monde de «  l'e-récit », leur résurgence serait portée par la croissance de l'ebook qui s'est stabilisée. (…) Entre ceux qui ne peuvent pas abandonner complètement le plaisir de tourner la page, ceux dont les pratiques sont mixtes et l’anticipation des détaillants avisés qui ont inscrit leurs magasins dans la mouvance du "Buy Local" et comme lieux alternatifs au "tout connecté"… L'association des libraires américains (American Booksellers association), représentant les librairies indépendantes, explique que si ses adhésions plafonnaient à 1600 membres jusqu’en 2008, elles viennent de croitre de 6,4 % en 2013 pour atteindre 2022 membres. Leur chiffre d’affaires a augmenté de 8 % en 2012. Et la tendance se poursuit. (…) À l'échelle du pays, alors qu’on assiste toujours à des fermetures de libraires indépendantes en raison des difficultés du secteur, les ouvertures sont maintenant plus fréquentes que les fermetures. World, le libraire indépendant de Brooklyn, vient d'ouvrir une nouvelle antenne en lieu et place d'un vieux Burger King à Jersey City. Bookbug, à Kalamazzo, Michigan, vient de doubler sa surface. La romancière Ann Patchett, a ouvert un magasin à Nashville. Sans compter les ouvertures à St Louis, Durham, NC et ailleurs. Comme le déclare Marlene England : « nous n'avons jamais succombé au climat de "fin du monde" », « on ne voit que les gros titres, mais il faut creuser profondément pour observer ce qui se passe réellement ». Cette année, la résurgence des "indé" est même devenue le sujet principal du monde de l'édition. Le magazine Publisher Weekly, la bible professionnelle du secteur, nommait le mois dernier Oren Teicher, le directeur exécutif de l'American Booksellers association, personne de l'année, un honneur détenu avant lui par l'auteur de Fifty Shades of Gray de E. L James et Jeffrey P. Bezos, le fondateur d'Amazon et propriétaire du Washington Post, l'ennemi des libraires indépendants. (…) Il y a encore 25 ans, les indépendants étaient déjà voués à disparaitre, quand Waldenbooks s'est installé dans les centres commerciaux. Puis quand Barnes et Nobles est venu avec ses fameuses sélections et ses fauteuils confortables. (…) Tout comme quand Amazon a lancé ses prix bas et ses livraisons rapides. « Je crois que ce que nous avons vu comme la mort inévitable du commerce physique de détail était en fait une grosse exagération" déclarait Laura J. Miller, professeur de sociologie et auteur de Reluctant Capitalists : Bookselling and the Culture of Consumption.  « Les gens aiment fréquenter les boutiques physiques "Brick and Mortar" pour de nombreuses raisons, et plus particulièrement les librairies parce qu’elles offrent une expérience en plus de l’achat utilitaire ». C’est aussi ce qui a motivé la décision de Tom England lors de l’ouverture de l'Iguane Curieux, pouvoir offrir ce « quelque chose en plus ». C’est ce qu’ils ont initié en se spécialisant dans un certain art de la vente. En ouvrant en premier lieu, un magasin de jouets très populaire le "Dancing Bear", spécialisé dans les jouets sans batteries. (…) les ventes de Dancing Bear augmentant chaque année. Tom England précise : «  Je pense que chacun a le désir de revenir aux choses simples. Les enfants recommencent à jouer aux jeux comme Risk. Les gens recherchent un contact physique avec ces objets. Et veulent être un peu "low-tech" ». Les England désiraient ouvrir un second magasin de jouets, dans une autre ville, mais ils sont très attachés à leur ville et ont pris conscience qu'il s'y passait quelque chose de particulier : une renaissance, alimentée par les épiceries haut de gamme, les cafés branchés… Comme la section « Livres pour enfants » de leur magasin explosait, ils ont d’abord pensé ouvrir une librairie pour enfants. Mais les habitants de Frederick les ont poussés à ouvrir une librairie générale pour le bénéfice de tous.  Les statistiques montrant que les ventes des librairies indépendantes repartaient à la hausse les ont convaincus. Ils ont alors fait un énorme pari en déplaçant leur magasin de jouets de la rue principale au coin de la rue et en y installant l'Iguane Curieux. Les murs de la librairie ont une couleur chaude, des lumières cosy. Le plancher de bois blanc craque. Et ils ont enfin confié au magasin une mission supplémentaire, le partage d'une partie des bénéfices avec des organisations internationales à but non lucratif. Les ventes sont plus fortes qu'attendues. "Nous sommes à la recherche de lieux intimes, plus petits, comme celui-ci où les livres sont choisis et respectés. C'est plus qu'une simple librairie" comme le souligne une cliente. Ryan Young, 38 ans, vient de dépenser 130 $ de livres (livres de cuisine, livres pour enfants et des livres grand format). Elle dit tout haut ce que beaucoup d'acheteurs de livres n'oseraient pas déclarer dans une librairie indépendante : « je suis membre d'Amazon Prime et je possède un kindle. Mais rien ne remplace le plaisir de tenir un livre dans les mains ». Young est un profil émergent plutôt favorable aux libraires indépendants : elle est une lectrice hybride. Environ 64 % des acheteurs de livres aux États-Unis préfèrent lire dans les deux formats, imprimé et digital, selon le Codex Group, qui sonde régulièrement des panels de lecteurs. (…) Marlene England n'est pas choquée par ces remarques à propos d'Amazon : « ce n'est pas tout blanc ou tout noir. On ne doit pas se sentir coupable d'acheter des livres numériques. Nous le faisons tous. » Les livres électroniques n'ont pas submergés la librairie comme de nombreux experts le prévoyaient il y a 5 ans. Les statistiques de l'année montrent que les ventes de livres électroniques ont augmenté de 5 % au premier trimestre comparativement à 28 % en 2012 et 159 % en 2011. « La courbe de croissance s'est stabilisée, ce qui est une bonne nouvelle pour nous » a déclaré Bradley Graham, un ancien journaliste du Washington Post, qui possède la librairie Politics and Prose, avec sa femme Lissa Muscatine. Mais de nombreux propriétaire de librairies indépendantes, dont Graham, admettent que les livres électroniques font aussi partis de l'avenir de l'industrie du livre, c'est pourquoi ils adoptent cette technologie. En partenariat avec Kobo, un concurrent d'Amazon, Politics & Prose et d'autres librairies indépendantes vendent le reader de cette société, ainsi que des livres électroniques en contrepartie d’une perte de part de marché. Ce partenariat n'apporte pas à la librairie un chiffre d'affaires significatif contrairement aux autres nouveaux services proposées par le magasin : les lectures quotidiennes d'auteurs, les ateliers et les conférences payantes, les voyages thématiques en lien avec le livre. Depuis peu, la boutique a ajouté la vente de bière et de vin aux événements de la librairie. Malgré tout, pour les experts de l'édition, les libraires indépendants ont encore 5 à 10 ans de lutte pour assurer leur survie (…). Les lycéens (les clients potentiels de demain) apprécient le cartable électronique et le risque est fort qu'ils ne deviennent jamais ces clients hybrides. En outre, Amazon ne faiblit pas sur sa politique prédatrice en matière de prix, en particulier sur les Best-Sellers. Enfin, la disparition de Barnes&Nobles serait catastrophique pour l'industrie du livre…(…) « Je pense que les indépendants profitent d'un moment de répit » déclarait Al Greco, de l'université Fordham. Mais comme le souligne Tom Englands, « nous connaissons les risques et savons parfaitement où nous mettons les pieds »… Independent bookstores turn a new page on brick-and-mortar retailing, The Washington Post, 15/12/2013 - Traduction d’Hélène Clemente, Syndicat de la librairie française Retrouvez les actualités récentes du livre numérique sur le marché nord-américain dans la newsletter trimestrielle des Ambassades de France à New York et Ottawa. S’abonner à la newsletter / Découvrir le dernier numéro

ContinuerContinuer


Ultra HD : LG et Samsung misent sur les contenus

Date: 21/01/2014

LG Electronics et Samsung ont annoncé des partenariats avec des fournisseurs de contenus dans l'espoir de donner un coup de pouce aux ventes de leurs téléviseurs ultra haute définition. LG a été le premier à dévoiler une alliance avec le groupe américain de vidéo en ligne Netflix, lors d'une conférence de presse organisée à Las Vegas à la veille de l'ouverture du salon high-tech International CES. Tous les nouveaux téléviseurs ultra HD de LG capables de se connecter à Internet permettront à partir de cette année de visionner en streaming sans téléchargement préalable des films ou séries du catalogue de Netflix. Le directeur général de Netflix Reed Hastings, invité surprise à la conférence de presse de LG, a souligné que son service proposerait la diffusion en temps réel de vidéos filmées et postproduites selon les normes ultra haute définition. Ce sera notamment le cas de la deuxième saison de la série originale très remarquée de Netflix "House of Cards". "Le streaming sera la manière principale dont les consommateurs recevront des contenus 4K", a assuré M. Hastings. Samsung a lui aussi annoncé, lors d'une autre conférence de presse, des mesures visant à renforcer l'écosystème lié à l'ultra HD en améliorant l'offre de contenus. Il a évoqué des partenariats là encore avec Netflix, mais aussi avec le service concurrent de vidéo en ligne d'Amazon et des groupes de télévision comme Comcast et DirectTV. Leurs applications pourront être installées sur ses téléviseurs, Samsung espérant ainsi "accélérer l'adoption par les consommateurs et l'accès aux contenus ultra HD", selon un communiqué. Samsung a aussi annoncé la mise en vente au printemps d'une série de contenus vidéos en qualité ultra HD fournis par les studios Paramount, avec notamment les deux derniers volets de la saga "Star Trek", le film de zombies "World War Z" ou encore le classique "Forrest Gump". La Lettre de l’Audiovisuel est accessible par abonnements uniquement. Pour plus d’information : sandramullernyc@gmail.com. Pour consulter quelques articles : lettreaudiovisuel.com.

ContinuerContinuer


CES : Le marché des appareils technologiques devrait être en recul au cours de 2014

Date: 21/01/2014

Les consommateurs devraient dépenser moins cette année pour des produits technologiques grand public, selon une étude publiée dimanche à l’ouverture du CES de Las Vegas. Selon un état des lieux dressé dimanche à deux jours de l'ouverture à Las Vegas du salon International CES, grand-messe annuelle du secteur technologique, le marché des téléviseurs, téléphones et autres ordinateurs a atteint un pic en 2013 à 1.068 milliard de dollars, 3% de plus qu'en 2012. L'étude, réalisée par l'association américaine d'électronique grand public (CEA) et le cabinet de recherche GfK, table sur un recul de 1% cette année, à 1,055 milliards de dollars. Steve Koenig, un analyste de la CEA, met en grande partie ce ralentissement sur le compte des tablettes informatique et des smartphones, dont la popularité a soutenu la croissance de ces dernières années. Il y a toujours "des volumes (de ventes unitaires) massifs, mais des prix plus bas, nécessaires pour pénétrer plus profondément les marchés, notamment émergents". Les ventes mondiales de tablettes devraient encore grimper cette année, à 340 millions d'unités après 242 millions en 2013, et celles de smartphones passer de 1 à 1,24 milliard d'unités. Mais cette croissance "repose de plus en plus sur les appareils d'entrée de gamme", a noté M. Koenig. Le prix de vente moyen d'un smartphone, encore de 444 dollars en 2010, devrait ainsi passer cette année sous la barre des 300 dollars. Cette tendance répond à la demande des consommateurs des marchés émergents, en particulier d'Asie (emmenés par la Chine) qui ont détrôné, et probablement durablement selon M. Koenig, l'Amérique du Nord comme premier marché mondial pour les produits technologiques grand public. L'an dernier, les dépenses technologiques dans les pays émergents d'Asie ont atteint 282 milliards de dollars, soit 27% du total mondial et une croissance de 15% sur un an. L'Amérique du Nord ne réalise plus que 24% des dépenses mondiales (+3%), et l'Europe occidentale 17% (-3%). Si les appareils mobiles représentent toujours le gros des dépenses technologiques, les achats de consoles de jeux vidéo ont bénéficié fin 2013 de la sortie d'une nouvelle génération d'appareils avec la PlayStation 4 de Sony et la Xbox One de Microsoft. Les ventes de téléviseurs semblent aussi lentement se redresser (+1% en 2013 et +2% attendus cette année après -8% en 2012). M. Koenig a évoqué une transition vers des écrans plus grands, la popularité croissante des téléviseurs dotés de fonctionnalités Internet, et l'émergence attendue de nouvelles technologiques comme des écrans courbés ou à ultra haute définition qui devraient être bien représentés cette année au CES. Avec des ventes mondiales attendues entre 2 et 2,5 millions d'unités cette année, la télévision ultra haute définition est "un marché naissant" mais pour lequel "une croissance très importante est attendue", a aussi assuré Shawn Dubravac, un autre analyste de la CEA. La Lettre de l’Audiovisuel est accessible par abonnements uniquement. Pour plus d’information : sandramullernyc@gmail.com. Pour consulter quelques articles : lettreaudiovisuel.com.

ContinuerContinuer


Kidscreen Summit 2014 : TV France International organise un corner français.

Date: 10/12/2013

Le Kidscreen Summit est réputé pour être l’un des événements annuels le plus important dans l’industrie de l’entertainment dédié à la jeunesse. En 2013, il a accueilli plus de 1600 participants de 47 pays différents. Le Kidscreen Summit aura lieu du 4 au 9 février 2014 au Hilton NY, New York. Producteurs, distributeurs, diffuseurs se réunissent pour initier de nouvelles relations, saisir de nouvelles opportunités en explorant les besoins actuels du marché. Le Kidscreen Summit mélange des conférences et des lieux de rencontres qui permettent de toucher les responsables des principaux diffuseurs de programmes jeunesse. TV France International organise un corner français identifié, comprenant 10 tables et 2 canapés dans l’espace « tables attribuées » du Kidscreen. Chaque table pourra être partagée par 2 sociétés inscrites. Cette réservation se fera par tranche horaire de 30 minutes, tout comme la réservation d’un canapé par société, via un agenda électronique. TV France International propose également une accréditation par société. Forfaits et conditions d’inscription

ContinuerContinuer


Web : le New York Times étoffe ses vidéos

Date: 09/12/2013

Le New York Times continue de se développer dans les contenus numériques, avec le lancement de courtes vidéos d'actualités sur Internet updatées au moins trois fois par jour. La minute du New YorkTimes” résume trois importantes histoires dans l'actualité, y compris des informations de dernière minute ou des événements en train de se passer. Une nouvelle vidéo est mise en ligne trois fois par jour, à 6h, midi et 18h locales. La partie de la vidéo concernant des actualités en cours peut, le cas échéant, être mise à jour plus souvent en cas de nouveau développement, explique le journal dans un communiqué. Les vidéos sont accessibles gratuitement et optimisées pour les appareils mobiles. Le New York Times fait beaucoup d'efforts pour développer ses activités numériques, afin de s'adapter à une baisse du lectorat de la presse écrite et à la concurrence croissante de l'information sur Internet. La stratégie semble payer : le groupe est revenu aux bénéfices l'an dernier après une perte en 2011, et a même pour la première fois gagné plus d'argent avec ses ventes au numéro et ses abonnements, notamment en ligne, qu'avec la publicité. Sandra Muller, correspondante à New York de La Lettre de l’Audiovisuel. La Lettre de l’Audiovisuel est accessible par abonnements uniquement. Pour plus d’information : sandramullernyc@gmail.com. Pour consulter quelques articles : lettreaudiovisuel.com.

ContinuerContinuer


Frédéric Montagnon, cofondateur de la plateforme d’hébergement OverBlog, à New York

Date: 06/12/2013

“Les réseaux sociaux n’ont pas pris la place des blogs” INTERVIEW - Frédéric Montagnon, cofondateur de la plateforme d'hébergement OverBlog, nous explique pourquoi les blogs sont toujours à la mode, malgré le développement des réseaux sociaux. Pour les non-initiés, qu’est-ce qu’OverBlog ? OverBlog est une entreprise que j’ai cofondée avec Julien Romanetto, en 2004. C’est une plateforme qui donne la possibilité aux internautes de publier de l’information en ligne. Nous offrons la parole à qui souhaite la prendre, pour partager des opinions et des passions. Notre modèle économique reste original encore aujourd’hui : nous partageons nos revenus avec les utilisateurs qui écrivent. Nous reversons les droits d’auteur aux personnes qui sont abonnées chez nous et qui publient du contenu. L’accord économique signé avec TF1 est-il terminé ? Nous avons signé un accord important avec TF1 en 2006 car ils étaient entrés dans notre capital. Cela nous a beaucoup aidés à comprendre le marché des médias. Et à comprendre comment se structure le marché de la publicité et comment on peut servir à l’annonceur. TF1 est toujours au capital mais ne joue plus le rôle de régie. Désormais on se sert un peu partout sur le marché. En 2010, nous avons fusionné cette société avec Ebuzzing, pour former un groupe unique. Ils font une partie de l’inventaire publicitaire. Ensuite, nous nous servons de liens sponsorisés, d’affiliation… Bref de tous les moyens qui permettent de monétiser l’audience. Avez-vous beaucoup d’utilisateurs ? Nous touchons aujourd’hui 35 millions de personnes dans le monde dont 2 millions aux Etats-Unis. La majorité de notre audience est réalisée par des personnes qui touchent des droits d’auteur. En termes de pages vues quotidiennement, nous sommes entre 15 et 20 millions. Les blogs reviennent-ils au goût du jour ? Il semblerait que les internautes privilégient les réseaux sociaux pour discuter et échanger… Cela n’a jamais été un outil conçu “pour tous”. Il faut quand même avoir des choses à raconter. Les réseaux sociaux ont simplement permis à des gens qui ne voulaient pas structurer leur contenu de tout de même pouvoir échanger avec des personnes avec lesquelles ils étaient connectés. Les internautes qui réussissent chez nous sont des personnes qui savent “faire” de l’image, de la vidéo ou du texte. Donc il faut quand même avoir un minimum de talent et d’expertise. Mais pour répondre à votre question, les réseaux sociaux n’ont pas pris la place des blogs. Ils jouent même le rôle de relais de croissance, car ils sont une source de diffusion supplémentaire. Comment recrutez-vous vos blogueurs, justement ? Ce sont les internautes qui viennent à nous, parce qu’ils commencent à connaître la plateforme. Contrairement à un Tumblr, qui est une plateforme qui répète du contenu, Over- Blog propose du contenu original. Vous êtes une entreprise française. Que faites-vous donc désormais à New York ? Nous avons deux missions. D’abord, mieux comprendre le marché. On peut dire ce qu’on veut, mais il y a beaucoup de tendances qui se créent sur outre- Atlantique. Il y a beaucoup de budgets investis à New York et un grand nombre de start-up sur des phases de démarrage, et beaucoup moins de sociétés matures comme en Californie. Ensuite, il y a un avantage énorme à être dans cette ville : nous sommes au croisement des médias, des marques, du monde de la finance et des start-up technologiques. Ce mélange est très intéressant. Qu’est-ce que les médias américains apportent à Overblog ? Les médias américains, en particulier dans l’univers tech, sont suivis par le monde entier. Quand on a une couverture sur un média US, on sait que l’on s’adresse au monde entier. Quand nous avons relancé Overblog, l’année dernière, nous avons fait le lancement à New York. Et on a eu une couverture américaine qui a eu des répercussions partout dans le monde. Outre les Etats-Unis, visez-vous d’autres pays ? Notre développement en Europe s’est fait petit à petit. On pense que nous avons l’opportunité de se créer une audience globale en étant à New York. Dans les étapes à venir, nous réfléchissons à transformer notre modèle de distribution de manière à ce que l’on puisse accélérer notre croissance. On se dit qu’en utilisant un peu plus nos utilisateurs comme des ambassadeurs, un peu partout dans le monde, il y a quelque chose d’intéressant à construire. Propos recueillis par Sandra Muller, correspondante à New York de La Lettre de l'Audiovisuel. La Lettre de l'Audiovisuel est accessible par abonnements uniquement. Pour plus d'information : sandramullernyc@gmail.com. Pour consulter quelques articles : lettreaudiovisuel.com.

ContinuerContinuer


Participation française à la conférence Merging Media 2013 à Vancouver

Date: 05/12/2013

A l’initiative des services culturels français au Canada, l’édition 2013 de la conférence Merging Media de Vancouver, qui s’est tenue les 5, 6 et 7 novembre derniers, a été marquée par la venue d’une forte délégation française. Cet événement, qui en est à sa 4ème édition et continue de croître, réunit principalement des professionnels canadiens et américains des nouvelles plateformes et nouvelles écritures cross et transmedia. Réalisateurs, producteurs, distributeurs, agences publiques et fonds de soutien publics et privés ont pu discuter pendant ces trois journées des défis et des évolutions de ce secteur  en plein essor. L’édition 2013 accordait une attention particulière à l’écosystème européen, avec de nombreux invités des pays de l’UE (France, Portugal, Royaume-Uni, Suède notamment). La liste des intervenants et participants de haut niveau est disponible ici. Trois experts français ont pu apporter leurs contributions à l’occasion des tables rondes et conférences plénières et ont également participé au jury du pitch organisé dans le cadre de la conférence. Il s’agissait de Michel REILHAC (consultant indépendant/ Media Business School), Djamil KEMAL (Lexis Numérique) et Voyelle ACKER (France Télévisions). Leurs contributions sont progressivement mises en ligne sous forme de vidéos et podcasts. Trois producteurs français étaient également présents pour présenter leurs projets et développer leur réseau en Amérique du Nord, notamment afin d’envisager des coproductions : Margaux MISSIKA pour Upian (http://www.upian.com/) ; Mathieu DETAINT pour Kids Uphill (http://www.kidsuphill.com/) et Laurent DURET pour Les Films d’Ici (http://www.lesfilmsdici.fr). Les participants français se sont félicités de la qualité des contacts qu’ils ont pu prendre lors de leur séjour, notamment avec les partenaires canadiens, qui bénéficient également d’un fort soutien public à la production sur ces nouvelles plateformes et peuvent à ce titre envisager des collaborations créatives avec la France dans un secteur dont la rentabilité et les conditions de monétisation ne sont pas encore assurées. Cet automne, deux annonces majeures ont été faites en ce sens au Canada : la création du International Digital Media Co-Production Framework, cadre commun de travail à l’initiative du Fonds des Médias-Canada Media Fund et qui rassemble des partenaires publics et privés (Canada Media Fund, Bell Broadcast and New Media Fund, Independent Production Fund, Quebecor Fund et Shaw Rocket Fund) ; et celle concomitante du Digital Media Co-Production Incentive, dispositif pilote propre au Fonds des Medias doté d’un fonds de 350 000 dollars pour aider au démarrage de coproductions internationales. Les services culturels français au Canada soutiennent activement le développement des relations entre professionnels des deux pays dans ce secteur et explorent de nouveaux dispositifs incitatifs, notamment de soutien aux nouvelles écritures et aux formes exploratoires de création, qui devraient voir le jour en 2014. Contact : Erika DENIS, attachée audiovisuelle, Ambassade de France au Canada T : (+ 1) 613 593 7403 / @ : erika.denis’at’diplomatie.gouv.fr

ContinuerContinuer


Confirmation de Tom Wheeler à la tête de la FCC

Date: 18/11/2013

Le Sénat a unanimement confirmé fin octobre la nomination de Tom Wheeler à la tête de la Federal Communications Commission (FCC), et celle de Michael O’Rielly en tant que commissaire représentant les républicains. La nomination de Tom Wheeler, ancien lobbyiste spécialiste du secteur des télécommunications, était jusque-là suspendue en raison des réserves du sénateur Ted Cruz (R-TX) concernant le projet de réglementation sur la transparence du financement des spots publicitaires politiques diffusés à la télévision. L’accord final du sénateur laisse supposer que l’administration a finalement renoncé à ce projet. Lors de son audition au Sénat en juillet, Tom Wheeler avait annoncé les grands chantiers de son futur mandat : - Mener à son terme le processus d’enchères inversées des fréquences hertziennes amorcé par son prédécesseur Julius Genakowski, afin de réallouer cette ressource aux usages mobiles ; - Mettre en œuvre la transition vers un réseau de communication tout-IP ; - Renforcer la concurrence dans les secteurs régulés par laFCC; - Garantir aux entreprises et aux consommateurs clarté et stabilité réglementaires ; - Réduire la fracture numérique afin que toute la société américaine bénéficie de la création de valeur engendrée par le développement du numérique.

Ghislain de Salins Service Economique Régional de l’Ambassade de France à Washington

ContinuerContinuer


L’entrée de Twitter en bourse

Date: 13/11/2013

En 2013, aux Etats-Unis, 169 entreprises ont fait leur entrée en bourse, levant ainsi 45 milliards de dollars. Parmi ces entreprises, neuf représentaient à elles seules plus d’1 milliard de dollars d’après le cabinet Thomson Reuters. De tels chiffres n’avaient pas été atteints depuis la crise de 2008. Le marché des I.P.O. (Initial Public Offering, terme désignant les opérations d’introduction en bourse) se porte très bien et n’a d’ailleurs pas souffert de la période du « shutdown » américain durant le mois d’octobre. Le secteur des technologies ne représente que 18% des I.P.O américains cette année, mais il affiche de bons résultats. En moyenne, dans ce secteur, la plus-value d’un titre le jour de l’entrée en bourse est de 30%, et de 47% au total. L’action Twitter lancée le 7 novembre à 26 dollars a fini sa première journée de cotation à 45 dollars (73 % d’augmentation). Elle a même dépassé Facebook à certains moments de la journée. Cette performance a créé la surprise. Twitter compte 200 millions d’utilisateurs dont 53 aux Etats-Unis où la société capte la majeure partie de ses revenus publicitaires. Facebook, la dernière société technologique de poids introduite en bourse, comptait, à ce moment-là, quatre fois plus d’utilisateurs américains. Twitter affiche des pertes de 134 millions de dollars. Facebook avait des profits supérieurs à 1 milliard de dollars avant son introduction en bourse. Des rumeurs circulent concernant d’autres entreprises de l’Internet qui planifieraient de faire à leur tour leur entrée en bourse dans les deux prochaines années, notamment Square, système de paiement sur Internet (fondé par le chairman de Twitter, Jack Dorsey), Dropbox, service de stockage en ligne, ou encore Lending Club, société de prêts sur Internet. Twitter Prepares to Feed New Hunger for I.P.O.’s, de Michael J. de la Merced et David Gelles, New York Times, 27 octobre 2013 Share stampede sends Twitter's value to $24bn on stock market debut, de Dominic Rushe et Juliette Garside, The Guardian, 7 novembre 2013 Joachim Gautier

ContinuerContinuer


La prochaine série de Disney sera diffusée d’abord sur tablette

Date: 12/11/2013

Fin novembre, Disney lancera la série Sheriff Callie’s Wild West en exclusivité sur l’application Watch Disney Junior App, accessible sur tablettes et smartphones. La série sera ensuite diffusée à partir du début de l’année prochaine sur les chaînes traditionnelles, Disney Channel et Disney Junior. « C’est une approche totalement nouvelle » déclare Nancy Kanter, Executive Vice-President de Disney Junior Worldwide, filiale dédiée aux enfants de 0 à 7 ans. Disney s’est rendu compte que les enfants, cœur de cible du groupe, ont rapidement adopté les tablettes numériques. D’après une étude interne, plus du tiers des foyers ayant des enfants dispose d’une tablette, cela correspond à une augmentation de 40% par rapport à l’année dernière. L’ergonomie et l’interface des iPads leur sont parfaitement adaptées. La tablette permet notamment le binge-watching, c’est-à-dire de regarder plusieurs épisodes d’une série d’affilée. « Nous recevons beaucoup de mails de pères nous remerciant de leur avoir rendu leur télévision » confie Albert Cheng, le Digital Media Chief du groupe Disney-ABC Television. Depuis son lancement en juin 2012, l’application Watch Disney Junior App a été téléchargée 5 millions de fois et les vidéos ont généré plus de 650 millions de « vus ». Devant ce succès, Disney a décidé d’offrir un nombre plus important  d’« appisodes », épisodes interactifs de séries phares comme Sofia the First ou Doc Mcstuffins. En programmant des séries sur d’autres supports que la télévision traditionnelle, Disney suit le mouvement de la « TV Everywhere », la mise à disposition d’un même programme à la télévision, sur ordinateur, smartphone, tablette et console de jeux. Pour pouvoir profiter de l’application sur tablette, il faut déjà être abonné au câble Disney. La firme espère ainsi conserver les téléspectateurs qui utilisent les nouveaux écrans. Enfin, Disney développe aussi cette stratégie de programmation pour iPad afin de répondre à la concurrence. La chaîne Nickelodeon, spécialisée dans les dessins animés, a lancé en février dernier une application proposant des jeux et des séries pour enfants. Elle a rencontré un tel succès qu’elle a été récompensée par un Emmy Award du « meilleur média interactif ». Nickelodeon a également annoncé le lancement d'une nouvelle application destinée aux jeunes enfants, Nick Jr. App, au printemps prochain. Disney show will appear first on app for tablets, de Brook Barnes, New York Times, 27 octobre 2013 Joachim Gautier

ContinuerContinuer


Page 5 of 58« First...34567...102030...Last »