Paysage Audiovisuel

Pour la première fois, les annonceurs dépensent plus sur Internet qu’à la télévision (hors câble)

Date: 05/05/2014

Aux Etats-Unis, les annonceurs dépensent désormais plus sur Internet qu’à la télévision (hors câble) pour promouvoir leurs produits et leurs marques. Ce nouveau rapport de force est une conséquence directe de l’augmentation considérable du prix des espaces publicitaires sur les plateformes digitales. Selon une récente étude de l’Interactive Advertising Bureau (IAB), les revenus de la publicité en ligne ont augmenté de 17% en 2013 pour atteindre le chiffre record de 42,8 milliards de dollars. Les achats annuels d’espaces publicitaires sur les appareils mobiles s’élèvent à 7,1 milliards de dollars en 2013, soit une augmentation de 3,4 milliards de dollars par rapport à 2012. Les vidéos en ligne ont rapporté 3 milliards de dollars en revenus publicitaires tandis que les moteurs de recherche, qui restent le support privilégié des annonceurs, ont rapporté 18,4 milliards de dollars. En comparaison, les revenus de la publicité télévisée (non-câblée) culminaient à 40,1 milliards de dollars l’année dernière. Néanmoins, si l’on compte les publicités diffusées sur le câble, les annonceurs dépensent toujours plus en télévision que sur Internet. En effet, l’ensemble des dépenses publicitaires à la télévision (câble compris) est estimé à 74,5 milliards de dollars. Google, Facebook et Twitter se partagent à eux trois la majorité des gains. Ces  sociétés, tout comme Yahoo et Youtube, luttent plus particulièrement pour améliorer leur part du marché publicitaire à destination du jeune public. En 2013, les principaux acheteurs de publicités en ligne étaient les détaillants de vêtements – avec 21% des annonces – suivis des services financiers et de l’industrie automobile. Le magazine américain Variety souligne l’importance de cette étude à l’heure où s’ouvre à New York la saison des Digital Content NewFront, événements durant lesquels se vendent les espaces publicitaires online (sur AOL, Hulu, Google, Microsoft, Yahoo…etc.). Ces newfront se déroulent parallèlement aux traditionnels upfront durant lesquels se vendent les espace publicitaires TV. L’étude est d’autant plus significative que l’IAB compte parmi ses membres plus de 600 acteurs de la publicité sur Internet aux Etats-Unis. Advertisers Spend More Online Than on Broadcast TV for the First Time, Variety, 10 avril 2014 Adaptation: Romain Rancurel

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Le projet de fusion Comcast /Time Warner présenté devant le Sénat

Date: 05/05/2014

Le 9 avril 2014, le Sénat a tenu sa première audition sur le projet de fusion entre les câbloopérateurs Comcast et Time Warner. La fusion, estimée à 45 milliards de dollars, devra être autorisée par la FCC et le Department of Justice. Cette audition a mis en lumière les principales inquiétudes du Sénat au regard de trois préoccupations: la protection du consommateur, le respect de la liberté d’expression et la neutralité du net. Un risque pour la concurrence ? Le projet de fusion soulève notamment la question de la consolidation du marché des télécommunications. Les deux câbloopérateurs assurent qu’une fusion des deux entités permettrait d’accroître la compétition, notamment face à AT&T et Verizon, voire face à de nouveaux acteurs tels que Google Fiber. Les représentants de Comcast et Time Warner ont appuyé leur argumentation sur leur objectif commun de développer de meilleurs services et des débits supérieurs grâce à des économies d’échelles. Les membres du Sénat auditionnés ont manifesté leur scepticisme. Le sénateur démocrate Al-Franken (D-Minn) a pointé le risque lié à la taille de la nouvelle entité. Elle serait si grande qu’elle pourrait contrôler à la fois le marché du câble et de la fourniture d’accès à Internet. Time Warner et Comcast ne se concurrencent sur aucun marché localement. L’entité issue de leur fusion disposerait d’un tiers des parts de marchés pour la fourniture de télévision par câble et 35 à 40% des parts de marché pour la fourniture d’accès à Internet. Pour le sénateur républicain Mike Lee (R-Utah) le marché du câble ne présente pas le même degré de concurrence (« robust competition ») qu’offrent les autres marchés. A ce titre, la fusion pourrait consolider le marché plus qu’elle ne semble promouvoir une réelle compétition entre opérateurs. Un risque pour la liberté d’expression Le sénateur Lee s’est inquiété également des rapports entre l’entité issue de la fusion et les Démocrates dans le système de financement de la vie politique aux Etats Unis. Selon la Sunlight Foundation, les deux entreprises auraient dépensé 143,5 millions de dollars en lobbying auprès du Congrès depuis 1989. Elles auraient contribué à hauteur de plus de 500 000 dollars aux campagnes présidentielles de Barack Obama. En outre, Comcast possède le groupe de média et télévision NBC Universal ; le sénateur républicain a évoqué la possibilité, en cas de fusion Comcast/Time Warner, qu’une entreprise de cette taille puisse influencer le débat politique par le choix des programmes qu’elle diffuserait au sein de près d’un tiers des foyers américains. Neutralité du net Enfin, la neutralité du net a également été évoquée par les sénateurs. Patrick Leahy (D-Vt) a rappelé les prises de position de Comcast lors de son acquisition de NBC Universal en 2011. Comcast s’était alors engagée à respecter le principe de neutralité du net sur son réseau en ne privilégiant aucun contenu, condition sine qua non à l’autorisation de rachat accordée par le régulateur. Selon P. Leahy, ces engagements devraient être étendus à l’entreprise fusionnée et constituer ainsi un seuil minimum de protection du principe.

Guilhem Fenieys

Service Economique Régional de l’Ambassade de France à Washington

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Facebook acquiert Oculus VR pour 2 milliards de dollars

Date: 15/04/2014

Quelques semaines après le rachat de Whatsapp, Facebook a annoncé l’acquisition d’Oculus VR pour la somme de 2 milliards de dollars. La start-up Oculus VR développe un casque (Oculus Rift) permettant une expérience d’immersion en réalité augmentée. Cette nouvelle acquisition illustre la stratégie à long terme de Facebook notamment sur le marché des jeux vidéo et de la réalité virtuelle. Facebook anticipe la prochaine révolution du jeu vidéo Facebook ne figure pas parmi les leaders du jeu vidéo mobile. Les magasins d’applications sont aujourd’hui détenus par Google et Apple. Facebook ne représente que l’application « sociale » de la plupart de ces jeux sur mobile : le réseau social permet par exemple aux joueurs de s’identifier et de partager leurs scores. Néanmoins, le rachat d’Oculus permet à Facebook d’investir sur la « réalité virtuelle » avant les autres géants de l’Internet. Après l’annonce de cette acquisition, Mark Zuckerberg confiait qu’Oculus avait le potentiel pour devenir la plateforme « la plus sociale au monde » et qu’il espérait faire de la réalité virtuelle une application d’utilité quotidienne des utilisateurs de réseaux sociaux. Plusieurs applications pourraient être développées dans les domaines de la télémédecine, de l’éducation ou même du e-commerce. L’« equity based crowdfunding » en question En 2012, l’« Oculus Rift Project » – premier prototype d’Oculus VR- avait levé 2,4 millions de dollars via la plateforme de financement participatif Kickstarter. Aujourd’hui, plusieurs des contributeurs s’estiment lésés d’avoir financé un projet qui in fine pourrait profiter à Facebook, sans contrepartie financière. Dans l’objectif de développer les startups, le Jumpstart Our Business Startups Act (ou JOBS Act) de 2012 prévoit d’autoriser le recours à l’ «equity crowdfunding», permettant aux startups de lever jusqu’à 1 million de dollars sur 12 mois auprès d’internautes, et ce, en échange d’actions. Le SEC finalise actuellement le cadre règlementaire encadrant ce type de pratique.

Guilhem Fenieys Service Economique Régional de l’Ambassade de France à Washington

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Apple et Comcast pourraient mettre en place un nouveau service de streaming vidéo

Date: 15/04/2014

Le Wall Street Journal (WSJ) révélait lundi 24 mars les négociations entamées entre le câbloopérateur Comcast et Apple afin de proposer un service de streaming vidéo. Le service utiliserait une version mise à jour de l’Apple TV – reprenant le modèle des « box » des fournisseurs d’accès à Internet – et bénéficierait du réseau de Comcast. Un rapprochement entre fournisseurs de services et opérateurs de télécommunications Cet accord pourrait constituer une nouvelle forme d’intégration des fournisseurs de services sur la chaîne de valeur du numérique. En l’espèce, Apple souhaite offrir en streaming des programmes TV en direct, un service de vidéo à la demande, des applications ou encore des jeux par le biais de sa « box ». Toutefois, pour que la qualité de service soit optimale, ce type d’application requiert un niveau suffisant de bande passante. C’est pourquoi Apple pourrait bénéficier d’un « pipe » unique par lequel Comcast acheminerait ses contenus jusqu’à l’utilisateur – sur le « last mile » dernière portion du réseau reliant l’utilisateur final – en échange d’une contrepartie financière. Cet accès à une forme de canal privilégié sur la bande passante de Comcast garantirait le bon acheminement du service et des contenus, évitant la congestion. La neutralité du net questionnée Selon la presse, ce canal privilégié distinguerait l’accord Apple/Comcast de l’accord Comcast /Netflix annoncé il y a quelques semaines. Ce dernier permettra à Netflix d’acheminer ses contenus sur le réseau de Comcast. L’acheminement de contenus Apple via un canal privilégié tout en assurant une qualité de service optimale pour les utilisateurs, permettrait le respect des engagements pris par le câbloopérateur en termes de neutralité du net. En 2011, lors du rachat de NBC Universal par Comcast, la (Federal Communications Commission, (FCC) avait imposé à ce dernier de ne pas « discriminer » de manière déraisonnable les flux des fournisseurs de services. En disposant d’un tuyau dédié, les contenus d’Apple ne seraient pas priorisés au sens de cette règle. Le respect de cet accord apparaît d’autant plus important que la FCC et le Department of Justice se prononceront bientôt sur le projet de fusion entre Comcast et Time Warner. Un concurrent sérieux pour Netflix ? L’arrivée d’Apple sur le marché du streaming vidéo pourrait remettre en cause la prééminence de Netflix. La capacité de trésorerie du géant Apple pourrait par exemple lui permettre d’acquérir l’exclusivité de certains programmes. Pour Comcast, il s’agirait d’une opportunité de s’installer de manière durable sur le marché du streaming vidéo. L’opérateur pourrait conserver une partie de la clientèle qui délaisse actuellement les modèles de TV payante pour les plateformes de vidéo à la demande – 15,5 millions d’Apple TV ont été vendues depuis 2012. Depuis l’annonce des négociations entre Comcast et Apple, le titre Netflix a perdu près de 16% de sa valeur, dont 10% dès le lendemain des révélations du WSJ.

Guilhem Fenieys Service Economique Régional de l’Ambassade de France à Washington

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Vimeo, le nouveau repère des chercheurs de talents

Date: 08/04/2014

A l’heure où les différences entre festivals en ligne et festivals physiques s’estompent, l’industrie cinématographique, toujours à la recherche de nouveaux talents, se prend d’intérêt  pour les recommandations du personnel de Vimeo (« Staff Picks »). Au même titre que Cannes ou Sundance, Vimeo est aujourd’hui devenu le nouveau repère des chercheurs de talents. Le monde du cinéma indépendant se réunit autour de Vimeo en 2007 lorsque le groupe lance le premier lecteur multimédia haute définition, quelques mois seulement avant le lancement des premiers Reflex numériques HD. Par la suite, la Haute Définition devient la norme sur Internet mais Vimeo reste la plateforme d’hébergement préférée des réalisateurs. Pour cause, le site propose une méthode de compression des fichiers HD inégalée tout en restant exempt de publicités et de fenêtres pop-ups. « Nous croyons au caractère sacré de l’image. Nous offrons aux réalisateurs le meilleur public possible ainsi qu’une expérience visuelle optimale » explique Jeremy Boxer, Directeur artistique de Vimeo, au Hollywood Reporter. En 2008, Vimeo instaure les Staff Picks, une sélection des coups de cœur des salariés de l’entreprise. Cette initiative permet de mettre en évidence quelques-unes des meilleures œuvres présentes sur le site. Fort de sa popularité croissante, la société compte aujourd’hui quatre curators (programmateurs) à plein-temps et choisit cinq vidéos par jour. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard que le logo des Staff Picks soit un laurier comme dans de nombreux festivals de films. « Auparavant, un réalisateur ne pouvait compter que sur les festivals pour attirer l’attention des studios. Il lui fallait réunir les bonnes personnes dans une salle de 150 places. De nos jours, une œuvre peut atteindre 90,000 vues en un weekend tout en atteignant les bonnes personnes. Une majorité des agents d’Hollywood et des boîtes de production suivent attentivement nos Staff Picks pour ne rien manquer de notre site. » affirme Jeremy Boxer. Désormais, la plupart des festivals acceptent des films déjà diffusés en ligne et la visibilité des Staff Picks s’en trouve renforcée. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : cette année, parmi les sélections du personnel de Vimeo, on compte une nomination pour les Goyas (Lucas), une nomination pour les Oscars (Feral) et une victoire au BAFTA dans la catégorie meilleur court métrage (Room 8). Une meilleure visibilité suscite des collaborations et génère de nouveaux contacts, comme l’explique le scénariste/réalisateur Saman Kesh au Hollywood Reporter: « J’ai lancé mon compte Vimeo à l’été 2009 simplement car j’appréciais l’interface et leur méthode de compression des fichiers HD qui dépasse de loin celle de Youtube. J’étais loin de me douter que, deux mois plus tard, mon premier travail serait sélectionné par l’équipe du site et gagnerait le soutien de la communauté Vimeo. » Fort du succès de sa première réalisation, Cinnamon Chasers – Luv Deluxe, Saman Kesh  a vu de nombreuses portes s’ouvrir. Les collaborations s’enchainent - comme celle avec Calvin Harris - et l’artiste a obtenu le financement de son premier long métrage par un grand studio américain. « Nous vivons dans un monde où des vidéos d’animaux comptent plusieurs millions de vues sur Youtube. Ce qui nous importe n’est pas autant la quantité mais la qualité des vidéos que nous proposons », précise le directeur artistique de la société. « Les internautes sont à la recherche d’œuvres originales et créatives. Chez Vimeo, la créativité devient virale. » How Vimeo’s Staff Picks Became the Next Great Talent Finder, The Hollywood Reporter, 19 mars 2014

Adapté de l’anglais par Romain Rancurel.

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BUF a 30 ans … et étend son activité!

Date: 08/04/2014

L’entreprise souhaite diversifier ses revenus Forte d’un bilan de plus de 80 longs métrages et 1000 publicités, la BUF Compagnie a décidé de diversifier ses sources de revenus et de créer des partenariats à long-terme en se positionnant non plus comme une simple société d’effets spéciaux reconnue mondialement mais aussi comme un coproducteur. Le glissement s’opère dès 2007. La société française produit cette année là Même les pigeons vont au paradis, qui remporte une nomination aux Oscars, et lance sa société de production, Angele & Fine Productions, producteur exécutif de projets internationaux bénéficiant du Crédit d'Impôt International en France (C2I ou TRIP). Depuis, la société a pris en charge la production de films comme Thor, The Grandmaster ou encore Odd Thomas. L’entreprise est basée à Paris et Los Angeles, où elle possède deux filiales : Angele Productions pour les tournages et Fine Productions pour tout ce qui concerne l’animation. En 2012, Buf ouvre deux nouvelles branches en Belgique et au Canada. Le premier projet pris en charge par leur bureau bruxellois fut la comédie-dramatique de Nicolas Bary, Au Bonheur des Ogres, sortie en France en Octobre dernier. Au-delà des co-productions, BUF s’essaye au transmedia avec le projet de Yann Ulrich, HY Opera, réunissant pas moins de 12 médias différents (films, séries TV, jeux vidéos, roman graphique, matchs en direct…) et présenté dans 24 pays et 55 villes entre 2016 et 2022. Selon sa Directrice Générale India Osborne, BUF prépare également un projet cinématographique ambitieux avec Lloyd Levin et Wayne Barlowe. Enfin, pour continuer à diversifier ses sources de revenus, BUF se prépare à lancer son logiciel propriétaire d’effets spéciaux numériques à destination des universités et des jeunes réalisateurs. Selon son fondateur, Pierre Buffin, la société veut mettre un accent tout particulier sur les pays émergents: « Depuis des années, nous sommes les ambassadeurs de cette technologie. Aujourd’hui, nous voulons fournir notre logiciel aux jeunes artistes à travers le monde afin de propulser les effets spéciaux dans de nouvelles directions surprenantes. » BUF  -  Trois décennies d’émerveillement: 1984 : Pierre Buffin rejoint Henri Seydoux (fils de Jérôme, propriétaire du groupe Pathé et père de Léa). Ensemble ils créent la société BSCA (Buffin Seydoux Computer Animation) avec pour but le développement d'un outil complet de création 3D. 1989 : Départ d'Henri Seydoux, BSCA devient BUF Compagnie. Production du court métrage d'animation, Computer Home (6 min, entièrement en 3D). 1994: Séquence du film de Jean-Pierre Jeunet’s “La Cité des Enfants Perdus” réalisée avec une version préliminaire de logiciel graphique. 1996: Michel Gondry réalise le clip Like a Rolling Stone dans lequel il utilise la technologie Bullet Time (effet visuel donnant l'illusion de se déplacer librement autour d'une action figée ou ralentie à l'extrême). 2003: Les frères Wachowski ont également utilisé massivement la technologie Bullet Time pour “The Matrix Reloaded” and “The Matrix Revolutions”. 2006: BUF Compagnie réalise son premier long métrage avec le film de Luc Besson “Arthur et les Minimoys”. 2007: Nomination aux Oscars pour le court métrage de Samuel Tourneux « Même les pigeons vont au paradis ». Lancement de la société de production, Angele & Fine Productions. 2011: Production du rendu 3D pour le film de Kenneth Branagh “Thor.” 2012: Le film en 3D d’Alain Chabat “A la poursuite du Marsupilami” utilise la technologie BUF. Ouverture des filiales belge et canadienne. 2013: BUF se charge des effets visuels sur “The Grandmaster » de Wong Kar Wai et sur “Nymphomaniac: Volume I.” de Lars von Trier. Buf at 30: Visual Effects Magicians Turn to Conjuring Content, Variety, 19 mars 2014

Adapté de l’anglais par Romain Rancurel

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Succès de l’opération « French Tech » à South by Southwest (mars 2014), Austin, Texas

Date: 08/04/2014

Cette année, pour la première fois, la France a fait une entrée remarquée au SxSW sous la bannière de la « French Tech » à travers deux lieux emblématiques, le French Tech Club et le French Tech Pavillon. Evénement primordial de l’industrie musicale, cinématographique et numérique et lieu de convergence unique des acteurs du secteur, South by Southwest regroupe trois festivals sur 10 jours. Qualifié par la presse de « messe mondiale des geeks », SxSW Interactive est le rendez-vous annuel des entrepreneurs et des visionnaires de l’internet et du numérique. Un vaste programme de conférences, tables rondes, ateliers et rencontres entre des professionnels et des experts de très haut niveau est proposé durant cinq jours. SxSW est ainsi devenu un lieu incontournable aux Etats-Unis pour les professionnels de l’Interactivité au sens large. - Le plus grand festival de musique des Etats-Unis, créé en 1987, qui voit se succéder plus de 2.300 artistes venus de 55 pays, sur une centaine de scènes, en présence d’environ 15.000 professionnels du secteur musical venus du monde entier. 57 000 personnes ont assisté aux concerts (chiffres correspondants à l’édition 2013). - SXSW Music et Film 12- 16 Mars : Un festival de cinéma indépendant, avec 233 films montrés (dont 110 courts) dans 4 catégories (long métrage, court métrage, documentaire et vidéo clips) dont 78 premières mondiales, 13 premières nord-américaines et 9 US premières. Le festival du film avait reçu 75 000 visiteurs en 2013. - SXSW Interactive 7-12 Mars : ce volet dédié au numérique a été créé en 1995 et connaît un succès grandissant. Sa fréquentation est en plein essor, passant de 6.000 participants en 2007 à plus de 30.620 en 2013. Les participants aux conférences sont venus de 58 pays (chiffres de l’édition 2013). C’est ce volet qui a donné lieu au projet « French Tech » à Austin en 2014. L’événement, avant tout américain (10% de participants internationaux en 2011, 12% en 2012), s’est considérablement internationalisé en 2014 (74 pays, soit un bond de +35%). Pour l’édition 2014, renforcer et structurer la présence française constituait une priorité. C’est pourquoi trois projets coordonnés ont permis de déployer la présence des start-ups et créateurs de contenus culturels français et de renforcer significativement la présence de l’industrie musicale et numérique de notre pays. Un groupe de travail regroupait plusieurs acteurs publics et privés : représentants de Cap Digital et  d’Ubifrance, du collectif « Bonjour SxSW » (initiative de AF83, Cookening et Sounderbox et soutenue par des associations telles que le Réseau des Cantines, Silicon Sentier, Atlantic2.0 et France Digitale), responsables d’Austin Angers Music ainsi que, pour les Etats-Unis : représentants de l’AFII  et du réseau culturel français (Services culturels de New York et Houston, Bureau Export). Jean-Baptiste Soufron (Conseil National du Numérique) et Stéphane Distinguin (Fabernovel/ Silicon Sentier/Cap Digital) ont accompagné les travaux du groupe. Ce groupe avait pour mission de rassembler les financements nécessaires au projet en faisant appel aux bailleurs publics et privés, de coordonner les offres respectives et d’organiser la venue de délégations françaises sous les aspects logistiques, événementiels et business, et de créer, sur une période de 6 jours, les conditions propices au développement des relations d’affaires de ces acteurs : actions de communication, organisation d’événements au sein d’un espace privatisé « French Tech Club ». Le projet conçu par le groupe était composé de trois parties : Pour la première fois, UBIFRANCE a organisé un « French Tech Pavillon » sur la convention  officielle (9 - 12 mars). Une délégation de  10 start-up, sélectionnées par un jury issu de l’écosystème du numérique pour leur créativité et le caractère pionnier de leurs innovations – Azendoo, Bobler, Djehouti, Evergig, Intuilab, Meludia (interview), Openclassrooms, Sounderbox, Whyd et Wiseband – a présenté ses produits et applications auprès des professionnels américains et internationaux. Cette initiative s’inscrivait dans le cadre de la politique faisant de la famille « Mieux communiquer » l’une des priorités de la France à l’export. « BonjourSXSW » a mis en place le « French Tech Club » au sein d’un lieu privatisé du 9 au 11 mars qui a accueilli rendez-vous d’affaires, showrooms, concerts et autres événements. Le club, à la fois point de ralliement de la communauté française et lieu de rencontre avec les professionnels américains et autres, a reçu 2.000 personnes en trois jours. Les Services Culturels de l’Ambassade ont conduit une délégation de professionnels français, sélectionnés avec l’appui de Cap Digital, agissant dans le domaine de la production de contenu culturel numérique et transmedia : Ex Nihilo (interview), Small Bang, Honkytonk (interview), Lumento Films, Darjeeling. Ils ont organisé également deux évènements en partenariat avec Ubifrance et l’AFII pour faciliter les rencontres entre les entrepreneurs français et les acteurs internationaux du numérique : -       un « brunch », dont le « guest speaker » était Kerry Trainor (PDG de Vimeo - interview) et les invités d’honneur Morgan Bouchet (‎VP Transmedia & Social Media, Orange), Michel Reilhac (producteur transmedia - interview), Patrick Holzman (Directeur de CanalPlay/Canal+) a attiré près de 270 professionnels (85% américains, dont des responsables de Google, Facebook, Orange, Canal+ et des figures importantes de la communauté américaine du numérique) ; -       un concert organisé par le Bureau Export (Heymoonshaker, Lys, Lo’Jo, La Femme, Superpoze), pour lequel s’étaient préinscrites 9.000 personnes ; Les services culturels ont par ailleurs été accompagnés par Canal+, représenté par Fabienne Fourquet et Patrick Holzman. Canal+ a présenté au public américain l’initiative CanalStart (accélérateur pour start-ups de contenus audiovisuels) à la fois sur le salon officiel et au French Tech Club, et d’Air France (le lauréat d’un concours photo sur Twitter gagnant un voyage en France afin de découvrir la communauté du numérique). L’initiative globale a été labellisée « French Tech » et a bénéficié d’un soutien décisif des partenaires publics : Ministère du redressement productif, Institut français, INPI, AFII, La Fonderie /Région Ile de France, Austin Angers Music/ Région des Pays de la Loire et Services culturels de l’Ambassade de France.     Le bilan est unanimement positif. Le positionnement français autour de la dimension numérique/interactive de SxSW était particulièrement judicieux : il a permis de conférer une identité forte à la présence française ; La plupart des start-ups françaises invitées par le service culturel ou sélectionnées par Ubifrance déclarent avoir noué de précieux contacts, permis par la double plateforme du French Tech Pavilion et du French Tech Club et la bannière commune du label « French Tech » ; Les initiatives ont joué un effet d’entrainement quant à la participation de la communauté numérique française : une centaine de participants a été enregistrée pour l’édition 2014, chiffre en nette augmentation ; La participation française a été très remarquée des professionnels américains, comme des organisateurs de SxSW, qui se sont rapprochés des Services Culturels de l’Ambassade de France à New York afin de commencer à préparer l’édition 2015. Amplifiée par un communiqué conjoint comportant les citations de trois ministres, l’initiative a trouvé un fort écho médiatique en France et aux Etats-Unis: sites ou blogs spécialisés et prescripteurs (Talking New media, Streams.wsj.com, Economicdevelopmementhq, Shots.net, Rude Baguette, L’Usine Digitale, Journal du Net, Frenchweb.fr, Petit Web, Lemoci, Pubard.com, Digitalnews.fr, Ubergizmo, Adage.com, Stimulantonline.ca, socialfresh.com, boursorama.com, hypebot.com, brooklynvegan.com, thedeenveregotist.com, creativefeed.net et de nombreux autres), quotidiens (le Monde, Le Figaro, Les Echos, 20 Minutes), hebdomadaires (L’Express, L’Expansion, Le Nouvel Observateur …), chaines télévisées (interview de Thomas Michelon, conseiller culturel adjoint, sur BFMTV, Canal+) ont abondamment répercuté les initiatives françaises, en soulignant l’effort de cohésion. Le recours par les services culturels à trois agences de presse américaines spécialisées sur la technologie et le numérique, l’apport de l’agence BETC (auteure d’une campagne virale volontairement décalée), la couverture de l’événement par le Groupe Canal+, Radio France, Le Mouv, et Ubergizmo ont été à ce titre extrêmement précieux. L’édition 2015 verra une nette montée en puissance de la participation française : élargissement des acteurs impliqués dans l’organisation (notamment les entreprises ou réseaux du numériques français), accroissement des délégations de start-ups et de producteurs de contenus, ouverture vers les start-ups technologiques, accompagnement plus poussé des entreprises invitées, valorisation des produits high-tech français, présence accrue des professionnels français au sein des panels officiels de South by Southwest, recherche de sponsors privés. Plus d’info : French Start-ups at SXSW 2014 A Taste of French Tech at SXSW Start (Up) in Austin, Land in Paris… Air France Giveaway The Start of Something Great: Canal Start and Cinemacity at SXSW Au Revoir Austin: A Successful First SXSW for France French Tech Club

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Appel à projets 2014 des Cross Video Days : les CVD développent leurs partenariats des deux côtés de l’Atlantique avec le Marché du Film à Cannes, Sunny Side of the Doc et Le Tribeca Film Institute.

Date: 20/03/2014

Producteurs et créateurs de programmes cross-média, venez pitcher vos projets innovants à des « commissioners » internationaux au Marché du Film à Cannes (17 mai), aux Cross Video Days (18-19 juin) et à Sunny Side of the Docs (23-26 juin). Avec plus de 900 participants en 2013, les Cross Video Days s’affirment comme un événement majeur de l’industrie audiovisuelle en Europe, en réunissant tous les acteurs de la chaîne de valeurs : auteurs, producteurs, TV, plateformes  digitales, organismes de financement, agences de communication, marques et start-ups les plus innovantes de l’industrie crossmedia. En 2013, 350 projets ont été soumis, 42 projets sélectionnés, 20 projets pitchés en public et 400 rendez-vous organisés avec les 42 « commissioners » présents, dont Youtube, Channel 4, Arte, France Télévisions, BBC, TF1, TVE, Shine, … L’appel à projets des Cross Video Days permet aux producteurs et créateurs de présenter leurs projets multi-plateformes à des « commissioners » européens et, pour la première fois en 2014, nord- américains. Ainsi, POV/PBS et le Tribeca Film Institute ont d’ores et déjà confirmé leur participation aux CVD 2014. En 2014, des partenariats ont été lancés avec deux événements renommés à l’international : le Marché du Film de Cannes et Sunny Side of the Doc afin de multiplier les opportunités  pour les projets sélectionnés d’être vus, financés, co-produits et distribués à l’international. L’appel à projets est ouvert jusqu’au 15 avril : http://www.crossvideodays.com/fr/2014/appel-a-projets/14.html   Inscription gratuite en ligne par catégorie :   - « Cinéma et Transmédia », en partenariat avec le Marché du Film de Cannes. Cet appel s’adresse à des projets de longs métrages destinés à une diffusion en salle, qui auront imaginé un dispositif transmédia créatif et innovant. Les projets sélectionnés dans ce cadre seront pitchés à Cannes pendant le Festival le 17 Mai, sur le Pavillon NEXT, « le rendez vous incontournable du cinéma à venir » et lors des Cross Video Days le19 Juin. - « Projets documentaires Interactifs », en partenariat avec Sunny Side of the Doc. Pour cet appel à projets, sont éligibles toutes les formes de narration numériques incluant les applications, jeux vidéo, webdocs, plateformes développant un contenu documentaire. Grâce à cette unique candidature, les producteurs bénéficieront de deux opportunités pour pitcher leurs projets lors des deux marchés de référence : Cross Video Days, 19 et 20 juin à Paris et Sunny Side of the Doc, du 23 au 26 juin à La Rochelle. - « Web-séries et web-fictions » s’adresse à la fois à des web-séries dont une première saison ou quelques épisodes ont déjà été produits et qui ont trouvé leur public, mais aussi à des projets en développement. - « Programmes de flux cross-média » s’adresse à des concepts d’émission originaux et interactifs, qui feront clairement appel à l’innovation narrative. Les projets pourront être destinés en premier écran à la télévision, mais pas uniquement. Les porteurs de projets auront diverses opportunités, grâce aux nombreuses chaînes européennes présentes aux Cross Video Days en 2014. - « Education, animation & jeunesse » en partenariat avec KNIGHTWORKS s’adresse à tous les projets qui font appel à l’intelligence pour utiliser au  mieux les nouvelles plateformes afin d’éduquer, enseigner et divertir. Comme tous les ans, les projets d’animation seront considérés avec attention. Tous les autres projets, les plus créatifs, les plus expérimentaux, les plus inclassables parce qu’innovants et originaux sont également les bienvenus pour enrichir la sélection des Cross Video Days 2014.   De nombreux avantages pour la cinquantaine de projets sélectionnés : - des rendez-vous « one-to-one » avec plus de 50 « commissioners » présents à l’événement tels que France Télévisions, Arte, TF1, Canal +, M6, TV5 Monde, YouTube, Radio France, Endemol, YLE, Channel 4, BBC, Tribeca Film Institute, POV/PBS.., - la possibilité pour les 20 meilleurs projets de pitcher en public et en streaming live sur le web, - un accès gratuit pendant 2 jours à l’ensemble de l’événement : conférences, sessions de pitch, workshops, keynotes, marché de contenus, IT Market et Salon. Enfin, KNIGHTWORKS, studio de création et de post-production spécialisé dans l’animation et les effets spéciaux numériques, offrira une bourse de 10.000€ à l’un des 50 projets sélectionnés au Content Market, toutes catégories confondues. Cette bourse sera remise sous forme d’apport en industrie pour la post-production ou la création d’effets spéciaux numériques. Les porteurs de projets non sélectionnés bénéficieront d’une réduction de 60% sur l’accréditation pour assister aux Cross Video Days, les 19 & 20 Juin à Paris. Autre nouveauté 2014, des stands collectifs pour les porteurs de projets Les Cross Video Days proposeront pour la première fois des stands ombrelles, qui inviteront les producteurs et créateurs à présenter au public et aux « commissioners » leurs projets et leurs créations. Ces stands collectifs seront formés par des commissions du film, des associations professionnelles, des clusters mais aussi des regroupements de producteurs et d’auteurs qui voudraient bénéficier de cette visibilité au travers d’un stand et du e-Catalogue diffusé en ligne.   Les temps forts des Cross Video Days 2014 - Un cycle de conférences et de workshops sera à nouveau proposé cette année pour permettre de découvrir et comprendre les tendances digitales du marché audiovisuel. - L’IT Market, lancé avec succès en 2013, regroupera à nouveau cette année une dizaine de start-ups, qui présenteront leurs solutions à des investisseurs de référence (Jaïna Capital, Partech, Alven Capital, New Fund, …) et aux participants. - Le Salon proposera pour la première fois à des sociétés de présenter via des stands et des workshops leur offre de services dans le domaine du cross-média, à destination des producteurs, des chaînes, des marques, … Plus d’infos : www.crossvideodays.com Facebook: https://www.facebook.com/CrossVideoDays Twitter: @crossvideodays

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Appel à projets 2014 du New Media Fund du Tribeca Film Institute.

Date: 20/03/2014

Le Fonds Nouveaux Medias du Tribeca Film Institute à New York a pour vocation de soutenir les projets audiovisuels multiplateformes dont le contenu se déploie au-delà des écrans traditionnels, sur différents supports, du jeu vidéo, à l’application mobile en passant par les réseaux sociaux et les sites interactifs. Le Tribeca Film Institute recherche des projets documentaires (« non fiction ») sur des thèmes sociaux. Ces projets doivent être capables de mobiliser le public autour de sujets liés à la justice sociale et l’égalité à travers le monde d’aujourd’hui. Quatre à huit projets « non-fiction » seront sélectionnés et recevront chacun une bourse de 50 000 à 100 000 dollars. Les producteurs  du  monde entier peuvent candidater. La deadline pour s’inscrire est le 5 mai 2014. Plus d’info : https://tribecafilminstitute.org/pages/new_media_about

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L’accord entre Netflix et Comcast : une remise en cause de la neutralité du Net ?

Date: 27/02/2014

Le 23 février, Netflix a annoncé dans un bref communiqué un accord avec Comcast pour permettre à ses abonnés de bénéficier d’une meilleure qualité de streaming. Ces derniers mois cette qualité était inconstante – sutout pour les abonnés de Comcast ou Verizon. Netflix a bien tenté de pousser Comcast à augmenter le débit de la bande passante, mais la société a refusé de prendre à sa charge les coûts liés à une augmentation du traffic dont les sites de streaming et en particulier Netflix sont responsables. Depuis octobre 2013, le débit moyen pour les abonnés de Comcast a parfois chuté de 27% aux heures de pointe. Netflix n’a pas eu d’autres solutions que de céder. Comcast a confirmé que l’accord était bénéfique aux deux parties, mais pour l’instant les termes précis de cet accord n’ont pas encore été dévoilés – d’ailleurs si tous les analystes s’accordent pour dire qu’il s’agit d’un accord financier, le communiqué de presse n’évoque pas ce point. Le communiqué  a annoncé l’accord dans les termes suivants : « Comcast Corporation (Nasdaq: CMCSA, CMCSK) et Netflix, Inc. (Nasdaq: NFLX) ont annoncé aujourd’hui un accord d’interconnexion bénéfique aux deux parties. Il permettra aux consommateurs Internet de Comcast de bénéficier d’une excellente qualité de streaming quand ils regarderont Netflix. En coopérant depuis plusieurs mois, les deux sociétés ont établi un lien plus direct entre Netflix et Comcast qui permet d’ores et déjà d’offrir un meilleure qualité de service aux abonnés, et qui prévoit aussi la potentielle croissance du traffic de Netflix. Dans le cadre de cet accord pluriannuel dont le termes ne sont pas divulgués, Netflix ne bénéficie pas d’un traitement de faveur. » C’est un accord d’ « interconnexion », sans « traitement de faveur». Cela semble donc correspondre à une forme de compensation liée au volume de bande passante nécessaire pour le traffic généré par Netflix. Annoncé comme tel, cet accord ne remet pas en cause la neutralité du Net – il n’y pas de « traffic discrimination ». Mais dans les faits, la différence n’est pas bien grande aux dirsx des principaux analystes. En outre, il possible que cet accord crée un précédent et mette Netflix dans l’obligation de payer d’autres FAI pour avoir la même qualité de streaming – de même que les FAI pourraient demander une compensation financière aux autres founisseurs de contenus. Cet accord a été annoncé à peine 10 jours après l’annonce du potentiel rachat par Comcast de Time Warner pour environ 45 milliard de Dollars. Netflix paying Comcast to stream its content smoothly, Venturebeat, 23/20/2014 Comcast’s deal with Netflix makes network neutrality obsolete, Washington Post, 23/02/2014

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