Paysage Audiovisuel

Le Congrès débat des recommandations de la FTC pour protéger les enfants sur internet

Date: 17/10/2011

Une commission de la Chambre des Représentants a examiné, le 5 octobre, les propositions de la Federal Trade Commission (FTC) pour mettre à jour le Children’s Online Private Protection Act (COPPA), voté en 1998. La Commission des Affaires, de l’Industrie et du Commerce entend mettre à jour le texte afin d’imposer aux entreprises d’obtenir l’autorisation parentale de collecter des informations sur des enfants de moins de treize ans. Né avant l’explosion des terminaux mobiles, des réseaux sociaux et des consoles de jeu connectées à internet, le COPPA Act ne répond pas aux défis posés par ces nouvelles possibilités techniques. Le problème est d’autant plus sensible qu’entre 2004 et 2009, le temps moyen que les enfants consacrent à internet est passé de sept à 11 heures par semaine. Les recommandations de la FTC imposent aux entreprises de recueillir une autorisation parentale pour encadrer un certain nombre de pratiques : - l’usage de la géolocalisation, et la collecte des données de localisation d’un enfant - le recours aux cookies et le suivi de la navigation - la collecte de photos ou de vidéos où figure un enfant Les propositions de la FTC permettraient aussi de créer une procédure unifiée pour autoriser la collecte d’information, qui serait la même pour l’ensemble des sites. L’agence n’a pas proposé de changer l’âge en-dessous duquel les mineurs sont protégés par ces dispositions (13 ans). Parmi les projets de loi existants, celui des Représentants Ed Markey (D-MA) et Joe Barton (R-TX) se focalise particulièrement sur l’interdiction du suivi de la navigation des jeunes internautes. Bien que la nécessité de mieux protéger la confidentialité des données des internautes soit largement reconnue au sein des deux grands partis, le vote d’une nouvelle loi n’est pas garanti dans un contexte où le Congrès se consacre principalement à l’économie et au plan du Président Obama sur l’emploi. OVERNIGHT TECH: Energy and Commerce subpanel to review children's privacy law, de Brendan Sasso et Gautham Nagesh, The Hill's Hillicon Valley, 4 octobre 2011 Children’s Internet Privacy comes into Congress’ View, de Cecilia Kang, The Washington Post, 5 octobre 2011

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La FCC annonce son plan pour le développement de l’internet en zones rurales

Date: 17/10/2011

Le Président de la Federal Communications Commission, Julius Genachowski, a annoncé, le 6 octobre, une réforme du fonds de service universel (Universal Service Fund) qui devrait permettre d’étendre la couverture de l’internet haut débit aux régions reculées. Ce programme créé en 1997 servait jusqu’à présent à développer et entretenir le réseau téléphonique fixe sur l’ensemble du territoire américain, conformément à l’objectif de service universel établi en 1913. Les détails de la proposition de réforme ne seront pas connus avant le 27 octobre. Pour M. Genachowski, il est urgent d’adjoindre aux objectifs de l’USF le développement de l’internet, car le haut débit, autrefois considéré comme « un luxe », est devenu « indispensable pour participer à la vie de l’économie et de la société ». Selon la FCC, 18 millions d’Américains vivent dans des régions privées d’accès au haut débit, et la réforme de l’USF prévoit de consacrer 4,5 milliards de dollars pour raccorder ces foyers au haut débit fixe et mobile. M. Genachowski n’a par ailleurs pas hésité à qualifier l’actuel fonds de service universel de « désuet », « injuste » et « propice au gaspillage », prenant l’exemple d’une subvention atteignant 2000 dollars par mois pour relier un unique domicile au réseau téléphonique fixe. Anticipant cette réforme, les opérateurs téléphoniques ont mis en avant leur propre projet, l’America’s Broadband Connectivity (ABC) Plan. Ce dernier éliminerait les dispositions relatives à « l’opérateur de dernier recours », qui créent une obligation de service pour certaines compagnies, et n’a pas été bien accueilli par les associations de consommateurs. Les petits opérateurs s’inquiètent également de ne plus pouvoir faire face à la concurrence des plus grandes compagnies dans les conditions créées par le plan, qui prévoit de réduire certaines subventions. Répondant à ces inquiétudes, Julius Genachowski a fait savoir que le projet de la FCC ne serait pas une copie du plan ABC. Quatorze membres de la Chambre des Représentants, menés par Joe Barton (R-TX) et Marsha Blackburn (R-TN), ont par ailleurs appelé la FCC à mener la réforme dans un esprit de « responsabilité fiscale », en limitant à 4,5 milliards de dollars le montant des subventions destinées aux régions éloignées, en éliminant les subventions dans les endroits déjà couverts par un opérateur non-subventionné et en garantissant que l’octroi de toute subvention soit le fruit d’un processus concurrentiel entre opérateurs. Consumer groups bash industry proposal to reform phone fund, de Brendan Sasso, The Hill's Hillicon Valley, 4 octobre 2011 FCC chairman pushes reform of 'wasteful' and 'unfair' phone subsidy, de Brendan Sasso, The Hill's Hillicon Valley, 6 octobre 2011 OVERNIGHT TECH: FCC pushes USF reform, de Gautham Nagesh, The Hill's Hillicon Valley, 6 octobre 2011 OVERNIGHT TECH: Telecom firms tout benefits of plan to overhaul phone fund, de Brendan Sasso, The Hill's Hillicon Valley, 10 octobre 2011 FCC chief announces plan to move phone subsidy funds to broadband, de Cecilia Kang, The Washington Post, 6 octobre 2011 FCC chief announces plan to move phone subsidy funds to broadband, de Cecilia Kang, The Washington Post, 6 octobre 2011

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182 000 emplois créés grâce à l’économie des applications Facebook

Date: 14/10/2011

Selon l'Université du Maryland, les applications Facebook et celles pour téléphones portables et tablettes ont donné naissance, depuis le lancement de Facebook Plateform en mai 2007, à une nouvelle industrie baptisée économie des applications ou app economy. Cette économie des applications est l'un des rares secteurs de l'économie américaine qui connaît une croissance rapide, rappelle la Smith School of Business de l’Université du Maryland dans une nouvelle étude. Intitulée “L'économie des applications Facebook” ("The Facebook App Economy"), ce rapport établit qu'au moins 182 000 emplois auraient été créés aux Etats-Unis par les entreprises qui développent des applications spécifiquement pour Facebook, réseau social le plus populaire au monde, qui compte plus de 750 millions d'utilisateurs. L'Université du Maryland rapporte également que ce modèle économique a généré 12.19 milliards de dollars en salaires et autres gratifications pour les travailleurs américains. Toutefois, elle souligne qu’il s’agit là d’estimations basses. “Selon des estimations plus hautes, l'économie des applications Facebook aurait créé 235 644 emplois, rapportant 15.71 milliards de dollars à l'économie américaine.” Les entreprises concernées par cette économie ne sont pas seulement celles qui fabriquent des applications de jeux et autres. L'économie des applications inclut également “des entreprises qui fournissent des services aux développeurs d'applications”. L'étude prévoit une croissance de ces entreprises créatrices d'applications. “Nos découvertes confirment que les plateformes de réseaux sociaux ont créé une nouvelle industrie prospère”, explique Il-Horn Hann, co-directeur du Center for Digital Innovation, Technology and Strategy de l'Université de Maryland. “Tant que Facebook et les autres plateformes seront en pleine croissance, nous constaterons des créations d'emplois et des répercussions sur l'économie américaine”.

Visionner ci-dessous la vidéo de Il-Horn Hann revenant sur les détails de l’étude et enregistrée par l’Université du Maryland :

Facebook 'app economy' has created more than 182,000 jobs, study says, de Nathan Olivarez-Giles, Los Angeles Times, 19 Septembre 2011

Alexandra KURKDJIAN

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Publication des règles de neutralité du réseau

Date: 11/10/2011

La Federal Communications Commission (FCC) vient de publier les règles de neutralité du réseau au sein du Federal Register, l’équivalent, aux Etats-Unis, du journal officiel français (Lire la publication en cliquant ici). Les règles de neutralité du réseau, approuvées par la FCC en décembre 2010 par 3 voix contre 2 (Lire l'article Neutralité du réseau : la FCC présente ses nouvelles règles, 18 janvier 2011), ont été publiées le vendredi 23 septembre 2011 et prendront effet le 20 novembre prochain. Ces règles, qui font la différence entre les connexions Internet filaires et l’Internet mobile, s’articulent autour de trois principes centraux : - la transparence : les fournisseurs d’accès Internet filaire et mobile doivent communiquer et être transparents sur leur méthode de gestion des réseaux, le débit de leurs connexions, et les termes des contrats passés avec leurs abonnés ; - l’absence de blocage : les fournisseurs d’accès Internet filaire ne doivent pas bloquer l’accès à un contenu, des applications, des services légaux ni à des appareils autorisés ; - pas de discrimination déraisonnable : les fournisseurs d’accès Internet filaire ne doivent pas faire preuve de discrimination déraisonnable au sein du contenu légal qu’ils transmettent. L’une des questions qui fait toujours débat consiste à savoir si les fournisseurs d’accès Internet sans fil devraient suivre les mêmes règles que les fournisseurs d’accès Internet filaire. Les défenseurs des droits des internautes craignent que, si ce n’est pas le cas, les fournisseurs d’Internet sans fil ne monopolisent les capacités d’innovation en matière de nouveaux services. Les fournisseurs se défendent en avançant que leurs réseaux sont plus congestionnés que les autres et que la concurrence dans leur secteur empêche d’ores et déjà toute pratique déloyale. Les opérateurs de télécommunications Verizon et MetroPCS avaient entamé des poursuites dès le mois de janvier 2011 afin de bloquer les règles de neutralité du réseau, mais celles-ci ont été écartées par les tribunaux qui jugeaient cette démarche précoce : les règles n’avaient pas encore été publiées au Federal Register. Maintenant que c’est chose faite, les opérateurs sont libres de les attaquer en justice ce qu’ils n’ont pas tardé à faire. Quelques jours après la publication des règles, Verizon a relancé ses poursuites contre la FCC, soutenant que la FCC n’avait pas autorité à réguler le secteur de l’Internet. L’association Free Press, qui milite pour la réforme des médias aux Etats-Unis, avait devancé le groupe de télécommunications et poursuit désormais la FCC en arguant que ses règles ne sont pas assez contraignantes vis-à-vis des opérateurs mobiles. En effet, de nombreux partisans de la neutralité du réseau ont reproché à la FCC d’avoir intégré des règles soutenues par Verizon. Au total, près de 4 groupes ont déjà lancé des actions en justice contre la FCC, dont Media Mobilizing Project, Access Humboldt, et Mountain Area Information Network, tous reprochant à la FCC de ne pas être allée assez loin dans la protection des internautes. L’autorité de la FCC sur le secteur du web avait déjà été mise en doute en 2010 par une cour d’appel fédérale de Washington. Celle-ci avait remis en cause la légitimité de la FCC à exiger de la part de Comcast des modifications dans la gestion de son réseau Internet (Lire l'article Revers pour la FCC : Net Neutrality et Broadband Plan en question, 08 avril 2010). Net Neutrality Rules Published, Lawsuits Soon to Follow, de Ryan Singel, Wired, 23 Septembre 2011

Géraldine Durand

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Facebook crée un comité d’action politique

Date: 04/10/2011

Facebook a déclaré, le 26 septembre, son intention de créer un political action committee (PAC), dans le but d’accroitre son influence sur les milieux politiques américains. L’entreprise a été obligée de le reconnaitre après que des observateurs ont rapporté que Facebook avait réservé les noms de domaines fbpac.com et fbpac.us. "Le FB PAC donnera à nos employés un moyen de faire entendre leurs voix dans le processus législatif en soutenant les candidats qui partagent notre objectif de promouvoir l’innovation tout en donnant aux gens le pouvoir de partager et rendre notre monde plus ouvert et connecté", a déclaré un porte parole par email. Facebook a commencé ses actions de lobbying en 2009 en embauchant Adam Conner, un ancien employé du Congrès. Depuis, le réseau social n’a cessé de renforcer ses liens avec le milieu politique, avec l’arrivée dans leur équipe de Sheryl Sanberg et Marvin Levine, deux anciens de la Maison Blanche, en tant que directrice générale déléguée et directeur des affaires publiques mondiales. Enfin, en juin dernier, Joel Kaplan, ancien chef de cabinet adjoint du président George W. Bush, a pris la tête de l’antenne de Facebook à Washington DC. Alors que d’autres géants du secteur de l’informatique comme Google ont clairement affiché leurs affinités envers les Démocrates, Facebook a pris soin de ne froisser aucun parti. Ses efforts de lobbying sont estimés à 550 000 dollars pour l’année 2011, mais ce chiffre devrait rapidement croitre dans l’avenir, en raison des multiples projets de loi concernant la protection de la vie privée, potentiellement très contraignant pour le réseau social. Ces derniers mois, Marc Zuckerberg n’a cessé de défendre l’idée que les utilisateurs de son réseau social désiraient partager davantage d’informations, et que Facebook ne faisait que leur accorder cette possibilité. Facebook raises its game in Washington by forming its own PAC, de Gautham Nagesh, The Hill's Hillicon Valley, 26 septembre 2011

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Le Président de la FCC salue le lancement par Comcast d’une offre d’accès au haut débit à bas prix

Date: 04/10/2011

Le Président de la FCC, Julius Genachowski, a salué le lancement par l’opérateur Comcast d’une offre d’accès au haut débit destinée aux ménages à faibles revenus. "Le programme Internet Essentials va aider un plus grand nombre d’Américains à accéder aux bénéfices du haut débit en matière d’éducation, de santé et d’emploi", a déclaré M. Genachowski, qui a insisté sur le fait que la plupart des entreprises publient désormais leurs offres d’emploi exclusivement en ligne. Ce nouveau forfait, qui n’est disponible qu’aux foyers à faibles revenus avec des enfants scolarisés, comprend l’accès au haut débit pour 9,95 dollars par mois et la possibilité d’acheter un mini ordinateur portable pour 149,99 dollars. Comcast avait accepté de mettre en place une telle offre comme l’une des conditions à l’approbation de sa fusion avec NBC Universal, début 2011. FCC chairman applauds Comcast for low-cost Internet program, de Brendan Sasso, The Hill's Hillicon Valley, 20 septembre 2011

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L’industrie du divertissement et la Chambre de Commerce américaine demandent au Sénat de voter le Protect IP Act, tandis que le Tea Party s’oppose au projet

Date: 04/10/2011

Une coalition de représentants de l’industrie du film et de la télévision a adressé une lettre à l’ensemble des Sénateurs pour les inciter à voter le Protect IP Act, projet de loi contre le piratage en ligne. La Motion Picture Association of America (MPAA), six studios et d’autres représentants de l’industrie présentent le texte comme un moyen "de combattre le vol numérique, de protéger les consommateurs et d’établir un environnement numérique plus sûr permettant aux commerces légitimes de prospérer". Le projet de loi Protect IP Act, promu par le Sénateur Patrick Leahy (D-VT) entend donner au Département de la Justice l’autorité juridique de fermer les sites dédiés au partage d’œuvres sous copyright. Les défenseurs de la liberté d’expression craignent que le texte ne donne au gouvernement des pouvoirs de contrôle trop étendus sur l’internet, et le Sénateur Ron Wyden (D-OR) a promis de recourir au "filibuster" s’il était introduit devant les Sénateurs pour un vote. Par ailleurs, une coalition de 359 entreprises et associations, représentées par la Chambre de Commerce Américaine, a écrit aux membres du Congrès en leur demandant d’adopter des mesures vigoureuses contre le piratage. Si sa lettre ne mentionne pas explicitement le Protect IP Act, la Chambre de Commerce Américaine avait auparavant qualifié son adoption de "nécessité absolue". Les opposants au projet sont néanmoins renforcés par la récente prise de position des « Tea Party Patriots », représentants du mouvement Tea Party, contre le Protect IP Act, qui selon eux rendrait possible la censure de l’internet par le gouvernement. "Disposez-vous de votre propre site internet ? Peut-être le gouvernement le fermera-t-il demain, sans vous adresser le moindre avertissement", prévient la page Facebook du groupe. Les Tea Party Patriots se réfèrent même à l’organisation progressiste Demand Progress, également opposée au Protect IP Act, pour tenter de rassembler progressistes et libertariens contre ce texte. Entertainment industry urges Senate to pass anti-piracy bill, de Brendan Sasso, The Hill's Hillicon Valley, 20 septembre 2011 Chamber leads push for copyright enforcement bill, de Brendan Sasso, The Hill's Hillicon Valley, 22 septembre 2011 OVERNIGHT TECH: Tea Party group slams online copyright bill, de Gautham Nagesh, The Hill's Hillicon Valley, 26 septembre 2011

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Les entrepreneurs de l’industrie high-tech contre le Protect IP Act

Date: 20/09/2011

Plusieurs entrepreneurs de l’industrie high-tech, parmi lesquels les co-fondateurs de Twitter, Foursquare et Linkedin, Evan Williams, Dennis Crowley et Reid Hoffman, ont écrit au Congrès pour exprimer leur opposition au Protect IP Act, approuvé par la Commission Judiciaire du Sénat en mai dernier. Ce projet de loi prévoit de donner au Département de la Justice et aux détenteurs de copyright de nouveaux outils pour lutter contre le piratage, y compris en forçant les intermédiaires (moteurs de recherche, réseaux publicitaires, systèmes de payement) à rompre leurs relations commerciales avec les sites incriminés. Cette solution est très fortement soutenue par les développeurs de logiciels et les professionnels du divertissement, mais le sénateur Ron Wyden (D- OR) a annoncé qu’il bloquerait le vote du texte. Selon lui, ce projet de loi irait à l’encontre de la liberté d’expression et de l’innovation, et serait un fardeau considérable pour les PME de l’industrie high- tech. Les signataires de la lettre au Congrès estiment que la loi existante dite « Digital Millenium Copyright Act », qui place la responsabilité uniquement sur les pirates et non sur les intermédiaires est plus adéquate que le Protect IP Act, qui créerait, selon leurs dires, « des dommages collatéraux » considérables. Tech entrepreneurs oppose online copyright bill, de Gautham Nagesh, The Hill's Hillicon Valley,

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L’American Jobs Act présenté par le Président Obama comprend plusieurs mesures pour libérer des fréquences mobiles et créer un nouveau réseau destiné aux secouristes

Date: 20/09/2011

L’American Jobs Act, présenté par le Président devant le Congrès le 8 septembre, propose de libérer des fréquences pour l’internet mobile par une mise aux enchères, et de créer un réseau à haut débit interopérable dédié à la sécurité publique. Les revenus tirés de cette mise aux enchères, estimés à 28 milliards de dollars, devraient également aider à financer l’extension du très haut débit sans fil à 98 % des Américains. La création d’un nouveau réseau destiné aux secouristes leur garantira des communications fiables, et leur permettra d’échanger des données et des vidéos en temps réel. Ces propositions figuraient déjà dans la « Wireless Initiative » présentée par le Président en janvier dernier. Malgré les efforts du Sénateur Jay Rockefeller (D-WV), le Congrès n’est pas parvenu à voter la création d’un réseau pour les secouristes à temps pour le dixième anniversaire des attentats du 11 septembre 2001. Le Congrès a en effet connu des désaccords quant aux modalités de la création de ce réseau, qui pourrait être bâti avec des fonds publics en utilisant les fréquences dites du « bloc D », ou au contraire mis sur pied par des opérateurs privés après la mise aux enchères des dites fréquences. Les fréquences du « bloc D » sont comprises entre 764-776 Mhz et 794-806 Mhz. L’American Jobs Act prévoit que la construction de ce réseau soit financée par des fonds publics, pour un montant largement couvert par la vente aux enchères de fréquences détenues par les diffuseurs de radio et télévision. D’après la Maison Blanche, cette vente aux enchères rapporterait en effet 28 milliards de dollars, tandis que le coût global pour la création d’un réseau destiné à la sécurité publique et de l’extension du haut débit sans fil est estimé à 10 milliards de dollars. Réagissant à l’annonce de ce plan, le Sénateur Jay Rockefeller (D-WV) s’est déclaré « ravi » que le projet du Président « prévoie des investissements supplémentaires dans l’économie sans fil, ainsi que la création du réseau dont les secouristes ont besoin pour faire leur travail efficacement et en toute sécurité ». La Représentante Anna Eshoo (D-CA), elle-même auteur d’une proposition de loi qui reprend le texte voté par la commission du commerce du Sénat en juin, a exhorté le Congrès à agir « au plus vite et sans hésiter » au moment où le pays marque le dixième anniversaire des attentats du 11 septembre. Dans son rapport, la Commission sur le 11 septembre avait relevé des pannes sur les réseaux utilisés par les pompiers, alors que ces derniers tentaient de venir aux secours des employés pris au piège dans les tours jumelles. Obama jobs bill includes spectrum reforms, de Brendan Sasso, The Hill's Hillicon Valley, 8 septembre 2011 Eshoo repeats call for national public-safety network, de Gautham Nagesh, The Hill's Hillicon Valley, 7 septembre 2011 Rockefeller praises public safety network in Obama jobs bill, de Brendan Sasso, The Hill's Hillicon Valley, 12 septembre 2011

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Applications : comment le secteur de la télévision américaine tente de rentabiliser un marché encore naissant

Date: 13/09/2011

Selon le groupe d’analyse Forrester Research, 26 millions d’Américains possèderont une tablette numérique d’ici la fin de l’année 2011 et, selon SNL Kagan, 122,2 millions auront un smartphone. Pour le groupe de recherche en nouvelles technologies Gartner, 17,7 milliards d’applications auront été téléchargées dans le monde d’ici le début de l’année 2012, soit plus du double du chiffre pour 2010. D’ici 2015, le groupe prédit que 185 milliards de téléchargements auront été effectués, ce qui fait une moyenne de 26 applications pour chacun des 7 milliards d’habitants de la planète. Les chiffres sont importants, mais ils ne reflètent pas le chiffre d’affaires généré par le marché des applications. Selon le cabinet d’analyse Yankee Group, le marché américain des applications n’a généré qu’1,6 milliard de dollars de chiffre d’affaires en 2010, un chiffre qui devrait atteindre 11 milliards de dollars en 2014. Mais selon SNL Kagan, le secteur de la télévision aux Etats-Unis ne devrait toucher qu’une faible partie de ces revenus. Le montant des recettes publicitaires généré par ces applications reste en effet limité. PricewaterhouseCoopers estime que les dépenses en publicités pour mobile dans le secteur de la télévision atteindront 532 millions de dollars en 2011, pour atteindre 1,4 milliard en 2015 : une goutte d’eau pour le marché de la télévision. Certains acteurs, comme la chaîne sportive ESPN, Disney/ABC Television Group, CNN et The Weather Channel parviennent à tirer leur épingle du jeu et à rentabiliser leurs investissements dans le domaine du mobile. SNL Kagan place ESPN en tête de cette liste et estime à 53,6 millions de dollars les revenus que le groupe devrait engranger en 2011, grâce à son activité mobile, contre 36,7 millions en 2008. Cependant, même les sociétés qui réussissent dans ce secteur admettent qu’elles doivent faire face à de nombreuses difficultés, la principale étant la rapidité d’évolution de ce marché. - La prolifération des appareils mobiles : un coût supplémentaire L’une des manifestations de cette évolution très rapide est la prolifération des appareils mobiles (Smartphones, tablettes, etc.). La plupart des développeurs d’applications concentrent leurs efforts sur les plateformes d’Apple, qui dominent toujours le marché des applications et devraient engranger 76% du chiffre d’affaires des app stores en 2011, selon IHS Screen Digest. Toutefois, Android de Google est désormais le système d’exploitation pour smartphone le plus répandu aux Etats-Unis, puisque, selon Nielsen, sur la période Février – Avril 2011, il contrôlait 36% du marché américain contre 26% pour iOS d’Apple et 23% pour RIM de Blackberry. D’autre part, plus de 75 nouvelles tablettes ont été présentées au Consummer Electronics Show de Las Vegas au mois de janvier (Lire l'article Bilan du Consumer Electronics Show 2011 du 18 janvier 2011) et selon une étude récente de Strategy Analytics, les tablettes utilisant le système d’exploitation Android dominaient déjà 30% de ce marché au deuxième trimestre 2011. Ces chiffres reflètent une demande croissante pour les appareils mobiles. Toutefois, la difficulté pour les développeurs réside dans le fait que la plupart de ces appareils fonctionnent grâce à des systèmes d’exploitation qui ne sont pas compatibles. L’adaptation à ces différents systèmes peut représenter un coût important. Ainsi, The Weather Channel a plus de 500 appareils fonctionnant en permanence dans son laboratoire, afin de vérifier que tous supportent ses applications, qui ont été téléchargées plus de 53 millions de fois. Au cours d’une conférence à New York, au mois de mars 2011, Natalie Farsi, Head of Mobile chez Warner Bros. Digital Distribution & Warner Bros. TV Group admettait que la multiplication des appareils et la volonté d’être présent sur la majorité d’entre eux, était une véritable difficulté pour le groupe (Lire l'article Conférence Digital Hollywood New York City (9-10 mars 2011) : Applications du 15 avril 2011). Les coûts varient énormément, et ils peuvent donc être considérables. Selon Cameron Clayton, Executive Vice President of Digital Product chez The Weather Channel : « Pour développer une application qui supporte 20 à 40 millions de visiteurs uniques par mois, il faut faire un investissement à 7 chiffres ». Des investissements de ce type sont envisageables pour un groupe comme The Weather Channel, dont les applications enregistrent près de 100 000 téléchargements par jour. Mais cela peut représenter un obstacle pour des producteurs ou des groupes télévisés aux moyens plus limités. Le nombre d’applications disponibles sur les principaux app stores, à savoir près d’un million à l’heure actuelle, représente également un défi pour les développeurs et les sociétés. Une étude de MTV Networks révélait récemment que seulement 11% des applications développées dans le domaine de la télévision avait plus d’un an d’espérance de vie. 38% d’entre elles disparaissent trois semaines après leur lancement. - A la recherche du bon modèle économique Les modèles économiques varient également beaucoup. A l’heure actuelle, la plupart des sociétés proposent un mélange d’applications gratuites avec publicités et d’applications payantes, ces dernières impliquant généralement des jeux ou du contenu premium. En ce qui concerne le secteur de la télévision, l’objectif des producteurs est de toucher le public le plus large possible, afin de promouvoir le programme diffusé à la télévision et les sponsors qui y sont attachés. Le modèle choisi est donc celui de l’application gratuite avec publicités. C’est le cas notamment des applications d’ABC liées à la série Grey’s Anatomy. D’autres ont changé de modèle en cours de route, comme la chaîne CNN, qui a transformé son application payante, lancée en septembre 2009, en application gratuite, au mois de décembre 2010, et a vu ainsi le nombre de téléchargements dépasser la barre des 10 millions au mois de juillet 2011. La définition du bon modèle économique pour le marché des applications est également entravée par l’absence d’un moyen efficace pour mesurer l’utilisation des applications. Les systèmes de mesure sont encore limités et, selon les professionnels du secteur, la situation ne devrait pas évoluer avant au moins un an. Pour Zander Lurie, Senior Vice President of Strategic Development de CBS, un système de mesure est nécessaire pour faire passer les applications du domaine de l’expérimentation à celui d’un marché lucratif. L’autre question importante, selon lui, est celle des fenêtres de visionnage. Comme il le souligne, les professionnels de la télévision doivent être vigilants, afin d’éviter que le contenu proposé sur appareils mobiles ne porte atteinte au secteur, bien plus lucratif pour eux, de la télévision en linéaire. - La TV Everywhere comme solution aux questions de la VOD sur mobile Une des solutions envisagées par le secteur de la télévision afin de remédier au problème des fenêtres de visionnage est le système de TV Everywhere : les abonnés à une offre de télévision payante, Comcast par exemple, ont un identifiant qui leur permet de se connecter à une plate-forme sur Internet leur donnant accès à une offre de contenu importante, en provenance des chaînes câblées. Au mois de juillet 2011, l’opérateur n°1 du câble aux Etats-Unis comptait 8 millions d’abonnés à son service sur Internet baptisé Xfinity, auxquels il propose 185 000 programmes en provenance de plus de 100 chaînes de télévision. Toutefois, cette offre, qui est actuellement accessible sur Internet, est plus difficile à mettre en place sous la forme d’une application. Ainsi, l’application Xfinity TV App de Comcast, accessibles sur les tablettes équipées des systèmes d’exploitation Android et Apple, ne proposent qu’environ 7 000 programmes. Matt Strauss, senior VP/General Manager de Comcast Interactive Media, souligne cependant que la quantité de contenu disponible est en constante augmentation et que l’application a été téléchargée 2,5 millions de fois depuis son lancement au mois de novembre 2010. Ce type d’application est intéressant pour les professionnels de la télévision payante. Cela permet de renforcer les accords déjà existants entre chaînes et opérateurs du câble, de préserver, voire d’accroître, le montant des frais de diffusion reversés par les opérateurs aux chaînes et d’augmenter les revenus publicitaires. Les premières applications de type TV Everywhere ont été développées par ESPN, ESPN Watch, AT&T, U-verse Mobile 2.0 (Lire l'article  “TV Everywhere” sous la forme d’une nouvelle application pour iPhone du 24 août 2010) et HBO, HBO Go (Lire l'article HBO GO : le nouveau site Internet pour visionner séries et films de HBO du 17 février 2010). Cette dernière a été téléchargée près de 4 millions de fois depuis son lancement au mois de février 2011 et elle est maintenant proposée par des opérateurs de télévision payante représentant 80% des abonnés de HBO. Time Warner Cable et Cablevision sont les deux seuls opérateurs majeurs à ne pas proposer ce service à leurs abonnés. En revanche, Time Warner Cable a lancé au printemps 2011 une application permettant à ses abonnés de regarder à domicile, sur leur iPad, certaines chaînes du câble. Initialement 32 chaînes étaient prévues, une partie seulement des chaînes du bouquet offert par TWC, dont Discovery Channel et Fox News Channel. Toutefois, suite aux plaintes déposées par trois entreprises importantes du monde des médias – Viacom, Discovery Communications et News Corporation – le câblo-opérateur a retiré de son offre plusieurs chaînes dont MTV et FX. Pour ces entreprises, l’application lancée par TWC est une violation des termes du contrat de diffusion passé avec eux, puisque le câblo-opérateur n’a pas payé les droits relatifs à la diffusion des chaînes sur des appareils portables (Lire l'article Time Warner Cable retire des chaînes de son application iPad du 15 avril 2010). Au mois de juillet 2011, CNN a également amélioré son application en ajoutant la possibilité, pour les abonnés à un service de télévision payante ayant un accord avec CNN, d’accéder en direct à des journaux de la chaîne. Cela lui permet de toucher près de 50 millions de foyers, chiffre qui, selon CNN, devrait passer à 70 millions dans les prochains mois. - La question des fenêtres de diffusion Ces différentes applications soulèvent la question des fenêtres de diffusion. Afin de promouvoir à la fois ses programmes et son application HBO Go, HBO a proposé à ses abonnés, à la fin du mois de juin 2011, de visionner le deuxième épisode de la quatrième saison de la série True Blood sur HBO Go une semaine avant même sa diffusion à la télévision. Les téléspectateurs ont ainsi été incités à regarder le 1er épisode sur leur téléviseur et à suivre le 2ème sur HBO Go. En général, les diffuseurs préfèrent cependant suivre un schéma plus classique consistant à proposer un épisode en VOD 24h après sa diffusion en linéaire sur la chaîne. Avec le temps, les offres de type TV Everywhere pourraient cependant avoir un impact non négligeable sur les fenêtres de diffusion. Ainsi, depuis le 15 août 2011, Fox a profondément transformé le mode d’accès aux épisodes de ses séries. Alors que les épisodes étaient jusqu’alors accessibles gratuitement sur Hulu et Fox.com le lendemain de leur diffusion sur la chaîne Fox, ils ne seront désormais accessibles sur ces mêmes supports que 8 jours après leur diffusion. Les téléspectateurs souhaitant accéder aux épisodes avant ce délai devront être abonnés à une offre de télévision payante ayant un accord avec Fox ou au service payant Hulu Plus. Au-delà des applications de type TV Everywhere, les professionnels de la télévision s’intéressent également aux applications d’accompagnement, aussi appelées second-screen ou coviewing apps, susceptibles d’offrir des possibilités de services interactifs et de véhiculer des publicités. Ces applications permettent en effet au téléspectateur d’avoir un deuxième écran, une tablette ou un smartphone, lui donnant accès à un chat, un réseau social, des informations supplémentaires, et autres bonus concernant le programme qu’il est en train de regarder. MTV Networks, NBC, ESPN, the Weather Channel et Disney/ABC ont déjà développé ce type d’applications. Deux des applications développées par ABC, celle présentant les coulisses des Oscar (Oscar Backstage Pass app) et celle  concernant la série Grey’s Anatomy, ont récemment été nominées aux Emmy Awards dans la catégorie Outstanding creative achievement in interactive media. Selon Albert Cheng, Executive Vice President, Digital Media, pour Disney/ABC Television Group, « l’iPad pourrait tout-à-fait transformer la manière avec laquelle nous envisageons l’interactivité et pourrait fournir à la télévision interactive une plateforme attrayante pour les consommateurs ». Toutefois, il reste prudent, car ces applications, pour fonctionner correctement, requièrent énormément de temps et de moyens. Ce constat est applicable à tout le secteur des applications en général. D’autre part, le développement des applications vidéo pourrait mener à un encombrement de la bande passante. Ainsi, le cabinet d’analyse Cisco a récemment annoncé que la consommation de vidéo sur Internet aux Etats-Unis passerait de 1 625 petabytes (1 petabyte = 1015 bytes) par mois en 2010 à 3 039 petabytes en 2011 et 8 130 petabytes en 2015. Les opérateurs vont donc devoir faire d’importants investissements en matière d’infrastructures afin, notamment, de coder, stocker et de faire circuler le contenu proposé par les applications. The New TV App Economy: The Buzz Meets the Bottom Line, de George Winslow, Broadcasting & Cable, 8 août 2011 Pour en savoir plus sur les applications : Conférence Digital Hollywood New York City (9-10 mars 2011) : Applications

Géraldine Durand

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