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La stratégie de The Hub pour étendre son audience
Date: 19/03/2012
[caption id="attachment_6839" align="alignright" width="230" caption="La chaîne The Hub"]
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Pour Margaret Loesch, Présidente et CEO de la chaîne The Hub (Lire Fiche synthétique : The Hub, Médiamérica, 14 avril 2011), la joint venture d’Hasbro et Discovery lancée au mois d’octobre 2010, la clé du succès pour sa chaîne qui vise un public jeune est de toucher les parents. C’est pourquoi la chaîne a produit des séries visant la génération X (personnes nées entre 1960 et 1979) comme Les amies c’est magique (My Little Pony : Friendship is Magic), basée sur la ligne de jouets Mon petit poney produite par Hasbro, et les Bisounours (Care Bears : Welcome to Care-a-Lot). Cette stratégie fonctionne, jusqu’à un certain point. D’un côté, le co-viewing (visionnage parents/enfants) est 5 fois plus important sur Hasbro qu’il ne l’était sur Discovery Kids (la chaîne qu’a remplacée The Hub). D’un autre côté, si son audience quotidienne ne cesse de progresser, elle était encore en-dessous des 100 000 spectateurs au mois de février 2012, et ce malgré des programmes populaires et coûteux. Toutefois, contrairement à une autre chaîne et joint venture de Discovery, OWN, la chaîne d’Oprah Winfrey, l’évolution de la chaîne est globalement positive. La progression annuelle de la chaîne en termes d’audience quotidienne au sein de son public cible, soit les 2-11 ans, est de 29%.
Une difficulté majeure pour la chaîne, qui était prévisible, reste le marché publicitaire. Il est en effet compliqué de convaincre les fabricants de jouets de donner de l’argent à un concurrent. Or, le marché des jouets reste la principale cible pour une chaîne qui propose du contenu pour enfants. Ainsi, Mattel n’a pas acheté d’espace publicitaire sur The Hub, tout comme Lego, ce qui pourrait notamment être lié à l’existence d’une ligne de jouets chez Hasbro similaire à Lego, Kre-O. Pourtant, Margaret Loesch est la première à clamer haut et fort qu’aucune préférence n’est donnée à Hasbro sur ce terrain-là.
Quoi qu’il en soit, le taux d’audience reste l’élément central pour attirer les annonceurs et The Hub a capté l’attention du marché avec ses nouvelles versions de Mon Petit Poney et de Transformers qui ont une solide base de fans adultes. Les Bronies, comme on appelle les fans de Mon petit poney, ont reçu une couverture presse importante, tout comme les fans de Transformers, qui suivront la marque où qu’elle se trouve.
Enfin, comme le souligne Margaret Loesch, un autre ingrédient indispensable est le renouvellement constant du contenu. Même sur une chaîne pour enfants.
Discovery's The Hub Ponies Up, de Sam Thielman, Adweek, 05 mars 2012
Géraldine Durand
“Reel Fashion”: Diffusion d’une série de documentaires sur la mode à New York
Date: 06/03/2012
[caption id="attachment_8988" align="alignright" width="230" caption=""Marc Jacob & Louis Vuitton" de Loïc Prigent"]
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Entre la Fashion Week de New York et celle de Paris, les Services culturels de l’Ambassade de France à New York se sont associés avec le Museum at Fashion Institute of Technology, musée attaché à une université centrée sur les secteurs du design, de la mode et des arts qui compte environ 10 000 étudiants, et le French Institute Alliance française, afin de montrer une série de 4 documentaires sur la mode. 3 de ses documentaires étaient réalisés par le réalisateur Loïc Prigent, soit « Marc Jacobs et Louis Vuitton », « Le Jour d’avant : Fendi by Karl Lagerfeld » et « Le Jour d’avant : Proenza Schouler ». Le dernier était le documentaire réalisé par David Teboul, « Et ELLE créa la femme » sur l’évolution et le rôle du magazine ELLE, depuis sa création, au sein de la société française.
Intitulé « Reel Fashion », l’évènement a également bénéficié du soutien de la chaîne européenne ARTE qui a co-produit les 3 documentaires de Loïc Prigent. Invité pour l’occasion, ce dernier avait fait le déplacement. Il a ainsi pu répondre aux nombreuses questions des spectateurs qui étaient au rendez-vous, puisque chacune des projections de la série, que ce soit dans la salle du MFIT (280 places) ou dans celle du FIAF (80), était comble.
L'évènement a reçu une bonne couverture médiatique avec plus d'une quinzaine d'articles publiés dans des médias comme le Huffington Post et le site de la chaîne de télévision NBC, NBC New York.
Géraldine Durand
Realscreen Summit 2012 : rencontre avec Sundance Channel, Discovery Networks International et Smithsonian Networks
Date: 21/02/2012
[caption id="attachment_8941" align="alignright" width="230" caption="Realscreen Summit 2012"]
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Le Realscreen Summit est un des évènements les plus importants dans l’industrie de la télévision aux Etats-Unis pour les programmes dits de non fiction. Bien que ce salon s’intéresse, de plus en plus, aux programmes qu’on qualifierait en France de télé-réalité, il est également un lieu de rencontre pour les professionnels du documentaire. Organisé depuis 14 ans en partenariat avec le magazine Realscreen, ce salon a lieu chaque année à Washington à la fin du mois de janvier.
- Sundance Channel
Selon Michael Klein, Senior Vice President, Programming and Development de Sundance Channel, le public de Sundance regarde la télévision 7h/jour. La programmation de la chaîne est composée à 70% de films et le reste se partage entre les mini-séries et les programmes dits non-scripted.
En termes de non-fiction, la chaîne recherche des programmes qui puissent être sources d’inspiration pour le public et réunissant les 4 ingrédients suivants :
- social conversation
- credible individuals
- emotional immersion
- permission to stare
Par exemple, la série de télé-réalité Girls who like boys who like boys a été un des gros succès récent de la chaîne.
Parmi les nouveautés pour le printemps 2012 figure Push girls qui suit la vie quotidienne de 4 jeunes femmes belles et ambitieuses de Hollywood qui, en raison d’un accident ou d’une maladie, sont en fauteuil roulant.
Sundance Channel diffusera également une nouvelle saison de la série sur la mode All on the line with Joe Zee et innovera avec The mortified sessions, émission au cours de laquelle des célébrités racontent des anecdotes amusantes sur leur passé.
La chaîne a un intérêt pour tout ce qui traite de l’American dream, de fortes personnalités, et les émissions de business make over. Elle évite en revanche tout ce qui traite du vin, de la nourriture, de la danse et de la musique.
La chaîne n’est intéressée que par des séries et fonctionne essentiellement sur commande et non sur achat. Il est possible de proposer un programme en s’adressant à Lizzie Kerner, Manager Original Programming & Development chez Sundance Channel, Lizzie.kerner@sundancechannel.com.
- Discovery Networks International
Discovery Networks International gère un réseau de chaînes de télévision réparties dans 210 pays et territoires, avec une moyenne de 6 chaînes par pays, et un total de 44 langues. Discovery a 32 bureaux dans le monde, dont 4 bureaux régionaux installés à Londres, Miami, Varsovie et Singapour et compte, au total, plus d’un milliard d’abonnés à ses chaînes.
Pour 2012, le groupe a programmé les émissions suivantes :
- Maya Apocalypse, série documentaire sur la légende Maya qui prévoit la fin du monde en 2012.
- How we invented the world, série documentaire scientifique sur les découvertes qui ont marqué l’histoire de l’humanité
- Dealers, programme de télé-réalité sur la vente aux enchères
Chaque année, le groupe produit un gros programme (mammoth program), avec un budget important, destiné au public le plus large possible, sur des thématiques comme la science, l’ingénierie et l’histoire.
Discovery recherche avant tout des séries d’environ 6 épisodes dont il est possible de faire plusieurs saisons. L’un des thèmes qui intéresse plus particulièrement la chaîne est popular science, c’est-à-dire les programmes de vulgarisation scientifique qui, selon le groupe, marchent partout dans le monde, que ce soit avec présentateur ou pas et que celui-ci soit américain ou pas, à condition qu’il parle anglais et qu’il soit vraiment talentueux. Toutefois, ces séries sont coûteuses à développer et c’est pourquoi le groupe souhaite pouvoir rentabiliser son investissement en faisant plusieurs saisons.
Le 2ème thème qui intéresse la chaîne est survival, c’est-à-dire l’homme contre la nature, thème qui marche très bien aux Etats-Unis et à l’international.
Enfin, le 3ème thème concerne la manière dont les choses sont fabriquées ou engineering.
Le groupe a également un intérêt pour les documentaires sur les sujets d’actualité comme sur le naufrage du Concordia, par exemple. Les programmes d’histoire naturelle doivent impliquer le spectateur, grâce à l’humanisation d’un animal en particulier. Et le groupe pourrait être intéressé par une émission avec présentateur animé, plus facile à traduire pour le marché international.
Le groupe n’est pas intéressé par les reconstitutions historiques, ni par les feuilletons-documentaires ou docu soaps. Les programmes sur l’archéologie doivent plutôt porter sur les nouvelles techniques de recherche, les nouveaux instruments, car il y a déjà eu beaucoup de séries sur l’Egypte, par exemple.
Le groupe est ouvert aux co-productions, mais souhaite conserver les droits pour un maximum de pays.
La prise de contact peut se faire directement, par e-mail, en résumant le projet en deux ou trois lignes. Le pitch lui-même doit ressembler au programme et le groupe n’a pas de problème à investir sur le casting.
- Smithsonian Channel
Smithsonian Channel, joint venture entre le Smithsonian Institute et la chaîne câblée Showtime, existe depuis 5 ans. Il ne s’agit pas d’une chaîne publique et elle ne perçoit pas de fonds fédéraux. Elle dépend beaucoup de ses résultats d’audience qui ont doublé en 2011 : la chaîne espère les doubler à nouveau en 2012.
75% des programmes de la chaîne sont liés aux champs couverts par les musées Smithsonian, ce qui lui permet d’aborder des thèmes très variés.
La chaîne recherche plutôt des séries de 3 à 5 épisodes, même s’il lui arrive de diffuser des unitaires, des programmes à la fois divertissants et instructifs (entertaining & informative), en HD, inédits aux Etats-Unis et visant un horaire de prime time.
Pour 2012, la chaîne a programmé la série documentaire Titanaboa : Monster Snake, sur la découverte et la reconstitution du fossile d’un serpent géant. Le programme sera accompagné d’une exposition au Smithsonian Museum.
Parmi les autres programmes figurent Space Shuttle: Final Countdown et Ninja: shadow warriors sur l’histoire des ninjas japonais. La chaîne a en effet un vif intérêt pour les programmes liés à l’aéronautique et à l’espace et, en matière d’histoire, elle favorise en général les programmes sur l’histoire des Etats-Unis.
La chaîne a également, dans son line up pour 2012, Black Wings, sur les premiers pilotes noirs américains, Forensic First: DNA, sur les médecins légistes, et une série sur l’assassinat de Martin Luther King, MLK: the assassinassion tapes, basée uniquement sur des archives audiovisuelles et réalisée par Tom Jennings.
Smithsonian Network développe également des programmes à l’occasion d’anniversaires, comme celui du 11 Septembre 2001, accompagnés d’une exposition au Smithsonian avec des objets trouvés dans les décombres, et Titanic’s final mystery, par les réalisateurs de The King’s Speech, à l’occasion du centenaire du naufrage du Titanic.
La chaîne possède également une case histoire naturelle tous les mercredi soirs en prime time.
En termes de public, il s’agit d’une audience familiale allant de 25 à 54 ans.
Smithsonian Channel co-produit beaucoup de programmes et travaille notamment avec Chanel 4, Chanel 5, la NHK, etc.
Le formulaire de proposition de projet peut être renvoyé directement par e-mail à submissions@smithsoniannetworks.com.
Géraldine Durand
Realscreen Summit 2012 : anatomie d’un succès à la télévision américaine
Date: 21/02/2012
[caption id="attachment_8941" align="alignright" width="230" caption="Realscreen Summit 2012"]
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De nombreuses conférences sont organisées au cours du salon Realscreen Summit et la plupart tournent autour d’une seule et même interrogation : comment réussir aux Etats-Unis dans le domaine de la télévision ?
La première question, pour un producteur étranger, est la nécessité, ou pas, de s’installer aux Etats-Unis. Vient ensuite la recherche des ingrédients qui composent un succès à la télévision américaine et, enfin, les critères du pitch réussi.
- S’installer aux Etats-Unis
Pour Carl Hall, CEO & Chairman de Parthenon Entertainment qui travaille notamment avec Discovery et National Geographic, le marché américain est très dynamique et compliqué à pénétrer, et il est composé d’une grande variété de diffuseurs : il est donc essentiel d’être ici. Cela permet notamment de réagir rapidement.
C’est également la position de David Paperny, President & Executive Producer de la société canadienne Paperny Entertainment. Pour lui, il est essentiel d’être présent sur le territoire américain afin d’avoir une relation suivie avec les diffuseurs. C’est pourquoi sa société, qui a déjà vendu plusieurs programmes aux Etats-Unis, s’est attaché les services de Lynne Kirby, anciennement chez Sundance Channel, puis Discovery, qui a déjà un accès direct à la plupart des diffuseurs. Selon lui, il est important de ne pas se tromper dans le recrutement quand on s’installe aux Etats-Unis et, après seulement quelques mois, il estime que les bénéfices sont déjà là : « L’équipe new-yorkaise a déjà commencé à nourrir notre équipe canadienne en matière d’idées, de formats, etc. ».
Eli Holzman, Président de Studio Lambert USA estime que lorsqu'on travaille avec les Américains, il arrive un moment où on ne peut pas ne pas être là. Cela permet également d’établir une certaine confiance qui renforce les chances de vendre un programme. Pour Mark Soldinger, CEO de Firecracker Films, cela change la perception des diffuseurs.
En ce qui concerne le lieu à privilégier pour s’installer, les avis sont unanimes : cela dépend des chaînes visées. Comme le souligne Eli Holzman, de Studio Lambert USA, si les chaînes de type A&E et Discovery, les indépendants ou les networks, sont la cible, il vaut mieux être sur la Côte Est.
Autre élément important qui caractérise le marché américain aux yeux de Mark Soldinger de Firecracker Films, la mentalité, plus offensive aux Etats-Unis qu’en Europe, et qui tolère le fait de pitcher le même programme à plusieurs chaînes en même temps.
- Anatomie d’un succès
Lors du Realscreen Summit, Lauren Zalaznick, NBC Universal Entertainment & Digital Networks and Integrated Media, a partagé les conclusions d’une étude menée par NBC Universal (NBCU) sur ce qui poussait les gens à regarder un programme plutôt qu’un autre.
Comme elle l’avait précédemment souligné lors d’une intervention aux TED Talks Women, Lauren Zalaznick pense que les programmes populaires à la télévision reflètent les valeurs morales, politiques, sociales, et émotionnelles d’une société donnée à un moment précis. Pour elle, chaque décennie, au cours des 50 dernières années, peut se résumer en un mot, une expression, qui se retrouvent dans les programmes télévisés ayant obtenu les meilleurs taux d’audience à l’époque :
- années 60 : le confort
- années 70 : l’évasion
- années 80 : le fantasme
- années 90 : l’humour
- 2000 : fin des modes de storytelling traditionnels
Selon l’étude de NBCU, trois choses poussent les gens à regarder la télévision : la tête, les tripes et le cœur. Ainsi, les raisons pour lesquelles les gens regardent les programmes de télé-réalité correspondent à l’ADN des programmes ayant les plus grosses parts d’audience et peuvent se définir comme tel :
1 : Me+ : possibilité de s’identifier aux personnages et aux situations, mais en mieux
2 : Connexion émotionnelle : relation dynamique avec les personnages à la télévision
Jersey Shore (sur MTV) est, typiquement, l’émission de télé-réalité qui englobe ces deux aspects et c’est aussi celle qui réalise les meilleurs chiffres d’audience parmi cette catégorie de programmes à la télévision américaine.
3 : le retour aux sources
4 : des gens ordinaires dans des circonstances extraordinaires.
Les 20 plus gros succès en télé-réalité aux Etats-Unis ont ces 4 éléments. Selon Lauren Zalaznick, il ne s’agit pas d’une formule infaillible, mais d’éléments dont on ne peut se passer pour parvenir au succès. Ces critères précis permettent, selon elle, de comprendre pourquoi deux émissions très similaires, comme par exemple Tof Chef (Bravo) et Chopped (Foodnetwork), qui traitent tous les deux de la nourriture, ne remportent pas le même succès. Pour Top Chef, l’élément central est un personnage exceptionnel, « over the top ». Pour Chopped, l’idée est d’apprendre quelque chose. Les téléspectateurs regardent donc ces deux programmes pour des raisons très différentes.
La même chose peut s’appliquer à Million dollar decorators (Bravo) et à Flipping out (Bravo) : ce dernier joue plus sur les aspects Me+ et la connexion émotionnelle, alors que le 1er jour plus sur l’apprentissage et la créativité.
Ces éléments d’analyse représentent, selon Lauren Zalaznick, quelques munitions supplémentaires dans la recherche du succès.
Il ne faut toutefois pas oublier le pitch. Selon Robert DeBitetto, President & General Manager d’A&E Network et de Bio Channel, pour réussir son pitch, il est nécessaire, avant toute chose, de bien connaître la chaîne à laquelle on s’adresse. Autre élément important, le titre et la capacité à expliquer le sujet en quelques phrases. Enfin, il est essentiel de pouvoir visualiser le programme et le projet ne doit pas être parfait ni adaptable à n’importe quelle chaîne : de toute façon, il sera remodelé pour être adapté à la chaîne concernée.
Realscreen Summit:
Le Realscreen Summit est un des évènements les plus importants dans l’industrie de la télévision aux Etats-Unis pour les programmes dits de non fiction. Ce salon, qui s’intéresse, de plus en plus, aux programmes qu’on qualifierait en France de télé-réalité, est organisé depuis 14 ans en partenariat avec le magazine Realscreen au mois de janvier à Washington.
Géraldine Durand
Realscreen Summit 2012 : Discussion sur l’avenir des chaînes publiques avec PBS, CBC et Chanel 4
Date: 17/02/2012
[caption id="attachment_8941" align="alignright" width="230" caption="Realscreen Summit 2012"]
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A l’occasion du salon Realscreen Summit, une conférence a réuni les représentants de chaînes publiques américaines (Public Broadcasting Services ou PBS), canadiennes (Canadian Broadcasting Corporation ou CBC) et britanniques (Channel 4). Animé par Jane Root, Founder & Chief Executive de Nutopia TV, la discussion a tout d’abord porté sur l’évolution du financement de ces chaînes, mises à mal ces dernières années (Lire l'article Départ de KCET du réseau PBS : symptôme des difficultés d’une institution, Mediamerica, 11 février 2011).
Si Kristine Stewart, EVP English Services de CBC, a regretté la baisse constante des budgets attribués par l’Etat canadien à la chaîne, Paula Kerger, President & CEO de PBS, s’est félicitée de la stabilité des financements fédéraux qui comptent pour 15% du budget du réseau, et de la progression des dons privés comme du underwriting. Grâce au principe du underwriting, PBS qui, en tant que chaîne non-commerciale, n’a pas la possibilité de diffuser de publicités, peut diffuser des messages afin d’identifier les sponsors de ses programmes. Channel 4, de son côté, a été fortement touchée au moment de la crise économique, mais ces deux dernières années ont été bonnes pour la chaîne. Comme le souligne Ralph Lee, Head of Factual de Channel 4, en 2012, celle-ci va dépenser pour la programmation qu’elle n’a jamais dépensée. Elle est donc robuste sur le plan économique, et son plus gros défi est de s'adapter aux nouvelles expériences de type 2ème écran (second screen). Cela est également un défi pour PBS qui a développé son offre en la matière (Lire l'article PBS étend son offre numérique avec un nouveau site Internet et une application pour iPad, Mediamerica, 12 novembre 2010).
Autre défi pour ses chaînes publiques : faire face à la concurrence des chaînes commerciales qui, pour certaines, piétinent leurs plates-bandes notamment dans le domaine du documentaire. Kristine Stewart minimise cet aspect en soulignant que CBC reste le plus gros producteur et acheteur de programmes canadiens. Paula Kerger, de son côté, explique que cette concurrence est une des raisons pour lesquelles PBS montre moine de programmes d’histoire : la compétition est rude dans ce secteur, notamment avec les chaînes câblées comme History. La chaîne met en revanche l’accent sur les programmes d’art, de science et pour le jeune public.
Quoi qu’il en soit, l’objectif de ces chaînes n’est pas nécessairement d’avoir l’audience la plus large possible. Ainsi, l’objectif de PBS est de toucher le public qui n’intéresse pas les chaînes commerciales et que cette télévision ne satisfait pas. C’est donc un public légèrement plus âgé et plus diversifié que celui de ces chaînes.
Une des critiques souvent faite aux chaînes publiques, et relayée Jane Root, est leur faible réactivité, attribuée, par beaucoup, aux liens entretenus par ces médias avec les pouvoirs publics. Paula Kerger reconnaît que les processus décisionnels sont peut-être plus lents chez PBS que dans une chaîne commerciale. Toutefois, elle n’attribue pas cela aux liens de la chaîne avec le gouvernement fédéral, mais au processus de financement d’un programme. La chaîne travaille cependant à l’amélioration de cette situation en testant notamment les programmes sur Internet ce qui permet de convaincre les sponsors plus facilement.
Le dernier point abordé lors de cette discussion concernait l’avenir de ces chaînes publiques. Pour Paula Kerger, malgré le nombre croissant de chaînes de télévision, il y aura toujours, au sein du public, une envie de programmes différents. L’existence de nouvelles plateformes va accélérer l’évolution du secteur, mais il y aura toujours une soif et un besoin de programmes de qualité. Ralph Lee de Chanel 4 fait le même constat concernant la période de grands changements qui s’annonce. Pour lui, cela représente à la fois un défi et des opportunités incroyables. Mais il est d’avis que les chaînes publiques sont des marques bien établies et respectées, qui incarnent un certain nombre de valeurs et qui ont un public acquis. Cela représente un gros avantage sur les nouveaux arrivants, car il est long et compliqué d’établir une nouvelle marque. L’influence de ces chaînes est notamment visible au Canada où, comme le fait remarquer Kristine Stewart, CBC a été citée comme une des 6 marques les plus influentes dans le pays lors d’une enquête récente.
Realscreen Summit:
Le Realscreen Summit est un des évènements les plus importants dans l’industrie de la télévision aux Etats-Unis pour les programmes dits de non fiction. Bien que ce salon s’intéresse, de plus en plus, aux programmes qu’on qualifierait en France de télé-réalité, il est également un lieu de rencontre pour les professionnels du documentaire. Organisé depuis 14 ans en partenariat avec le magazine Realscreen, ce salon a lieu chaque année à Washington à la fin du mois de janvier.
Géraldine Durand
Focus : la notion d’Indecency Rule aux Etats-Unis
Date: 13/02/2012
1 - Notion d’Indecency La Federal Communications Commission (FCC) définit l’indécence à la télévision « comme une expression ou un contenu, qui, pris dans son contexte, décrit ou représente les organes génitaux et/ou des rapports sexuels dans des termes choquants selon les standards contemporains ». (language or material that, in context, depicts or describes, in terms patently offensive as measured by contemporary community standards for the broadcast medium, sexual or excretory organs or activities). 2 - Règles juridiques Les cours de justice américaines ont statué que le contenu indécent était protégé par le Premier Amendement et ne pouvait donc pas être totalement interdit à la télévision. En revanche, la diffusion d’un tel contenu est limitée aux heures dites de safe harbour où les risques de toucher un jeune public sont moindres. Ces heures, déterminées par le Congrès et les cours de justice américaines, vont de 22h à 6h du matin. En dehors de ces horaires, toute diffusion d’un programme jugé indécent est passible de poursuites. Le Congrès a en effet confié à la FCC la responsabilité de faire appliquer ces règles et celle-ci peut donc, si nécessaire, imposer aux contrevenants des amendes, révoquer leur licence ou leur en refuser le renouvellement. Une Cour de justice fédérale peut également les condamner à des peines pouvant aller du paiement d’une amende à deux ans de prison. 3 - Modes de diffusion concernés Le Congrès a confié à la FCC la tâche de faire respecter les restrictions en matière d’indécence au sein des programmes diffusés « grâce aux modes de communication radiophoniques » (by means of radio communications). La Commission a toujours interprété cela comme limitant son champ de compétences aux médias, radio et télévision, diffusés sur les fréquences hertziennes, excluant de fait les opérateurs du câble et du satellite. D’autre part, les services du câble et du satellite fonctionnant sur abonnement, il est supposé que les téléspectateurs ont la possibilité de choisir les programmes diffusés sur leurs téléviseurs, alors que les programmes diffusés sur les ondes hertziennes sont accessibles à toute personne équipée d’une radio ou d’une télévision. 4 - Liste de "gros mots" de la FCC Il n’y a pas de liste précise des termes considérés par la FCC comme indécents. En effet, chaque offense est considérée dans le contexte dans lequel elle a été proférée et la FCC analyse chaque cas de manière individuelle. Toutefois, la plupart des networks ne prendront pas le risque d’utiliser un des 7 gros mots suivants (dirty seven) : shit (merde), piss (pisse), fuck (baiser), cunt (chatte ou salaud/salope), cocksucker (enculé), motherfucker (enculé), tits (nichon). Cette liste des 7 mots à ne pas prononcer à la télévision américaine avait été établie par l’acteur et comique américain George Calin en 1972 dans un de ses shows, Seven Words You Can Never Say On Television. Il a plus tard ajouté à cette liste les mots fart (pet ou pêter), turd (merde) et twat (con). L’acteur avait ensuite été condamné par la FCC pour avoir prononcé ces sept mots de manière répétitive lors d’une émission de radio (voir § 7 - Actualité du débat devant la Cour Suprême). 5 - Montant des amendes Entre 1999 et 2008, le montant des amendes a varié entre 2 000 et 550 000$. 6 – Principaux cas depuis 2000 - L’affaire NYPD Blue (2003) Au mois de février 2003, ABC, et certaines de ses chaînes affiliées, avaient diffusé, en dehors du safe harbor, c’est-à-dire entre 6h et 22h, un épisode de NYPD Blue dans lequel le postérieur d’une actrice était visible pendant quelques secondes. La FCC avait par la suite imposé à ABC et à chacune des chaînes concernées une amende de 27 500$, soit 1,4 million de dollars au total. La chaîne avait payé l’amende, mais avait fait appel de la décision. Finalement, le 4 janvier 2012, une cour d’appel de New York (United States Court of Appeals for the Second Circuit in New York) a rejeté les arguments de la FCC et rendu un jugement similaire à la décision de justice rendue au mois de juillet 2010 dans l’affaire opposant la FCC et Fox pour les Billboard Music Awards (voir § 7 - Actualité du débat devant la Cour Suprême). Ainsi, la Cour a jugé que les règles de la FCC limitaient la liberté d’expression des diffuseurs en ne donnant pas assez de précisions sur les éléments de langage permis et ceux interdits. Or, toute limite à la liberté d’expression qui est formulée de manière trop vague viole le 1er Amendement et est donc contraire à la constitution américaine (unconstitutionally vague). La Cour d’appel a donc annulé les amendes imposées par la FCC. - Le cas Married by America sur la Fox (2003) Au mois de février 2008, la FCC imposait une amende de 7 000$ à 13 chaînes du groupe Fox qui, au mois d’avril 2003, avaient diffusé un épisode de l’émission de télé-réalité Married by America dans laquelle on voyait des images pixellisées de corps nus. La FCC avait considéré que si la pixellisation rendait les scènes moins évidentes, elle ne les empêchait pas d’être choquantes. Après avoir souhaité imposer une amende aux 169 chaînes qui avaient diffusé l’émission, la FCC s’était finalement ravisée et avait uniquement pénalisé les chaînes pour lesquelles elle avait reçu des plaintes. Le montant total de l’amende était ainsi passé de 1,18 million de dollars à 91 000$. Fox avait ensuite fait appel de la décision de la FCC devant la United States District Court for the District of Columbia qui lui avait donné raison, remettant en cause les règlements et procédures de la FCC en matière d’indécence à la télévision. La FCC a finalement déclaré, au mois de décembre 2010, qu’elle attendrait un jugement de la Cour Suprême concernant la constitutionnalité de ses règlements avant de décider des mesures à prendre dans ce cas précis. - Le sein de Janet Jackson au Super Bowl sur CBS (2004) En 2004, lors de la diffusion sur CBS du Super Bowl, finale du championnat de football américain suivie par 90 millions de téléspectateurs, le public avait pu entrevoir quelques secondes le sein de la chanteuse américaine Janet Jackson. La FCC avait alors requis 550 000$ d’amende contre la chaîne pour « nudité publique ». Une cour d’appel de Pennsylvanie (United States 3rd Circuit Court of Appeals) avait annulé cette amende en 2008, jugeant "arbitraire et capricieuse" la position de la FCC et estimant que la chaîne ne pouvait être considérée comme responsable des agissements de Janet Jackson. Toutefois, la Cour Suprême des Etats-Unis avait à son tour annulé ce jugement au mois de mai 2009 et renvoyé l’affaire devant cette même Cour d’appel. Finalement, au début du mois de novembre 2011, la Cour d’appel de Pennsylvanie a de nouveau affirmé que la décision de la FCC n’était pas valide au prétexte que celle-ci avait changé ses règles sans prévenir les diffuseurs et ne pouvait donc pénaliser ces diffuseurs pour le non-respect de règles qui n’avaient pas été portées à leur connaissance. La FCC a salué le fait que la Cour n’avait pas remis en cause ses prérogatives, mais n’a pas encore fait savoir si elle allait faire appel de la décision devant une Cour d’appel ou devant la Cour suprême américaine. 7 - Actualité du débat devant la Cour Suprême Le 10 janvier 2012, la Cour Suprême des Etats-Unis a tenu une audition afin de déterminer si la régulation de la Federal Communications Commission en matière d’indécence à la télévision respectait la Constitution américaine. La FCC a pour la première fois exercé son autorité dans le domaine de l’indecency rule en 1975 en imposant une amende à la Pacifica Foundation pour avoir diffusé le monologue de George Calin, Seven Words You Can Never Say On Television. Pacifica avait fait appel de la décision de la FCC devant la Cour Suprême (FCC v. Pacifica Foundation) qui avait donné raison à la FCC. Au cours des décades qui ont suivi, la FCC n’a pas imposé de pénalités lors de la diffusion de ce qu’elle appelle des fleeting expletives (jurons fugaces). Toutefois, les choses ont changé à partir de 2003 et de la diffusion à la télévision de la cérémonie des Golden Globe au cours de laquelle le chanteur Bono a déclaré qu’il était « fucking brilliant » de recevoir un prix. La FCC a en effet considéré que cet incident entrait dans le champ de l’indécence, mais elle n’a pas imposé une amende à Fox, la chaîne de télévision concernée, jugeant que celle-ci n’aurait pu rien faire pour empêcher la diffusion de cet évènement retransmis en direct. La FCC a ensuite confirmé son changement de cap en matière de fleeting expletives à travers quelques cas qui ont marqué le début des années 2000. La chaîne Fox, tout d’abord, a de nouveau été visée après la diffusion des Billboard Music Awards en 2002 et en 2003 au cours desquels Nicole Richie et Cher avaient juré en direct. La chaîne ABC a également été pénalisée pour la diffusion du fameux épisode de NYPD Blue (Voir 6 - Cas récents). Le revirement de la FCC en matière de fleeting expletives a poussé des responsables de chaînes de télévision et de radios à faire appel de ses décisions devant la Second Circuit Court of Appeals, notamment dans le cas de Nicole Richie et Cher, en soulignant plusieurs anomalies d’un point de vue administratif et constitutionnel. La Cour d’Appel a invité la FCC à reconsidérer ses décisions, mais celle-ci a maintenu ses conclusions. Finalement, la Cour d’appel a pris position contre la Commission, considérant que celle-ci avait changé sa position sans prévenir les diffuseurs. La FCC a peu après fait appel de ce jugement devant la Cour Suprême. La Haute Cour soutenu la politique de la FCC, soulignant qu’elle avait comme prérogative de garantir la décence des programmes proposés sur les networks américains. La Cour a cependant refusé de se prononcer sur la constitutionnalité des règles de la FCC et a déféré le jugement à une Cour d’appel. Celle-ci a jugé, au mois de juillet 2010, que l’indecency policy de la Commission violait le 1er Amendement, car trop vague, et était donc contraire à la constitution américaine. Au mois de septembre 2011, la FCC a demandé à être à nouveau entendue par la Cour Suprême sur les cas l’opposant à Fox (Nicole Richie et Cher) et à ABC (NYPD Blue). Les neufs sages doivent donc maintenant se prononcer sur la constitutionnalité des règles de la FCC en matière d’indécence et juger si celles-ci violent ou pas le 1er Amendement de la Constitution américaine. Lors de la première audition, le 10 janvier 2012, les avocats des deux chaînes de télévision ont minimisé l’importance du rôle de la FCC en matière de contrôle de la décence dans les médias en soulignant que les parents pouvaient désormais limiter eux-mêmes le contenu auquel leurs enfants avaient accès en utilisant des outils de contrôle parental comme les puces V-chip. Ils ont également mis en avant l’autocensure que s’imposent les networks en ne diffusant pas certains évènements par crainte d’un juron prononcé en direct. Enfin, ils exigent une égalité de traitement avec les chaînes câblées. De leurs côtés, les avocats de la FCC ont souligné que lorsqu’une chaîne accepte une licence de la part de la FCC, elle doit aussi accepter les obligations qui l’accompagnent. D’autre part, l'avocat du gouvernement Obama qui représente la FCC estime que la réglementation est nécessaire pour que les chaînes hertziennes restent un espace décent à l'heure où les enfants regardent la télévision. La Cour Suprême devrait se prononcer dans les mois qui viennent. Conclusion : Si la Cour Suprême considère que la réglementation et les procédures de la FCC en matière d’indecency rule sont effectivement contraires à la constitution américaine, cela pourrait remettre en cause les décisions prises et les amendes imposées par la FCC depuis le cas FCC v. Pacifica Foundation en 1975. Cela pourrait également obliger la FCC à préciser ses règles en la matière et à revoir tout son système d’application de ces règles. Sources : - Obscene, Indecent and Profane Broadcasts: FCC Consumer Facts - Regulation of Obscenity, Indecency and Profanity - Court of Appeals Throws Out FCC Fines in NYPD Blue Case, Brodcast Law Blog, 04 janvier 2012 - FCC Fines 13 Fox Stations for 2003 Episode of Married by America, Broadcasting & Cable, 22 février 2008 - La FCC toujours préoccupée par le sein de Janet Jackson, Mediamerica, 01 octobre 2009Géraldine Durand
Signature d’un accord de partenariat entre l’Institut National de l’Audiovisuel et la Bibliothèque du Congrès américain
Date: 13/02/2012
Le 1er février 2012, Mathieu Gallet, Président-directeur général de l’Institut national de l’audiovisuel (Ina), premier centre audiovisuel dans le monde pour l’archivage numérique, et le Dr James H. Billington, Bibliothécaire (Librarian) de la Bibliothèque du Congrès, la plus grande du monde, ont signé un accord sans précédent dans les locaux de la Bibliothèque du Congrès, à Washington. Cette convention de partenariat prévoit, au cours des trois prochaines années, l’échange de près de 500 documents qui seront accessibles aux chercheurs au centre de consultation de l’Ina à la Bibliothèque nationale de France, à Paris, et au sein de la Motion Picture and Television Reading Room de la Bibliothèque, à Washington. Une partie des documents, tombés dans le domaine public, seront également disponibles sur le site Internet de la Bibliothèque numérique mondiale. Développée par la Bibliothèque du Congrès et l’UNESCO, elle met à disposition, gratuitement, sur son site Internet, une documentation considérable en provenance des pays et des cultures du monde entier. Fondée en 1800, la Bibliothèque du Congrès possède la plus importante collection d’archives audiovisuelles et d’enregistrements sonores des Etats-Unis. Créé en 1974, l’Ina est un établissement public à caractère industriel et commercial chargé, notamment, d'archiver toutes les productions radiophoniques et télévisuelles françaises. Une réception organisée le soir-même à la Maison française de Washington par l’Ina, en collaboration avec les Services culturels de l’Ambassade, et introduite par Antonin Baudry, Conseiller culturel, Roberta Shaffer, Associate Librarian, et Mathieu Gallet, a réuni près de 250 convives. Ces derniers ont assisté à la projection d’un documentaire de la série Mystères d’archives de l’Ina, intitulé Marylin Monroe en Corée. 1954, et de deux extraits d’archives de la Bibliothèque du Congrès sur la France de l’après-guerre, représentatifs des documents qui seront échangés prochainement entre l’Ina et la Bibliothèque. Cet accord sans précédent entre deux géants du secteur des archives audiovisuelles signe le début d'un nouvel échange culturel entre la France et les Etats-Unis. Au cours des mois à venir, un groupe de chercheurs franco-américain sera mis en place par les deux partenaires afin d'établir la liste des contenus qui seront échangés.Géraldine Durand
26 sociétés françaises sur le marché international de l’audiovisuel, NAPTE 2012
Date: 13/02/2012
[caption id="attachment_5251" align="alignright" width="230" caption="NATPE"]
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Du 23 au 25 janvier, le NATPE 2012 a rassemblé le monde de l’industrie audiovisuelle. Vingt-six sociétés françaises se sont jointes à ce grand marché qui comme l’année dernière a eu lieu à Miami Beach après quelques années d’absence. Mathieu Béjot, Délégué général de TVFI-France International, vous décrit le fonctionnement de ce salon.
Les entreprises ayant participé au NAPTE 2012 à Miami : 1. Alphanim (Gaumont Group) 2. Arte France 3. Awol 4. Compagnie des Phares et Balises 5. Cyber Group Studios 6. Europe Images International 7. Film & Picture 8. France Télévisions Distribution 9. Futurikon 10. Gedeon Programmes 11. Java Films 12. Mediatoon Distribution 13. Mistral 14. NeweN Distribution 15. Novavision Promotion Internationale 16. Only Lifestyle 17. PGS Entertainment 18. Planet Nemo Animation 19. Séquence SDP 20. SND / Groupe M6 21. TF1 International 22. Toon Distribution 23. Trace TV 24. Upside Télévision 25. Xilam Animation 26. ZED
Propos recueillis par l'équipe du Consulat de France à Miami
Bilan du salon International Consumer Electronics Show 2012 : Avancées de la 3-D, des télévisions connectées et des tablettes, et annonce du lancement de la Télévision Mobile Personnelle
Date: 09/02/2012
L’International Consumer Electronics Show, salon le plus important au monde dans le secteur de l’électronique, s’est tenu cette année du 10 au 13 janvier à Las Vegas. Même si aucun produit véritablement révolutionnaire n’a été lancé lors de cette édition, elle a permis de suivre les progrès faits dans plusieurs secteurs. Ainsi, les produits comme la télévision 3-D, les télévisions connectées et certaines tablettes, qui faisaient leurs premiers pas l’an dernier, ont été perfectionnés et sont maintenant prêts à envahir le marché. C’est notamment le cas pour la Télévision Mobile Personnelle (TMP) qui devrait être lancée à l’échelle du pays courant 2012. Cette édition tournait principalement autour des cinq technologies suivantes : - La Télévision 3-D Si les ventes des téléviseurs 3-D étaient décevantes en 2010-11, elles devraient augmenter en 2012, grâce notamment à l’amélioration de la connectivité de ces téléviseurs. Pour l’instant, peu de consommateurs ont adopté cette technologie, et le taux de pénétration des téléviseurs 3-D approche les 3% pour les ménages américains. Mais les fabricants comme LG, Panasonic, Samsung et Sony travaillent actuellement sur la transformation de ces téléviseurs en télévisions connectées, ce qui permettrait à l’utilisateur d’avoir accès directement depuis son poste de télévision à des vidéos en streaming et aux médias sociaux. Steve Koenig, directeur des analyses de l’industrie de la Consumer Electronics Association, table sur une croissance de 56% au sein du marché des télévisions connectées, et de 122% pour celui des télévisions 3-D, en 2012. Les prochaines avancées dans ce domaine devraient être la disparition des lunettes 3-D, et le remplacement des écrans LCD et LED, rétroéclairés, par des écrans OLED HD, moins consommateurs d’énergie. - Le contenu 3-D Le contenu disponible en 3-D devrait fortement progresser dans les années à venir. La chaîne de sport ESPN s’est pleinement engagée dans la diversification et l’augmentation de ses émissions en direct disponibles en 3-D en 2012, tout comme 3net, chaîne câblée qui propose des programmes en 3-D 24h/24 et 7j/7 et qui est une joint-venture entre Sony Corporation, Discovery Communications et IMAX Corporation. Lors du CES, ESPN a diffusé son émission « SportsNation » en 3-D pour la première fois, ainsi qu’une édition spéciale CES de « Friday Night Fights » comprenant une série de matchs de boxe, appréciables en direct et en 3-D. Une large foule munie de lunettes 3-D a pu voir sur place ces deux spectacles qui étaient aussi repris sur la chaîne ESPN 3-D. - La télévision connectée En 2012, les téléviseurs vont devenir encore plus « sociaux ». La télécommande traditionnelle va progressivement être remplacée par des tablettes et smartphones ou second screens (« seconds écrans ») qui fourniront au spectateur des contenus et des fonctionnalités supplémentaires lors du visionnage d’un programme à la télévision. Ces second screens seront équipés, à terme, de détecteurs de mouvement et de technologie de reconnaissance vocale. Des prototypes ont été présentés au CES, comme la KINECT Live de Microsoft, une nouvelle version de Skype sur la console de jeu XBox 360, et Windows 8, en plus d’offres analogues chez LG, Samsung et Sony. En termes d’applications, Google, Facebook et Twitter se disputent la suprématie des médias sociaux sur la télévision. - La Télévision Mobile Personnelle ou TMP La Télévision Mobile Personnelle sera lancée cette année à l’échelle nationale avec Dyle TV (anciennement surnommée Mobile Content Venture) par l’opérateur de téléphonie mobile MetroPCS sur les téléphones Samsung et LG. Les abonnés à MetroPCS pourront alors visionner en direct plus de 70 chaînes de télévision. Parmi ces chaînes figurent celles des groupes Fox, NBC Universal, ION Univision, Telemundo et les affiliés de Bahakel Communications, Belo, Cox Media, EW Scripps, Gannett, Hearst TV, Media General, Meredith, Post-Newsweek de Washington Post et Raycom Media. Dyle TV a aussi annoncé un partenariat avec Belkin afin que l’iPhone et l’iPad d’Apple puissent recevoir les signaux de la TMP. - Les radios Internet dans les véhicules américains Pandora (voir l'article La radio sur Internet Pandora dans la majorité des véhicules américains d’ici 5 à 7 ans), Sirius XM Radio, la radio iHeart de Clear Channel Communications et d’autres se battent pour avoir un accès privilégié aux nouveaux tableaux de bord des véhicules. Les tableaux de bord connectés à Internet dans les nouveaux modèles de voiture Audi, Mercedes, Ford, Hyundai et Kia présentés au CES comprennent des systèmes embarqués avec récepteurs inclus et des applications pour accéder directement aux principales radios Internet et satellites. Les radios AM/FM traditionnelles essaient également de gagner des parts de marché en convertissant leurs signaux au numérique. Pandora, Sirius XM et iHeartRadio n’ont pas lésiné sur les dépenses en marketing pour être perçues comme les premières sources audio des véhicules présentés au CES. La HD Radio était présente au CES, mais aucune annonce n’a été faite à son sujet : elle passe, pour le moment, au second plan. CES 2012 : 3-D, smart TVs, tablets abound ; broadcasters announce major mobile DTV launch, de Justin Nielson, Broadcast Investor SNL Kagan, 13 janvier 2012Sonia Droulhiole
Euronews et ABC News inaugurent une coopération inédite
Date: 19/01/2012
[caption id="attachment_5330" align="alignright" width="230" caption="EuroNews"]
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Euronews, chaîne internationale d'information leader en Europe et ABC News, référence des chaînes d'information aux États-Unis, ont annoncé, ce 19 janvier, un accord de coopération unique dans la perspective d'élections cruciales des deux côtés de l'Atlantique. Dans le cadre de ce partenariat, Euronews ouvrira prochainement un bureau à Washington.
Selon les termes de l'accord, les correspondants et experts d'ABC News ainsi que la présentatrice phare, Christiane Amanpour, fourniront une analyse régulière de la politique américaine et des faits marquants de l'actualité, en exclusivité pour Euronews, dans une série d'interviews et de duplex.
En retour, Euronews mettra a disposition d'ABC News des sujets d'actualités exclusifs couvrant les affaires européennes, dont les prochaines élections en Europe. Euronews met également à la disposition d'ABC News sa couverture d'événements internationaux.
Par cet accord, Euronews accède aux vastes ressources d'ABC News NewsOne, son service de dépêches nationales et internationales, via des directs et des différés proposés par ABC News et toutes ses filiales américaines.
Pour les prochaines élections aux Etats-Unis, en France, en Allemagne, en Italie mais également en Russie, les deux rédactions partageront leurscontenus afin d'enrichir mutuellement leur ligne éditoriale, au profit d'une large audience en Amérique et en Europe.
Lucian SARB, Directeur de la Rédaction d'Euronews, indique que "le partenariat Euronews - ABC est la plate-forme idéale pour une parfaite couverture des actualités des deux côtés de l'Atlantique. C'est une collaboration qui permettra une plus grande réactivité face aux derniers soubresauts de l'actualité, en apportant une forte valeur ajoutée au contenu et une priorité aux exclusivités pour l'antenne et le site Internet d'Euronews".
Il ajoute que "les analyses croisées d'Europe et des États-Unis apporteront une compréhension globale et profonde de ce qui est en jeu en 2012, sur le plan économique, social ainsi que sur les orientations politiques. Grâce à ce partenariat, nous ouvrons une nouvelle fenêtre d'information sur les affaires internationalesmajeures, des Etats-Unis à la France, des élections en Russie aux plus grands de défis de la planète en 2012. Tout cela, au service de nos téléspectateurs toujours plus nombreux dans le monde".
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Dossier : Bilan 2011 sur la Télévision Connectée aux Etats-Unis
[caption id="attachment_8737" align="alignright" width="230" caption="Télévisions connectées"]
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Selon une étude de la société Strategy Analytics publiée en décembre 2011, 20% des personnes interrogées affirmaient avoir regardé une vidéo en streaming sur leur téléviseur au cours du mois de novembre 2011. Ce pourcentage est deux fois plus important pour le public américain que pour le public européen. Les analystes américains expliquent ce décalage par la différence d’offre, des services comme Netflix et Hulu tirant vers le haut la consommation de vidéo en ligne.
Ainsi, le visionnage de programmes sur Internet est en forte progression aux Etats-Unis et, selon Blair Westlake, Corporate Vice President of the media and entertainment group chez Microsoft, le paysage télévisé américain devrait subir plus de transformations au cours des prochains 18 mois qu’au cours des 5 dernières années.
Modèles de distribution utilisés :
Selon une étude du Leichtman group publiée au mois d’avril 2012, plus d’un tiers des foyers américains (38%) a, actuellement, au moins un téléviseur relié à Internet, contre 30% en 2011 et 24% en 2010.
La console de jeu vidéo
La console de jeu vidéo est l’appareil permettant de connecter un téléviseur à Internet le plus répandu aux Etats-Unis et, toujours selon cette étude, 28% des foyers possèderaient une console reliée à Internet. La Xbox de Microsoft est le chef de file de cette nouvelle génération. Cette console propose le plus large éventail de contenu multimédia sur le marché. A partir de 5 dollars par mois, le service Xbox Live donne accès aux plateformes de vidéo en streaming comme Netflix et Hulu Plus, mais aussi aux réseaux sociaux Facebook et Twitter. Le contenu à la demande du service XFINITY de Comcast et l’offre IPTV FiOS de Verizon sont aussi disponibles sur la Xbox aux utilisateurs abonnés à ces services. Le Director of branded experience de Microsoft, Russ Axelrod, lors d’un discours au NATPE le 24 janvier 2012, a expliqué que plus de 20 millions de Xbox au Etats-Unis étaient connectées et que les utilisateurs concernés passaient 44% de leurs temps sur leur Xbox à faire autre chose que jouer.
La PlayStation de Sony connaît un succès similaire avec ses offres en ligne et notamment avec Playstation Network, portail interactif gratuit où il est possible de jouer en réseau. PlayStation Network compte plus de 90 millions de comptes activés dans le monde, dont 30 millions aux Etats-Unis. Lors de la conférence Streaming Media West, le 8 novembre 2011, Susan Panico, Directeur senior de PlayStation Network, a expliqué qu’un tiers du temps passé sur la console concernait une autre activité que le jeu. PlayStation Network a aussi développé un contenu propre pour se démarquer. Ainsi, elle a lancé des émissions comme “The Tester” (Le Testeur), émission de téléréalité où les joueurs s’affrontent pour un poste en tant que testeur de jeux vidéo, ou encore “Qore”, un “magazine vidéo” consacré aux jeux, et “Pulse”, une émission bihebdomadaire sur les dernières nouveautés PlayStation. L’avantage majeur de cette console sur la Xbox est que ses services sont gratuits – un facteur indéniable dans sa croissance explosive. Microsoft, de son côté, fait payer au moins 60 dollars par an pour le service Xbox Live.
Les services de vidéo à la demande sont les grands bénéficiaires de la montée en popularité de ces consoles connectées. Selon Susan Panico, 50% de l’usage de Netflix se fait à partir de consoles. De même, la chaîne premium EPIX, lancée sur la Xbox en décembre 2011, a vu son nombre d’abonnés doubler depuis son lancement sur console.
Les lecteurs de Blu-ray et les téléviseurs connectés
Les lecteurs Blu-ray connectables à Internet seraient présents dans 13% des foyers américains et les téléviseurs connectés dans environ 4% de ces foyers, selon Leichtman group. Ainsi, d’après la société d’analyse Magna Global, il y avait 5,4 millions de smart TV pouvant être connectées à Internet dans les foyers américains à la fin de l’année 2011. Selon une autre société d’analyse, DisplaySearch, près de la moitié des téléviseurs vendus aux Etats-Unis en 2013 devraient être des smart TV (47%) contre 35% en 2012 et 17% en 2010. Selon le cabinet Strategy Analytics, le principal marché pour les télévisions connectées sera les Etats-Unis en 2012 et près de 18 millions de téléviseurs devraient y être vendus cette année.
Les boîtiers
Selon une étude publiée par le cabinet d’analyse Park Associates au mois de février 2012, près de 14 millions de boîtiers permettant de se connecter à Internet (de type Apple TV et Roku) devraient être vendus aux Etats-Unis en 2012 et 31% des ménages américains possédant une connexion Internet regarderaient des programmes en streaming sur leur téléviseur.
Bien que ces boîtiers ne soient pas encore très répandus, la facilité d’utilisation de ces appareils et un tarif à la baisse pour la dernière génération d’Apple TV et de boîtier Roku en font un produit intéressant. Apple serait en tête de ce marché avec 4,2 millions d’Apple TV deuxième génération vendues en 2011 contre 1,5 millions pour Roku (pour un total de 2,5 millions depuis la création de la société en 2002).
Interrogé lors d’une conférence sur le contenu over-the-top au mois de mars 2012, le CEO et créateur de Roku, Anthony Wood, déclarait que les télévisions connectées souffraient de plusieurs handicaps face aux boîtiers. Tout d’abord, selon les recherches menées par Roku, la qualité de l’interface fait partie des principaux critères de choix des consommateurs pour ce type de produit. Or, l’un des défauts des smart TVs est justement que leurs logiciels deviennent obsolètes au bout de 2 ou 3 ans, alors qu’un téléviseur, connecté ou pas, se change généralement tous les 6 à 8 ans. Anthony Wood pense que les consommateurs obtiennent un meilleur service en achetant une télévision classique et un boîtier connecté à Internet séparé. Il explique que les logiciels de Roku sont mis à jour tous les deux mois et que de nouvelles chaînes sont ajoutées toutes les semaines. Les boîtiers Roku proposent ainsi plus de 500 chaînes.
Rôle des régulateurs nationaux indépendants dans la régulation des TV connectées :
La question du rôle des régulateurs nationaux indépendants dans la régulation des TV connectées n’a pas encore été abordée aux Etats-Unis. Toutefois, une audition visant à examiner de quelle manière les services de vidéo en ligne altéraient l’avenir de la télévision s’est tenue devant la Commission du Sénat sur le Commerce (Senate Commerce committee), à la demande de son Président, le sénateur Jay Rockefeller (D-W. VA.), à la fin du mois d’avril 2012. Lors de l’annonce de l’organisation de cette audition, le sénateur Rockefeller avait souligné que « les spectateurs regardent toutes sortes de programmes sur une grande variété de plateformes, à différentes heures du jour et de la nuit, sans les protections qui encadrent la télévision traditionnelle ».
Lors de cette audition, les professionnels entendus ont défendu le droit du marché à créer des programmes accessibles aux consommateurs de manière universelle. Ils ont également souligné l’importance de maintenir un Internet ouvert et critiqué la démarche de Comcast qui impose une limite de 250GB à ses utilisateurs, mais, dans ses calculs, ne prend pas en compte ses propres sites comme l’offre de TV Everywhere Xfinity. Pour Barry Diller, Président du site de voyage Expedia et de IAC/InterActiveCorp., conglomérat de sociétés du secteur de l’Internet comme Vimeo, l’application des règles de neutralité du réseau est obligatoire pour maintenir le développement d’Internet.
Conclusion :
Le développement de la télévision connectée pourrait avoir plusieurs conséquences. La 1ère concerne le trafic sur Internet. Selon la société d’analyse Cisco, le trafic lié à la consommation de vidéos sur Internet devrait passer de 3 039 petabytes (1 petabyte = 1000 terabytes) par mois en 2011 à 8 130 petabytes par mois en 2015.
D’autre part, la popularité grandissante des télévisions connectées et des tablettes augmente l’intérêt pour les « synch apps », applications liées à la diffusion d’une émission à la télévision et synchronisées avec celle-ci. Ainsi, plus de 200 chaînes de télévision américaines, parmi lesquelles NBC, Discovery Channel et HBO, se sont associées pour lancer l’application ConnecTV, qui permet aux utilisateurs de bénéficier d’un contenu additionnel ou d’interagir avec leurs amis sur tablette ou smartphone, pendant qu’ils regardent un programme télévisé.
Enfin, bien que le développement de la télévision connectée ne signifie pas forcément que les clients résilient leur abonnement au câble, cela peut signifier l’annulation de l’abonnement à certaines chaînes premium. C’est un risque que les opérateurs de la télévision prennent en compte et une tendance que les fabricants de télévision et les propriétaires de contenu suivent de près.
Ainsi, le développement de la télévision connectée aux Etats-Unis est au centre des préoccupations des professionnels américains du secteur des médias et du contenu.
Pour plus d’informations sur les questions liées au droit d’auteur et à la réglementation de la télévision connectée, lire Dossier : Bilan sur la télévision connectée aux Etats-Unis, Médiamérica, 11 juillet 2011.
Géraldine Durand
