Télévision

Le Sundance Institute lance un laboratoire dédié à l’écriture des séries télévisées

Date: 08/04/2014

sundanceLe Sundance Institute, fervent défenseur du cinéma d’auteur, a annoncé le lancement d’un laboratoire d’artistes pour scénaristes et réalisateurs de séries télévisées et de séries en ligne. Après trente années de soutien au cinéma indépendant, Sundance Institute présente un ambitieux projet d’expansion. L’Institut lance un laboratoire d’artistes pour soutenir les scénaristes et créateurs de séries TV et en ligne. Intitulé Sundance Institute Episodic Story Lab, le programme verra le jour cet automne dans la station de Sundance (Utah). Depuis 1981, le Sundance Institute aide de jeunes talents à éclore en les incitants à prendre des risques dans la construction narrative. Reconnaissant les nouvelles tendances du monde audiovisuel, ce Lab veut donner l’opportunité aux jeunes scénaristes d’apprendre aux côtés des plus grands et de trouver leur voix. Pendant six jours, les apprentis scénaristes travailleront avec des mentors au développement de scénarios et de trames individuelles s’étendant sur plusieurs épisodes. Ils recevront également une formation sur l’univers de la production et de la distribution d’histoires pouvant faire l’objet d’une série. Le drame comme la comédie y auront leur place. Organisée sous la direction de Michelle Satter (directrice et fondatrice du Programme du long métrage au Sundance Institute), cette nouvelle initiative reconnait la qualité et l’importance des séries télévisées dans le monde d’aujourd’hui. Le Sundance Institute salue d’ailleurs les nombreux excellents scénarios et sujets audacieux qui ont pu inspirer la création de ce laboratoire. Parmi les scénaristes et réalisateurs de séries TV et/ou pour le web soutenus par l’Institut on trouve notamment Cary Fukunaga, Lena Dunham, Louis C.K., Mark Duplass, Lisa Cholodenko, Jason Katims, Rodrigo Garcia, Todd Haynes, R.J. Cutler, Mike White, Robert Rodriguez, Ava DuVernay, Jill Soloway et Joseph Gordon-Levitt. “Le Sundance Institute travaille depuis toujours au développement et au soutien de nouvelles générations d’artistes indépendants” rappelle Robert Redford, président et fondateur de l’Institut. « Etant donné que de plus en plus de ces artistes trouvent des opportunités à la télévision ou sur des plateformes internet, c’est tout naturellement que nous avons décidé d’étendre nos laboratoires artistiques aux problématiques des séries TV. » Keri Putnam, Directeur Exécutif de l’Institut, ajoute: “ Les opportunités sont de plus en plus nombreuses et certains enseignements peuvent aider les jeunes scénaristes voulant écrire des séries TV à trouver leur voix. Notre laboratoire permet ainsi aux jeunes artistes voulant développer des projets en plusieurs parties de le faire avec les outils appropriés. » Pour la première année du programme, seules les demandes des candidats ayant reçu une invitation seront prises en considération. Dans les années à venir, une procédure de candidature libre est prévue. En attendant, l’équipe de l’Institut établira une liste de candidats à travers un réseau d’anciens participants, de mentors, de contacts dans l’industrie audiovisuelle ainsi qu’au sein de divers groupes d’artistes et de soutien. « La renommée mondiale de notre Laboratoire de scénaristes nous servira comme modèle de départ que nous adapterons ensuite pour toucher une nouvelle génération d’écrivains dans le marché florissant qu’est celui des séries présentes sur toutes les plateformes » explique la directrice du programme, Michelle Satter. Sundance Institute Makes Bold Expansion Into TV, The Hollywood Reporter, 19 mars 2014

Adapté de l’anglais par Romain Rancurel

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Christine Kelly en mission sur les droits sportifs à New York

Date: 08/04/2014

CkellyChristine Kelly, membre du Conseil supérieur de l’Audiovisuel depuis janvier 2009 a été nommée présidente de la mission sport en janvier 2014, en remplacement du journaliste Rachid Arhab. Dans le cadre de cette nouvelle mission et dans un contexte français de plus en plus concurrentiel pour les droits sportifs, Christine Kelly a décidé d’effectuer une mission d’études aux Etats Unis, à New York, les 10 et 11 mars derniers (montée par les services culturels de l’Ambassade de France aux Etats Unis). Elle a pu rencontrer dans ce cadre Greg Trager, Vice-président Programming de CBS Sport Network, Hans Schroeder, Senior Vice-Président, NFL Media Strategy and Development, Jon Miller Président Programming de NBC Sport Networks et David Down, Consultant, précédemment en poste à Univision Sports et ABC Sports en tant que Senior Vice-président Programming, responsable des acquisitions de droits et de la programmation. Parmi les questions évoquées, a figuré celle des évolutions récentes dans le domaine des droits sportifs.  Greg Trager a insisté sur le fait que pour demeurer en position de force dans l’achat de droits sportifs, tous les networks avaient dû, y compris CBS, créer une chaîne du câble dédiée afin d’être en mesure de garantir au détenteur des droits, entre le network et la ou les chaînes câblées (Fox en a deux), beaucoup plus de visibilité pour les sports convoités. Les détenteurs de droits ne veulent pas uniquement vendre au meilleur prix. Ils souhaitent une visibilité maximale, bien pensée, qui permettent au sport d’être vu et de rester populaire. Sur CBS, le network,  il n’y a du sport à l’antenne que le week-end, en après-midi. Il y a très peu de sport dans le cadre des news. Le reste est sur leur chaîne du câble CBS Sports Network. Les événements sportifs les plus importants passent sur le network, et tous les autres matches sont diffusés sur le câble. Les détenteurs de droits comme la NFL n’ont aucune obligation de vendre aux networks en priorité mais ils le font car ils y trouvent leur intérêt. Hans Schroeder, Senior Vice-Président, NFL Media Strategy and Development, a notamment expliqué que les matches de la NFL étaient essentiellement diffusés sur les networks. Seul un petit nombre l’est sur le câble. La NFL continue de vendre les droits aux networks pour plusieurs raisons. La visibilité des sports est forte (grâce à leurs offres complémentaires sur le câble), et pour la NFL, il  est fondamental d’exposer les matches le plus possible pour toucher un large public. L’audience y est forte aussi, et les networks payent chers. La NFL privilégie les deals longs de 5, 6 jusqu’à 9 ans, les droits digitaux étant négociés à part. En effet, parmi les priorités de la NFL aujourd’hui, figure le fait de parvenir à toucher les jeunes. C’est la raison pour laquelle, afin d’être présents de la meilleure façon sur les plateformes qui émergent, la NFL garde les droits digitaux (à l’issue du live) et les droits mobile (y compris pendant le live). Pour David Down, les networks ont intérêt (ce qu’ils font) à négocier des deals très longs, de 9 à 15 ans, avec les détenteurs de droits, qui ont ainsi une sécurité financière sur le long terme, tandis que les networks conservent les droits sur une longue période. Pour le moment précise-t-il les détenteurs de droits / leagues que sont la NFL ou la NBA souhaitent la plus grande exposition possible. C’est la raison pour laquelle ils privilégient les Networks. Il note que si BIN est déjà présent aux Etats Unis la chaîne n’a pas les droits des grands sports américains. Pour David Downs au fur et à mesure des années, l’offre de sports à la télévision a explosé, en nombre de chaînes, d’heures de télévision produites, de cases dans les grilles de programmes…Les jeux olympiques d’hiver en 1990 ont par exemple fait l’objet de 63 heures de programmes. Ce sont 250 heures qui ont été diffusées sur NBC en 2014. Tandis que les chaînes câblées sportives se multipliaient, les grands  matches sont restés sur les Networks car les leagues savent qu’elles doivent à tout prix rester visibles. La boxe qui a misé sur le tout Pay per view, a fait les frais de cette stratégie et a pratiquement disparu des écrans.

Muriel Guidoni Deregnaucourt

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Les chaînes sportives aux Etats-Unis : évolutions et statu quo

Date: 08/04/2014

  nbaLes chaînes sportives sont très nombreuses aux Etats-Unis. On en recense plus de trente au niveau national et une dizaine au niveau régional (Fox Sport dispose d’un très large réseau de chaînes sportives locales).  Les principales chaînes sportives nationales qui ne sont pas spécialisées dans une seule discipline sont ESPN, CBS Sports, Fox Sport, NBC Sport. Les plus grands événements sont retransmis gratuitement et en clair. L’exemple le plus emblématique est celui du Super Bowl retransmis en exclusivité et à tour de rôle (avec un roulement tous les 3 ans) sur NBC (qui a remplacé ABC), FOX et CBS. En 2014, la retransmission sur FOX et a été suivie par 111,5 millions de téléspectateurs  ce qui correspond à la meilleure audience TV jamais enregistrée  aux Etats-Unis. Les acteurs traditionnels ont aussi une stratégie digitale de plus en plus élaborée. De nombreuses chaînes sont dédiées à une discipline en particulier, comme NBA TV pour le Basket, the Ski channel, horse racing TV etc. … Chaque sport a sa chaîne dédiée, diffusée à travers le territoire via un voire plusieurs câblo-opérateurs. Les sports les plus populaires sont le football américain, le basketball, le baseball. Ce sont ceux qui sont les plus médiatisés et qui sont aussi structurés en puissantes « leagues » (fédérations). Les « leagues » : une filière verticale intégrée Au cours des dernières décennies, les leagues se sont développées pour asseoir leur position sur le marché de l’entertainment et de l’audiovisuel. Du match à la retransmission en passant par la captation et la production, la league maîtrise largement la chaîne de diffusion. Les leagues ont leurs propres sociétés de productions, comme NBA Entertainment créée il  y a plus de 30 ans, en 1983. NFL Films produit des publicités, des programmes TV, et même des longs métrages qui seront ensuite diffusés sur NFL Network, la chaîne de la NFL. Les leagues ont leurs propres chaînes : NBA TV créée en 1999, NHL Network (Hockey) en 2001 au Canada et 2007 aux Etats-unis,  NFL Network (football américain) en 2003, MLB Network (Baseball) en 2009. Ces chaînes sont contrôlées par leur league mère même si les modèles peuvent varier. Ainsi NBA TV est opérée par Turner (la NBA est partenaire de la chaîne TNT qui appartient au groupe Turner). MLB Network, la chaîne dédiée au Baseball appartient majoritairement à la MLB (Major League Baseball) mais aussi en partie à Comcast (via NBC Sports Group), DirecTV, Time Warner Cable and Cox Communications. NFL Network appartient pleinement à la NFL qui a investi 100 millions de dollars pour sa création. La chaîne ESPN en est partenaire et reprend certains programmes de la NFL (l’actuel CEO de NFL Network, Steve Bornstein, est l’ancien chairman d’ESPN). Ces chaînes sont largement distribuées sur le territoire américain (et au Canada). En août 2013, 59,721,000 foyers américains (52.3% des foyers avec télévision) recevaient NBA TV;  70,043,000 (61.13%) MLB Network et 70,910,000 (62.09%) NFL Network. Néanmoins, pour assoir leur visibilité et leur popularité (et notamment augmenter le nombre de licenciés, et de spectateurs dans les stades), les leagues ont intérêt à être aussi présentes sur les chaînes nationales, gratuites. C’est pourquoi elles signent des accords de long terme avec les networks pour leurs principales compétitions (voir l’article : Christine Kelly en mission sur les droits sportifs à New York) Un immense marché divisé en zones géographiques : La règle du black out établie il y a quarante ans par la FCCest actuellement remise en cause. Cette règle a pour but de limiter la retransmission télévisuelle de certains matchs dans un périmètre défini autour du stade pour favoriser la vente des places. Si les chaînes locales sont en black out , les chaînes nationales (et payantes) ne sont pas autorisées non plus à prendre le relais dans la zone du black out. Les règles exactes du black out varient selon les leagues, selon les ventes des tickets, les accords d’exclusivité avec les chaînes nationales etc.  Avec l’évolution du paysage audiovisuel et numérique, la FCC vient de proposer la suppression de la black out rule. Les leagues auront néanmoins toujours la possibilité de négocier des black outs avec les broadcasters. Les débats sont en cours. Les out of the market sport packages et l’essor de la stratégie digitale Seules les compétitions les plus importantes sont retransmises à l’échelle nationale. Les chaînes privilégient les matchs locaux. Une même chaîne ne diffusera donc pas le même match d’un état à l’autre. Pour voir un match qui n’est pas diffusé localement, les fans peuvent avoir recours à des services appelés « Out of the Market sport Packages » commercialisées par les leagues. Ces packages sont disponibles sur le câble ou le satellite (comme le « NFL Sunday Ticket » via Direct TV ), et de plus en plus souvent sur Internet. C’est le cas du  NFL Sunday Ticket To Go ou du NBA League Pass  qui permet aux fans de regarder les matchs diffusés hors de leur zone géographique sur n’importe quel écran. Ces packages sont disponibles sur abonnement et  génèrent des sources de revenus non négligeables pour les leagues. La stratégie digitale des chaînes sportives est au cœur de leur développement actuel. C’est d’ailleurs ce que l’on a pu constater tout récemment lors du Superbowl 2014. Fox Sport a retransmis le match en ligne. Le lien de streaming de la chaîne a connu une fréquentation d’environ 528 000 spectateurs à la minute, une augmentation de 4% par rapport  à la rencontre de 2013 diffusée sur CBSSports.com, et de 52% par rapport à celle de 2012 sur NBCSports.com. Pendant les événements live que constituent les matches, les réseaux sociaux sont largement mis à contribution pour générer du buzz, faire croître et « engager »l’audience, lui permettre d’interagir. Les études prouvent que ce sont pendant les événements live et fédérateur que les réseaux sociaux et en particulier Twitter ont le plus d’impact (on l’a encore vu récemment avec le crash de twitter pendant la cérémonie des Oscars).  Cet aspect est largement pris en compte autant par les leagues que par les chaînes sportives dont les départements « digital » sont étoffés régulièrement. Enfin, il ne faut pas négliger les matchs virtuels qui connaissent un véritable essor et font désormais partie de l’écosystème sportif. Les Leagues ont très tôt développé des jeux – par exemple NFL Game Play qui a connu un grand succès dans les années 1990 sur Playstation. Désormais, ce sont les Fantasy qui génèrent d’importantes retombées économiques. Les joueurs en ligne managent virtuellement une équipe composée d’athlètes connus dont les résultats in real life influencent ceux de l’équipe virtuelle. Les Leagues et les chaînes sportives ont créé leurs propres fantasy games à l’instar d’ESPN Fantasy Basketball, ou de Fantasy NBA,  ou encore de Fantasy CBSSports qui propose des Fantasy Games pour tous les sports. C’est évidemment aussi un moyen d’encourager les spectateurs à suivre assidument les matchs.

Pervenche Beurier

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Le délai de diffusion des séries américaines à l’étranger reste long … sauf pour les productions Netflix.

Date: 26/02/2014

kevin-spacey-in-house-of-cards_4201 L’intégralité de la saison 2 de House of Cards, le thriller politique mettant en scène Kevin Spacey et Robin Wright, a été mise en ligne en une fois, le 14 février, sur la plateforme Netflix qui les produit. C’était la première fois qu’une série sortait le même jour dans autant de territoires différents, en l’occurrence aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne, en Ireland, en Amérique du Sud, dans les pays scandinaves et aux Pays-Bas. Même en Allemagne, où Netflix n’est pas (encore) implanté, la série est sortie presque en simultanée afin de contenter les fans impatients. Pourtant, une nouvelle recherche du groupe IHS basé en Grande-Bretagne montre que le modèle Netflix reste une exception à la règle. La plupart des séries télévisées américaines ne sont pas diffusées avant des mois sur les chaînes télévisées étrangères. Le rapport souligne qu’il y a un délai de trois mois en moyenne, ou 84 jours plus exactement, entre la diffusion d’une série aux Etats-Unis et son lancement à l’international. Dans de nombreux pays, le décalage est encore plus important : 95 jours pour la Grande-Bretagne, 116 pour l’Allemagne et 126 pour la France. Ce délai est bien plus court en Australie où les séries américaines sont lancées un peu plus d’un mois (32 jours) après leur diffusion sur les écrans américains. « Grâce aux réseaux sociaux, le buzz autour des séries TV devient viral et mondial très vite. Certains consommateurs s’impatientent et ne souhaitent pas attendre que les programmes soient disponibles sur les chaînes traditionnelles de leur pays » déclare Tim Wescott, analyste TV chez IHS et co-auteur du rapport. « De nombreux distributeurs essayent de rendre leurs nouveaux programmes disponibles plus rapidement, en investissant même dans le doublage en langues étrangères, ce qui est généralement à la charge de l’acheteur…  Toutefois, notre étude montre que ce phénomène reste l’exception et non la règle. En effet, accélérer la chronologie des médias traditionnels présente des inconvénients. » Wescott souligne que les réseaux étrangers préfèrent généralement attendre de voir les résultats de la série aux Etats-Unis avant de la programmer. De plus, les chaînes étrangères, particulièrement les diffuseurs terrestres, disposent de très peu de créneaux horaires disponibles pour de nouveaux programmes. « Pour les chaînes, il est risqué de se précipiter sur de nouveaux programmes alors qu’elles en diffusent déjà qui ont fait leurs preuves » précise Walcott. L’étude d’IHS a pris en compte 54 nouvelles séries, aussi bien des comédies que des drames, produites et diffusées aux Etats-Unis l’année dernière. Sur l’ensemble de ces programmes, seuls quatorze n’ont pas été vendus sur les marchés clés que sont la Grande-Bretagne, la France, l’Allemagne et l’Australie. La Grande-Bretagne est le plus gros consommateur de programmes américains en volume avec 35 programmes achetés sur les 54 retenus par l’étude. Les chaînes australiennes en ont acquis 24, l’Allemagne 15 et la France 9. Despite Netflix Effect, Foreign Networks Prefer to Wait for Series, Hollywood Reporter, 20/02/2014

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Comcast/Time Warner : naissance d’un câblo-opérateur géant

Date: 26/02/2014

Le 13 février 2014, Comcast, premier câblo-opérateur américain, a annoncé son intention de racheter Time Warner Cable, numéro deux du secteur, pour environ 45 milliards de dollars. Si elle a lieu, la fusion des deux groupes donnerait naissance à un géant du câble, réunissant en une même entité presque un tiers des abonnés américains. Cette fusion doit encore être approuvée par les autorités de la concurrence, mais son annonce a d’ores et déjà généré une vague de protestations assez prévisible. Avec 30% des foyers américains abonnés à l’une des deux offres TV, la nouvelle entité serait en mesure d’imposer sa volonté aux chaînes de télévision lors des négociations sur les droits de diffusion. Cette perspective inquiète tant les consommateurs que les fournisseurs de contenu. Selon eux, le marché du haut débit n’est déjà pas assez concurrentiel. Toutefois, il est probable qu’avec la fusion Time Warner/Comcast, la situation ne serait ni meilleure ni pire. Contrairement à AT&T et T-Mobile, qui ont vu leur fusion rejetée par le ministère de la Justice, Comcast et Time Warner Cable ne s’affrontent directement sur aucun marché. En effet, leurs câbles passent dans des villes différentes, ou, parfois, comme à New York, dans des quartiers différents. Par conséquent, les craintes tiennent davantage au fait que cette nouvelle entité serait particulièrement puissante pour négocier l’acquisition de contenus, d’équipement ou de bande passante. Selon les partisans de la fusion, l’opération permettrait à Comcast/Time Warner de payer moins cher les programmes des télévisions. Les achats de contenus se répercutant directement sur les factures des consommateurs, cela impacterait à la baisse le prix des abonnements. Ce scénario est possible. Pour les détracteur de la fusion, en imposant sa volonté aux chaînes, Comcast obtiendrait un avantage déloyal sur les autres fournisseurs de télévision payante comme DirecTV ou Verizon FiOS. Comcast pourrait même exiger des autres cablo-opérateurs des frais supplémentaires pour leur donner accès à ses propres chaînes – dont NBC acquis par Comcast en 2011. En ce qui concerne le haut débit, la fusion pourrait accélérer le processus engagé par Comcast visant à créer un réseau national de données Wi-Fi qui se poserait en concurrent des principaux opérateurs téléphoniques. Comcast pourrait ainsi imposer aux utilisateurs de réduire leur consommation de bande passante. De telles restrictions seraient susceptibles de nuire à Netflix et à d’autres plateformes de contenu en ligne qui connaissent une forte croissance aux dépends des câblo-opérateurs. L’accord Comcast/ Netflix annoncé récemment est probablement le résultat de ce calcul. Aux Etats-Unis, les foyers n’ont qu’un choix très limité de FAI – généralement pas plus de deux. Par conséquent, il est très compliqué pour des consommateurs mécontents de changer de fournisseur d’accès. Toutefois, les instances de régulation – dont la Federal Communications Commission – ont une longueur d’avance sur Comcast. Elles ont le pouvoir de l’empêcher d’imposer sa volonté au marché par le biais de cette fusion. Lors du rachat de NBC Universal par Comcast en 2011, la FCC avait exigé un certain nombre de restrictions afin d’éviter des entorses aux règles de la concurrence. Depuis, Comcast s’est engagé à respecter les règles de neutralité du net (Open Internet Order) jusqu’en 2018, y compris celles rejetées par la cour d’appel fédérale le mois dernier. De telles restrictions limitent les risques liés à la montée en puissance de Comcast, sans pour autant empêcher la fusion avec Time Warner Cable. Comcast/Time Warner: The making of a cable TV giant, LA Times, 14/02/2014

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SuperBowl 2014 : la diffusion en streaming par la Fox bat des records d’audience

Date: 25/02/2014

SuperBowlLe SuperBowl XLVIII, finale du championnat de football américain opposant les Broncos de Denver aux Seahawks de Seattle a battu tous les records avec la plus large audience jamais enregistrée pour la diffusion d’un événement sportif sur Internet. La diffusion gratuite et en clair était assurée en exclusivité par la chaîne de télévision Fox Sport. Pour la troisième année consécutive, un grand réseau américain a retransmis en ligne le plus grand événement sportif du monde. Le lien de streaming de la chaîne a connu une fréquentation d’environ 528 000 spectateurs à la minute, une augmentation de 4% par rapport  à la rencontre de 2013 diffusée sur CBSSports.com, et de 52% par rapport à celle de 2012 sur NBCSports.com. Selon Fox, les utilisateurs de la webdiffusion sont restés connectés 47,8 minutes en moyenne, ce qui représente une progression – respectivement - de 25% et de 29% par rapport aux diffusions antérieures de ses concurrents. Pour la première fois, la chaîne Fox diffusait l’événement à la fois sur ordinateurs et tablettes numériques. Le match était disponible directement sur le site de la Fox pour les ordinateurs,  tandis que les utilisateurs de tablettes y avaient accès via l’application pour iPad Fox Sports Go.  Fox n’avait toutefois pas l’autorisation de diffuser le match sur les smartphones en raison d’un accord d’exclusivité entre la NFL et l’opérateur téléphonique Verizon. Totalisant en moyenne 7% de la bande passante, l’événement sportif le plus regardé de l’histoire a du reste fait chuter de 20% la fréquentation de la plateforme de streaming Netflix pendant la première mi-temps. Le pic d’audience de 1,1 million de webspectateurs, enregistré durant le troisième quart temps, reste toutefois loin du record historique pour une manifestation en direct sur Internet. Le record appartient donc toujours au Red Bull Stratos en octobre 2012, lorsque que plus 8 millions de spectateurs connectés simultanément sur You Tube avaient regardé le parachutiste Felix Baumgartner battre le record du monde de saut en chute libre et franchir le mur du son. Si l’audience Internet reste dérisoire en comparaison des 111,5 millions de téléspectateurs (meilleur audimat de l’histoire), la diffusion en ligne de grands événements sportifs est désormais un atout supplémentaire pour les chaînes sportives comme pour les annonceurs. Pour Fox Sport, cela a été l’occasion de promouvoir son application Fox Sports Go, habituellement disponible par abonnement. L’offre ne s’est pas limitée à la durée du match puisque Fox Sport a proposé, pendant 24 heures, aux utilisateurs de sa plateforme digitale la retransmission gratuite du match, des publicités et du concert donné à la mi-temps. Super Bowl: Fox’s Streaming Internet Audience Up 4% from CBS’s Last Year, Variety, 03/02/2014 Super Bowl, cumul de records (TV et web), Méta-média, 04/02/2014

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La 21st Century Fox plombée par ses chaînes de télévision

Date: 24/02/2014

Le réseau câblé américain Fox 21centuryfoxet les autres chaînes de télévision de Rupert Murdoch dépensent beaucoup, surtout dans le sport, ce qui réduit leurs bénéfices malgré des revenus en hausse. La société 21st Century Fox, qui rassemble les activités audiovisuelles du magnat des médias, a publié un bénéfice net de 1,2 milliard de dollars, divisé par deux en un an, pour le deuxième trimestre de son exercice décalé (octobre-décembre). Des effets exceptionnels entrent en ligne de compte, sans lesquels le bénéfice par action atteint pile les 33 cents qu'anticipaient les analystes. Mais le résultat d'exploitation recule, alors même que le chiffre d'affaires a progressé plus que prévu, de 15% à 8,2 milliards de dollars. Le directeur financier, John Nallen, a souligné que les résultats solides des réseaux câblés et dans les droits de retransmission avaient été annihilés par de faibles performances dans le cinéma, des effets de change défavorables et d'importants investissements. Les dépenses ont notamment bondi de 22% dans la division de réseaux câblés (Fox) suite au lancement de nouvelles chaînes, comme Fox Sports 1, et à des coûts de programmation plus élevés en particulier dans le sport. Parmi les chaînes satellitaires, les marges de Sky Deutschland sont aussi sous pression en raison du coût des retransmissions des matchs de foot de la Bundesliga, relèvent les analystes de Bank of America Les revenus publicitaires ont augmenté "légèrement" pour les chaînes à diffusion traditionnelle, et de manière plus marquée sur le câble où 21st Century Fox évoque une croissance de 7% aux Etats-Unis et de 9% à l'international. Mais elles risquent de souffrir de l'essoufflement des audiences des concours de talents “X-Factor” et “American Idol”, selon la direction, qui a aussi avoué une déception sur les studios de cinéma 20th Century Fox. Les revenus tirés des films ont décliné comparé à l'année précédente, où ils avaient été dopés par la sortie cinéma de "Taken 2" avec Liam Neeson et celle en DVD du dernier volet de la série d'animation "L'âge de glace". Chase Carey a estimé que les grosses sorties attendues dans les six prochains mois, ne suffiraient pas à redresser la barre pour l'exercice en cours. La Lettre de l’Audiovisuel est accessible par abonnements uniquement. Pour plus d’information : sandramullernyc@gmail.com. Pour consulter quelques articles : lettreaudiovisuel.com.

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Interview de Mathieu Béjot (TVFI): “En matière d’animation, le public américain est différent”

Date: 24/02/2014

Mathieu-Bejot-Mathieu Béjot, délégué général de TV France International, l’association des exportateurs de programmes français, parle de la place de l’animation française sur le marché américain. Que faites-vous à New York où on vous a déjà vu il y a trois mois ? J’y étais pour soutenir mes producteurs dans le cadre des Emmy Awards où deux projets français ont été récompensés, “5 caméras brisées”, documentaire de France Télévisions, et “Les Revenants” diffusés en France sur Canal +. Là, je suis revenu pour le Kidscreen Summit, qui est une manifestation centrée sur l’animation qui attire 2 000 personnes du monde entier, producteurs, chaînes, créatifs. En même temps, il y a eu les Kids Emmy Awards où trois programmes français ont été nominés sur 6 catégories : “Spike 2” (TAT), à l’origine aussi des “As de la jungle” déjà nominés l’année dernière, “Zou” produit par Cyber Group et diffusé sur Spark aux États-Unis, et “Angelo la débrouille” produit par Teamto. Malheureusement, nous n’avons rien gagné cette fois-ci, mais trois nominés sur six, c’est un bon début. Pourquoi, d’après vous, les Anglais ont-ils remporté les prix des Kids Emmy Awards ? Il y a eu 4 prix remportés par les Anglais. On a parfois l’impression que les jurés sont plus familiers de l’animation anglaise, même si l’animation française s’exporte beaucoup. Très honnêtement, c’est bien pour nous d’arriver à ce niveau de la compétition.  On est dans le top mondial. Comment se portent les exportations dans l’animation ?`  Pour nous, l’animation représente toujours 35% des exportations françaises, donc c’est  un secteur évidemment extrêmement important, qui voyage bien. Nous sommes le plus gros  producteur d’Europe, le troisième exportateur au monde, donc il y a vraiment une industrie reconnue. On parle d’animation pour la télévision, mais le long-métrage se porte aussi très bien. On l’a vu avec “Minuscule”. Que représentent les États- Unis pour l’animation française ? C’est un marché extrêmement important, avec des chaînes présentes dans le monde entier comme Cartoon, Disney ou Spark, avec lesquelles on travaille. Aux États-Unis, il y a aussi des plateformes qui deviennent intéressantes, comme Netflix qui achète des programmes avec des deals assez conséquents en termes financiers. Le marché américain est assez dynamique. Pourtant, d’autres observateurs trouvent le marché américain hermétique. Oui, c’est assez vrai malgré tout. Il arrive assez fréquemment que l’on travaille avec Disney et Cartoon sur l’ensemble du monde, l’Europe, le Moyen-Orient, l’Afrique, l’Asie, l’Amérique latine. Mais le point noir pour nous reste les États-Unis, pas très ouvert aux productions étrangères. A quoi imputez-vous cette propension des USA à rester un peu fermés à l’animation française ? Est-ce dû aux formats, à la longueur de nos séries animées  par exemple ? C’est une question de spécificité du marché américain, qui est d’ailleurs parfois un peu protectionniste de fait, et non pas de droit. Dans l’animation, les enjeux sont énormes, notamment en matière de licence et produit dérivés. Il est vrai que les sociétés américaines intégrées verticalement contrôlent la production, la diffusion le merchandising et ont tendance à favoriser leurs programmes. On entend souvent dire d’un programme qu’il a marché sur toutes les chaînes du groupe dans le monde entier.Mais non, le public américain est différent, même si on a du mal à le croire. Je pense que l’offre est différente, il existe une grosse mise en avant de leur programme. Quels sont les programmes d’animation qui marchent aux États-Unis ? Il y en a plusieurs comme “Oggy et les Cafards”. La diffusion depuis le début de l’été dernier des “Lapins crétins” sur Nickelodeon est un véritable succès d’audience. Sur Netflix, on retrouve “Garfield” (aussi à l’antenne sur Cartoon Network), ou encore “Iron Man”, “Oscar’s Oasis” (“Oscar & Co” en français), Fish’n chips. On note aussi que le programme “Eliot Kid” est présent sur Qubo, qui vient d’acheter la série “Sally Bollywood”. Quelle est la “French touch” dans l’animation ? L’esthétisme, les images léchées, une tradition de savoir raconter une histoire en images issue de la bande dessinée. Nous possédons une espèce de non conformisme, une capacité à se remettre en question à chaque nouveau projet, à travailler sur des rendus différents. Côté technique, certains spécialistes planchent sur des images 3D avec un rendu 2D par exemple. Nous ne nous restons pas sur des acquis, et nous ne sommes pas du genre à réutiliser sans arrêt la même recette qui marche. Nous avons un côté artisanal qui fonctionne assez bien. Propos recueillis par Sandra Muller à New York La Lettre de l’Audiovisuel est accessible par abonnements uniquement. Pour plus d’information : sandramullernyc@gmail.com. Pour consulter quelques articles : lettreaudiovisuel.com.

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Interview de Gary Scott Thompson showrunner de la future série “ Taxi Brooklyn”.

Date: 21/01/2014

Gary-Scott-ThompsonGary Scott Thompson, le producteur de la série “ Las Vegas” sur NBC, met son talent au service de TF1 comme showrunner de la future série “ Taxi Brooklyn”. Comment avez-vous rencontré Luc Besson et discuté du projet de l’adaptation de “Taxi” pour la télévision? J’ai rencontré Luc Besson à Los Angeles et nous avons parlé de faire un show TV il y a environ deux ans et demi. Puis nous sommes restés en contact, nous avons discuté de projets ensemble. Je suis allé à Paris, puis on s’est à nouveau revus à Los Angeles. Quel est votre parcours ? J’ai quitté Los Angeles pour New York à 21 ans pour faire une école. Je suis diplômé de la New York University. J’ai étudié le théâtre, et avant, j’étais acteur dans des films. J’ai été chanceux, j’ai connu le succès en travaillant sur le road movie “Fast and Furious”. Puis j’ai décidé de travailler en télévision, car j’adore la télévision ! Quelle est la différence entre  travailler justement sur un film comme “Fast and Furious” au cinéma et se mettre au service d’un film de télévision ? Au cinéma, c’est le directeur qui a les pleins pouvoirs. Un grand nombre de professionnels du cinéma ont décidé de travailler pour la télévision. Le petit écran offre plus d’opportunités, plus de “storytelling”. J’ai discuté avec Howard Gordon (voire notre interview dans la Lettre de l’Audiovisuel de juillet 2011) à l’origine de “Homeland“, “24” et “Breaking Bad”. Nous sommes conscients qu’il y a beaucoup de chaînes, beaucoup d’opportunités pour s’exprimer et écrire de belles histoires. Il y a peut-être aussi plus de travail en télévision, non ? Ce n’est pas forcément une question de job, mais plus de  création. Il existe beaucoup plus de créativité, tu as plus de contrôle sur ton contenu, tes idées. C’est difficile quand on travaille pour un film que tu passes 2 à 5 ans de ta vie à écrire, après tu vas à l’avant-première, et rien ne correspond à ce que tu avais en tête ! La presse te blâme, rien ne va plus. Alors que tu n’y peux rien du tout et que le directeur a pris la décision de tout changer ! La télévision t’évite ce genre de mésaventure ! Quelle est la différence culturelle entre les Américains et les Français ? Le show-runner aux USA est en charge des relations avec les studios et nous travaillons ensemble avec la chaîne. Il y a une collaboration mutuelle et nous travaillons ensemble. La chaîne a un grand contrôle. Aux USA, nous avons tellement d’épisodes, certaines fois plus de 20, et nous sommes davantage responsabilisés. Notamment sur ce qu’il va se passer dans la suite des épisodes. Est-ce qu’il y a des différences d’organisation sur les méthodes de travail entre la France et les USA ? La plus grande différence est qu’aux USA, nous fabriquons un grand nombre de shows télé. Nous avons l’habitude, depuis de nombreuses années et nous savons comment faire. Tout le monde les regarde. Pas uniquement la France ou l’Europe, mais tout le monde ! La structure de la TV française est différente, tu  fais une chose, puis une autre. La structure de la TV américaine est plus proche de la TV anglaise et australienne. Notre construction n’est pas rigide, mais il y a une structure solide. Quelle est la recette du succès des séries américaines, d’après vous ? On a l’habitude de créer des intrigues. Tu veux voir la suite, donc tu ne décroches pas. Le public doit être tenu en haleine jusqu’au prochain numéro. Quelque chose de grand doit arriver, on ne peut pas partir. Pensez-vous, fort de cette expérience avec la France, collaborer avec d’autres pays ? Avant, le marché américain était un peu tourné vers lui-même. Pourtant il y a de bonnes opportunités à l’étranger et le marché américain est devenu plus ouvert. Ma collaboration avec TF1 et Europa-Corp en est un bon exemple. Au départ, c’est la France et l’Europe, puis on peut s’ouvrir au Canada, au Mexique. Les partenariats sont intéressants. C’est plus diversifié et amusant de travailler avec d’autres. Quelle est la French touch selon vous ? On parle souvent de l’esthétisme français et de la qualité des prises de vue… Il y existe une sorte de globalité. Le directeur de la photographie est belge. Dans l’équipe, il y a des Français, des Américains, mais quand nous parlons de film, nous parlons le même langage. Propos recueillis par Sandra Muller, correspondante à New York de La Lettre de l’Audiovisuel. La Lettre de l’Audiovisuel est accessible par abonnements uniquement. Pour plus d’information : sandramullernyc@gmail.com. Pour consulter quelques articles : lettreaudiovisuel.com.

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Better Call Saul, la série derivée de Breaking Bad prévue pour 2014, sera disponible sur Netflix dès sa première diffusion TV

Date: 15/01/2014

better-call-saulDiffusée sur la chaîne câblée AMC en 2014, Better Call Saul, « spin-off » de la série à succès Breaking Bad, sera ensuite proposée sur la plateforme de streaming Netflix. Les abonnés de Netflix aux Etats-Unis et au Canada auront ainsi acccès à la saison complète de Better Call Saul une fois le dernier épisode diffusé sur AMC. En Europe et en Amérique Latine, on pourra voir les épisodes quelques jours après leur diffusion à la télévision américaine. Cet accord signé avec Sony Pictures Television et AMC permet à Netflix d’être le premier service de SVOD à diffuser en exclusivité la série dans les 40 pays où la société est présente. La plateforme offre déjà à l’heure actuelle l’intégrale de Breaking Bad aux Etats-Unis et dans la plupart des autres pays (sauf la seconde partie de la cinquième et dernière saison). Aucune date de diffusion pour l’épisode pilote de Better Call Saul n’a encore été annoncée par AMC. On sait déjà que cette série prendra la forme d’un « sequel » de Breaking Bad, en suivant les débuts de l’avocat véreux Saul Goodman (Bob Odenkirk), avant qu’il ne fasse la connaissance de Walter White (Bryan Cranston), et ne l’aide dans son ascension de trafiquant. La série est développée par le showrunner originel de Breaking Bad, Vince Gilligan, aidé du scénariste Peter Gould. Netflix to Stream ‘Better Call Saul’ After AMC Airs ‘Breaking Bad’ Spinoff in 2014, Variety, Todd Spangler, 12/16/2013

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