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Fiche synthétique : NICK Jr.
Date: 18/05/2011
[caption id="attachment_8154" align="alignright" width="230" caption="Nick Jr."]
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Basée à New York, la chaîne Nick Jr. est une société qui appartient à Viacom tout comme BET, CMT, Centric, Comedy Central, Logo, MTV, MTV2, MTVN International, MTVU, MTV Tr3s, Nickelodeon-Nick Jr., Nick at Nite, Spike, Teen Nick, Nicktoons, TV Land, VH1, VH1 Classic.
Sa présidente actuelle est Cyma Zarghami.
La chaîne est distribuée dans 72,7 millions de foyers aux Etats-Unis.
Les chaînes concurrentes sont: PBS Kids, Disney Channel, Discovery Kids, Nickelodeon, Cartoon Network.
Nick Jr. est la seule chaîne éducative dédiée aux enfants de moins de 5 ans qui ne diffuse pas de publicité 24h/24, 7j/7.
Audimat :
JOUR ENTIER (24h) : taux d’audience 0,32 (cela comprend tous les téléspectateurs d’un même foyer) soit 602 000 téléspectateurs.
PRIMETIME : taux d’audience 0,48 soit 915 000 téléspectateurs.
JOURNEE : taux d’audience 0,3 soit 484 000 téléspectateurs. Dora l’exploratrice est la série qui marche le mieux chez les 2-5 ans avec un taux d’audience de 6,6, selon l’analyse annuelle de Nielsen.
Programmation :
Nick Jr. diffuse désormais quotidiennement la série animée Pocoyo, que la chaîne a été la première à diffuser en anglais. Cette série, d’abord lancée en espagnol, a connu un grand succès dans d’autres pays. Parmi les programmes phares de Nick Jr. figurent: Dora l’exploratrice, Go, Diego, Go !, The Back-yargigans, Bubble Guppies, Blue Clues. Parmi les autres programmes proposés par Nick Jr. sont à noter : Franklin, Little Bear, The Upside Down Show, Wonder Pets. La majorité de ces programmes sont originaux comme Oobi et Jack’s Big Music Show. Les producteurs sont : Nelvana, Chorion, Wild Brain & the magic store, Little airplane, Bolder Media, E1 Family Entertainment.
Ventes liées à la publicité :
Les sponsors de Nick Jr. comprennent les lingettes Lysol et les jouets Leapfrog.
Merchandising :
Les ventes des produits dérivés de Dora l’exploratrice ont dépassé un milliard de dollars en 2010. Le produit phare de 2010 : la poupée Sleepy Dreams Dora de Fisher Price.
Objectifs et opportunités :
Selon Cyma Zarghami, « Pour Nick Jr. il n’y a rien que des opportunités. Nous avons vécu une vrai success story avec les programmes pour les moins de 5 ans et il semble qu’aucun défi n’est impossible à relever ».
Co-viewing (parents et enfants regardent la chaîne en même temps) :
Nick Jr. déclare être la chaîne pour enfants que les parents entre 18 et 49 ans (57%) regardent le plus avec leurs enfants (2-11 ans).
Sources : Special Report: Kids TV, Broadcasting & Cable, 21 mars 2011 et Cable U : Nick Jr. Network Profile
Malgré une année 2010 décevante, la 3D prend un nouveau tournant dans le domaine du home vidéo
Date: 18/05/2011
[caption id="attachment_6167" align="alignright" width="230" caption="3D"]
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Bien que le phénomène 3D ait connu une grande réussite dans les salles de cinéma, son impact est moindre dans le domaine du home vidéo.
Un film en 3D ayant connu un grand succès en salle se vend moins bien en 2D sur DVD qu’un film en 2D classique. C’est ce que les studios appellent « l’Effet 3D ». Du côté des ventes de postes de télévisions, le constat est le même. En 2010, les ventes de téléviseurs adaptés à la technologie 3D n’ont pas atteint le chiffre escompté avec seulement 3,3 millions de postes vendus, contre 6 à 7 millions prévus par les marques de télévision les plus importantes.
Néanmoins, cette situation est en train de changer. Les télévisions en 3D gagnent du terrain. D’ici 2014, il est prévu qu’un foyer sur 5 ait une télévision capable de recevoir du contenu en 3D (source : isuppli).
Dans le domaine des Blu-Ray, les studios sortent de plus en plus de films en 2D le même jour que le Blu-ray en 3D. Les films en 3D sur support Blu-Ray se vendent plutôt bien, surtout si on prend en compte le fait que seulement 500 000 télévisions étaient adaptées à cette technologie fin 2010 aux Etats-Unis. Or, les ménages équipés en téléviseurs 3D sont à la recherche de contenu de qualité, une qualité que les Blu-Ray 3D sont en mesure de leur fournir. Ainsi, la définition des Blu-ray 3D, bien supérieure à celle des programmes diffusés en 3D à la télévision, les met en position de force sur le marché du home video en 3D.
La plupart des titres édités sur Blu-Ray en format 3D en 2010 étaient liés à une marque de télévision. Par exemple, Monsters vs. Aliens, et les films Shrek de DreamWork n’étaient compatibles qu’avec les télévisions Samsung équipées de la technologie 3D. De même, Avatar et L’Âge de glace 3 de Fox n’étaient compatibles qu’avec la marque Panasonic. Les premiers titres à sortir en Blu-Ray « BD3D » - c'est-à-dire en accord avec les spécifications techniques énoncées par la Blu-Ray Disc Association, et donc compatibles avec toutes les télévisions 3D – en 2010 étaient Monster House (juin) et Cloudy with a chance of meatballs (septembre) de Sony. Les accords d’exclusivité ne devraient pas être renouvelés lorsqu’ils arriveront à terme, à la fin de l’année.
Au dernier trimestre 2010, 11 films sont sortis en BD3D. Six de ces titres sont sortis le même jour que leur version 2D : A Christmas Carol, Step Up 3D de Disney, Despicable Me de Universal, Cats and Dogs 2 : The Revenge of kitty Galore et Legend of the Gardians : The Owls of Ga’Hoole de Warner, et Resident Evil : Afterlife de Sony. Il est également prévu que certains classiques comme Star Wars et Titanic sortent en BD3D.
Côté programmes télévisuels, la transition devrait arriver plus vite que prévu : d’ici cinq ans annonce le réalisateur James Cameron. Une étude publiée récemment par isupply semble lui donner raison, puisqu’elle estime que le taux de pénétration des téléviseurs 3D en en 2014 aux Etats-Unis serait de 25% contre à peine 1% en 2010. Contrairement au cinéma, la télévision est déjà passée au numérique, ce qui rend les choses plus faciles. Le réalisateur et son collaborateur Vince Pace, en charge de la technique sur ses films, viennent de lancer le Cameron Pace Group (CPG). Le but de la société est d’aider les chaînes de télévision à passer à la 3D. Ils ont présenté leur projet lundi 11 avril, lors de l’ouverture du NAB (National Association of Broadcasters), un salon consacré aux diffuseurs de contenu.
Ils ont rappelé leur vision de la télévision en 3D. Pour eux, La distinction entre la 2D et la 3D est amenée à disparaître puisqu’il suffit que les techniciens remplacent les caméras 2D par des caméras 3D, sans changer leur façon de filmer. Lors d’un entretien avec Variety faisant suite à leur intervention, James Cameron et Vince Pace ont expliqué que CPG étendrait son activité rapidement afin de répondre à la demande, en accroissant le département Recherche et Développement, en ouvrant des bureaux à l’étranger, et en formant des alliances afin d’améliorer le matériel vidéo 3D. A ce propos, l’alliance avec le fabricant de caméra Arri a été annoncée fin avril. CPG et Arri ont collaboré pour la fabrication d’une caméra 3D dont le model est basé sur la caméra numérique Alexa, très appréciée dans le milieu.
Pour James Cameron, la phase dans laquelle nous sommes - où les programmes télévisuels en 3D sont plutôt accessibles sur les plateformes de vidéo à la demande - est une transition. Le modèle économique idéal sera prêt dans environ 5 ans : « Tout sera en 3D. Les gens considèreront la 3D comme la télévision en couleur était considérée autrefois, et les chaînes qui ne joueront pas le jeu en ne diffusant pas de programmes en 3D en subiront les conséquences ».
Studios gets serious about BD3D, de Jan Saxton, iSuppli, 14 février 2011
Cameron sets Pace on 3D future in TV, de David S. Cohen, Variety, 12 avril 2011
Laure Dahout
Fiche synthétique : SPROUT
Date: 12/05/2011
[caption id="attachment_8075" align="alignright" width="230" caption="Sprout"]
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Basée à Philadelphie, la chaîne Sprout est une société qui appartient à NBC Universal, HIT Entertainment, Sesame workshop et PBS. La présidente actuelle est Sandy Wax. La chaîne est distribuée dans 50 millions de foyers aux Etats-Unis.
Audimat :
JOUR ENTIER (24h) : taux d’audience 0,8 (cela comprend tous les téléspectateurs d’un même foyer) soit 100 000 téléspectateurs.
PRIMETIME : taux d’audience 0,8 soit 122 000 téléspectateurs.
JOURNEE : taux d’audience 0,11 soit 141 000 téléspectateurs.
Programmation :
Parmi les programmes phares figurent : Caillou, Sesame street, The Wiggles, Barney & Friends, The Mighty Jungle. La grille de programmation de la chaîne est composée à 15% de programmes originaux et à 85% d’acquisitions. Les producteurs sont : HIT Entertainment, Sesame workshop et PBS.
Ventes liées à la publicité :
6 ou 7 minutes de publicités par heure sont à destination des parents. La chaîne travaille avec les annonceurs suivants : Procter & Gamble, Kimberley-Clark, Clorox, GlaxoSmithKline, Johnson&Johnson, Leap Frog, Fisher Price, Hasbro, Geico, State Farm Insurance, Universal, Paramount, Lionsgate et Walt Disney Pictures.
Merchandising :
La chaîne ne propose pas de produits dérivés.
Objectifs et opportunités :
Selon Sandy Wax, « Nous sommes les premiers à avoir concentré nos efforts sur les enfants entre 2 et 5 ans, leurs parents et ceux qui s’occupent d’eux. Nous sommes restés fidèles à cela, ce qui nous a permis de trouver un public très rapidement. C’est un défi que de rester fidèle à sa marque et de définir quels en sont les principes, un défi que toutes les chaînes pour enfants ont à relever ».
Co-viewing (plus d'une personne regarde en même temps le même écran) :
D’après la chaîne, Sprout est numéro 1 en termes de téléspectateurs dans les foyers où il y a des femmes entre 18 et 34 ans et dans les foyers avec enfants où il ya des femmes entre 18 et 49 ans.
Source : Special Report: Kids TV, Broadcasting & Cable, 21 mars 2011
Fiche synthétique : NICKTOONS
Date: 12/05/2011
[caption id="attachment_8072" align="alignright" width="230" caption="Nicktoons"]
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Nicktoons est une chaîne du câble et du satellite qui appartient à Viacom, tout comme BET, Centric, CMT, Comedy Central, Logo, MTV, MTV2, MTVN International, MTVU, MTV Tr3s, Nickelodeon-Nick Jr., Nick at Nite, Spike, Teen Nick, TV Land, VH1, VH1 Classic et VH1 Soul. Le siège social de Nicktoons est à New York et la présidente de la chaîne est Cyma Zarghami.
Nicktoons est en concurrence avec Cartoon Network, Disney Channel, Disney XD et Boomerang.
Créée en janvier 1999 aux USA, Nicktoons apparaît, en mai 2002, en exclusivité dans l’offre câble MTV Digital Suite dans l’optique de dépasser l’offre satellite. Néanmoins, en 2004, la stratégie commerciale change : la chaîne est incorporée à des bouquets satellites tels que DirectTV et Dish Network.
La chaîne est distribuée dans 57,6 millions de foyers aux Etats-Unis. Nicktoons a également été lancée en Grande Bretagne, Flandres, Allemagne, Espagne et Pays-Bas.
Audimat :
JOUR ENTIER (24h) : taux d’audience 0,13 (cela comprend tous les téléspectateurs d’un même foyer) soit 198 000 téléspectateurs. PRIMETIME : taux d’audience 0,2 soit 312 000 téléspectateurs. Power Rangers atteint un taux d’audience de 1,1 chez les enfants de 6 à 11 ans, selon l’analyse annuelle Nielsen de la chaîne.
Programmation :
Les 6-14 ans sont la cible de la chaîne, dont la programmation est plutôt axée vers les garçons.
Dans un premier temps, Nicktoons diffusait essentiellement les programmes produits par les studios de Nickelodeon et diffusés sur Nickelodeon, les « Nicktoons » (émissions de télévision animées par des personnages d’animation). En voici quelques exemples : CatDog, Danny Phantom, All Grown Up!, Avatar: The Last Airbender, Rugrats, Invader Zim, Rocko's Modern Life, The Adventures of Jimmy Neutron: Boy Genius et The Ren & Stimpy Show. En 2004, Nicktoons change de ligne éditoriale et diffuse sa première série d'animation originale, ainsi que trois acquisitions.
En septembre 2005, la chaîne, qui, jusqu’alors, ne proposait pas de publicités, commence à en diffuser.
Aujourd’hui, la programmation se divise en 2 segments : 70-75% de la grille est constituée de programmes exclusifs, le reste est partagé avec Nickelodeon. Quelques exemples de programmes exclusifs diffusés sur Nicktoons uniquement : Kappa Mikey, Dragon Ball Z Kai, Wolverine and the X-Men, Iron Man: Armored Adventures, The Secret Show, Making Fiends, Zevo-3, Speed Racer: The Next Generation et RushZone: Guardians of the Core.
Quelques exemples de programmes vedettes de Nickelodeon diffusés sur Nicktoons : SpongeBob, The Adventures of Jimmy Neutron, SquarePants, Fanboy, Chum Chum, The Fairly OddParents, Back at the Barnyard, The Mighty B!, The Penguins of Madagascar, ainsi que deux nouveaux programmes T.U.F.F. Puppy et Planet Sheen.
Nicktoons diffuse également certains programmes non-animés de Nickelodeon comme The Troop.
Parmi les programmes phares figurent : Power Rangers, Avatar : The Last Airbender, Fairly OddParents, Rush Zone, Dragon Ball Z. La grille de programmation de la chaîne est composée à 87,6% de programmes originaux et à 12,4 % d’acquisitions. Les producteurs sont: NFL, Marvel, Lego, Lionsgate, Animation Collective, Bandai.
Les programmes français diffusés sur Cartoon Network sont :
- Skyland, produit par Method Films (France) et 9 Story Entertainment (Canada) et diffusé en 2006 sur Nicktoons.
- Zevo 3, produit par Moonscoop avec Skechers Entertainment (US) et diffusé, selon les semaines, à 18h le lundi, 6h, 6h30, 7h, 7h30 le jeudi, à 19h30, 20h, 20h30 le vendredi, 6h, 6h30 samedi et dimanche.
VOD :
Nick on demand est une plateforme VOD disponible sur le câble, qui propose certains programmes de Nicktoons à la demande. Il est aussi possible de visionner en streaming certains programmes de Nicktoons sur le site de la chaîne.
Ventes liées à la publicité :
La chaîne travaille avec les annonceurs suivants : Mattel, General Mills, Hasbro, Paramount, Fox Filmed Entertainment, Spin Masters, Buena Vista, Microgames of America, Burger Kings and Kellogg’s. 10 minutes et 30 secondes par heure sont consacrées à la publicité le week-end, 12 minutes par heure la semaine.
Merchandising :
MTVN Kids & Family Group vend des produits dérivés pour beaucoup de programmes diffusés sur ses chaînes, y compris Nicktoons. Il n’y a cependant pas d’informations quant aux produits relatifs aux programmes diffusés sur Nicktoons.
Objectifs et opportunités :
Selon Cyma Zarghami, « Notre objectif est de trouver les meilleurs programmes à destination des garçons. Nicktoons ne représente que des opportunités…quand nous avons commencé à cibler les garçons en particulier, cela a ouvert de nombreuses portes ».
Nicktoons semble se détourner du registre comique et laisser plus de place à l’action. Les seuls grands classiques humoristiques de Nicktoons qui restent à l’antenne (Ren & Stimpy, CatDog, Rocko's Modern Life) ne sont plus diffusés que la nuit (multi-hour marathon block) ou le dimanche matin très tôt. Les autres ont totalement disparu. Cette tendance annonce Nicktoons Rewind, une émission matinale (à partir de 4h du matin) dédiée aux classiques Nicktoons des années 1990, dont le lancement est prévu à l’été 2011.
La chaîne fonde sa ligne éditoriale 2011 sur des programmes d’action comme Power Rangers. La 18ème saison de la célèbre série, qui était, jusqu’à présent, diffusée sur Jetix et Disney XD, sera en effet proposée sur Nickelodeon dès le début de l’année 2011. Les saisons antérieures seront diffusées sur Nicktoons. Le président de Nickelodeon/MTV Kids et Family Group, Cyma Zarghami, s’est exprimé sur ce partenariat : “En tant que leader de la télévision pour enfant, Saban (propriétaire de la série) a contribué à créer avec Power Rangers une marque puissante et équitable. Avec un partenariat comme celui-ci, Nickelodeon pourra atteindre un public encore plus large… » (Nickelodeon Press Release, 13 mai 2010).
Co-viewing (plus d'une personne regarde en même temps le même écran) :
D’après la chaîne, Nicktoons déclare que 51% de sa part d’audience est due aux adultes (18-49) et leurs enfants (2-11).
Sources : Special Report: Kids TV, Broadcasting & Cable, 21 mars 2011 et CableU, Nicktoons Network Profile.
Conférence Digital Hollywood New York City (9-10 mars 2011) : Télévisions Connectées
Date: 15/04/2011
Depuis 1990, le groupe Digital Hollywood met en place des conférences sur les médias à travers le monde, dont, deux fois par an, à New York. La dernière édition de cette conférence s’est tenue les 9 et 10 mars derniers (lire le compte rendu de la précédente édition : Dossier spécial : Future of Television et Digital Hollywood New York, points forts des 2 conférences). Elle réunissait des professionnels des médias et de l’audiovisuel autour des grands thèmes du moment : tablettes numériques, applications, vidéo à la demande (VOD) et télévisions connectées. Selon Dave DelBeccaro de Music Choice, d’ici 10 ans, la télévision sera un appareil individuel, personnel (one to one device) et sera un moyen d’interaction sociale où tout ce qui sera regardé pourra être noté. Toutefois, Marty Roberts de ThePlatform souligne que l’interaction à la télévision est un défi : « Il y a de nombreuses questions qui se posent : l’information du public, la protection de la vie privée (privacy), etc. ». Les intervenants interrogés à ce sujet ne pensent pas que le système évolue vers la suprématie d’un seul boîtier. Pour Ed Lee, Vice President, Business Development de Roku, boîtier proposant un service de vidéo à la demande, le monde du contenu est vaste et un seul appareil ne pourra pas tout réunir, ni tout faire. Et même si cela était le cas, plusieurs opérateurs proposeraient des packages différents. Pour lui, ce que recherchent avant tout les utilisateurs c’est la manière la plus simple d’arriver au contenu. Autres éléments essentiels pour les boîtiers, selon Jay Fehnel, de Tribune Media Services, la meilleure télécommande disponible, avec le développement de nouvelles expériences qui y sont liées, et l’offre en termes de recommandations. Ainsi, les critères en matière de choix de plate-forme par les utilisateurs vont au-delà du meilleur écran disponible. - APPLE TV vs GOOGLE TV Pour Olivier Manuel de chez Samsung, Apple TV ne rencontre pas le succès des autres appareils Apple, car il lui manque, encore, des applications. Selon Zia Zaman de chez LG Electronics, le problème d’Apple est que les gens vont chez Wal Mart ou Best Buy pour acheter une télévision. Or, Apple n’a pas la même relation avec ces revendeurs que les fabricants de télévision traditionnels. D’autres, comme Ed Lee de Roku, sont d’avis qu’Apple ne consacre pas assez d’énergie à la promotion de ce produit : « Apple doit mettre toute sa force marketing derrière le produit pour qu’il marche ». En ce qui concerne la Google TV, les intervenants considèrent que c’est un produit qui a été lancé trop tard et qui est trop limité. Pour Timothy Dodd de Neustar Media, ce n’est qu’un boîtier de plus, alors que les consommateurs recherchent une solution qui permettrait d’accéder à tout le contenu. Mais Roger Pavane de PaymentOne, qui propose des services de facturation, est d’avis qu’il n’y aura pas de plate-forme unique tant que les propriétaires de contenu n’auront pas réussi à trouver un modèle économique qui permette de rentabiliser l’existence d’un appareil unique.Géraldine Durand
Time Warner Cable retire des chaînes de son application iPad
Date: 15/04/2011
L’application lancée par le câblo-opérateur il y a quelques semaines, offre la possibilité aux abonnés de Time Warner Cable (TWC) de regarder à domicile, sur leur iPad, certaines chaînes du câble. Initialement 32 chaînes étaient prévues, – une partie seulement des chaînes du bouquet offert par TWC – dont Discovery Channel et Fox News Channel. Suite aux plaintes déposées par trois entreprises importantes du monde des médias - Viacom, Discovery Communications et News Corporation - le câblo-opérateur a retiré de son offre plusieurs chaînes dont MTV et FX. Pour ces entreprises, l’application lancée par TWC est une violation des termes du contrat de diffusion passé avec eux, puisque le câblo-opérateur n’a pas payé les droits relatifs à la diffusion des chaînes sur des appareils portables. Le câblo-opérateur envisage néanmoins d’ajouter d’autres chaînes pour remplacer celles retirées, et réaffirme sa volonté de continuer ce qu’il a entrepris avec Apple : « Pour l’instant, nous avons décidé de concentrer nos efforts sur les programmateurs éclairés qui comprennent le bénéfice et l’importance de permettre aux abonnés – et aux téléspectateurs - de visionner leurs programmes chez eux sur n’importe quel écran. Nous utiliserons tous les moyens légaux à notre disposition pour nous battre contre les chaînes qui ne partagent pas notre vision ». L’iPad est le dernier champ de bataille d’un combat qui dure depuis longtemps déjà sur la question de la retransmission télévisuelle : comment et par qui la télévision doit-elle être retransmise ? Lorsque des entreprises comme TWC achètent les droits de diffusion télévisuels d’une chaîne, est-ce que ces droits comprennent la diffusion de la chaîne sur de nouveaux écrans comme l’iPad ? Après tout, les ordinateurs, l’iPad et les téléphones portables peuvent tous faire office d’écran de télévision. Les distributeurs pensent que, dans la mesure où l’application n’est effective que dans la limite du domicile de l’abonné, l’iPad n’est, dans ce cas précis, en rien différent d’une télévision. De leur côté, les programmateurs pensent que les contrats de diffusion télévisuelle actuels ne couvrent pas la diffusion sur les tablettes, et qu’il faut créer un nouveau type de droits. Les revenus sont un sujet sensible puisque l’audimat n’est pas mesurable sur l’iPad. Donner aux programmeurs une autre source de revenu n’est pas une perspective agréable, pour des opérateurs qui bataillent déjà pour obtenir les droits de retransmission de certains programmes. Les câblo-opérateurs ont comme principe de base de rendre disponible le contenu pour lequel les abonnés paient, à la fois sur la télévision et sur les plateformes numériques. La controverse sur l’iPad prouve bien la difficulté à mettre en application ce principe. Certains observateurs pensent que TWC a décidé de forcer la main aux programmateurs, voyant la lenteur avec laquelle ils rendaient disponibles leur contenu sur Internet. Même si les offres de Comcast, DirecTV et Verizon sont limitées à la vidéo à la demande et à la navigation, beaucoup de distributeurs essaient de profiter de l’engouement pour les applications, notamment Dish Network avec son offre Sling, qui permet à ses abonnés de visionner du contenu au-delà des limites de leur domicile. D’après les recherches de BTIG, Dish aurait réussi à éviter des poursuites judiciaires, parce que le signal est émis par un décodeur et non par un serveur cloud-computing. L’offensive la plus forte a été lancée par Cablevision, qui vient de sortir une application iPad qui va encore plus loin que celle de TWC. Elle permet aux abonnés de visionner les chaînes de son bouquet et offre un service de vidéo à la demande, d’enregistrement et de stockage de contenu (DVR). Comcast s’aligne sur l’exemple de Cablevision avec son application Xfinity que l’entreprise lancera une fois que certains problèmes techniques et logistiques auront été réglés. Les studios ont montré qu’ils savaient se défendre en bloquant la mise en ligne de programmes télévisuels sur Google TV. L’arrivée sur le marché de l’iPad a fait tellement sensation qu’elle a éclipsé Google TV. Apple a vendu 15 millions d’iPad en moins de neufs mois mais cela n’effraie pas pour l’instant les programmateurs : les possibilités de visionnage restent restreintes. « Mais qu’en sera-t-il dans quelques années ; c’est de cela que les programmateurs ont peur » déclare l’analyste de BTGI, Richard Greenfield. Time Warner Cable iPad flap heats up, d’Andrew Wallenstein, Variety, 25 mars 2011 Time Warner Pulls Channels From iPad App, de Brian Stelter, The New York Times, 31 mars 2011Laure Dahout
Fiche synthétique : The Hub
Date: 14/04/2011
[caption id="attachment_6839" align="alignright" width="230" caption="La chaîne The Hub"]
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Détenue par Discovery Communications et Hasbro, Inc., the Hub est dirigée par Margaret Loesch. La chaîne est distribuée dans 60 millions de foyers.
The Hub est une chaîne câble et satellite lancée le 10 octobre 2010 en remplacement de Discovery Kids (voir l’article du 4 mai 2010 The Hub, la chaîne des 2-12 ans). Elle est détenue par Hasbro - qui a racheté 50% des parts de Discovery Kids le 30 avril 2009 – qui gère la programmation et Discovery Communications qui est en charge de la publicité. Elle vise un public d’enfants de 6 à 12 ans le jour et de parents la nuit en diffusant d’anciens programmes (sitcoms, dessins animés, films).
Audimat :
JOUR ENTIER (24h) : taux d’audience 0,4 (cela comprend tous les téléspectateurs d’un même foyer) soit 70 000 téléspectateurs.
PRIMETIME : taux d’audience 0,7 soit 105 000 téléspectateurs.
JOURNEE : taux d’audience 0,4 soit 61 000 téléspectateurs.
Depuis le 10 octobre 2010, The Hub, créée en remplacement de Discovery Kids, a vu le nombre de ses téléspectateurs dans les groupes démographiques clés augmenter considérablement.
Programmation :
Parmi les programmes phares figurent : My Little Pony: Friendship is magic, Pound puppies, Strawberry shortcake’s Berry Bitty Adventures, Transformers Prime et Family Game Night.
Depuis sa création fin 2010, The Hub a produit 10 programmes originaux et acheté 23 programmes. Les producteurs de ces programmes sont : Hasbro Studios, Film Roman, Endemol, American Greetings et The Hatcherry, LLC.
The Hub diffuse Comic Quantum Ray, une série animée de 26 épisodes de 22 minutes produite par l’entreprise française Moonscoop (2010).
Ventes liées à la publicité :
75 des annonceurs les plus renommés travaillent avec The Hub. La raison est, qu’en grande partie, la chaîne est associée à des émissions très populaires. Pendant la semaine, 11 minutes par heure sont consacrées à la publicité ; le weekend 10 min.30. Le créneau pour les moins de 5 ans pendant la semaine (9h-13h) consacre 6 minutes par heure à la publicité.
Merchandising :
Certains contrats d’acquisition de programmes stipulent une participation du producteur dans le merchandising, mais la chaîne est trop récente pour l’exiger. Il est important de noter que la chaîne appartient à hauteur de 50% au fabricant de jouet Hasbro et que plusieurs programmes sont basés sur des produits préexistants.
Objectifs et opportunités :
Selon Margaret Loesch, « Il y a de la place pour la chaîne, surtout chez les 6-12 ans. Nous pensons que les marques traditionnelles représentent une grande opportunité. Si nous pouvons réinventer des séries traditionnelles de manière créative, les parents nous soutiendront en regardant ces séries ».
Co-viewing (plus d'une personne regarde en même temps le même écran) :
D’après la chaîne, The Hub est la chaîne pour enfants du câble la plus regardée à la fois par les parents (18-49 ans) et les enfants (2-11 ans).
Fiche synthétique : Disney XD
Date: 14/04/2011
[caption id="attachment_7997" align="alignright" width="230" caption="Disney XD"]
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Basée à Burbank, en Californie, la chaîne du câble Disney Channel appartient à la Walt Disney Co. et sa présidente actuelle est Carolina Lightcap. La chaîne est distribuée dans 99 millions de foyers américains.
Disney XD est un spin off de Disney Channel. Sa programmation se compose de programmes d’action (animés ou non) et de quelques programmes plus ou moins récents empruntés à Disney Channel (programmes originaux, téléfilms…). Contrairement à Disney Channel, Disney XD diffuse des publicités pour des marques autres que celles appartenant à Walt Disney Co. La chaîne cible, comme public, les garçons de 6 à 18 ans.
Audimat :
JOUR ENTIER (24h) : taux d’audience 0,14 (cela comprend tous les téléspectateurs d’un même foyer) soit 282 000 téléspectateurs ;
PRIMETIME : taux d’audience 0,15 soit 314 000 téléspectateurs ;
JOURNEE : taux d’audience 0,1 soit 269 000 téléspectateurs.
Au cours de l’année 2010, l’audience de la chaîne n’a cessé de progresser.
Programmation :
Parmi les programmes phares figurent : Wizards of Waverly Place, Suite Life on Deck, Suite Life of Zack & Cody, Phineas and Ferb, Kick Buttowski.
La grille de programmation de la chaine est composée, à 60% de programmes originaux et, à 40% de co-productions et acquisitions.
Ses principaux fournisseurs de programmes sont : Fremantle/Fresh, 9Story Entertainment, MarVista, Chorion et Nerd Corps.
Ventes liées à la publicité :
Les principaux clients de la chaîne sont : Mattel, Hasbro, Lego, Nintendo, Ubisoft, Campbell’s, Warner Bros. et Fox. Disney XD aimerait travailler avec plus de clients dans le domaine de l’électronique et des télécommunications pour l’année à venir.
Merchandising :
Les jeux vidéo et les vêtements Fineas and Ferb sont les produits dérivés qui marchent le mieux. Plus d’1,3 million d’exemplaires du jeu sur Nintendo DS ont été vendus à ce jour.
Objectifs et opportunités :
Après son lancement il y a deux ans pour remplacer Toon Disney, c’est finalement en 2010 que Disney XD a eu les meilleurs résultats. Il s’agit désormais de maintenir la chaîne au même niveau. Comme pour toutes les chaînes Disney, « l’idée est de toujours se dépasser, en termes de qualité et de quantité », a déclaré Carolina Lightcap.
Co-viewing (plus d'une personne regarde en même temps le même écran) :
D’après la chaîne, 41% des femmes entre 18 et 49 ans regardent Disney XD avec leurs enfants entre 6 et 14 ans en primetime, ce qui la place en tête des chaînes pour enfants du câble dans ce créneau et sur cette population-là.
Fiche synthétique : Disney Channel
Date: 14/04/2011
[caption id="attachment_7993" align="alignright" width="230" caption="Disney Channel"]
[/caption]
Basée à Burbank, en Californie, la chaîne du câble Disney Channel appartient à la Walt Disney Co. et sa présidente actuelle est Carolina Lightcap. La chaîne est distribuée dans 99 millions de foyers américains.
Audimat :
JOUR ENTIER (24h) : taux d’audience 0,7 (cela comprend tous les téléspectateurs d’un même foyer) soit 1,78 million de téléspectateurs ;
PRIMETIME : taux d’audience 1,06 soit 2,17 millions de téléspectateurs ;
JOURNEE : taux d’audience 0,4 soit 1,28 million de téléspectateurs.
2010 a été, pour Disney Channel, l’année où la chaîne a eu le plus de téléspectateurs avec 1,72 million de téléspectateurs en moyenne par jour, dont 623 000 enfants et 533 000 adolescents entre 9 et 14 ans.
Programmation :
Parmi les programmes phares figurent : Wizards of Waverly Place, Shake it up, Good luck Charlie, Phineas and Ferb, Fish Hooks.
La grille de programmation de la chaîne compte 80% de programmes originaux et 20% de co-productions et acquisitions.
Les principaux fournisseurs de programmes sont : Fremantle/Fresh, 9Story Entertainment, MarVista, Chorion et Nerd Corps.
Ventes liées à la publicité :
Les principaux clients de la chaîne sont : Best Western, Honda Odyssey, Sara Lee Soft & Smooth Bread, Milk PEP, Microsoft office, Xbox Kinect, Horizon milk et Chrysler.
Merchandising :
Les jeux vidéo et les vêtements Fineas and Ferb sont les produits dérivés qui marchent le mieux. Plus d’1,3 million d’exemplaires du jeu sur Nintendo DS ont été vendus à ce jour.
Co-viewing (plus d'une personne regarde en même temps le même écran) :
Disney Channel déclare être la chaîne pour enfants la plus regardée en primetime. Le nombre de mères (18-49 ans) qui regardent la chaîne avec leurs enfants en primetime a déjà atteint 12,3 millions d’après Nielsen.
Fiche synthétique : Cartoon Network
Date: 14/04/2011
[caption id="attachment_7988" align="alignright" width="230" caption="Cartoon Network"]
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Cartoon Network est une chaîne du câble créée le 1er octobre 1992 par Turner Broadcasting System, qui appartient au groupe Time Warner. Turner Broadcasting System est également propriétaire des chaînes CNN, HLN, TBS, TNT, Adult Swim, Boomerang,truTV, Turner Classic Movies et WPCH-17. Le siège social de Cartoon Network est à Atlanta et son président actuel est Stuart Snyder.
La chaîne est reprise par la majorité des opérateurs du câble aux Etats-Unis, sur DirecTV et Dish Network pour le satellite, et U-verse (AT&T) et FiOS (Verizon) pour l’IPTV. Cartoon Network est distribuée dans 99,4 millions de foyers américains.
La chaîne est en concurrence avec SyFy Channel Anime Block, Nick Jr., Teen Nick, Disney Channel et Disney XD, Nickelodeon. Son originalité et son succès résident dans le fait qu’elle diffuse des dessins animés à destination d’un large public, des plus jeunes aux adolescents (2-17 ans), en passant par les adultes, puisqu’elle partage de l’espace avec Adult Swim.
Cartoon Network est déclinée dans plusieurs pays européens (diffusion en 18 langues) dont la France depuis le 5 novembre 1999. Elle est la chaîne dédiée aux dessins animés la plus largement distribuée dans le monde.
Audimat :
JOUR ENTIER (24h) : taux d’audience 0,3 (cela inclut tous les téléspectateurs d’un même foyer) soit 1 million de téléspectateurs ;
PRIMETIME : taux d’audience 0,5 soit 1,5 million de téléspectateurs ;
JOURNEE : taux d’audience 0,3 soit 780 000 téléspectateurs.
En 2010, en primetime, chez les enfants de 2 à 11 ans, le taux d’audience a augmenté de 6%, chez les garçons plus particulièrement de 4%, et la distribution de 5%.
Programmation :
A ses débuts, Cartoon Network diffusait exclusivement les dessins animés du catalogue Turner Broadcasting : Looney Tunes, Merrie Melodies, Popeye… La chaîne s’est alors forgé une identité grâce au programme Looney Tunes qui l’a lancé.
En 1993, le premier dessin animé original de Cartoon Network, The Moxy Show, est lancé sur la chaîne. En 1994, le studio Cartoon Network Studio est créé. Il permet à la chaîne de diversifier son offre avec des dessins animés originaux tels que Dexter's Laboratory (1996), Johnny Bravo, Cow and Chicken (1997), The Powerpuff Girls (1998), Mike, Lu & Og, Courage the Cowardly Dog (1999), I Am Weasel (1997) et Ed, Edd’n Eddy (1999).
Depuis 2003, Cartoon Network a ouvert ses portes au non-animé en programmant, entre autres, des films de Warner Bros et New Line Cinema (propriétés de Time Warner) ou des programmes courts sportifs.
La plupart des classiques de Cartoon Network ont été déplacés sur la chaîne Boomerang pour laisser place à de nouveaux programmes. Certains dessins animés comme Dexter's Laboratory, The Powerpuff Girls passent toujours sur la chaîne lors de l’émission The Cartoon cartoon show, un programme quotidien de 30 minutes. D’autres ont totalement disparu comme Time Squad (2001), Mike, Lu & Og (1999), Cow and Chicken, I Am Weasel (1997), Looney Tunes, Sheep in the Big City (2000).
En 2009, Cartoon Network a ouvert ses portes à des programmes de télé-réalité pour la case CN Real.
Aujourd’hui, le catalogue de Cartoon Network comprend 8500 titres. Parmi les dessins animés proposés par la chaîne figurent : Generator Rex, Sym Bionic-Titan, Regular Show, Generator Rex, etc. et pour les non animés : Destroy buil destroy, Dude, what would happen, Hole in the wall, Tower Prep, etc.
Pami les programmes phares figurent : Regular Show, Adventure Time, Ben 10: Ultimate Alien, Mad, Johnny Test.
La grille de programmation comprend 55% de programmes originaux et 45% d’acquisitions.
98% des programmes achetés par la chaîne sont américains et 2% sont étrangers. Les principaux fournisseurs de programmes de la chaîne sont : Hanna-Barbera, MGM, Paramount, Lucasfilm, Warner Bros., the Pokemon Co. Int’l, Cookie jar, Nelvana, Mediatoon, Moonscoop, Cake et 9Story.
Parmi les programmes français déjà ou actuellement diffusés sur Cartoon Network figurent :
- Garfield saison 1 (2009) & 2 (2010). La saison 2 est diffusée en ce moment du lundi au vendredi à 17h, le samedi à 12h et 12h30 et le dimanche à 13h. Garfield est produit par Dargaud Média et distribué par Mediatoon Distribution. Chaque saison comprend 52 épisodes de 11 minutes chacun.
- Totally Spies saison 5 (26x5’ - 2010), produit par Marathon et distribué par Zodiak Entertainment.
- The Amazing Spies (spin off de Totally Spies).
- Totally Spies le film.
- Amazing Spiez (2010), produit par Zodiac Spierz.
- Casper l’image de la peur (2009), produit par Moonscoop (52x11’).
- Gormiti, les seigneurs de la nature (2009), produit par Zodiac Rights (65x26’).
VOD :
La plupart des programmes sont disponibles en streaming gratuitement sur le site Internet www.cartoonnetwork.com et à travers une plate-forme IPTV.
Ventes liées à la publicité :
La chaîne diffuse des publicités et offre des partenariats personnalisés. Elle diffuse un maximum de 12 minutes de publicités par heure la semaine (lundi-vendredi 6h-21h), et 10 min. 30 de publicités par heure le week-end.
Merchandising :
Le produit phare de la chaîne est le Ben 10 Ultimate Alien Disc Alien Ultimatrix (Bandai), un gadget dans lequel s’insère un alien en forme de disc, que l’on expulse pour lui redonner vie.
Objectifs et opportunités :
Selon Stuart Snyder, « Nous avons commencé à diffuser beaucoup de nouveaux programmes en 2010, et beaucoup d’autres sont à venir cette année. C’est une opportunité, mais c’est aussi un défi pour nous de présenter avec succès tous ces nouveaux programmes ».
Cartoon Network a donné son feu vert pour l’achat et la diffusion du dessin animé Green Lantern. La nouvelle série animée, basée sur le héros du célèbre comics, constitue le centre autour duquel graviteront les autres programmes. La date de diffusion du premier épisode est encore à déterminer, mais devrait très probablement être planifiée pour l’automne 2011. De même, la diffusion du dessin animé Secret Mountain Fort Awesome est prévue pour 2011.
Co-viewing (plus d'une personne regarde en même temps le même écran) :
Cartoon Network diffuse certains soirs des programmes originaux regroupés autour d’un thème. D’après Nielsen, la chaîne serait parmi les plus regardées de l’offre câble basic par les parents (18-49 ans) et leurs enfants (6-11 ans) le mercredi soir.
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Dossier : Bilan 2011 sur la Télévision Connectée aux Etats-Unis
[caption id="attachment_8737" align="alignright" width="230" caption="Télévisions connectées"]
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Selon une étude de la société Strategy Analytics publiée en décembre 2011, 20% des personnes interrogées affirmaient avoir regardé une vidéo en streaming sur leur téléviseur au cours du mois de novembre 2011. Ce pourcentage est deux fois plus important pour le public américain que pour le public européen. Les analystes américains expliquent ce décalage par la différence d’offre, des services comme Netflix et Hulu tirant vers le haut la consommation de vidéo en ligne.
Ainsi, le visionnage de programmes sur Internet est en forte progression aux Etats-Unis et, selon Blair Westlake, Corporate Vice President of the media and entertainment group chez Microsoft, le paysage télévisé américain devrait subir plus de transformations au cours des prochains 18 mois qu’au cours des 5 dernières années.
Modèles de distribution utilisés :
Selon une étude du Leichtman group publiée au mois d’avril 2012, plus d’un tiers des foyers américains (38%) a, actuellement, au moins un téléviseur relié à Internet, contre 30% en 2011 et 24% en 2010.
La console de jeu vidéo
La console de jeu vidéo est l’appareil permettant de connecter un téléviseur à Internet le plus répandu aux Etats-Unis et, toujours selon cette étude, 28% des foyers possèderaient une console reliée à Internet. La Xbox de Microsoft est le chef de file de cette nouvelle génération. Cette console propose le plus large éventail de contenu multimédia sur le marché. A partir de 5 dollars par mois, le service Xbox Live donne accès aux plateformes de vidéo en streaming comme Netflix et Hulu Plus, mais aussi aux réseaux sociaux Facebook et Twitter. Le contenu à la demande du service XFINITY de Comcast et l’offre IPTV FiOS de Verizon sont aussi disponibles sur la Xbox aux utilisateurs abonnés à ces services. Le Director of branded experience de Microsoft, Russ Axelrod, lors d’un discours au NATPE le 24 janvier 2012, a expliqué que plus de 20 millions de Xbox au Etats-Unis étaient connectées et que les utilisateurs concernés passaient 44% de leurs temps sur leur Xbox à faire autre chose que jouer.
La PlayStation de Sony connaît un succès similaire avec ses offres en ligne et notamment avec Playstation Network, portail interactif gratuit où il est possible de jouer en réseau. PlayStation Network compte plus de 90 millions de comptes activés dans le monde, dont 30 millions aux Etats-Unis. Lors de la conférence Streaming Media West, le 8 novembre 2011, Susan Panico, Directeur senior de PlayStation Network, a expliqué qu’un tiers du temps passé sur la console concernait une autre activité que le jeu. PlayStation Network a aussi développé un contenu propre pour se démarquer. Ainsi, elle a lancé des émissions comme “The Tester” (Le Testeur), émission de téléréalité où les joueurs s’affrontent pour un poste en tant que testeur de jeux vidéo, ou encore “Qore”, un “magazine vidéo” consacré aux jeux, et “Pulse”, une émission bihebdomadaire sur les dernières nouveautés PlayStation. L’avantage majeur de cette console sur la Xbox est que ses services sont gratuits – un facteur indéniable dans sa croissance explosive. Microsoft, de son côté, fait payer au moins 60 dollars par an pour le service Xbox Live.
Les services de vidéo à la demande sont les grands bénéficiaires de la montée en popularité de ces consoles connectées. Selon Susan Panico, 50% de l’usage de Netflix se fait à partir de consoles. De même, la chaîne premium EPIX, lancée sur la Xbox en décembre 2011, a vu son nombre d’abonnés doubler depuis son lancement sur console.
Les lecteurs de Blu-ray et les téléviseurs connectés
Les lecteurs Blu-ray connectables à Internet seraient présents dans 13% des foyers américains et les téléviseurs connectés dans environ 4% de ces foyers, selon Leichtman group. Ainsi, d’après la société d’analyse Magna Global, il y avait 5,4 millions de smart TV pouvant être connectées à Internet dans les foyers américains à la fin de l’année 2011. Selon une autre société d’analyse, DisplaySearch, près de la moitié des téléviseurs vendus aux Etats-Unis en 2013 devraient être des smart TV (47%) contre 35% en 2012 et 17% en 2010. Selon le cabinet Strategy Analytics, le principal marché pour les télévisions connectées sera les Etats-Unis en 2012 et près de 18 millions de téléviseurs devraient y être vendus cette année.
Les boîtiers
Selon une étude publiée par le cabinet d’analyse Park Associates au mois de février 2012, près de 14 millions de boîtiers permettant de se connecter à Internet (de type Apple TV et Roku) devraient être vendus aux Etats-Unis en 2012 et 31% des ménages américains possédant une connexion Internet regarderaient des programmes en streaming sur leur téléviseur.
Bien que ces boîtiers ne soient pas encore très répandus, la facilité d’utilisation de ces appareils et un tarif à la baisse pour la dernière génération d’Apple TV et de boîtier Roku en font un produit intéressant. Apple serait en tête de ce marché avec 4,2 millions d’Apple TV deuxième génération vendues en 2011 contre 1,5 millions pour Roku (pour un total de 2,5 millions depuis la création de la société en 2002).
Interrogé lors d’une conférence sur le contenu over-the-top au mois de mars 2012, le CEO et créateur de Roku, Anthony Wood, déclarait que les télévisions connectées souffraient de plusieurs handicaps face aux boîtiers. Tout d’abord, selon les recherches menées par Roku, la qualité de l’interface fait partie des principaux critères de choix des consommateurs pour ce type de produit. Or, l’un des défauts des smart TVs est justement que leurs logiciels deviennent obsolètes au bout de 2 ou 3 ans, alors qu’un téléviseur, connecté ou pas, se change généralement tous les 6 à 8 ans. Anthony Wood pense que les consommateurs obtiennent un meilleur service en achetant une télévision classique et un boîtier connecté à Internet séparé. Il explique que les logiciels de Roku sont mis à jour tous les deux mois et que de nouvelles chaînes sont ajoutées toutes les semaines. Les boîtiers Roku proposent ainsi plus de 500 chaînes.
Rôle des régulateurs nationaux indépendants dans la régulation des TV connectées :
La question du rôle des régulateurs nationaux indépendants dans la régulation des TV connectées n’a pas encore été abordée aux Etats-Unis. Toutefois, une audition visant à examiner de quelle manière les services de vidéo en ligne altéraient l’avenir de la télévision s’est tenue devant la Commission du Sénat sur le Commerce (Senate Commerce committee), à la demande de son Président, le sénateur Jay Rockefeller (D-W. VA.), à la fin du mois d’avril 2012. Lors de l’annonce de l’organisation de cette audition, le sénateur Rockefeller avait souligné que « les spectateurs regardent toutes sortes de programmes sur une grande variété de plateformes, à différentes heures du jour et de la nuit, sans les protections qui encadrent la télévision traditionnelle ».
Lors de cette audition, les professionnels entendus ont défendu le droit du marché à créer des programmes accessibles aux consommateurs de manière universelle. Ils ont également souligné l’importance de maintenir un Internet ouvert et critiqué la démarche de Comcast qui impose une limite de 250GB à ses utilisateurs, mais, dans ses calculs, ne prend pas en compte ses propres sites comme l’offre de TV Everywhere Xfinity. Pour Barry Diller, Président du site de voyage Expedia et de IAC/InterActiveCorp., conglomérat de sociétés du secteur de l’Internet comme Vimeo, l’application des règles de neutralité du réseau est obligatoire pour maintenir le développement d’Internet.
Conclusion :
Le développement de la télévision connectée pourrait avoir plusieurs conséquences. La 1ère concerne le trafic sur Internet. Selon la société d’analyse Cisco, le trafic lié à la consommation de vidéos sur Internet devrait passer de 3 039 petabytes (1 petabyte = 1000 terabytes) par mois en 2011 à 8 130 petabytes par mois en 2015.
D’autre part, la popularité grandissante des télévisions connectées et des tablettes augmente l’intérêt pour les « synch apps », applications liées à la diffusion d’une émission à la télévision et synchronisées avec celle-ci. Ainsi, plus de 200 chaînes de télévision américaines, parmi lesquelles NBC, Discovery Channel et HBO, se sont associées pour lancer l’application ConnecTV, qui permet aux utilisateurs de bénéficier d’un contenu additionnel ou d’interagir avec leurs amis sur tablette ou smartphone, pendant qu’ils regardent un programme télévisé.
Enfin, bien que le développement de la télévision connectée ne signifie pas forcément que les clients résilient leur abonnement au câble, cela peut signifier l’annulation de l’abonnement à certaines chaînes premium. C’est un risque que les opérateurs de la télévision prennent en compte et une tendance que les fabricants de télévision et les propriétaires de contenu suivent de près.
Ainsi, le développement de la télévision connectée aux Etats-Unis est au centre des préoccupations des professionnels américains du secteur des médias et du contenu.
Pour plus d’informations sur les questions liées au droit d’auteur et à la réglementation de la télévision connectée, lire Dossier : Bilan sur la télévision connectée aux Etats-Unis, Médiamérica, 11 juillet 2011.
Géraldine Durand
