VOD

Netflix s’élève contre le projet de fusion d’AT&T et Direct TV

Date: 08/06/2015

L’entreprise de vidéo à la demande (VàD) a demandé à la Federal Communications Commission (FCC), dans une lettre datée du 5 mai, de s’opposer à la fusion entre AT&T et Direct TV, toujours en cours d’examen par le régulateur. L’acquisition pour 48,5 milliards de dollars de Direct TV, deuxième fournisseur de télévision payante aux Etats-Unis, par AT&T, deuxième fournisseur d’accès à Internet (FAI) mobile, aboutirait à la création du premier diffuseur de télévision payante haut débit, au terme des investissements prévus dans le cadre de la fusion.Selon la direction de Netflix, « un tel pouvoir de marché augmente l’intérêt et la capacité d’AT&T de nuire aux acteurs concurrents perçus comme une menace et risque d’accentuer davantage encore les pratiques anticoncurrentielles dans lesquelles AT&T s’est déjà engagée ». En juillet 2014, Netflix avait dû signer un accord d’interconnexion avec le FAI lui garantissant une connexion directe afin de se prémunir contre les épisodes d’encombrement du trafic. Netflix avait alors connu un ralentissement de son service sur AT&T pendant la durée du conflit opposant les deux entreprises, jusqu’à la signature de cet accord. L’entreprise de VàD accuse également AT&T de mettre en oeuvre certaines pratiques permettant d’avantager ses propres services, telles que l’application de plafonds de données (data caps) ou la tarification à l’usage. Ces pratiques iraient ainsi à l’encontre de la libéralisation du marché et au détriment du consommateur. Netflix a cependant précisé qu’elle approuverait l’opération sous certaines conditions, à savoir le strict respect de la neutralité du net, l’interdiction pour AT&T/Direct TV de faire payer des frais d’interconnexion aux fournisseurs de service tels que Netflix, et l’application des mêmes plafonds de données par AT&T à ses propres services. AT&T s’est peu après vivement opposée à ces objections auprès de la FCC, arguant notamment n’avoir stratégiquement aucun intérêt à dégrader la qualité des services fournis par son réseau à ses abonnés. L’entreprise a ainsi demandé au régulateur de ne pas accepter les conditions soumises par Netflix. En avril dernier, la FCC a finalement annoncé après un an d’examen ne pas donner son accord au projet de fusion entre Comcast et Time Warner Cable, dans l’intérêt du consommateur et de la concurrence. Le régulateur ne s’est cependant pas encore prononcé sur la fusion entre AT&T et Direct TV. Ella Filippi Service Economique Régional de l’Ambassade de France à Washington

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HBO lance son service de vod : HBO Now

Date: 30/04/2015

[caption id="attachment_4552" align="alignright" width="230"]HBO HBO[/caption] HBO a lancé début avril son nouveau service de streaming, HBO Now. Le timing est bien choisi, puisqu’au même moment, la 5ème saison de Game of Throne, série la plus populaire de HBO, sort sur les écrans et est d’ailleurs largement piratée (voir notre article Mediamerica : Quatre épisodes de la saison 5 de Game of Thrones diffusés illégalement avant leur sortie de HBO). Avec HBO Now, il est désormais possible de regarder les programmes de HBO en ligne pour 15$ par mois, sans abonnement à la télévision par câble ou satellite, souvent très onéreux aux Etats-Unis. HBO Now est disponible aux Etats-Unis sur Apple TV, sur tous les appareils Apple et via l’abonnement Internet optimum de Cablevision. Ce nouveau service représente un important changement dans la stratégie de HBO. Mais il semblait indispensable notamment face aux compétiteurs en ligne comme Netflix ou Amazon. D’ailleurs Richard Plepler, CEO de HBO, se plaît à souligner que c’est au moment où la concurrence est la plus rude, que HBO a le meilleur catalogue de programmes. Le profit généré par HBO est considérable au sein de sa maison mère, Time Warner qui a rejeté l’année dernière une OPA de 1,8 milliards de dollars de la 21st Century Fox de Rupert Murdoch. La croissance de HBO est essentielle pour le groupe, et HBO Now doit en être une étape clé. Mais avec ce nouveau service en ligne, Time Warner et HBO doivent veiller à ne pas mettre en péril leurs propres intérêts. Aussi bien HBO que les autres chaînes de Time Warner, comme TNT et TBS, reçoivent des millions de dollars des compagnies de câble et satellite qui diffusent leurs programmes. Pour Jeffrey Bewkes, CEO de Time Warner et Richard Plepler, CEO de HBO, le nouveau service est complémentaire du système existant et vise les personnes qui refusent de payer un abonnement à la télévision par câble ou par satellite, les fameux cord-cutters ou cord-nevers. M. Plepler ajoute même que des programmes de streaming comme HBO Now sont une opportunité pour les câblo-opérateurs car cela augmente les besoins en bande passante. Mais ce discours positif est loin d’être partagé par tous. Le lancement de HBO Now avait été annoncé en mars dernier lors d’un événement co-organisé avec Apple qui présentait sa nouvelle montre. Un coup de communication réussi pour les deux partenaires. La venue de Richard Plepler dans la Silicon Valley et son apparition sur l’une des scènes les plus visibles est lourde de symbole. M. Plepler représente la côte Est, la télévision « ancien media », centrée moins sur la technologie que sur le contenu et le talent. Mais il doit désormais se tourner vers la côte Ouest où se trouvent ses plus gros compétiteurs. Netflix est particulièrement agressif et devrait dépenser plus de 450 millions de dollars pour ses contenus originaux en 2015 (contre 243 millions en 2014), d’après MoffettNathanson. Ted Sarandos, le CEO de Netflix ne cache pas être en concurrence directe avec HBO : «  Notre objectif est de devenir HBO avant qu’HBO ne devienne Netflix ». A Hollywood, on s’est parfois plaint de la croissance trop rapide de HBO qui aurait acheté les droits de programmes jamais créés par la suite. Les plateformes de streaming comme Netflix et Amazon courtisent des talents avec de gros chèques et la promesse que leur programme sera distribué très rapidement. L’impact de HBO Now sur l’ensemble de l’industrie ne devrait pas se faire attendre : « nous créons les bases pour transformer les chaînes de télévision et les rendre accessibles à la demande et sur tous les appareils avec une interface fluide. Nous ouvrons la voie pour tous », affirme  Jeffrey Bewkes, CEO de Time Warner au New York Times. Ainsi, un jour après le lancement de HBO Now, CBS a dévoilé son propre service de streaming en ligne, et a annoncé celui de Showtime (détenu par CBS) dans les prochains mois. Des câblo-opérateurs décident d’adapter leur offre : Time Warner Cable a dû baisser le coût de son option HBO; Cablevision propose un nouveau package pour les cord-cutters combinant bande passante, antennes et HBO Now en option. Les plateformes de streaming évoluent rapidement aussi, à l’instar de Youtube qui développe une offre payante pour du contenu premium, comme l’a annoncé Bloomberg récemment. Moins d’un mois après le lancement de HBO Now, M. Plepler se montre satisfait des résultats et confirme son ambition d’attirer 10 à 15 millions de cord-cutters et cord-nevers. HBO Chief Downplays Binge Viewing; Says Turner, Warner Bros. Content Could Join HBO Now, Variety, 29/04/2015 At the Head of the Pack, HBO Shows the Way Forward, New York Times, 12/04/2015 Cablevision Debuts “Cord Cutter” Packages Combining Broadband, Free Antennas, And Optional HBO NOW, TechCrunch, 23/04/2015 Google Plots New YouTube Subscription Service as Soon as This Year, Bloomberg, 8/04/2015

Pervenche Beurier

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Les plus importantes chaînes de cinéma boycottent Beasts of No Nation diffusé simultanément sur Netflix

Date: 31/03/2015

[caption id="attachment_11315" align="alignright" width="230"]Beasts of No Nation de Cary Fukunaga Beasts of No Nation de Cary Fukunaga[/caption] Une novelle fois, la chronologie des médias est remise en cause aux États-Unis par une plateforme de diffusion en ligne et cela ne va pas sans heurts. Netflix crée la polémique après avoir acheté pour 12 millions de dollars le dernier film de Cary Fukunaga, Beasts of No Nation, avec l’intention de le diffuser en même temps que sa sortie en salles. Les quatre plus grandes chaînes de cinéma – AMC, Regal, Cinemark et Carmike – ont alors annoncé qu’elles ne projetteraient pas ce drame sur les enfants soldats en Afrique si le traditionnel lapse de temps de 90 jours entre la sortie en salles et la diffusion VOD n’était pas respecté. Ce n’est pas la première fois que Netflix bouleverse cette chronologie. On se souvient des vives réactions provoquées par la sortie simultanée sur la plateforme et dans les salles de cinéma IMAX partenaire de l’opération, de la suite du film à succès Tigre et Dragon. La plupart des exploitants avaient refusé de le mettre à l’affiche (voir notre article Netflix divise Hollywood en produisant son premier film de cinéma, Mediamerica, mars 2014). Mais tous ne sont pas opposés à ces sorties simultanées. Ainsi the Alamo Drafthouse, une chaîne indépendante de 19 cinémas au Texas, à New York et en Californie a bien l’intention de projeter Beasts of No Nation. Son directeur et fondateur, Tim League, déclare ne pas avoir d’idées arrêtées sur le sujet : « Je vois des films, je veux les montrer, et je les montre quelle que soit leur stratégie de sortie ». D’ailleurs, il rappelle que Snowpiercer a connu un certain succès dans ses salles, même si le film était sorti en VOD alors qu’il était encore à l’affiche. Tim League ne considère pas être en compétition directe avec Netflix. L’un des producteurs de Beasts of No Nation, Amy Kaufman, affirme que c’est une belle opportunité pour le film de recevoir ainsi le « label Netflix ». Cela lui permet de toucher un public plus large. La qualité des séries et des documentaires diffusés sur Netflix ou sur HBO modifie les habitudes de consommation des spectateurs. Le succès de True Detective, la série diffusée sur HBO et réalisée par Cary Fukunaga, augure de bons résultats pour son dernier film. Beasts of No Nation pourrait être à l’affiche dans 200 à 250 cinémas indépendants. Major Theater Chains to Boycott Netflix’s ‘Beasts of No Nation’, Variety, 03/03/2015 Netflix divise Hollywood en produisant son premier film de cinéma, Mediamerica, mars 2014

Traduit et adapté par Pervenche Beurier

 

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Les plateformes numériques dédiées aux enfants, un débouché pour l’animation française aux Etats-Unis ? Cyber Group Studios signent avec plusieurs d’entre elles.

Date: 24/02/2015

[caption id="attachment_11226" align="alignright" width="230"]Mademoiselle Zazie est disponible sur la plateforme VOD gratuite Kabillion.  Mademoiselle Zazie est disponible sur la plateforme VOD gratuite Kabillion.[/caption] Cyber Group Studios, la société de production distribution basée à Paris a vendu ces trois derniers mois une dizaine de titres de son catalogue à des plateformes de VOD internationales : Hulu, PlayKids ou Kabillion aux Etats-Unis, X-Media Digital en Russie, Canal Play ou Tfou Max (TF1) in France, TV2 (Sumo) en Norvège, et prochainement d’autres en Asie et en Amérique Latine. Cyber Group Studios poursuit donc son expansion en Amérique du Nord. La série animée Zou dédiée aux très jeunes enfants a été achetée par Hulu, dont on connaît le poids aux Etats-Unis. La première saison de cette série sera aussi disponible sur PlayKids TV, l’application mobile SVOD dédiée aux enfants. Cette application attire pas moins de 3 millions d’utilisateurs actifs par mois. Enfin, Ozie Boo et Mademoiselle Zazie sont disponibles sur la plateforme VOD gratuite de Splash Entertainment, Kabillion. La multiplication des nouvelles applications et plateformes dédiés aux programmes pour enfants est une aubaine pour la production française aux Etats-Unis.

Pervenche Beurier

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YouTube lance une application vidéo pour enfants

Date: 24/02/2015

[caption id="attachment_11223" align="alignright" width="230"]YouTube Kids YouTube Kids[/caption] YouTube a lancé une nouvelle application destinée aux enfants, YouTube Kids. Celle-ci est pour l'instant disponible uniquement aux États-Unis sur Android. Cette offre s’inscrit dans la stratégie de YouTube qui développe ses services au-delà du seul monde de la vidéo en ligne. La plateforme de Google a en effet déjà lancé son service de musique (lire Google lance YouTube Music Key) et une version sans publicité serait également d’actualité. L'application pour enfants propose des programmes appropriés aux plus jeunes et, selon TechCrunch, le service comprend plusieurs options de contrôle parental, dont une fonction pour limiter le temps de chaque session, et un bouton allumer ou éteindre le son des vidéos. Les chaînes et playlists, qui mettent en avant tutoriels, chansons et autres contenus familiaux, sont organisées en quatre catégories : émissions, musique, apprentissage et exploration. On y trouve des vidéos de Jim Henson TV, DreamWorks TV, National Geographic Kids, Reading Rainbow et des chaînes populaires de YouTube.

YouTube suit ainsi l’exemple de Netflix qui offre déjà un service dédié aux enfants ou encore de Vine qui a récemment lancé l’application VineKids, qui propose des clips de courte durée adaptés aux plus jeunes. YouTube Is Launching A Kid-Friendly Video App, de Jon Russell, TechCrunch, 19 février 2015

Adaptation: Nathalie Charles

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Les nouveaux systèmes de monétisation des auteurs sur YouTube

Date: 22/01/2015

[caption id="attachment_9453" align="alignright" width="230"]YouTube YouTube[/caption] Ces derniers mois on a observé un nombre croissant de systèmes ayant pour objectif la monétisation des vidéos et la rémunération de leurs créateurs sur YouTube. Du système de financement participatif Fan Funding, à la gestion des droits d’auteurs identifiés grâce au nouveau content ID en passant par YouTube Money, la plateforme tenterait-elle de répondre – certes encore très lentement et partiellement – aux réclamations des auteurs ?  
  • Fan Funding, un système de crowdfunding pour aider les indépendants
YouTube a lancé son service de crowdfunding qui permet de directement verser de l’argent aux créateurs de contenus indépendants alors qu’ils regardent les vidéos. La fonction, simplement appelée Fan Funding, apparaît en haut à gauche de certaines vidéos et offre aux utilisateurs la possibilité de virer de l’argent aux producteurs. La fonction n’est pas automatiquement ajoutée pour tous les créateurs qui doivent préalablement activer une option pour autoriser l’utilisation de ce service. Google prend une part sur les donations faites et le pourcentage varie selon l’origine de la donation. Pour l’instant, Fan Funding est disponible seulement aux Etats-Unis, Mexique, Australie et au Japon. Google prend environ 5% du montant total, auxquels il faut ajouter de faibles frais de transaction. Aux Etats-Unis, ces frais sont de 0.21$ tandis qu’ils sont de 2$ au Mexique. YouTube a ajouté cette option afin de satisfaire davantage les créateurs de contenu. Ceux-ci permettent non seulement à YouTube de gagner des millions de dollars via les publicités, mais aussi d’avoir une offre toujours plus riche. Plus d’informations : Billboard / Forbes  
  • YouTube redistribue 1 milliard de dollars grâce au « content ID »
En octobre dernier YouTube a confirmé un événement majeur auprès de Billboard : en 7 ans, 1 milliard de dollars a été redistribué grâce à leur outil Content ID. Celui-ci permet aux titulaires des droits d’auteurs d’identifier et de gérer facilement leur contenu sur YouTube. YouTube a 1 milliard d’utilisateurs actifs chaque mois qui regarde plus de 9 milliards d’heures de vidéos. Content ID est utilisé par les entreprises (labels, studios de films …) afin de monétiser les vidéos mises en ligne sans le consentement des producteurs – et non celles dont le contenu a été chargé par les propriétaires des droits. Plus d’informations : Billboard  
  • Tunecore lance « YouTube Money » pour aider les artistes à monétiser leurs vidéos
Le distributeur digital TuneCore a annoncé le mois dernier le lancement de YouTube Money, un nouveau service qui permet à tous les artistes associés de TuneCore de monétiser leurs enregistrements sur YouTube. Selon le distributeur, les artistes choisissent les titres qu’ils désirent contrôler et TuneCore collecte pour eux un pourcentage des revenus publicitaires associés aux vidéos.  Les gains sont déposés sur le même compte TuneCore que les revenus issus de la distribution et des royalties. Les artistes peuvent utiliser YouTube Money afin de monétiser n’importe quelle vidéo qui utilise leurs oeuvres: celles qu’ils postent eux-mêmes comme celles provenant d’une autre chaine YouTube. C’est d’autant plus important que, d’après une enquête menée par TuneCore sur ses artistes, YouTube est le troisième point de distribution après iTunes et Spotify. D’après le PDG de TuneCore, Scott Ackerman, « les musiciens et auteurs ont aujourd’hui besoin de maximiser leurs revenus à travers tous les points de distribution et plateformes, Tune Core est présent pour rendre le processus simple et efficace », et « comme l’importance de YouTube augmente en termes de distribution, nous voulons nous assurer que les artistes en tirent les bénéfices associés ». Plus d’informations : Billboard  

Informations fournies par le Bureau Export de la musique à New York

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Les sorties en salles de nouvelles productions originales d’Amazon

Date: 22/01/2015

[caption id="attachment_9983" align="alignright" width="230"]Amazon Instant Video Amazon Instant Video[/caption] Amazon prévoit de produire une douzaine de films en 2015 et ce en remettant une nouvelle fois en cause la chronologie des medias (qui, sans être inscrite dans un cadre législatif stricte, est encore majoritairement respectée aux Etats-Unis). Amazon a ainsi annoncé « vouloir produire et acquérir des œuvres originales qui sortiront en salles peu avant d’être diffusées en ligne sur Amazon Prime Instant Video». Ces films seront disponibles sur la plateforme de streaming quatre à huit semaines après leur sortie en salles ; c’est donc un lapse de temps plus court que les 3 mois habituels d’exclusivité généralement accordés aux cinémas. Dans cette perspective, Amazon a engagé Ted Hope, ancien producteur chez Good Machine pour diriger le département des productions originales (« Amazon Original Movies »). Amazon n’a pas encore annoncé de ligne éditoriale pour cette douzaine de nouvelles productions mais il est probable que le cinéma indépendant sera privilégié au détriment des blockbusters – ce qui devrait un peu rassurer les principaux réseaux d’exploitants de salles inquiets de voir une nouvelle fois leur fenêtre d’exclusivité attaquée. Le choix de Ted hope n’est pas anodin. Good Machine avait produit des films très bien accueillis par la critique, comme Safe de Todd Haynes, The Brothers McMullen d’Edward Burns, ou Lovely and Amazing de Nicole Holofcener. Après que Good Machine a été vendu à Universal (en 2001), Ted Hope avait créé This is that, une société de production indépendante. Ted Hope a reçu le Grand Prix du Jury à Sundance plus souvent que n’importe quel autre producteur. Le vice-président d’Amazon Studios se montre généreux : « Non seulement, nous allons pouvoir proposer à nos abonnés des films originaux en exclusivité, peu de temps après leur sortie en salles, mais nous espérons aussi que cela profite à des réalisateurs dont les créations osent sortir des sentiers battus et qui méritent un public ». Amazon Studios semble en pleine évolution et défie son principal concurrent Netflix : Il y a quelques semaines, deux Golden Globes ont été attribués à sa série originale diffusée en primetime, Transparent. Et plus récemment encore, Amazon a annoncé sa décision d’engager Woody Allen pour réaliser une nouvelle série. Amazon Original Movies: Ted Hope To Lead Theatrical, Streaming Productions, Forbes, 19/01/2015

Adaptation: Pervenche Beurier

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Nielsen va mesurer l’audience des programmes de Netflix

Date: 09/12/2014

[caption id="attachment_7637" align="alignright" width="230"]Netflix sur iPad Netflix sur iPad[/caption] Il sera bientôt possible de savoir combien de personnes regardent House of Cards et Orange is the New Black. En effet, à partir du mois prochain, Nielsen va mesurer l’audience des programmes diffusés sur les plateformes de SVOD comme Netflix ou Amazon Prime. Même si Netflix est, et a toujours été, fermement opposé à l’idée de rendre ses audiences publiques Nielsen procèdera désormais sans son aval. Netflix justifie sa position en affirmant que la société n’a pas besoin de faire connaître ces chiffres car elle se finance via ses abonnements et non grâce aux revenus publicitaires. Les mesures d’audience ne seraient donc pas pertinentes, et nuiraient même à une télévision de qualité, d’après le CEO de Netflix, Ted Sarandos. Aux yeux des cadres de Netflix, peu importe l’audience d’un programme donné, ce qui compte c’est le nombre d’abonnés qu’il est susceptible d’attirer. Les studios de télévision qui vendent leurs productions à Netflix ont souvent regretté ce manque de transparence. Il leur est difficile d’ajuster leurs prix de vente, s’ils n’ont pas connaissance des taux d’audience de leurs programmes. Les connaître sera un atout dans le cadre de leurs négociations avec Netflix. En outre, ces chiffres permettront d’évaluer l’impact de Netflix sur l’audience de la télévision ou de la VOD traditionnelles. D’après les rapports de Nielsen, la baisse observée de l’audience TV est en partie liée à la croissance de la consommation de contenu en streaming. Jusqu’à présent, Hulu est le seul des trois grands services de vidéo en streaming qui ait autorisé Nielsen à mesurer son audience. Ni Netflix, ni Amazon ne collaboreront avec Nielsen pour son nouveau service de mesure d’audimat.   Sources : Deal With It, Netflix: Nielsen Will Measure Online TV Viewing, IndieWire, 18/11/2014 Nielsen to Measure Netflix Viewing, Wall Street Journal, 18/11/2014

Pervenche Beurier

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De HBO à CBS : le rêve de la TV à la demande devient réalité, une chaîne après l’autre

Date: 08/12/2014

[caption id="attachment_9460" align="alignright" width="230"]CBS CBS[/caption] HBO a récemment annoncé la mise en place d’un service de VOD en ligne, indépendant de l’abonnement à sa chaîne TV, et disponible dès l’année prochaine. Le lendemain, CBS a, à son tour, annoncé le lancement de son service de streaming en ligne qui permettra à ses abonnés de regarder à la demande des milliers de programmes de la chaîne, anciens et récents. Le CEO de CBS Corporation, Leslie Moonves a déclaré : “La VOD en ligne est une composante importante de notre futur, tout le monde en parle. Notre rôle est d’offrir les meilleurs contenus aux gens et de leur permettre d’en jouir autant qu’ils le veulent.» Moonves souhaite que sa chaîne reste adaptée à la nouvelle génération des « cord nevers », ceux qui n’ont jamais souscrit à un abonnement télé, et des « cord cutters » ceux qui se désabonnent des services du câble. Le service de CBS va rendre disponible à la demande sur tout le territoire américain des séries comme The Big Bang Theory ou NCIS, un jour après leur diffusion à la télévision. Seront également disponibles plus de 5 000 épisodes de séries appelées « CBS Classics » comme Star Trek, Cheers et MacGyver. La publicité diffusée sur ce service en ligne sera la même qu’à la télévision mais réduite de 25%, et le visionnage des CBS Classics ne sera interrompu par aucune publicité. Netflix n’a commencé à fournir du contenu en streaming qu’à partir de janvier 2007 mais compte déjà plus de 50 millions d’abonnés, déclare un revenu annuel d’environ 1,4 milliards de dollars, et représente jusqu’à 34 % du trafic Internet nord-américain aux heures de pointe. La compagnie s’est rapidement exportée au-delà du territoire américain vers l’Amérique du Sud et l’Europe, un assaut qui devrait lui permettre d’atteindre plus de 100 millions d'abonnés internationaux d’ici 2020. On peut ainsi voir dans la mise en place des nouveaux services de VOD en ligne de HBO et CBS une riposte directe adressée à Netflix qui, l’année dernière, a dépassé les audiences respectives de ces deux chaînes. Marc DeBevoise, Vice-Président de CBS Interactive a d’ailleurs déclaré à propos du lancement du service de CBS : « Cela va beaucoup ressembler à Netflix. » Quant à la chaîne ESPN, elle a prévu de proposer ses contenus aux services de VOD en ligne déjà existants, avant de se doter prochainement du sien. La chaîne a récemment signé un accord avec la NBA qui lui permettra de diffuser les saisons sportives à travers son propre abonnement en ligne dès 2016. Disney, la compagnie mère d’ESPN, a aussi fait des vagues cette année en annonçant qu’elle allait proposer ses contenus, dont ceux d’ABC, d’ESPN et Disney, aux services respectifs de télévision en ligne (« linear online TV ») de Dish Network et Sony. Ce dernier a en outre signé un contrat avec Viacom pour acquérir les droits de 22 chaînes. Cependant, ces projets de services tout-en-un semblent avoir été suspendus récemment. Toutes ces offres s’ajoutent aux services de VOD en ligne déjà disponibles, les grands comme Hulu, Amazon ou Netflix, les chaînes plus petites comme Crackle, ou même le géant du câble Starz, rival important de HBO et CBS, qui a également confirmé le lancement à l’échelle internationale de son service de VOD en ligne pour lequel il a investi plus de 20 millions de dollars. Tout semble indiquer que le catalogue de la VOD en ligne, comme celui du câble et du satellite, ne sera pas détenu par une seule compagnie mais aura un contenu varié et enrichi par différentes sources. La question est de savoir si la télévision en ligne de demain sera moins chère que le câble et le satellite d’aujourd’hui. Sources : From HBO to CBS, the dream of a la carte TV is coming true one stream at a time, DigitalTrends, 17/10/2014 Starz confirms global SVoD service plan for 2015, DigtialTVEurope, 31/10/2014 Cord-Cutters Rejoice: CBS Joins Web Stream, New York Times, 17/10/2014

 Pauline Lamy

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HBO va lancer son propre service de VOD par abonnement

Date: 15/10/2014

[caption id="attachment_4552" align="alignright" width="230"]HBO HBO[/caption] Lors d’une réunion avec des investisseurs le 15 octobre, Richard Plepler, patron d’HBO, a annoncé que la chaîne de télévision payante allait lancer en 2015 une offre de vidéo à la demande sur abonnement. Il existait pour l’instant HBO Go, service de visionnage des programmes de la chaîne en streaming sur Internet mais il n’était accessible qu’aux internautes déjà abonnés à HBO via leur opérateur du câble ou du satellite. Le succès de Netflix et la pression des consommateurs auront poussé la chaîne a finalement proposer une offre Over-The-Top (OTT). HBO hésitait en effet à poursuivre cette stratégie de peur qu’elle ne mette en péril ses relations avec ses distributeurs traditionnels, et les fournisseurs du câble et du satellite. Il n’y a pour l’instant aucune information sur le tarif qui sera proposé. Selon le Wall Street Journal, une personne en lien avec l’annonce a déclaré que le service ne serait pas moins cher que ce que paient actuellement les abonnés de HBO à leurs fournisseurs. Selon Richard Plepler, une version accessible uniquement en ligne de la chaîne pourrait se traduire par des centaines de millions de dollars de recettes. HBO a aujourd’hui environ 30 millions d'abonnés aux États-Unis M. Plepler a indiqué que le nouveau HBO Go ciblerait d’abord les 10 millions d’américains qui ne sont pour l’instant ni abonnés au câble ni à la télévision par satellite mais qu'il viserait aussi les 70 millions de foyers qui ont actuellement un abonnement à la télévision payante mais sans souscrire à HBO. HBO to Launch Stand-Alone Streaming Service, de Joe Flint et Keach Hagey, The Wall Street Journal, 15 octobre 2014

Traduit de l’anglais par Nathalie Charles

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