VOD

HBO va lancer son propre service de VOD par abonnement

Date: 15/10/2014

[caption id="attachment_4552" align="alignright" width="230"]HBO HBO[/caption] Lors d’une réunion avec des investisseurs le 15 octobre, Richard Plepler, patron d’HBO, a annoncé que la chaîne de télévision payante allait lancer en 2015 une offre de vidéo à la demande sur abonnement. Il existait pour l’instant HBO Go, service de visionnage des programmes de la chaîne en streaming sur Internet mais il n’était accessible qu’aux internautes déjà abonnés à HBO via leur opérateur du câble ou du satellite. Le succès de Netflix et la pression des consommateurs auront poussé la chaîne a finalement proposer une offre Over-The-Top (OTT). HBO hésitait en effet à poursuivre cette stratégie de peur qu’elle ne mette en péril ses relations avec ses distributeurs traditionnels, et les fournisseurs du câble et du satellite. Il n’y a pour l’instant aucune information sur le tarif qui sera proposé. Selon le Wall Street Journal, une personne en lien avec l’annonce a déclaré que le service ne serait pas moins cher que ce que paient actuellement les abonnés de HBO à leurs fournisseurs. Selon Richard Plepler, une version accessible uniquement en ligne de la chaîne pourrait se traduire par des centaines de millions de dollars de recettes. HBO a aujourd’hui environ 30 millions d'abonnés aux États-Unis M. Plepler a indiqué que le nouveau HBO Go ciblerait d’abord les 10 millions d’américains qui ne sont pour l’instant ni abonnés au câble ni à la télévision par satellite mais qu'il viserait aussi les 70 millions de foyers qui ont actuellement un abonnement à la télévision payante mais sans souscrire à HBO. HBO to Launch Stand-Alone Streaming Service, de Joe Flint et Keach Hagey, The Wall Street Journal, 15 octobre 2014

Traduit de l’anglais par Nathalie Charles

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L’organisme de réglementation de l’audiovisuel canadien dans l’impasse après un bras de fer avec Netflix et Google

Date: 15/10/2014

[caption id="attachment_2487" align="alignright" width="230"]netflix Netflix[/caption] Au mois de septembre, le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) organisait les audiences « Parlons Télé ». L’objectif était notamment de modifier le cadre réglementaire canadien en l’adaptant aux nouveaux usages de consommation de contenus audiovisuels. Les fournisseurs de vidéo en ligne étaient au cœur des réflexions, et plus particulièrement leur capacité à financer du contenu canadien. La réglementation actuelle oblige les diffuseurs traditionnels à diffuser et investir dans du contenu canadien, mais celle-ci ne s’étend pas aux joueurs émergents, qui bénéficient actuellement d'une exemption. C’est lors de ces débats que le Président du CRTC a demandé à Netflix et Google de bien vouloir fournir les informations sur le contenu canadien de leurs plateformes, le CRTC était notamment intéressé par le nombre d’usagers canadiens et la taille des investissements en production canadienne. Les deux entreprises qui plaidaient contre l'étendue du cadre réglementaire aux plateformes en ligne ont refusé de fournir les informations demandées, évoquant la confidentialité de documents commercialement sensibles pour justifier de leur décision. Un bras de fer a alors commencé entre les deux géants américains et l’organisme de réglementation de l’audiovisuel canadien. Le CRTC a menacé de ne pas prendre en compte les apports des deux entreprises au débat, et risque donc de finaliser son étude sur l'avenir de la télévision sans tenir compte leurs soumissions. Le CRTC ne bénéficie ni du soutien du gouvernement, ni de celui de la population Le CRTC s’est ainsi lancé dans une bataille complexe et risque aujourd’hui de battre en retraite sur son propre territoire. Le gouvernement canadien ne le soutient pas dans cette affaire, le Premier Ministre Stephan Harper et la Ministre du Patrimoine Shelly Glover ont affirmé quelques semaines plus tôt qu’ils ne comptaient pas taxer Netflix. Les canadiens eux-mêmes semblent être passé depuis longtemps du côté de Netflix, les quelques 3,5 à 4 millions d’abonnés ne seront sans doute pas favorables à la régulation du service de vidéo à la demande. Une concurrence déloyale pour les diffuseurs canadiens Certains diffuseurs canadiens plaident pour une déréglementation générale plutôt qu’une réglementation pour les acteurs étrangers. C’est le cas de Québecor, Bell et Rogers, qui doivent en effet produire un quota de contenu canadien et verser de l'argent dans un fonds qui subventionne la production télévisuelle canadienne. Rogers et Shaw, qui préparent le lancement de leur propre service de streaming Shomi, sont particulièrement sensibles à ces questions. La déréglementation de la radiodiffusion permettrait aux canadiens de jouer à armes égales avec les services « over the top ». Le CRTC devrait annoncer début 2015 les décisions qui découleront de ces audiences. Sources : Télévision : l'industrie numérique voudrait éviter la réglementation, Ici Radio Canada, 8 septembre 2014 Québecor s'oppose aux modifications du CRTC, La Presse, 9 septembre 2014 CRTC is doomed to lose the fight it's picked with Netflix, The Globe and Mail, 29 septembre 2014 CRTC to Netflix: Since you won't co-operate, we'll ignore you, CBCNews, 30 septembre 2014 Netflix contre le CRTC: qui remportera la bataille?, Canoe.ca, 4 octobre 2014
Sarah ARCACHE

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Netflix divise Hollywood en produisant son premier film de cinéma

Date: 13/10/2014

[caption id="attachment_7637" align="alignright" width="230"]Netflix sur iPad Netflix sur iPad[/caption] Netflix a annoncé le 29 septembre sa participation au financement de la suite du film aux quatre Oscar Tigre et Dragon, dans le cadre d’un accord signé avec The Weinstein Company. La société a annoncé que le film sortirait simultanément sur sa plateforme en ligne et dans les salles de cinéma IMAX, partenaire de l’opération. Après avoir déstabilisé le secteur de la télévision, la société continue de faire évoluer l’industrie de l’entertainment en se positionnant aujourd’hui sur le cinéma. Cette annonce a immédiatement provoqué de vives réactions sur le thème de la chronologie des médias au sein de la profession (le passage du grand écran au petit écran, au profit des très nombreuses chaines câblées aux Etats-Unis). Le lendemain, trois des plus grands exploitants de salles de cinéma américains, annonçaient qu’ils ne diffuseraient pas le film sur leurs écrans. Ces chaînes de cinéma, qui représentent à elles trois environ le quart des écrans IMAX du pays, s’opposent ainsi au raccourcissement de leur fenêtre de diffusion. L’annonce vient raviver un conflit de longue date opposant certains studios de production aux exploitants de salles à Hollywood. La fenêtre d’exclusivité de ces derniers est passée en moyenne de 173 à 119 jours entre 1998 et 2013. A la différence de la France, cette chronologie résulte aux Etats-Unis d’un accord interprofessionnel entre les différents représentants de l’industrie. Les studios cherchent quant à eux à trouver de nouveaux canaux de diffusion, afin de contrebalancer la chute des ventes de DVD et le déclin continu du nombre spectateurs en salle. Les nouvelles pratiques apportées par le numérique La diffusion de leurs productions en ligne, via des fournisseurs de service tels que Netflix et Amazon, leur permettrait ainsi de séduire une nouvelle génération habituée du visionnage sur tablettes, smartphones et ordinateurs portables. Les nouvelles technologies intégrées aux postes de télévision (haute définition, vidéo de rattrapage et à la demande, postes connectés) et l’amplification de l’offre sur Internet participent en effet à la désaffection des spectateurs pour le cinéma, (revenus du box-office en baisse de 21% à l’été 2014 par rapport à l’été précédent) tandis que la télévision (câble ou IP) continue d’attirer plus d’abonnés et de revenus publicitaires. Selon Ted Sarandos, responsable des contenus chez Netflix, il s’agit d’adapter l’industrie aux nouvelles pratiques culturelles apportées par le numérique. Netflix s’était déjà démarquée à travers la production de séries originales à succès (House of Cards, Orange is the New Black,) et prévoit de financer bientôt de nouveaux films. La société cherche aujourd’hui à développer son offre pour faire face à des services concurrents comme Amazon et Hulu sur le marché américain. A l’origine créée comme un service de livraison de DVD à domicile, Netflix a lancé son service de vidéo à la demande en 2007 aux Etats-Unis et compte aujourd’hui plus de 50 millions d’abonnés à l’échelle internationale. Tigre et Dragon 2 sortira en salle le 28 août 2015, période de rentrée scolaire et de faible fréquentation des salles de cinéma aux Etats-Unis. Le premier volet avait généré 213 millions USD de revenus dont 128 millions USD aux Etats-Unis.  
Ella Filippi Service Economique Régional de l’Ambassade de France à Washington

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Interview de Gabriel Mandelbaum, fondateur de Spideo, à l’occasion de sa participation aux conférences professionnelles du TIFF

Date: 17/09/2014

[caption id="attachment_10947" align="alignright" width="230"]Panel Seeding the Audience - G Mandelbaum Spideo Panel Seeding the Audience - G Mandelbaum Spideo[/caption] En 2010, Gabriel Mandelbaum, accompagné de Thibault d’Orso et Paul de Monchy fondait Spideo, depuis la jeune start-up a étendu son activité à l'Europe et aux Etats-Unis. Gabriel Mandelbaum était invité à participer aux conférences professionnelles du TIFF (TIFF Industry) au côté des plus grands acteurs de la distribution audiovisuelle internationale tels que Twenty Fox Century, Imax ou encore The Fremantle corporation, qui étaient réunis au sein d'un panel intitulé "Seeding the Audience". Le panel a exploré les différentes innovations permettant de cibler, rassembler et définir le public d'un contenu, mais aussi l’influence que ces nouveaux outils pouvaient avoir sur les décisions de production. Ce voyage à Toronto était aussi l'occasion pour Spideo de continuer à prospecter le continent nord-américain et notamment le Canada Anglophone. Pouvez-vous nous parler de la genèse de Spideo et de l'évolution de la start-up depuis sa naissance il y a 4 ans? Spideo est né d'un constat d’utilisateur : un outil formidable de consommation de films avait vu le jour, la vidéo à la demande, mais dans les faits cet outil était devenu un cauchemar d'utilisateur. Le spectateur qui ne voulait pas visionner les quatre blockbusters mis en avant se retrouvait noyé dans une mer de contenus sans aucun outil pour réellement déterminer et trouver ce qu'il voulait voir. Spideo a été fondé par un ingénieur, un chercheur en sémantique, et un spécialiste en production de contenus audiovisuels, avec les compétences de chacun nous avons décidé d'aider les gens à choisir les contenus qu’ils regardent. Nous avons donc créé un moteur de recommandation, que nous avons constamment amélioré depuis. Au départ, la recommandation ne se faisait que sur des films, aujourd'hui cela s'étend aux séries TV, aux programmes TV, à tous contenus vidéo premium. Le moteur de recommandation peut aujourd'hui être utilisé sur n'importe quel type d'écran et par n’importe quel type d’acteur, plateforme VOD ou opérateurs télécom, partout dans le monde.   Qui sont aujourd'hui vos clients et sur quels territoires êtes-vous présents? Notre principale activité se fait en B To B, nous permettons à des opérateurs d’utiliser notre technologie. Une autre partie de notre activité, mineure, est l'application Spideo, en B to C,  qui nous permet de présenter une vitrine de ce que l'on peut faire, c'est aussi un outil commercial pour nous, une manière de parler directement aux utilisateurs et aussi de tester leur utilisation du moteur. Sur l’activité B to B, nous avons bien sûr des clients en France, en Allemagne et nous avons un client aux Etats-Unis. Les clients sont des plateformes de VOD, des opérateurs de télévision payante, et des opérateurs de télécom qui incluent des services de VOD et TV tels que Bouygues ou Canal +. Toute société qui distribue du contenu de manière digitale à des utilisateurs, qui fait face à cette problématique « comment adresser le bon contenu à la bonne personne », est un client potentiel pour nous.   Où en est le développement de Spideo en Amérique du Nord ? Spideo s’est développé d’abord en France, puis nous avons visé l’Amérique du nord et avons signé notre premier contrat nord-américain avec la plateforme MGO. Au départ nous avions laissé le Canada de côté pour se consacrer aux Etats-Unis, puis nous avons découvert que c'était également un marché très intéressant avec cinq acteurs historiques de télécom. Nous avons commencé à démarcher le marché canadien en juin dernier, je reviens régulièrement depuis et nous discutons activement avec tous les acteurs. Nous avons bien sûr des concurrents ici, qui ne sont pas canadiens mais qui travaille déjà avec les opérateurs majeurs. Sur la recommandation nous avons cinq ou six concurrents sérieux dans le monde. Mais par deux fois nous avons pu remplacer un de nos concurrents!   Qu’est-ce qui différencie Spideo de ses concurrents et des entreprises qui développent leurs outils de recommandation en interne ? Dans notre équipe, tout le monde travaille ensemble, les développeurs, les experts en algorithmes, les experts de contenus, les chefs de produits, il y a un dialogue constant, nous ne séparons pas la partie technique de la partie contenus. L’expertise machine et l'expertise humaine sont en dialogue permanent, c'est ce qui fait notre originalité et notre force.

Quelles sont les perspectives de développement de votre activité, en dehors de l’extension à d'autres territoires? Nous travaillons avec un nouveau type d’acteur depuis peu : les chaines de télévision classiques. Au départ ce n’était pas évident que les moteurs Spideo puissent se concentrer sur une seule chaine de télévision classique, mais nous nous sommes rendu compte qu'ils avaient des catalogues immenses qui agrégeaient les contenus à la demande, les contenus web, payant, gratuit etc. Nous créons des ponts entre ces contenus, ce qui élargit le marché car toutes les chaines de télévision pourraient avoir besoin de nous!

Sarah ARCACHE

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L’expansion internationale de Netflix

Date: 16/09/2014

[caption id="attachment_2487" align="alignright" width="230"]netflix Netflix[/caption] House of Cards a été le premier programme original développé par Netflix. La prochaine étape ne sera pas une série intitulée House of Versailles, comme l’avait annoncé en plaisantant Reed Hasting, mais Marseille sur “la corruption et de la rédemption dans la cité phocéenne” qui sera tournée à partir de fin 2014 et diffusée sur la plateforme en France et dans les différents pays où elle est implantée. Aujourd’hui, l’entreprise a pour priorité son expansion internationale. Si actuellement, près des trois quarts des abonnés vivent aux Etats Unis, la situation devrait changer dans les prochains mois. « 95% de la population mondiale et 80 % des Internautes vivent en dehors du territoire américain» avait constaté Reed Hasting lors d’une interview téléphonique en juillet dernier, avant d’ajouter : « Nous voulons proposer notre service dans autant de pays que possible ». Le service de streaming en ligne aurait dépassé les 50 millions d’utilisateurs, période d’essai gratuite incluse, lors du second trimestre de cette année. Cela correspond à une hausse de 34,7 % en un an et une augmentation de 25,3 % du revenu total sur le même trimestre.   Retour sur ce succès : Il y a trois ans, l’entreprise avait émis l’hypothèse de se séparer en deux entités distinctes, l’une chargée de l’envoi de DVD et l’autre du streaming. Les consommateurs avaient réagi vivement : près d’un million d’abonnés avait même annulé leur abonnement, et le cours de l'action avait plongé passant de 300 $ à moins de 53 $. Ce plan avait vite été abandonné par Netflix qui avait dès lors misé sur l’essor de la télévision en ligne, les applications remplaçant les chaînes. Pour séduire et attirer de nouveaux abonnés, Netflix a ensuite puisé dans ses ressources afin d’acquérir des programmes exclusifs et produire des séries originales comme House of Cards , acclamé par la critique, ou encore Orange is the New Black. Plus récemment, alors que sa croissance ralentit aux Etats Unis, Netflix poursuit son expansion à l’international. Netflix s’implante aujourd’hui dans un certain nombre de marchés européens, notamment l’Autriche, la Belgique, l’Allemagne, le Luxembourg, la Suisse et la France. En France, le lancement a eu lieu le 15 septembre dernier et la plateforme sera accessible avant la fin de l’année via la box de Bouygues Télécom (Bbox Sensation et la future box Android) qui rompt ainsi le front commun des opérateurs français. (Voir aussi : Les obstacles à l’entrée de Netflix en France ). Avec cette expansion internationale, l'entreprise espère étendre son marché à plus de 180 millions de foyers équipés en haut débit.   Cette expansion a néanmoins un prix, et comporte un ensemble de défis : L’entreprise doit acheter les droits de certains programmes dans de nouvelles régions, et acquérir des parts dans ces nouveaux marchés.  Netflix a exposé son plan de dépense pour cette année. Son budget est de 3 milliards pour le contenu, plus de 500 millions pour le marketing et encore 400 millions pour le développement technologique. Les projets de séries sont nombreux. Outre Marseille, on attend Marco Polo , Marvel’s Daredevil , la troisième saison de Orange is the new Black qui est d’ailleurs la série la plus regardée dans les territoires où Netflix est disponible. L’augmentation du prix d’abonnement mensuel au printemps dernier (de 7.99$ à 8.99$) semble ne pas avoir eu d’impact significatif sur les abonnements. Mais Netflix ne dévoile pas ses taux d’audience, et on ne dispose donc d’aucun baromètre pour juger du succès d’un programme. Enfin, les accords importants qui sont en cours dans le secteur audiovisuel (fusion Comcast/ Time Warner et rachat de Direct TV par AT&T) auront-ils un impact sur Netflix et sa capacité à acquérir des contenus ? Les dirigeants de l’entreprise se montrent confiants. “Nous prendrons les choses comme elles viendront” a affirmé Reed Hastings “Plus nous pourrons travailler en étroite collaboration avec des producteurs, moins nous serons vulnérables aux agressions des gros fournisseurs de contenu ».   Netflix, Growing, Envisions Expansion Abroad, New York Times, 21/07/2014 Adapté de l'anglais par Pauline Lamy et Pervenche Beurier

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Les nouvelles stratégies de distribution de la Weinstein Company : la sortie de One Chance sur le site de streaming gratuit Yahoo Screen

Date: 16/09/2014

[caption id="attachment_10936" align="alignright" width="230"]Yahoo Screen Yahoo Screen[/caption] La Weinstein Company a annoncé que le film One Chance, basé sur la téléréalité anglaise du chanteur Paul Potts, serait disponible sur le site de streaming gratuit Yahoo Screen à l’automne, avant de sortir en salles en janvier 2015. Ce film, réalisé par David Frankel avec James Corden a été présenté par ailleurs en avant-première mondiale au Festival International du Film de Toronto. « Notre partenariat avec Yahoo nous permet de nous adapter et d’élargir notre audience », a affirmé David Glasser, le CEO de la Weinstein Company. Cette opération va exposer One Chance à des millions d’internautes potentiels avant son lancement dans les salles de cinéma. Weinstein a déjà beaucoup fait évoluer sa stratégie de diffusion en valorisant la place de la VOD. C’est d’ailleurs à cette fin qu’a été créé son département de distribution multiplateforme Radius qui a su développer des stratégies innovantes efficaces. Ainsi, lors de la sortie de Snowpiercer, alors que le succès du film en salle allait croissant, celui-ci est sorti parallèlement en VOD. Weinstein Company Plans to Release ‘One Chance’ on Yahoo’s Free Streaming Site, The New York Times, 21/07/2014 Can a Korean Sci-Fi Movie About a Train Reinvent Hollywood's Distribution Model?, Bloomberg Business Week, 10/07/2014
Adapté de l’anglais par Pauline Lamy et Pervenche Beurier.

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Pour garder ses stars, YouTube pourrait investir et développer des accords avec les producteurs d’Hollywood

Date: 24/07/2014

[caption id="attachment_9453" align="alignright" width="230"]YouTube YouTube[/caption] YouTube essaie depuis peu de mettre en place des collaborations entre les meilleurs talents de sa plateforme et des producteurs hollywoodiens. YouTube semble même prêt à investir de façon sélective dans la création de programmes originaux. YouTube ne tente pas ici de produire un nouveau « House of Cards », ni même de relancer, comme en 2012, une centaines de chaînes professionnelles (lire sur le sujet :  YouTube investit dans la création de contenu et crée 100 nouvelles chaînes professionnelles).Le but est essentiellement de s’assurer que les principaux créateurs de contenus restent et soient satisfaits de la plateforme. Interrogé, l’un des représentants de YouTube a affirmé : « Nous sommes toujours à la recherche de contenus et d’idées marketing variés qui soutiennent et augmentent la créativité de nos utilisateurs », en refusant néanmoins de fournir davantage de détails. Pour l’instant, YouTube n’a conclu aucun marché et n’a annoncé aucun investissement dans ce contexte de rapprochement entre Hollywood et les « YouTubers ». Jusqu’à présent YouTube ne fait qu’explorer des possibilités en discutant avec les différentes parties. Cet effort de développement est sans doute une réponse aux projets entrepris par les créateurs de contenu qui se sont déplacés sur des canaux concurrents à ceux de YouTube. YouTube ne compte toutefois pas développer de nouvelles chaînes comme en 2011. Le site avait en effet dépensé près de 100 millions dans des chaînes partenaires parmi lesquelles Deepak Chopra, the Onion, Thomson Reuters, Ashton Kutcher et Varsoty Pictures, auxquels il faut ajouter 200 millions promis en marketing. Même si la plupart de ces chaînes sont maintenant « dormantes », YouTube assure que cette initiative a eu les effets escomptés en augmentant le développement de contenus originaux sur la plateforme. La nouvelle initiative serait moins formelle, moins coûteuse et plus efficace. Il n’y aurait pas de budget spécifique ni même de calendrier pour les projets. Les accords se mettraient en place au cas par cas. D’après Reuters, dans une discussion avec l’un des producteurs, YouTube aurait proposé de financer une web série à hauteur de 1 à 3 millions de dollars. Il semblerait que YouTube envisage de soutenir une grande variété de projets, avec des investissements variables selon les cas. Les exigences de YouTube ne sont pas encore fixées. Le site pourrait mandater le type de contenu produit lors de l’accord ou spécifier une fenêtre d’exploitation exclusive sur YouTube. Pour YouTube, ce projet représente naturellement la prochaine étape pour développer et promouvoir ses talents. Cette année, le site a lancé une campagne de marketing mass média afin de promouvoir des partenaires comme Michelle Phan, Vice News et Epic Rap Battle of History, et a annoncé, lors du dernier salon VidCon, plusieurs améliorations de sa plateforme pour les créateurs. YouTube, to Keep Its Stars Happy, May Fund Content and Arrange Hollywood Hookups, de Todd Spangler, Variety, 14 juillet 2014 Adapté de l'anglais par Pauline Lamy.

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Otter Media (AT&T et Chernin Group) rachète Creativebug pour 10 millions de dollars

Date: 23/07/2014

[caption id="attachment_10872" align="alignright" width="230"]creativebug Creativebug[/caption] Otter Media, le nouveau-né des vidéos en ligne et joint-venture d’AT&T et de Chernin Group, a acheté le site Creativebug (crafting video site) à Demand Media pour 10 millions de dollars en cash. AT&T et Chernin Group ont annoncé leur Joint-venture en avril, s’engageant à investir 500 millions pour acquérir, investir et lancer l’un des meilleurs services de vidéo en ligne. Creativebug, fondé par Jeanne Lewis et Julie Roehm en 2012 propose plus de 300 vidéos « do it yourself » mettant en scène des artistes et des designers qui expliquent leurs techniques et donnent des instructions à la communauté d’artisans en herbe. « Creativebub a, de manière inventive et avec succès, su tirer parti de sa puissante audience composée de passionnés de création », a déclaré Sarah Harden, Executive Vice President chez Chernin Group. « La vidéo en ligne permet de faire se rencontrer les artistes et leurs fans à travers le monde ». L'équipe existante de Creativebug restera en place, dont la PDG nouvellement nommé Ursula Morgan,  Lewis, officier créatif en chef, Roehm, Vice-président des opérations et des partenariats et Kelly Wilkinson, co-fondatrice et Vice-présidente éditoriale. La gamme d’outils proposée par Otter Media se limitait jusqu’alors à sa participation majoritaire dans Crunchyroll, un service de vidéo en ligne tourné vers le dessin animé japonais et un contenu asiatique. AT&T-Chernin Group’s Otter Media Online-Video Venture Acquires Creativebug for $10 Mil, de Todd Spangler, Variety, 14 juillet 2014 Adapté de l'anglais par Pauline Lamy.

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Netflix obtient les droits US pour les films d’animation Sony

Date: 09/06/2014

[caption id="attachment_10770" align="alignright" width="230"]The-Smurfs Les Schtroumpfs 2 sur Netflix[/caption] La plateforme de streaming américaine Netflix a indiqué avoir conclu un accord  avec les studios de cinéma Sony Animation qui l’autorise à diffuser les films d’animation de Sony à ses abonnés américains. L’accord, portant sur plusieurs années, est limité au marché américain et ne fera donc pas partie du grand plan d’expansion européenne du service de SVoD. Cet accord ne remet pas en cause le précédent contrat des studios Sony Pictures Entertainment avec la chaîne de télévision payante américaine Starz, qui accorde à cette dernière les droits exclusifs sur ses longs métrages non-animés (live-action movies) jusqu’en 2021. Dorénavant donc les films d’animation de Sony déserteront Starz pour Netflix. L’accord prendra forme dès cette année avec l’ajout des films Les Schtroumpfs 2 ou encore Tempête de Boulettes Géantes 2 au catalogue de Netflix. Si ce contrat  n’ajoute qu’un ou deux titres par an à la liste des films de Netflix, il est dans la continuité de la stratégie du géant du streaming qui se consacre  depuis quelque temps à l’enrichissement de son catalogue de contenu pour enfants. Pour cela, la plateforme de streaming a acquis successivement l’exclusivité sur les produits Pixar, Disney Animation, DreamWorks Animation, et donc Sony Animation. Rappelons que Netflix était jusqu’à récemment en contrat avec Starz pour la diffusion en ligne des films de Walt Disney et de Sony. A la rupture de contrat, de nombreux observateurs s’inquiétaient de la perte de contenus que cela représentait pour le service de SVoD. En traitant désormais directement avec Disney et Sony, il semble aujourd’hui que Netflix soit le grand gagnant de cette rupture. Si l’affaire présente plus d’inconvénients que d’avantages pour Starz, il est toutefois important de préciser que la perte des dessins animés Sony représente environ 35 millions de dollars d’économie pour la chaîne. Selon toute vraisemblance, cette somme sera réinvestie dans la production de programmes originaux, la plus grande priorité de Starz à l’heure actuelle. Netflix Gets Rights to Sony Animation Films, The Hollywood Reporter, 27/05/14

Adaptation Romain Rancurel

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AOL va proposer des films de Miramax gratuitement en ligne

Date: 06/05/2014

AOL (America On Line) a conclu un accord avec la société de production et de distribution de cinéma Miramax lui permettant de proposer aux internautes américains une sélection de longs métrages accessibles gratuitement sur sa plateforme AOL On. Cette plateforme propose surtout des clips, des séries et des vidéos au format court classés en 18 « chaînes » : sport, entertainment, food, newsparenting ... Pour alimenter le site sur ces différentes thématiques, des partenariats ont été développés avec d’autres medias comme la chaîne de sport ESPN ou les journaux Time, The Wall Street Journal, Mashable et The New York Times. L’accord avec Miramax permettra le lancement d’une nouvelle « chaîne » dédiée aux films. Le catalogue Miramax contient plus de 700 films dont Pulp Fiction, Chicago, Good Will Hunting, Trainspotting, Le Journal de Bridget Jones ainsi que les sagas Scream, Scary Movie et Spy Kids.  L’accord prévoit qu’AOL donnera accès à plusieurs dizaines de films du catalogue, renouvelés sur une base mensuelle. La sélection initiale n’a pas encore été dévoilée. Ce nouveau service sera financé par les publicités insérées dans les films. Mais Ran Harnevo, président de la section vidéo d’AOL, se veut rassurant : « Nous ne serons pas trop agressifs et respecterons l’expérience visuelle des consommateurs ». Les revenus publicitaires sont devenus un domaine stratégique pour le groupe depuis sa séparation d’avec Time Warner en 2009. Face aux difficultés rencontrées par son moteur de recherche, AOL s’est tourné vers la publicité en ligne et a investi d’importantes sommes pour l’acquisition de contenus attractifs. En proposant les films du catalogue de Miramax, AOL espère attirer de nouveaux internautes, et donc potentiellement, augmenter ses revenus publicitaires. Il faut souligner que l’accord avec Miramax ne prévoit aucune exclusivité pour AOL. La plateforme va donc proposer des programmes déjà disponibles sur Hulu, Netflix et Amazon entre autres, et non des contenus premium qui lui permettraient de se distinguer de ses concurrents. Ran Harnevo a indiqué que son groupe était en discussion avec d’autres studios afin de diversifier encore son offre de contenus vidéo. AOL a aussi commencé à produire des programmes originaux dont de nombreuses web-séries et talk shows, comme In Short, un programme court d’actualité réalisé par des personnalités (Katie Holmes pour l’épisode 1), ou encore Park Bench animé par Steve Buscemi. AOL vient aussi d’annoncer la production de Connected, adapté d’un reality show israélien au succès mondial. Ces programmes sont clairement formatés pour la télévision, à l’heure où de plus en plus d’utilisateurs regardent AOL On sur leur écran TV. En effet, la plateforme est disponible sur les TV connectées via Microsoft Xbox 360, Roku, Amazon Fire TV, TiVo and TVs from Sony, Samsung, LG, Panasonic ou Sharp. A terme, l’objectif d’AOL est de devenir un fournisseur de contenus vidéos complet proposant toute sorte de programmes, sans limite de genres ni de formats, des clips de musique aux films en passant par les séries TV. AOL est le troisième site de vidéos en ligne le plus visité aux Etats-Unis, derrière You Tube et Facebook. En mars 2014, AOL a attiré 69,4 millions de visiteurs uniques pour son onglet Vidéos et ses contenus ont été vus plus de 1,3 milliards de fois. AOL Launches Free Streaming Movies in Pact with Miramax, Variety, 23 avril 2014 Adaptation: Romain Rancurel

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