Cinéma ›
Le statut de favori du film The Artist aux Oscars se confirme
Date: 31/01/2012
[caption id="attachment_8871" align="alignright" width="230" caption=""The Artist" favori des Oscars"]
[/caption]
Alors que les nominations pour les Oscars ont été annoncées le 24 janvier, le film de Michel Hazanavicius, The Artist, semble devenir chaque jour un peu plus le favori dans la course aux Oscars. En effet, les récompenses décernées cette dernière semaine par les principales associations professionnelles d'Hollywood, les Guildes, représentent le plus souvent de sérieux indicateurs concernant les lauréats aux Oscars qui seront remis le 26 février. Cette forte corrélation statistique entre les prix remis par les guildes et les oscars s'explique tout simplement par le fait qu'il s'agit dans les deux cas des mêmes votants : les réalisateurs membres de la Directors Guild of America (DGA) constituent l'essentiel des votants du collège de l'Académie des arts et sciences du cinéma qui désigne le meilleur réalisateur. Il en va de même avec les acteurs membres de la Screen Actors Guild (SAG) qui se retrouvent dans le collège de l'Académie qui désigne les lauréats des oscars pour les meilleurs acteurs et actrices, et pour les producteurs membres de la Productors Guild of America (PGA) s'agissant de la catégorie-reine du meilleur film.
Suite aux dernières récompenses attribuées par les trois principales associations professionnelles, la Producers Guild of America (PGA), la Directors Guild of America (DGA) et la Screen Actors Guild (SAG), voici les principales tendances qui se dégagent pour chacunes des catégories :
1/ Meilleur film :
C’est la sixième fois dans l’histoire des Oscars qu’un film français se retrouve en lices pour remporter la plus haute distinction. Selon la tradition, c’est au producteur du film que la statuette sera remise lors de la cérémonie du 26 février. Le 21 janvier dernier, c’est à Thomas Langmann qu’a été remis le prix du meilleur film, attribué par la Producers Guild Of America (PGA). Ce prix, remis chaque année depuis 1990, est l’un des signes avant-coureurs les plus fiables pour l’Oscar du Meilleur film : sur les 22 dernières années, 15 films (68%) ont remportés les deux prix. Enfin, sur les quatre dernières années, le vainqueur du prix du meilleur film de la PGA a toujours remporté la récompense équivalente aux Oscars. Comme le rapporte le Hollywood Reporter, obtenir le prix de la PGA peut même faire basculer la décision pour l'Oscar du meilleur film. En 2010 et en 2011, deux films faisaient figure de grands favoris pour la récompense suprême (Avatar en 2010 et The Social Network en 2011), mais ce sont finalement les deux films honorés par la PGA (Démineurs en 2010 et Le Discours d'un roi en 2011) qui l'ont emporté aux Oscars.
2/ Meilleur réalisateur :
C’est la 14ème fois qu’un réalisateur français se retrouve nominé dans cette catégorie. Seul Roman Polanski, en 2003, est reparti avec la statuette pour son film Le Pianiste. Là encore, le film The Artist part comme favori suite à la remise ce samedi 28 janvier, des prix attribués par la Directors Guild of America (DGA). Michel Hazanavicius, qui était opposé à quatre des plus grands réalisateurs américains, Martin Scorsese, Woody Allen, Alexander Payne et David Fincher, est reparti avec le trophée du meilleur réalisateur. En 63 ans d’existence, les DGA Awards et l’Académie des Oscars ne se sont retrouvés en désaccord que six fois.
Parmi les 10 nominations pour The Artist, rappelons que Michel Hazanavicius concoure également pour l’Oscar du meilleur montage et celui du meilleur scénario original. Pour cette dernière catégorie, son seul concurrent sérieux pourrait être Woody Allen pour le film Midnight in Paris. En effet, les autres films qui auraient pu menacer The Artist, comme le Hugo de Martin Scorsese ou The Descendants d’Alexander Payne concourent eux dans la catégorie de la meilleure adaptation.
3/ Meilleur acteur :
Auréolé de son prix de la meilleure interprétation masculine au dernier Festival de Cannes, et après avoir remporté le prix du meilleur acteur dans une comédie aux derniers Golden Globes (prix remis par la Hollywood Foreign Press Association), Jean Dujardin est devenu ce week-end le plus sérieux concurrent de George Clooney, après avoir remporté le prix de la meilleure interprétation masculine décerné par la Screen Actors Guild (SAG).On notera que, depuis la création des SAG Awards en 1994, seulement 4 acteurs ayant reçu ce prix n’ont pas reçu l’Oscar. Il est ainsi le 4ème acteur français a être nominé dans cette catégorie (après Maurice Chevalier, Charles Boyer, et Gérard Depardieu) et pourrait ainsi devenir le premier a remporter la statuette.
4/ Meilleure actrice dans un second rôle :
Là aussi, Bérénice Béjo rentre dans un petit groupe de 4 actrices françaises ayant été nominées dans cette catégorie et dont seule Juliette Binoche était repartie vainqueur en 1997 pour Le Patient Anglais. Malheureusement, elle n’apparait pas comme favorite, face à Octavia Spencer (The Help) primée aux Golden Globes et aux Screen Actors Guild Awards ce dimanche, ou bien encore face à Jessica Chastain, devenue la jeune comédienne la plus prisée d’Hollywood, forte de ses 7 films tournés en 2011.
5/ Meilleure musique :
Dans cette catégorie, le compositeur de la bande originale de The Artist, Ludovic Bource, se retrouve en compétition avec John Williams (compositeur attitré de Steven Spielberg, et qui a déjà 5 Oscars à son actif), Howard Shore (3 Oscars) et l’espagnol Alberto Iglesias. Mais le fait d’avoir gagné le Golden Globe de la meilleure musique pourrait lui donner une longueur d’avance. On notera l'absence du compositeur français Alexandre Desplat, qui concourrait pourtant cette année avec 3 films dont Extremely Loud & Incredibly Close de Stephen Daldry, nominé dans la catégorie "meilleur film".
6/ Autres catégories :
The Artist est également nominé dans trois catégories techniques. Tout d’abord celle des meilleurs décors. Le décorateur américain Laurence Bennett, dont c’est la première nomination, ne part pas favori face au maître italien Dante Ferretti (2 Oscars), décorateur attitré de Federico Fellini et plus récemment de Martin Scorcese, pour lequel il a dessiné les décors de Hugo. Le directeur photo de The Artist, Guillaume Schiffman devra lui aussi faire face à un adversaire de poids : le mexicain Emmanuel Lubezki qui a éclairé le film de Terrence Mallick The Tree of Life. Enfin, le film concourra également dans la catégorie des meilleurs costumes.
L’Oscar de la meilleure actrice est peut être la catégorie pour lequel le résultat semble le plus incertain. Il est difficile de prévoir qui de Meryl Streep (The Iron Lady), Michelle Williams (My Week with Marilyn) ou bien Viola Davis (The Help) remportera la récompense suprême. En effet toutes trois ont remporté des récompenses majeures ces dernières semaines (Golden Globes pour Meryl Streep et Michelle Williams, SAG Award pour Viola Davis).
En revanche, pour ce qui est de la statuette du meilleur second rôle, c’est en toute logique Christopher Plummer (récompensé aux Golden Globes et dimanche soir aux SAG Awards) qui devrait la remporter pour le film Beginners.
7/ Les autres catégories où s’illustre l’industrie française :
La production française est aussi à l’honneur avec Une vie de chat du duo Alain Gagnol - Jean-Loup Felicioli, nominé à l'Oscar du Meilleur Film d'Animation. A noter également la nomination à l’Oscar du meilleur documentaire de Pina de l’Allemand Wim Wenders, coproduit par la société française Eurowide.
On peut également saluer la réussite de StudioCanal à travers les nominations pour La Taupe : c'est en effet la structure française qui a très largement financé et qui vend à l’international cette production britannique du Suédois Tomas Alfredson qui a récolté trois nominations (meilleur acteur avec Gary Oldman, meilleure adaptation et meilleure musique originale). Par ailleurs, les Françaises Anne Seibel et Hélène Dubreuil ont été nominées dans la catégorie meilleure direction artistique pour Minuit à Paris de Woody Allen qui a bénéficié du crédit d’impôt international attribué par le CNC.
Adrien Sarre
Ecrans 3D dans les salles de cinéma aux Etats-Unis : bientôt la norme
Date: 23/01/2012
[caption id="attachment_6167" align="alignright" width="230" caption="3D"]
[/caption]
L'année 2011 aura connu, avec 42 productions au total, un record de sorties en salle de films en 3D.
Hormis les 2 dernières sorties 3D de décembre (Les Aventures de Tintin : Le Secret de la Licorne et The Darkest Hour), les 40 films en 3D de l’année comptabilisaient, au 18 décembre 2011, un total de $3.14 milliards de dollars au box office américain, recettes des versions 2D et 3D combinées. Cela représente 32,8% des 9,56 milliards de dollars de box office domestique total pour 2011.
Toutefois, une sortie 3D ne garantit pas le succès en salles. Les recettes des principales productions 2011 sont très variées : de Hell Driver avec 10,7 millions de dollars à Harry Potter et les Reliques de la Mort – Partie 2 avec 381 millions de dollars.
Même si la 3D n’apparaît plus comme la poule aux œufs d’or d’Hollywood, elle permet aux exploitants d’augmenter leurs revenus en faisant payer 3 à 4 dollars de plus pour un billet (voir l’article Fréquentation des salles de cinéma aux Etats-Unis : plus le prix des tickets augmente, plus le nombre d’entrées diminue, 14 septembre 2011).
Les exploitants ont adopté le format et la conversion aux écrans 3D progresse rapidement. En neuf mois, les grandes chaînes de salles de cinéma ont indiqué que 8188 de leurs 19 683 écrans étaient passés au format 3D, soit un taux de pénétration de 41,6%.
Regal Entertainment Group est en tête avec 2779 écrans 3D, comptant pour 42,1% de ses 6605 écrans. AMC Entertainment Holdings Inc a le taux de pénétration le plus élevé avec 45,7%, soit 2322 écrans 3D sur 5083 au total. Marcus Corp au contraire n’a que 15,1% de ses écrans en 3D. Ses 684 écrans sont, cependant, désormais tous numériques.
Une nouvelle pourrait toutefois assombrir le tableau. Sony Corp. a en effet annoncé, en septembre dernier, que la société arrêterait de payer la facture des lunettes 3D pour ses sorties de film à partir du mois de mai 2012. Les studios ont pour l’instant supporté en partie ce coût pour aider notamment à la conversion des écrans 3D, mais la note s’alourdit : il peut en coûter 5 à 10 millions de dollars pour de très grosses sorties de film.
Déjà préoccupés par ce changement, les exploitants ont peur que d'autres studios suivent l’exemple. Le surcoût des lunettes pourrait alors être compensé par une hausse du prix des tickets de cinéma ou les exploitants pourraient carrément demander aux spectateurs de s’équiper de leur propre paire de lunettes.
Depuis 2006, le passage au numérique dans les salles de cinéma américaines s’est accéléré. Sur 2205 écrans numériques en 2006, 202 étaient des écrans 3D. Fin 2010, on comptait 15 774 écrans numériques, dont 7837 écrans 3D, permettant ainsi plusieurs sorties de film 3D en même temps.
D’après les analystes de SNL Kagan, la conversion des écrans 3D continuera ces dix prochaines années. Ils estiment que d'ici 2017, tous les écrans de cinéma aux Etats-Unis seront passés au numérique et que sur ces 39 590 écrans, 22 773 seront en 3D. Ce chiffre passerait à 24 542 écrans 3D en 2020, comptant pour 62% des 39 827 écrans.
Digital, 3-D screens becoming the norm, de Wade Holden, SNL Kagan, 8 décembre 2011
Nathalie Charles
Fusion Lionsgate – Summit Entertainment, naissance de la 7ème major ?
Date: 23/01/2012
[caption id="attachment_8824" align="alignright" width="230" caption="Fusion Lionsgate - Summit Entertainment"]
[/caption]
La "mini-major" Lionsgate vient d’annoncer l’acquisition de Summit Entertainment pour la somme de 421.5 millions de dollars. Cette nouvelle entité baptisée Lionsgate Enternainment deviendrait ainsi un nouveau poids lourd dans l’industrie hollywoodienne capable de concurrencer efficacement les six majors.
La mini-major Lionsgate née à Vancouver en 1997 et dont les quartiers généraux se trouvent aujourd’hui à Santa Monica en Californie, est devenue ces dernières années un des studios indépendants les plus puissants d’Hollywood. Elle dispose d'une franchise ultra-rentable, SAW mais a aussi à son actif une Palme d'or, Fahrenheit 9/11, le documentaire de Michael Moore, qui reste à ce jour son plus gros succès. Elle s’apprête à lancer en mars le premier volet d’une nouvelle franchise à gros budget : Hunger Games de Gary Ross.
La société, dirigée par Jon Feltheimer et Michael Burns, possède également un catalogue de plus de 13.000 titres et dispose d’un solide département production-distribution pour la télévision dont les fers de lance sont deux des séries les plus marquantes du paysage télévisuel de ces dernières années : Mad Men pour AMC et Weeds pour Showtime.
La société Summit Entertainment fondée en 1991, s’est transformée, depuis 2007, d’une société de vente internationale en une "mini-major" regroupant distribution et production. Elle a connu le succès avec le lancement en 2008 de la franchise Twilight (plus de 2.5 milliards de dollars de box-office sur quatre films) et dont le cinquième et dernier volet sortira au mois de novembre 2012. Le studio a connu d'autres succès avec RED, Prédictions et Source Code et son catalogue contient des films reconnus comme Démineurs de Kathryn Bigelow, Oscar du meilleur film en 2009, et The Ghost Writer de Roman Polanski, Ours d'argent à Berlin en 2010.
Lionsgate voyait sa part de marché faiblir ses dernières années. Il devenait urgent pour la "mini-major" de changer de stratégie. Concurrentes auprès du public des jeunes adultes, les deux sociétés avaient déjà envisagé un rapprochement dès 2008. Les actionnaires de Summit (Participant Media et Rizvi Traverse Management) avaient également reçu une offre de Colony Capital, propriétaire de Miramax. Mais l’offre de Lionsgate semblait plus intéressante, en raison notamment de ses activités télévisées (Mad Men, Weeds, Nurse Jackie, Boss, Anger Management). Les discussions autour de l'accord sont redevenues possibles à dès août 2012, suite à la revente du stock d’actions Lionsgate par le milliardaire Carl Icahn.
Les deux studios fusionnés, ils continueront d'exploiter chacun leur marque comme producteurs et comme distributeurs. La division de ventes internationales de Summit fonctionnera normalement à Berlin et à Cannes, les accords passés avec les distributeurs internationaux étant valides jusque fin 2012. Lionsgate espère toutefois "doper" son département des ventes internationales grâce à ce rachat.
Les deux présidents de Lionsgate, Jon Feltheimer et Michael Burns, dirigeront la nouvelle société et viennent de nommer Rob Friedman et Patrick Wachsberger, vice-présidents en charge de la division long-métrages (regroupant les activités d’acquisition, production, distribution et ventes internationales du nouveau groupe).
Adrien Sarre
Chronologie des médias : Disparition de l’écart entre la sortie DVD et la sortie Pay Per View (PPV)/ vidéo à la demande (VOD) en 2011
Date: 13/01/2012
[caption id="attachment_8789" align="alignright" width="230" caption="Le film avec la fenêtre la plus longue : "Océans" de Jacques Perrin avec 163 jours d’écart entre sortie DVD et VoD"]
[/caption]
2011 est une année importante pour la chronologie des médias aux Etats-Unis, puisque, selon l’étude annuelle sur les fenêtres de sorties vidéo de SLN Kagan, elle a été marquée par la disparition du décalage entre la sortie d’un film en DVD/ Blu-Ray et sa sortie en vidéo à la demande (VOD).
En 2011, les films seraient sortis en VOD en moyenne 17 jours avant leur sortie DVD et Blu-Ray. En 2010, l’écart entre la sortie en DVD et la sortie VOD avait déjà été réduit à 4 jours. Cette tendance s’est donc confirmée en 2011.
Le secteur du cinéma indépendant est même allé plus loin en termes d’expérimentations : un nombre significatif de films indépendants sont sortis en VOD 100 jours ou plus avant la date prévue pour le DVD. Certains ont même été diffusés en VOD avant leur sortie au cinéma.
A noter, les films ayant le plus de succès au box office ont tendance à sortir en VOD en même temps qu’en DVD, ou seulement quelques jours après. Selon les recherches de SNL Kagan, la fenêtre moyenne DVD – PPV/VOD pour les films qui ont une recette supérieure à 100 millions de dollars est en moyenne de 4 jours sur l’année 2011. Ceux qui amassent entre 60 et 100 millions de dollars sortent en PPV/VOD environ 2 jours après leur sortie DVD. Quant aux films qui ont une recette entre 10 et 60 millions de dollars, ils sortent en PPV/VOD un ou deux jours avant leur sortie DVD. Finalement, les films qui ont une recette inférieure à 10 millions de dollars – donc essentiellement des films indépendants – débutent en PPV/VOD avec environ 35 jours d’avance sur la sortie DVD et Blu-Ray.
Parmi les studios étudiés, Dreamworks Animation a la fenêtre DVD à VOD la plus longue, soit en moyenne 14 jours. Columbia, chez Sony Corp., Fox, chez New Corp., Walt Disney et Paramount chez Viacom sortent leurs films en PPV/VOD 2 à 4 jours après leur sortie DVD et Blu-Ray. Summit, en revanche, sort ses films en VOD en moyenne 9 jours avant leur sortie sur DVD.
Dans son étude, SNL Kagan a rassemblé les 50 fenêtres les plus longues et les plus courtes pour les films ayant rapporté plus de 10 millions de dollars entre 2002 et 2011 aux Etats-Unis. C’est le film français « Océans » de Jacques Perrin qui remporte la palme de la fenêtre la plus longue avec 163 jours d’écart.
Video-to-PPV/VOD window disappears in 2011, SNL Kagan, 22 décembre 2011
Sonia Droulhiole
Festival international du film de Vancouver 2011
Date: 13/12/2011
[caption id="attachment_8766" align="alignright" width="230" caption="Vancouver International Film Festival"]
[/caption]
Le 30ème festival international du film de Vancouver (Vancouver International Film Festival - VIFF) a connu une excellente affluence pour son édition 2011, qui s'est tenue du 29 septembre au 14 octobre derniers.
Le cinéma français était à nouveau à l'honneur cette année dans le cadre d'un Spotlight on French cinema. 23 longs métrages (16 productions majoritaires et 7 minoritaires) étaient présentés (premier pays hors Etats-Unis et Canada), qui ont réalisé un total de 12 000 entrées :
- The Artist de Michel Hazanavicius
- Benda Bilili! de Renaud Barret et Florent de La Tullaye
- Les Mains Libres de Brigitte Sy
- Vertiges d'une Rencontre de Jean-Michel Bertrand
- L'Apollonide - souvenirs de la maison close de Bertrand Bonello
- Les Imams vont à l'école de Kaouther Ben Hania
- Low life de Nicolas Klotz et Elisabeth Perceval
- Michel Petrucciani de Michael Radford
- My little princess de Eva Ionesco
- Nana de Valérie Massadian
- Ma part du gâteau de Cédric Klapisch
- Hors Satan de Bruno Dumont
- Les chants de Mandrin de Rabah Ameur-Zaimeche
- Dernier étage, gauche, gauche de Angelo Cianci
- Jean-Luc persécuté de Emmanuel Laborie
- Rêve d'hiver de Bertrand Normand
- La folie Almayer de Chantal Akerman (Belgium/France)
- The Ballad of Genesis and Lady Jaye de Marie Losier (USA/France)
- Crazy Horse de Frederick Wiseman (USA/France)
- La Fée de Dominique Abel, Fiona Gordon et Bruno Romy (Belgique/France)
- Le Gamin au Vélo de Jean-Pierre et Luc Dardenne (Belgique/France/Italie)
-Le Havre de Aki Kaurismäki (Finlande/France)
- La maladie du sommeil de Ulrich Köhler (Allemagne/France/Hollande)
Quelques chiffres sur l’édition 2011 :
152 000 entrées, un record dans l'histoire du festival
386 films présentés, dont 240 longs-métrages
633 projections publiques / 36 réservées aux média
80 pays représentés
600 professionnels présents
50 premières internationales
Le Consulat de France à Vancouver a contribué à la promotion des films français par l'invitation de deux réalisateurs, Brigitte Sy (Les MainsLibres) et Jean-Michel Bertrand (Vertige d'une Rencontre) et l'organisation d'une soirée de réseautage. Le réalisateur Bertand Normand (Rêve d'hiver) a été directement invité par le festival. Le soutien de l'attachée audiovisuelle à Ottawa a également permis la participation d'un producteur français au forum du VIFF (Nicolas Manuel - Forecast Pictures) pour une table ronde sur les co-productions européennes.
VIFF 2011 : Spotlight on France by cgfvancouver Le festival International du Film de Vancouver, le 5ème en Amérique du Nord, a un très fort potentiel. Vancouver est en effet le troisième pôle de production cinématographique en Amérique du Nord (246 productions en 2010, dont 69 longs métrages, pour la moitié en production étrangère).
Raynald BELAY
Alain Tasma au Boston Jewish film Festival 2011
Date: 13/12/2011
[caption id="attachment_8745" align="alignright" width="230" caption=""Fracture" d'Alain Tasma"]
[/caption]
Le Boston Jewish Film Festival, qui fêtait cette année son 23è anniversaire, est toujours un rendez-vous très attendu. Sa programmation est toujours de grande qualité, et le Boston Globe relevait encore récemment « You don’t have to be Jewish to love the Boston Jewish Film Festival » ("pas besoin d'être juif pour apprécier le festival de films juifs de Boston").
Cette année, 39 films, long et courts-métrages, ont été présentés, émanant de 13 pays, tous en première exclusivité à Boston et parfois aux Etats-Unis. Plus d’une vingtaine d’invités ou musiciens sont venus en soutien aux 49 projections. Cette édition a également été l’occasion d’introduire de nouvelles animations (une soirée de concours de courts-métrages, des tables rondes avec des réalisateurs invités et une projection « surprise »).
Le festival réserve toujours une bonne place au cinéma français et cette nouvelle édition a proposé trois films et deux coproductions françaises : Fracture, d’Alain Tasma, présenté en présence du réalisateur ; Et soudain, tout le monde me manque, de Jennifer Devoldère avec Mélanie Laurent et Michel Blanc ; Polanski and My Father, un documentaire de Pauline Horovitz ; et deux coproductions franco-israéliennes, Mabul de Guy Nattiv et Naomi de Eitan Tzur.
Le Consulat de France à Boston a soutenu le festival en invitant le réalisateur Alain Tasma, familier des fictions sur petit écran traitant de notre histoire récente ou de thèmes d’actualité. Il est venu présenter le film Fracture. Ce téléfilm, qui avait réuni 4 millions de téléspectateurs sur France Télévisions en novembre 2010, est une adaptation du roman de Thierry Jonquet, Ils sont votre épouvante et vous êtes leur crainte, sur un scénario d’Emmanuel Carrère. Bâti comme une tragédie, il traite sans détour, mais avec beaucoup de justesse et d’empathie pour les différents personnages, des difficultés des professeurs dans les établissements de ZEP, des problèmes d’intégration des populations immigrées et de l’émergence d’un nouvel antisémitisme dans les banlieues. Les échanges avec le public du Boston Jewish Film Festival, notamment sur ce dernier sujet, ont été intenses et bénéfiques. Alain Tasma a abordé le sujet avec beaucoup d’intelligence, en reconnaissant l’existence du problème, tout en refusant toute dramatisation et toute généralisation.
Alain Tasma est également intervenu dans deux classes de cinéma et de civilisation française, à Boston University et Wellesley College. Dans ces deux établissements, les étudiants avaient visionné Fracture, et parfois d’autres téléfilms du réalisateur, toujours consacrés à des épisodes douloureux de notre histoire récente : Nuit noire, réalisé en 2005, consacré aux événements du 17 octobre 1961, Harkis, diffusé en 2006 ou encore Opération turquoise, sur l’opération du même nom au Rwanda. Ils ont également apprécié de dialoguer avec un réalisateur accessible qui traite de sujets importants avec autant de finesse et de nuance que de clarté et de conviction.
Cette édition du festival a cependant été assombrie par la nouvelle, tombée quelques jours après sa clôture, du départ de la directrice artistique, Sarah Rubin, très francophile, et qui avait toujours eu à cœur d’intégrer de nombreux films français à sa programmation.
Anne Miller
Conférences du Festival DOC NYC : la distribution de documentaires dans les salles américaines
Date: 13/12/2011
[caption id="attachment_8706" align="alignright" width="230" caption="Festival DOC NYC"]
[/caption]
Un débat intitulé The State of Theatrical, organisé le 2 novembre à New York au cours de la deuxième édition du festival de documentaires DOC NYC, a réuni des représentants de plusieurs distributeurs de cinéma américains.
Un des éléments qui ressort de ce débat est qu’il est aujourd’hui impossible de parler de distribution en salles sans aborder la question du numérique. Tous les participants, Mark Boxer, VP Sales and Distribution chez IFC FILMS, Emily Russo, co-Présidente de Zeitgeist Films, Matt Cowal, senior VP of marketing & publicity de Magnolia, et Ryan Krivoshey, Directeur de la distribution chez Cinema Guild, croient encore fortement à la distribution en salles.
Pour Emily Russo, sa société, Zeitgeist, distribuant 5 à 6 titres par an, il est important de faire des bénéfices sur chaque film et d’investir dans la sortie des films à la mesure de ce qu’il est possible d’en attendre. Toutefois, Mark Boxer ajoute qu’il est toujours possible d’accroître cet investissement quand le film dépasse les attentes du distributeur, ce qui a notamment été le cas avec Joan Rivers: a Piece of work de Ricki Stern. Alors qu’IFC Films en attendait 1 millions de dollars au Box Office en salles, le documentaire a atteint les 3 millions de dollars et le distributeur a adapté sa stratégie de communication.
Le box office d’un documentaire en salle n’est pas le même que celui d’un film de fiction, puisque, selon les panélistes, 500 000 dollars de recette est déjà une somme importante pour un documentaire. Toutefois, il arrive que ces revenus soient bien plus importants. The Cave of Forgotten Dreams de Werner Herzog, sorti dans plus de 600 salles aux Etats-Unis et distribué par IFC, a enregistré 5 millions de dollars au box office américain. Autre exemple, Bill Cunningham New York, réalisé par Richard Press, avait déjà enregistré 1,5 million de dollars au box office américain après 33 semaines d’exploitation : c’est le troisième meilleur résultat pour Zeitgeist, tous genres confondus.
[caption id="attachment_8711" align="aligncenter" width="500" caption="DOC NYC : Panel "State of Theatrical" ©Simon Luethi"]
[/caption]
Les intervenants ont souligné le rôle fondamental des critiques dans le succès d’un documentaire : une mauvaise critique peut fortement nuire à un film, comme cela a été le cas avec Page One: Inside The New York Times d’Andrew Rossi, distribué par Magnolia, et qui a reçu une mauvaise critique du New York Times et du Los Angeles Times. Les critiques du New York Times sont d’autant plus influentes qu’elles sont souvent reprises mot pour mot par les journaux locaux à travers les Etats-Unis. Pour Emily Russo, il est possible de contourner la critique si le film vise un public niche de passionnés, comme par exemple Manufacturing Consent de Mark Achbar et Peter Wintonick sur Noam Chomsky.
Les réseaux sociaux jouent également un rôle de plus en plus important dans la promotion d'un documentaire en salles, même si, comme le souligne Matt Cowal, un film ayant une présence remarquée sur les réseaux sociaux n’enregistre pas forcément de bons résultats en salles : il est, en réalité, encore difficile d’évaluer l’efficacité de ces outils.
Une sortie simultanée en salles et en VOD sur le câble est désormais chose courante aux Etats-Unis, notamment chez IFC Films, et Magnolia qui va jusqu’à proposer le film en VOD et sur iTunes un mois avant sa sortie en salles. Les distributeurs défendent leur démarche en soulignant que quand un film n’est disponible en salles qu’à New York, une sortie en VOD permet de toucher un public plus large. Cela permet également de bénéficier de publicités gratuites de la part d’iTunes et des câblo-opérateurs qui proposent le film en VOD. En effet, les films proposés en VOD sur le câble bénéficient d’une meilleure visibilité quand il s’agit d’une première en VOD ou quand le film est encore en salles. Ils sont notamment mis en avant sur la chaîne qui présente l’offre en VOD de l’opérateur du câble concerné (barker channel). Cette stratégie n’est toutefois pas adaptable à tous les titres, car les principaux exploitants américains refusent de programmer un film qui est au même moment proposé en VOD.
Pour Emily Russo de Zeitgeist, il est très difficile de savoir quelle démarche adopter vis-à-vis de la VOD, qu’elle soit sur le câble ou sur Internet. La société a cependant récemment accepté de proposer un film sur le nouveau site de visionnage en ligne baptisé Constellation qui propose des projections sur Internet programmées, suivies de discussions avec les réalisateurs ou acteurs du film. La société appelle cela le virtual theater ou cinéma virtuel.
Autre niche intéressante pour les documentaires, le marché éducatif. Selon Ryan Krivoshey de Cinema Guild, les ventes au secteur éducatif, pour les bibliothèques universitaires notamment, peuvent atteindre 200 à 500$ par DVD ce qui est une source de revenus non négligeable.
Le nombre de documentaires distribués en salles par chacune de ces sociétés chaque année varie entre 6 et 8 (30 à 40 hors sorties salles) pour Cinema Guild, 3 à 4 pour Magnolia, 2 à 3 pour Zeitgeist et 5 à 6 pour IFC. Tous les participants au panel ont souligné l’importance qu’ils accordent aux festivals, même les plus modestes, lieux de repérage des documentaires.
Géraldine Durand
Le cinéma français à l’honneur cet automne dans 3 festivals à Chicago
Date: 06/12/2011
[caption id="attachment_2192" align="alignright" width="230" caption="Chicago International Film Festival"]
[/caption]
Trois festivals de cinéma ont lieu chaque automne à Chicago : le "Chicago International Film Festival", le "Chicago International Children's Film Festival", et le "Chicago Lesbian & Gay International Film Festival" (Reeling). De nombreux films français y ont été programmés cette année, confirmant l'intérêt des programmateurs et du public pour notre cinématographie et les productions françaises contemporaines. Tous les films sont présentés en version originale française sous-titrée en anglais.
1. Le "Chicago International Film Festival" (6-20 octobre) a fêté en 2011 sa 47ème édition. C'est sans aucun doute le festival le plus important et le plus populaire de Chicago. La programmation 2011 comprenait plus de 150 films représentant 55 pays différents. Le festival a invité 200 personnalités, toute nationalité confondue, pour rencontrer le public et participer à des débats après les projections. Toutes les séances ont lieu au multiplex AMC, en centre ville, dans plusieurs salles, ce qui attire un public nombreux et varié. Ce festival dispose de nombreux soutiens et sponsors, dont la compagnie American Airlines, Columbia College, l'école de cinéma de l'université DePaul, le Chicago Reader et TimeOut Chicago. Le Consulat de France à Chicago soutient également la sélection française de ce festival.
Chaque année, la programmation française est la première en nombre de films présentés (après la programmation américaine) : 20 productions (ou coproductions) cette année, toutes inédites à Chicago.
Le premier prix (meilleur film) a été décerné au film franco-finlandais Le Havre d'Aki Kaurismäki. Le festival a également rendu hommage à Claude Lelouch pour l'ensemble de sa carrière, en lui attribuant un prix spécial, en présence du réalisateur, suite à la projection de son dernier film Ces amours-là. Le festival a présenté The Artist pour la séance spéciale de clôture. Le film de Michel Hazanavicius a d'ailleurs été doublement récompensé par le prix spécial du festival ("Founder's Award") et le prix du public.
A noter que le "Chicago International Film Festival" a reçu une subvention de l'Academy of Motion Picture Arts and Sciences pour soutenir sur trois ans ses programmations de films étrangers : asiatiques en 2011, africains en 2012 et sud-américains en 2013.
En raison de son excellente réputation et de son importante couverture médiatique, le "Chicago International Film Festival" constitue une excellente vitrine pour le cinéma français à Chicago.
2. La 28ème édition du "Chicago international Children's Film Festival" a eu lieu du 21 au 30 octobre, à la cinémathèque Facets. Il propose environ 240 films (courts, moyens et longs métrages), représentant une quarantaine de pays, répartis en plusieurs catégories selon les âges des jeunes spectateurs. Le festival comprend une section originale, entièrement dédiée aux films réalisés par des adolescents. Il organise de nombreuses séances pour les scolaires de Chicago. Deux jurys (enfants et adultes) décernent les nombreux prix du festival.
Le Consulat de France à Chicago a étroitement collaboré avec le festival afin de donner plus de visibilité aux productions françaises, sous-représentées dans les éditions précédentes. 31 courts-métrages et 5 longs ont été présentés cette année. Le Consulat de France et le festival ont conjointement organisé une journée spéciale dédiée à l'animation française avec 3 films : Allez raconte ! de Jean-Christophe Roger, Un Chat à Paris de Jean-Loup Felicioli et Alain Gagnol et Les Contes de la nuit de Michel Ocelot. Ces trois films ont fait salle comble. Un Chat à Paris et Les Contes de la nuit ont par ailleurs reçu un prix, respectivement le 1er prix du film d'animation par le jury enfant et le 2nd prix du film d'animation par le jury adulte. Egalement, le documentaire de Régis Sauder Nous, Princesse de Clèves a reçu le 2nd prix du meilleur documentaire par le jury adulte. Au total, 6 prix ont été décernés à des productions françaises.
A noter que le festival de films pour enfants de Chicago est reconnu par l'Academy of Motion Picture Arts and Sciences, ce qui autorise les films ayant obtenu le premier prix dans les sections de courts métrages "fiction" et "animation" à concourir aux Oscars.
3. Le "Chicago Lesbian & Gay International Film Festival" (Reeling, 3 au 12 novembre) fêtait cette année son 30ème anniversaire. Organisé par l'association "Chicago Filmmakers", le festival Reeling est l'un des plus anciens festivals de cinéma traitant de l’homosexualité. Les séances ont lieu dans trois salles différentes de Chicago, dont Music Box et le cinéma Landmark, réputés pour leur programmation de qualité, souvent internationale. Il a présenté, en 2011, 65 films dont 3 films produits ou coproduits par la France : Tomboy de Céline Sciamma, Gigola de Laure Charpentier et Quelques Jours de répit d'Amor Hakkar (coproduction franco-algérienne).
Avec un bon réseau de salles de cinéma, variées dans leur propre programmation (salles commerciales ou salles d'art et d'essai), et de nombreux festivals tout au long de l'année, Chicago propose une offre de cinéma riche, diversifié et souvent international. Il existe une vraie demande de la part du public pour des filmographies non-américaines, en particulier européennes et françaises.
Jean-François Rochard
49ème édition du New York Film Festival
Date: 06/12/2011
[caption id="attachment_8699" align="alignright" width="230" caption="L'équipe du film "The Artist" au New York Film Festival 2011"]
[/caption]
La 49ème édition du New York Film Festival s’est déroulée du 30 septembre au 16 octobre 2011. Parmi les films présentés : Un Amour de Jeunesse de Mia Hansen-Love, The Artist de Michel Hazanavicius, l’Apollonide - souvenirs de la maison close de Bertrand Bonello, Le Havre de Ari Kaurismaki, Le Gamin au Vélo de Jean-Pierre et Luc Dardenne, Corpo Celeste de Alice Rohrwacher, Pina de Wim Wenders, Play de Ruben Ostlund, Policemen de Nadav Lapil, The Turin Horse de Bela Tarr et Sleeping Sickness de Ulrich Kohler.
Mia Hansen-Love était à New York pour présenter son dernier film, accompagnée de son producteur David Thion et de deux de ses acteurs, la jeune et prometteuse Lola Creton et Magne Havard Brekke.
The Artist a, quant à lui, été représenté par Michel Hazanavicius, Jean Dujardin, Berenice Bejo et son producteur Thomas Langmann, qui se sont tous rendu ensuite en Californie où ils ont présenté le film au Mill Valley Film Festival.
Unifrance USA
Bingham Ray désigné directeur exécutif de la San Francisco Film Society
Date: 06/12/2011
[caption id="attachment_8695" align="alignright" width="230" caption="Bingham Ray"]
[/caption]
La San Francisco Film Society a annoncé la désignation de Bingham Ray comme nouveau directeur exécutif à compter du 7 novembre 2011.
Fort d’une carrière en tant que directeur exécutif de United Artists, fondateur d’October Films (devenu Focus Features), professeur de cinéma à l'Université de New York (NYU) et consultant auprès de nombreuses festivals et compagnies Film Society of Lincoln Center, distributeur SnagFilms, etc.), Bingham Ray va donc quitter la ville de New York pour la non moins célèbre San Francisco Film Society.
Bingham Ray Named Executive Director of the San Francisco Film Society, de Gregg Kilday, The Hollywood Reporter, 19 octobre 2011
Unifrance USA
-
BUY Dexamethasone ONLINE NO PRESCRIPTION
PARTENAIRES

BUY Dexamethasone ONLINE NO PRESCRIPTION, . Where to buy Dexamethasone. Buy Dexamethasone no prescription. Comprar en línea Dexamethasone, comprar Dexamethasone baratos. Order Dexamethasone no prescription. Buy Dexamethasone online cod. Dexamethasone from canadian pharmacy. Australia, uk, us, usa. Buy generic Dexamethasone. Dexamethasone for sale. Order Dexamethasone from mexican pharmacy. Dexamethasone price, coupon. Purchase Dexamethasone online no prescription. Order Dexamethasone from United States pharmacy. Rx free Dexamethasone. Japan, craiglist, ebay, overseas, paypal. Buy Dexamethasone no prescription. Where can i buy Dexamethasone online. Buy Dexamethasone without prescription. Where to buy Dexamethasone. Order Dexamethasone from mexican pharmacy. Real brand Dexamethasone online. Fast shipping Dexamethasone. Buy generic Dexamethasone. Where can i find Dexamethasone online. Australia, uk, us, usa. Buy no prescription Dexamethasone online. Buy Dexamethasone online no prescription. Comprar en línea Dexamethasone, comprar Dexamethasone baratos. Online buy Dexamethasone without a prescription. Buying Dexamethasone online over the counter.Similar posts: BUY Loprazolam ONLINE NO PRESCRIPTION. BUY Sleep Well ONLINE NO PRESCRIPTION. BUY Meshashringi ONLINE NO PRESCRIPTION. Ascorbic Chewable for sale. Where can i find Difenoxin online. Comprar en línea Plavix, comprar Plavix baratos.
Trackbacks from: BUY Dexamethasone ONLINE NO PRESCRIPTION. BUY Dexamethasone ONLINE NO PRESCRIPTION. BUY Dexamethasone ONLINE NO PRESCRIPTION. BUY Dexamethasone ONLINE NO PRESCRIPTION. BUY Dexamethasone ONLINE NO PRESCRIPTION. Where to buy Dexamethasone. Ordering Dexamethasone online. Buy Dexamethasone online no prescription. Purchase Dexamethasone online. Comprar en línea Dexamethasone, comprar Dexamethasone baratos.
