Cinéma

Ces films qui pourraient révolutionner l’industrie du cinéma

Date: 11/06/2015

[caption id="attachment_11447" align="alignright" width="230"]cinemacon Cinemacon[/caption] La prolifération des séries TV de qualité comme Mad Men et Game of Thrones a brouillé la frontière entre le petit et le grand écran. Ces séries ne sont pas seulement bien écrites et bien jouées. Elles sont soigneusement composées, et bénéficient d'une qualité de photographie qui était jusque-là absente des programmes destinés à la télévision. Lors de la convention des propriétaires des cinémas, le CinemaCon qui s’est tenu le mois dernier, les commentateurs ont souligné une nouvelle tendance. Des réalisateurs emblématiques comme Ang Lee, Robert Zemeckis et Alejandro González Iñárritu seraient en train de « remettre la télévision à sa place » en utilisant pour leurs films des technologies et des effets qui pourraient redéfinir les limites du cinéma. Billy Lynn's Long Halftime Walk d’Ang Lee sera par exemple le premier film de l'histoire à être tourné en 120 images par seconde. Quant à Robert Zemeckis, il redéploye la 3D dans The Walk, un film consacré à Philippe Petit qui avait marché entre les deux tours du World Trade Center sur un fil, suspendu au-dessus du vide. Le spectateur est dans la peau du funambule. Après avoir exploité le travelling de façon hors norme dans son film Birdman, Iñárritu a repris sa coopération avec le directeur de la photo Emmanuel Lubezki pour filmer The Revenant uniquement la lumière naturelle. Le tournage aurait été particulièrement exténuant, mais à voir les rushes avec Leonardo DiCaprio, le résultat est remarquable. Toutes les innovations technologiques n’ont cependant pas reçu un accueil enthousiaste. Les expériences de Peter Jackson pour la trilogie Le Hobbit ont déplu à beaucoup de spectateurs arguant que les effets gâchaient l'aspect pictural du film et prêtaient à cette production  fantastique l'apparence d'une telenovela. Certains studios sont prêts à tenter de nouvelles expériences et à investir dans des films avec des effets innovants pour valoriser la projection en salles. Il s’agit de se différencier de « l’expérience-maison » où les écrans individuels et les télévisions sont toujours plus sophistiqués. C’est une stratégie similaire à celle déployée par Hollywood dans les années 1950. Face à la popularité croissante de la télévision, les studios s’étaient alors lancés à cœur perdu dans les épopées bibliques. Au CinemaCon 2015, ce n’est pas sans raison que l’adjectif "grand" a été le plus entendu dans les présentations des studios. Pour l'instant, la stratégie semble fonctionner. Les analystes prédisent qu’une série de films issus des comics comme Avengers: Age of Ultron, et les épopées de science-fiction comme Star Wars: The Force Awakens vont conduire le box-office vers de nouveaux sommets. Mais Ang Lee, Robert Zemeckis et Alejandro González Iñárritu représentent une troisième voie. L'accent mis sur l'innovation pourrait être essentiel à long terme pour l'industrie du cinéma. How Movies Like Leonardo DiCaprio’s ‘The Revenant’ Could Revolutionize the Industry, Variety, 24/04/2015  

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Le succès croissant du festival de cinéma européen à Porto Rico

Date: 20/05/2015

[caption id="attachment_11412" align="alignright" width="230"]porto2 Hecho en Europa[/caption] Depuis 2010, l´Alliance Française de Porto Rico organise annuellement un Festival de Cinéma Européen qui connaît un succès croissant et rassemble aujourd’hui plus de 8 000 personnes tous programmes confondus. Depuis l’année 2013, outre la projection de films européens inédits à Porto Rico, l´AF a développé plusieurs programmes éducatifs au sein du Festival. L'organisation d´un tel événement culturel et éducatif répond à plusieurs objectifs : - Faire connaître le cinéma européen au public portoricain, élargissant ainsi la diversité de l’offre culturelle sur le territoire. - Valoriser la créativité et le talent portoricains, et soutenir l’industrie du cinéma locale. - Développer l’éducation artistique des plus jeunes à travers le cinéma. - Créer de nouveaux ponts artistiques et économiques entre Porto Rico et les pays d’Europe, favorisant de nouvelles collaborations. Ainsi en 2015, le Festival a établi une collaboration avec des festivals internationaux  comme le Festival of New Spanish Cinema (EE.UU/Espagne), qui a présenté la sélection officielle de fictions espagnoles et le Festival de documentales musicales IN-EDIT (Espagne), qui a présenté la section de films documentaires. La programmation Le festival a été l'occasion de présenter pas moins de 26 longs-métrages (22 films de fiction et 4 films documentaires) sélectionnés par la programmatrice du festival (la responsable culturelle de l´AF) selon les critères suivants : - Films inédits, présentés en « premières » sur le territoire portoricain, - Productions contemporaines, réalisées durant les deux dernières années, - Œuvres cinématographiques ayant été nominées et/ou récompensées dans les plus grands festivals internationaux (Cannes, Berlin, Venise, Goya, San Sébastian, Césars, etc…) ou ayant connu un fort succès commercial dans leur pays d’origine, - Diversité de genres (comédie, drame, romance, thriller, animation...) - Diversité de pays d’origine (15 pays représentés en 26 films) Le volet éducatif et universitaire du festival Pour la deuxième année consécutive, et s’inspirant du modèle d’ « Education à l’image » du CNC, l’AF a inclus dans son festival un volet éducatif destiné aux jeunes élèves de Porto Rico. Ont ainsi été présentés en collaboration avec l´Institut Français, VANDAL de Hélier Cisterne (16-18 ans), LE HAVRE de Aki Kaurismaki (14-16 ans) et UNE VIE DE CHAT de Jean-Loup Felicioli et Alain Gagnol (12-14 ans). Le projet "Festinema Junior" se déroule en trois étapes avec en amont un travail de préparation à la projection à partir du matériel pédagogique du CNC adapté et traduit en anglais et en espagnol par l´AF (grâce au soutien des services culturels de l´Ambassade de France aux Etats-Unis), puis mis à disposition des professeurs lors d’un atelier de formation ayant lieu un mois avant le début des projections. Ensuite,  des séances en matinée durant la semaine du festival étaient réservées aux élèves des collèges et lycées de Porto Rico. Enfin, les élèves ont établi un bilan avec leurs professeurs. Une coopération au niveau universitaire a aussi été développée. En préambule du festival, l´AF organise chaque année une semaine de projections au sein des principales universités publiques et privées de Porto Rico. Une série de films français et espagnols (différents de la sélection officielle du Festival) sont présentés gratuitement aux étudiants universitaires, grâce à la collaboration de l’Institut Français et du Consulat Général d’Espagne à Porto Rico. Le programme Young French Cinema d´Unifrance a été valorisé à cette occasion : l’AF a présenté le film LES APACHES en présence de son réalisateur THIERRY DE PERETTI. Les deux projections du film (à l’Université de Porto Rico, campus de Rio Piedras et de Mayaguez) ont réuni plus de 300 personnes. En outre, pour la troisième année consécutive, et dans l´optique de stimuler la création des étudiants universitaires de cinéma, l´AF leur a lancé le défi de créer un court-métrage en 48 heures. Le gagnant, élu par un jury de professionnels, a gagné une bourse d’étude d´été à l´école de cinéma madrilène ECAM. La Coopération avec les professionnels de l´industrie cinématographique Organisée chaque année depuis 2013, la compétition de courts métrages pour cinéastes portoricains vise à accentuer la visibilité des talents locaux sur les écrans commerciaux de l´île, et à leur ouvrir des portes en Europe. En effet, les meilleurs réalisateur et producteurs bénéficient d'un séjour en Europe pour y présenter leur production. Par ailleurs, les conférences de spécialistes européens de l´industrie cinématographique invités par l'AF sont l'occasion de créer des liens plus solides entre Porto Rico et l´Europe. Voici les thèmes de l'édition 2015: - « Les industries créatives et l’industrie cinématographiques. Le renforcement des possibilités de collaboration entre Porto Rico et l’Union Européenne. » : présence de Nathalie Streiff (Institut Français, programme Aide aux cinémas du monde), Antonio de Lecea (Délégation de l’Union Européenne), Guillermo Corral (Conseiller culturel de l’Ambassade d’Espagne à Washington) - « L´écriture de scripts » par Pablo Remón (scénariste, réalisateur et professeur à l'ECAM de Madrid) - « Présentation du Festival de Documentaire Musicaux IN-EDIT » par Isabella Longo (Responsable des relations internationales d’In-Edit). Enfin, pour la deuxième consécutive, l’AF organise en collaboration avec l’ICP (Institut de Culture Portoricaine) un projet de Tournée du Festival dans différents centres culturels de l'île, afin de toucher également le public de province. Quelques chiffres de l´édition 2015: - Sélection officielle : 1 semaine de projections/ 70 projections de films/ 3 salles du cinéma/ plus de 5 000 spectateurs (capacité d’accueil de 7 000 places) - Préambule - projections dans les universités : participation de 6 universités / plus de 1 000 personnes - Projections scolaires - projet Festinema Junior : participation de 1 000 élèves issus de 18 écoles publiques, 7 écoles privées et 2 écoles d’éducation alternative / outre l´AF de Porto Rico, les AF de Nouvelle Orléans et Minneapolis ont également organisé l´événement dans leur ville respective. - Compétitions locales : Réalisation de 14 courts-métrages des étudiants universitaires portoricains / Réalisation de 7 courts-métrages de jeunes cinéastes portoricains - Conférences : 6 invités internationaux dont 2 français (Nathalie Streiff, IF, Thierry de Peretti, réalisateur) Les dates de la 6ème édition du Festival (mars à juin 2015) - 9-15 mars: Préambule du Festival dans les Universités - 18 mars: Inauguration du Festival au Musée d’Art de PR (projection de TIMBUKTU de Sissako - 19-25 mars: 26 films présentés au cinéma Fine Arts, Café de Miramar, San Juan. - 25 mars: Soirée de clôture, annonce des gagnants des compétitions de courts-métrages portoricains. - Mai-Juin: Tournée du Festival dans 10 centres culturels de villes de province. Présentation des courts-métrages portoricains et des films phares du festival. Site du Festival : www.festivaldecineeuropeo.com

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A New York, Robert De Niro fait revivre Tribeca

Date: 23/04/2015

[caption id="attachment_2472" align="alignright" width="230"]Tribeca Film Festival Tribeca Film Festival[/caption] Le Festival de Tribeca, cofondé par Robert De Niro, a ouvert ses portes à New York (16-26 avril 2015). Au menu, des stars, des tables rondes, le must des films d’auteur et des films français en coproduction. Quelques mois après le 11 septembre 2001, Robert de Niro décide de réinjecter de la vie dans le quartier de Tribeca qu’il affectionne. Le célèbre acteur et producteur réunit des fonds, des partenaires, appelle ses amis et fonde le festival de Tribeca au cœur de ce no man’s land, soutenu par un couple d'investisseurs, Jane Rosenthal et Craig Hatkoff. Pour voir les films d’auteur ou des documentaires, il faut se rendre dans les environs car le festival est disséminé entre plusieurs endroits : la BMCC, l’une des universités de la ville où se déroulent quelques séances, le prestigieux Beacon Theater, une salle dans le quartier voisin de Chelsea, et le lieu principal, sur Canal Street. Ces adresses incontournables accueillent les personnalités comme le fidèle Martin Scorsese, fervent supporter du festival et proche de De Niro, qui produit cette année un thriller “The Wannabe”. Des tables rondes y sont organisées avec des stars de la télé locales comme Stephen Colbert et des cinéastes de renom tels Christopher Nolan ou George Lucas. Ces événements affichent complets avant l’ouverture du festival. Les habitants du quartier se pressent en masse au festival et tant pis pour les journalistes peu prévoyants. En marge du festival, une kyrielle d’événements sont organisés autour du sport, avec des séances de dédicaces, du fooding… On y verra Spike Lee, Eva Longoria ou Katie Holmes, qui présenteront des documentaires autour du sport en collaboration avec la chaîne ESPN. Cette année, dix films français sont à l’affiche comme le très attendu “A Loft” avec Mélanie Laurent et Jennifer Connelly. Mercredi soir, pour l’ouverture du festival, tous les regards étaient tournés vers le cinéaste Bao Nguyen, qui présentait son documentaire “Live from New York”. Le festival se clôturera par un film sur la mafia, un univers dans lequel Robert De Niro a excellé en tant qu’acteur : “Les Affranchis” fêtera ses 25 ans dans cet ex quartier sinistré qui revit grâce à l’énergie d’un passionné. Co-productions françaises au Tribeca Film Festival 2015 : ALOFT de Claudia Llosa BEING 14 de Hélène Zimmer FAR FROM MEN de David Oelhoffen JIMMY'S HALL de Ken Loach SUNRISE de Partho Sen-Gupta STEAK (R)EVOLUTION deFranck Ribière THE WAY OF TEA de Marc Fouchard GHETTOTUBE de Said Belktibia LES BOSQUETS de JR WHAT LIES BENEATH THE SKY de Vladimir de Fontenay A ces films s’ajoutent les nombreux invités français des sections interactives du festival : Storyscapes, TFI Interactive et Game For Change (voir l’article dans mediamerica.org : Une belle sélection de Français dans les sections interactives du Tribeca Film Festival ) Sandra Muller à New York. La Lettre de l’Audiovisuel est accessible par abonnements uniquement. Pour plus d’information : sandramullernyc@gmail.com. Pour consulter quelques articles : lettreaudiovisuel.com.

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Le Toronto International Film Festival ouvre une nouvelle section consacrée aux séries

Date: 23/04/2015

[caption id="attachment_3801" align="alignright" width="230"]Toronto International Film Festival Toronto International Film Festival[/caption] La télévision a d’abord fait son entrée dans les festivals de cinéma par la petite porte – notamment via les marchés du film, ou les opérations marketing – et n’est que depuis peu présente dans les sélections officielles. Le TIFF s’inscrit aujourd’hui dans la lignée d’autres festivals majeurs comme SXSW, Sundance et Tribeca, en projetant désormais des séries sur grand écran. Cette nouvelle section du festival, intitulée Primetime, présentera 6 programmes sélectionnés à travers le monde et produits par des chaînes de télévision, des services de streaming ou des producteurs indépendants. Pour Piers Handling, directeur et CEO du TIFF, il est logique de «célébrer les 40 ans du festival avec un programme consacré au nouvel âge d’or de la télévision et à ses productions de grande qualité, dont le scénario et la réalisation rivalisent avec les meilleurs longs métrages ». Cameron Bailey, le directeur artistique du festival, ajoute: « On observe un rapprochement entre le cinéma et la télévision depuis des années. De nombreux cinéastes tentent l’expérience de la télévision. Notre section Primetime mettra en valeur cette évolution que l’on constate à l’échelle internationale, et soulignera la porosité croissante entre ces deux cultures, ces deux industries. » Le prochain TIFF aura lieu du 10 au 20 septembre 2015. La sélection de la section Primetime sera annoncée dans les prochains mois. Les projections seront ouvertes au public et suivi de Q&A avec les équipes des séries. TIFF 2015 Joins the TV Festival Fray with New 'Primetime' Program, Indiewire, 15/ 04/2015

Traduit et adapté par Pervenche Beurier

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23ème édition de l’Environmental Film Festival in the Nation’s Capital (17 – 29 mars 2015)

Date: 23/04/2015

[caption id="attachment_11370" align="alignright" width="230"]Environmental Film Festival in the Nation’s Capital Environmental Film Festival in the Nation’s Capital[/caption] Fondé en 1992, l’Environmental Film Festival in the Nation’s Capital a pour objectif de sensibiliser à la fois le public, et les décideurs politiques aux questions relatives à l’environnement. S’étalant sur douze jours, les 160 projections du festival attirent chaque année près de 33 000 personnes. Pour sa 23ème édition, le festival a présenté 96 avant-premières mondiales parmi des films de 31 nationalités différentes. Les films ont été programmés dans différents lieux à Washington. Chaque projection a été suivie d’une discussion avec un membre de l’équipe du film ou un expert. Le Service Culturel de l’Ambassade de France aux Etats-Unis a soutenu la programmation et la communication de la 23ème édition de l’Environmental Film Festival in the Nation’s Capital. L’objectif était d’appuyer un cycle de films documentaires, projetés à l’Ambassade de France : Thule Tuvalu de Matthias Von Gunten, See No Evil de Jos de Putter, et Just Eat It: A Food Waste Story de Grant Baldwin et Jen Rustemeyer. Les trois projections ont représenté un public de 750 personnes. Dans Thule Tuvalu, Matthias Von Gunten aborde le phénomène de la fonte des glaces aux pôles, à travers la lentille de la communauté de Tuvalu, menacée par la montée des eaux. Présenté le 23 mars 2015, ce documentaire a été introduit par M. Inuuteq Holm Olsen, Conseiller Culturel de l’Ambassade du Groenland. Le documentaire See No Evil de Jos de Putter, projeté le 24 mars 2015, présentait les relations que les hommes entretiennent avec les chimpanzés, à travers trois portraits : un singe anciennement vedette de cinéma, un singe de laboratoire, et enfin un singe en convalescence. Le film Just Eat It: A Food Waste Story de Grant Baldwin et Jen Rustemeyer projeté le 25 mars 2015, dénonçait quant à lui le gaspillage en rassemblant tous les acteurs de la chaîne agroalimentaire autour de la même table. Le Service Culturel a également apporté son soutien à la rétrospective Luc Jacquet, et à l’ensemble des films français pendant le festival, soit près de 10 films. Après la clôture du festival, le Service Culturel a accueilli le 22 avril la première à Washington du film Inhabit: A Permaculture Perspective, de Costa Boutsikaris, à l’occasion de la célébration du jour de la Terre.

 Florence Ravail et Catherine Albertini

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23ème édition du French Film Festival de Richmond (26-29 mars 2015)

Date: 23/04/2015

[caption id="attachment_11367" align="alignright" width="230"]French Film Festival de Richmond French Film Festival de Richmond[/caption] Fondé en 1992 par Dr Françoise et Dr Peter Kirkpatrick, respectivement professeurs de français et de cinéma à l’Université de Richmond et à la Virginia Commonwealth University, le French Film Festival de Richmond a su s’imposer par la qualité de son contenu et la fidélité de son public. Pour sa 23ème édition, le French Film Festival a présenté une délégation de près de 40 professionnels du cinéma français. La fréquentation du festival, essentiellement américaine, a représenté 21 000 spectateurs, qui assistèrent aux projections des 29 films sélectionnés. Le Service Culturel de l’Ambassade de France aux Etats-Unis a soutenu le cycle de films documentaires présenté lors de la 23ème édition du French Film Festival. Il s’agit notamment des films suivants : Le Retour de Martin Guerre au village et de Papous, entre deux mondes, tous deux réalisés par Daniel Vigne, et enfin le film documentaire Byrd Theater : A Love Affair de Jean Achache. Dans Le Retour de Martin Guerre au village, Daniel Vigne s’intéresse aux traces laissées par le tournage de son film datant de 1982, Le Retour de Martin Guerre, dans la mémoire du village de Balaguères (Ariège). Daniel Vigne saisit également l’occasion pour aborder le phénomène de dépeuplement des campagnes. Á la suite de la projection du Retour de Martin Guerre au village, le public a pu découvrir le film Papous, entre deux mondes. Á travers la lentille ethnographique, ce documentaire en forme de pamphlet contre la culture de masse, illustre ce qu’avait dénoncé en son temps Claude Lévi-Strauss, à savoir l’imposition d’une monoculture de masse provoquant crises humanitaires et désastres écologiques. Enfin, dans son film Byrd : A Love Affair, Jean Achache se fait le chantre de l’imposant cinéma des années trente aux 1300 places accueillant chaque année le festival : The Byrd Theater. Chacun de ces trois documentaires a fait l’objet d’une discussion entre le réalisateur et les publics. Le Service Culturel soutient la communication et la programmation documentaire du French Film Festival de Richmond depuis 2012, et compte le festival parmi ses partenaires depuis 2003.

Florence Ravail et Catherine Albertini

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Meryl Streep finance un laboratoire de création pour les femmes scénaristes de plus de 40 ans

Date: 20/04/2015

[caption id="attachment_11363" align="alignright" width="230"]Meryl Streep Meryl Streep[/caption] L’annonce a été faite lors d'une table ronde dans le cadre du Tribeca Film Festival dimanche dernier : l’actrice Meryl Streep va contribuer financièrement à la création d’un laboratoire d’écritures pour les femmes scénaristes de plus de 40 ans qui sera dirigé par l’association New York Women in Film and Television et IRIS, un collectif de femmes cinéastes. Appelé le Writers Lab, ce programme pour développer des scenarii vise à accroître les opportunités offertes aux femmes scénaristes âgés de plus de 40 ans. Les inscriptions seront ouvertes du 1er mai au 1er juin 2015 et 8 gagnantes seront sélectionnées le 1er août. La scénariste-réalisatrice Gina Prince-Bythewood ("Beyond the Lights"), la productrice Caroline Kaplan ("Boyhood"), et les scénaristes Kirsten Smith ("La revanche d’une blonde") et Jessica Bendinger ("American girls") feront parties des conseillères pour la première année. Cette initiative répond à un problème régulièrement soulevé aux États-Unis et à Hollywood en particulier : la sous-représentation des femmes à des postes clés dans l’industrie du cinéma et de la télévision (voir sur le sujet Les spectateurs réclament plus de diversité au cinéma et à la télévision). Meryl Streep Funds Lab for Women Screenwriters Over 40, de Gordon Cox, Variety, 19 avril 2015

Traduit de l’anglais par Nathalie Charles

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Six conseils pour financer son film indépendant – compte rendu du Art of Film Finance du Made in NY Media Center

Date: 31/03/2015

[caption id="attachment_11319" align="alignright" width="230"]Made in NY Media Center d’IFP Made in NY Media Center d’IFP[/caption] Début mars s’est tenu le Art of Film Finance, un atelier organisé par le Made in NY Media Center d’IFP. Des producteurs, des distributeurs et d’autres experts du secteur audiovisuel se sont réunis pour réfléchir aux moyens de financer les films. Parmi les conférenciers se trouvaient des représentants du CNC, dont Xavier Lardoux, directeur du cinéma, invité grâce à la coopération entre les Services Culturels de l’Ambassade de France aux Etats-Unis et le Made in NY Media Center. Il ne s’agissait pas de faire un état des lieux et de souligner les difficultés qu’un producteur rencontre pour financer un film indépendant, quelques pistes de réflexions et des conseils pratiques ont été apportés. IndieWire les a synthétisés en 6 points :   1 – L’artiste doit être un entrepreneur Cela a été l’un des principaux mots d’ordre des panélistes qui ont insisté sur le rôle de « businessman » du cinéaste indépendant. Anne Carey, responsable de la production chez Archer Gray (10,000 Saints, Diary of a Teenage Girl, Mr. Holmes), résume cela d’une phrase : « L’artiste doit certes avoir une vision et être ambitieux mais il doit aussi être pragmatique ».   2 – Connaître son public Le cinéaste doit bien identifier son public. Brian Newman, consultant pour le Sundance Institute Transparency Project et Mickey Slevin, Head of Finance and Operations chez Filmbuff, insistent sur le fait que cela permet de bien définir la stratégie de distribution. Certes il y a souvent des exceptions mais généralement les fictions ont plus de succès en VOD - comme VHX, la plateforme de distribution pour les cinéastes indépendants désireux de vendre leurs programmes en ligne - tandis que les documentaires sont mieux distribués sur iTunes.   3 – Toutes les plateformes VOD ne se valent pas Encore au stade embryonnaire, le Transparency Project tente d’analyser et d’agréger des informations sur les distributions des contenus sur les diverses plateformes. Celles-ci sont souvent regroupées par les analystes et les producteurs pêle-mêle sous une étiquette commune : « VOD » ou « divers ». Il est indispensable de les analyser séparément pour développer sa stratégie de distribution.   4 – Il y a de l’argent si l’on sait où chercher Les panelistes ont largement insisté sur les nouvelles opportunités que représentent les plateformes pour les films indépendants – même si souvent une distribution en ligne peut nuire à une sortie en salles  (voir notre article Les plus importantes chaînes de cinéma boycottent Beasts of No Nation diffusé simultanément sur Netflix, Mediamerica, mars 2015).   5 – Un bon choix d’acteurs Avoir des acteurs connus (« A-list ») aide évidemment à financer le film, mais il faut surtout que le casting corresponde à l’ambition artistique du film.   6 – Des financements publics existent en Europe et dans divers villes et pays via des incitations fiscales. Les panélistes ont déploré que de tels soutiens publics soient souvent mal perçus aux Etats-Unis, et se sont montrés très intéressés par le modèle français. Xavier Lardoux, directeur du cinéma du Centre national du cinéma et de l'image animée (CNC), a ainsi souligné que le CNC offre 800 millions d’Euros par an pour soutenir la production et la distribution de films, ainsi qu’une déduction fiscale de 20% qui pourrait augmenter l’année prochaine pour attirer les tournages en France. Indiewire cite l’exemple de Woody Allen avec Midnight in Paris et Magic in the Moonlight avant de donner le lien pour en savoir plus sur ce système. Mais New York aussi peut aider en remboursant entre 15 et 30% du budget en incitations fiscales (le pourcentage peut monter jusqu’à 50% au Canada). New York peut ainsi payer pour les salaires « below the line » (donc pas ceux des acteurs, scénaristes, réalisateurs ou producteurs). Plus d’infos sur les crédits de production dans l’état de New York sont disponibles sur le site nylovesfilm.com. Si le tournage a lieu à New York City, il est possible de candidater auprès du "Made in NY" Marketing Credit. Attention, Filmmakers: 6 Tips for Getting Your Film Financed, Indiewire, 10/03/2015

Pervenche Beurier

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Les plus importantes chaînes de cinéma boycottent Beasts of No Nation diffusé simultanément sur Netflix

Date: 31/03/2015

[caption id="attachment_11315" align="alignright" width="230"]Beasts of No Nation de Cary Fukunaga Beasts of No Nation de Cary Fukunaga[/caption] Une novelle fois, la chronologie des médias est remise en cause aux États-Unis par une plateforme de diffusion en ligne et cela ne va pas sans heurts. Netflix crée la polémique après avoir acheté pour 12 millions de dollars le dernier film de Cary Fukunaga, Beasts of No Nation, avec l’intention de le diffuser en même temps que sa sortie en salles. Les quatre plus grandes chaînes de cinéma – AMC, Regal, Cinemark et Carmike – ont alors annoncé qu’elles ne projetteraient pas ce drame sur les enfants soldats en Afrique si le traditionnel lapse de temps de 90 jours entre la sortie en salles et la diffusion VOD n’était pas respecté. Ce n’est pas la première fois que Netflix bouleverse cette chronologie. On se souvient des vives réactions provoquées par la sortie simultanée sur la plateforme et dans les salles de cinéma IMAX partenaire de l’opération, de la suite du film à succès Tigre et Dragon. La plupart des exploitants avaient refusé de le mettre à l’affiche (voir notre article Netflix divise Hollywood en produisant son premier film de cinéma, Mediamerica, mars 2014). Mais tous ne sont pas opposés à ces sorties simultanées. Ainsi the Alamo Drafthouse, une chaîne indépendante de 19 cinémas au Texas, à New York et en Californie a bien l’intention de projeter Beasts of No Nation. Son directeur et fondateur, Tim League, déclare ne pas avoir d’idées arrêtées sur le sujet : « Je vois des films, je veux les montrer, et je les montre quelle que soit leur stratégie de sortie ». D’ailleurs, il rappelle que Snowpiercer a connu un certain succès dans ses salles, même si le film était sorti en VOD alors qu’il était encore à l’affiche. Tim League ne considère pas être en compétition directe avec Netflix. L’un des producteurs de Beasts of No Nation, Amy Kaufman, affirme que c’est une belle opportunité pour le film de recevoir ainsi le « label Netflix ». Cela lui permet de toucher un public plus large. La qualité des séries et des documentaires diffusés sur Netflix ou sur HBO modifie les habitudes de consommation des spectateurs. Le succès de True Detective, la série diffusée sur HBO et réalisée par Cary Fukunaga, augure de bons résultats pour son dernier film. Beasts of No Nation pourrait être à l’affiche dans 200 à 250 cinémas indépendants. Major Theater Chains to Boycott Netflix’s ‘Beasts of No Nation’, Variety, 03/03/2015 Netflix divise Hollywood en produisant son premier film de cinéma, Mediamerica, mars 2014

Traduit et adapté par Pervenche Beurier

 

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Grande rétrospective d’Abderrahmane Sissako aux Etats-Unis, à la suite du succès de Timbuktu

Date: 30/03/2015

[caption id="attachment_11092" align="alignright" width="230"]Abderrahmane Sissako Abderrahmane Sissako[/caption] Du 1er au 22 avril 2015, les services culturels de l'ambassade de France aux États-Unis, avec le concours de la Cinémathèque Afrique de l'Institut français à Paris organisent, une tournée et une rétrospective itinérante consacrées au réalisateur Abderrahmane Sissako. Ce dernier assurera présentations, master classes et rencontres auprès de 5 institutions et universités américaines parmi les plus prestigieuses. Abderrahmane Sissako est un cinéaste majeur du cinéma africain et mondial, récemment sous les feux de l’actualité avec son dernier film TIMBUKTU, présenté en compétition au Festival de Cannes 2014, ayant obtenu 7 Césars 2015 et ayant été nommé pour l’Oscar du meilleur film en langue étrangère. Depuis sa sortie le 28 janvier dernier aux États-Unis, TIMBUKTU connaît un important succès critique et commercial avec un Box-Office de près d’un million de dollars pour les États-Unis et le Canada. Le film a été joué dans 135 cinémas et est encore actuellement diffusé sur 42 écrans. A cette occasion, une grande rétrospective des œuvres majeures du cinéaste circulera dans 5 grandes villes dont Minneapolis (Walker Art Center), Princeton University, Charlottesville (Viginia University), Bloomington (Indiana University) et Hanover (Darmouth College). En complément, sera organisée le 6 avril à Washington DC, une projection exceptionnelle de TIMBUKTU à la Motion Picture Association of America (MPAA) pour le State Department américain, en présence notamment de Chris Dodd, patron de la MPAA et de Rick Stengle, Under Secretary of State for Public Diplomacy and Public Affairs.   Programme : - Du 1er au 6 avril à Minneapolis, Walker Art Center - Le 6 avril à Washington, D.C., MPAA. - Du 7 au 9 avril à Princeton, Princeton University - Du 9 au13 avril à Charlottesville, University of Virginia - Du 13 au 19 avril à Bloomington, Indiana University - Du 20 au 22 avril à Honover, Dartmouth College   La Rétrospective propose les films suivants : - ROSTOV-LUANDA, 29 min, 1997 - SABRIYA, 26 min, 1997 - LE JEU, 23 min, film de fin d’études. Situé dans le désert mauritanien et tourné au Tukménistan, 1989 - OCTOBRE, 37 min, tourné dans le banlieue de Moscou. (Prix Un Certain Regard au Festival de Cannes, Prix du meilleur court métrage au 3e Festival du cinéma africain de Milan,1992, - LA VIE SUR TERRE, 60 min, 1998 - HEREMAKONO (En attendant le bonheur), 90 min, (Grand prix-Étalon de Yenenga au 18e FESPACO en 2003), inspiré au cinéaste par son bref retour en Mauritanie en 1980, 2002, - BAMAKO, 112 min, 2006 - TIMBUKTU, 97 min, 2014, dernier long-métrage ayant obtenu 7 Césars et une nomination pour l’Oscar du Meilleur Film Etranger. Des masterclasses, rencontres et projections seront organisés dans les institutions partenaires avec les différents départements universitaires : Cinema Studies, African Studies, Film Studies, Media Studies, Russian Studies, Religious Studies, Political Science…

Amélie Garin-Davet et Mathieu Fournet

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