Paysage Audiovisuel ›
Lecture numérique aux Etats-Unis : évolutions et tendances
Date: 07/05/2012
Selon une étude publiée par le Pew Research Center’s Internet & American Life Project au mois d’avril 2012, en février 2012, un cinquième des adultes américains (21%) auraient lu un e-book au cours des 12 mois précédents, contre 17% mi-décembre. Ce chiffre a augmenté suite aux fêtes de fin d’année, période qui a vu une multiplication des ventes de tablettes et lecteurs numériques comme les Kindles et Nooks. Le nombre d’Américains possédant un e-book est ainsi passé de 10%, en décembre 2011, à 19%, en janvier 2012. Début 2012, 29% des plus de 18 ans possédaient soit un e-book, soit une tablette (Lire Tablettes numériques : des ventes qui doublent en un mois et des utilisateurs qui consomment plus, Médiamérica, 05 mars 2012). L’essor des e-books dans la culture américaine est un signe de l’évolution plus générale vers le numérique. 43% des Américains âgés de plus de 16 ans disent avoir lu un e-book ou du contenu « long » comme des magazines, journaux, etc. sur un lecteur numérique, une tablette, un ordinateur classique ou un téléphone portable, au cours de l’année 2011. La lecture numérique se fait en effet sur une grande variété de plateformes : 42% des lecteurs utilisent un ordinateur, 41% un lecteur numérique, 29% un téléphone portable et 23% une tablette. Les lecteurs de contenu numérique sont aussi des lecteurs qui lisent plus, soit une moyenne de 24 livres sur les 12 mois précédents, contre 15 pour un lecteur sur papier. 30% de ceux qui lisent du contenu numérique disent qu’ils passent désormais plus de temps à lire, plus particulièrement les détenteurs de lecteurs numériques et tablettes. Par ailleurs, 54% des lecteurs de livres papier préfèrent acheter qu’emprunter, contre 61% des lecteurs de livres numériques. La lecture d’e-books est en croissance, mais les livres papier dominent encore le marché. Dans le sondage de décembre 2011, 72% des Américains disent avoir lu un livre papier au cours de l’année 2011, contre 17% un e-book et 11% un audiobook. D’ailleurs, 88% de ceux qui lisent des e-books ont aussi lu des livres papier en 2011. Les gens préfèrent essentiellement les e-books quand ils veulent un accès rapide à un ouvrage, mais préfèrent le format papier pour lire à leurs enfants et partager le contenu. La disponibilité du contenu numérique reste cependant un problème pour certains. 43% des Américains qui lisent du contenu numérique sont satisfaits, mais 24% disent qu’ils ne trouvent que rarement, peu souvent ou pas du tout les titres recherchés. The rise of e-reading, de Lee Rainie, Kathryn Zickuhr, Kristen Purcell, Mary Madden et Joanna Brenner, Pew Internet, 4 avril 2012 Lire le rapport complet en cliquant ici.Sonia Droulhiole
Microsoft et Barnes & Noble s’accordent pour développer le marché des liseuses Nook
Date: 04/05/2012
Microsoft investira 300 millions de dollars dans une entreprise à créer avec la chaine de librairie leader aux Etats Unis Barnes & Nobles. Selon le communiqué diffusé conjointement le 30 avril par les deux groupes, Microsoft détiendra 17,6% de la nouvelle entité destinée à promouvoir le développement des liseuses numériques Nook de Barnes & Noble. Cet accord met un terme à la plainte déposée par Microsoft en 2011 accusant Barnes & Noble d’utiliser une partie de ses technologies pour le développement de la liseuse Nook. En vertu de l’accord, Microsoft développera une application Nook sur Windows 8 (attendu pour juin prochain) contre le paiement de royalties. Barnes & Noble entend par cet accord acquérir une dimension beaucoup plus internationale, portée par Windows 8 alors que les applications Nook ne sont aujourd’hui disponibles, hors liseuse, qu’au travers des appareils sous Android et iPad d’Apple. Cet accord consacre également l’amorce d’une forme de séparation des activités numériques du libraire de celle de ses magasins de livres. Confronté à la vive concurrence d’Apple et de Google (liseuse Kindle) sur le marché des liseuses, Barnes & Noble a massivement investi en 2011 et étendu sa distribution aux chaines Target et Wall Mart, propulsant ses ventes de liseuses de +32% à 420 millions de dollars. Avec l’apport de Microsoft les activités numériques de Barnes & Noble seront valorisées 1,7 milliard de dollars.Service Economique Régional de Washington
Apple : des résultats toujours en hausse
Date: 04/05/2012
Au cours du premier trimestre 2012, Apple a vendu 11,8 millions d’iPad dans le Monde, contre 4,7 millions un an plus tôt. Les ventes de Smartphones, que les observateurs attendaient en baisse, atteignent finalement 37 millions, soit deux fois plus qu’au premier trimestre 2011. Les Smartphones génèrent à eux seuls 58% du chiffre d’affaires du groupe, et une grande partie des profits. Avec 39% de marge opérationnelle, Apple aura surpris tous les analystes au premier trimestre : le cours de bourse atteignait 610 dollars la semaine passée et les analystes se reprennent à rêver de la barre symbolique des 1 000 dollars avant la fin d’année.Service Economique Régional de Washington
Le Center for Copyright Information s’apprête à lancer sa campagne anti téléchargement
Date: 04/05/2012
Le Center for Copyright Information, organisme dédié à la protection du consommateur a annoncé le lancement de mesures destinées à la prévention du téléchargement illégal sur Internet. Formé en septembre 2011 d’un effort conjoint entre les créateurs de contenus des industries de la musique et du cinéma et, d’autre part, les fournisseurs d’accès à internet (FAI), le CCI a mis sur pied son programme d’action. Le CAS, Copyright Alert System est un système progressif destiné à informer et décourager le téléchargement illégal sur internet d’œuvres protégées par un droit d’auteur, tout en préservant les intérêts des internautes en matière d’expression et de vie privée. Il sera lancé en juillet 2012 et porte sur l’envoi de messages d’information / alertes aux internautes pratiquant le téléchargement illégal, puis de mesures de sanction limitées. Le non-respect des règles au-delà de 4 à 6 alertes de plus en plus rapprochées pourra ainsi amener le FAI à des mesures (ex : réduction temporaire du débit de connexion, redirection vers la page d’accueil etc.), qui en aucun cas ne pourront priver son client des services essentiels tels que l’accès aux services téléphonique de secours (911), mail et services de santé et de sécurité. Ce programme sera piloté par Jill Lesser, nouvellement nommée à la tête du CCI. Une structure d’arbitrage, l’«American Arbitration Association », organisation à but non lucratif, a été retenue pour résoudre les différends et proposer une médiation entre les internautes et les ayant droits des industries concernées. Cet accord volontaire réunit au sein du CCI les majors de la musique et du cinéma (les associations professionnelles Motion Picture Association of American, Recording Industry Association of America et leurs membres sont adhérents), et les cinq grands fournisseurs d’accès internet (AT&T, Cablevision, Comcast, Time Warner Cable et Verizon). L’accord se pose en solution suite à l’échec des projets de loi SOPA (Stop online piracy Act) et PIPA (Protect intellectual property Act) qui avaient provoqué une mobilisation sans précédent des internautes et consacré le pouvoir de la sphère internet (acteurs comme utilisateurs) face aux industries de la musique et du cinéma. Selon le CCI, le téléchargement illégal pèserait pour 16 milliards de revenus non perçus, 2,6 milliards de taxes impayées et pas moins de 373 000 emplois dans l’économie américaine.Service Economique Régional de Washington
Google souhaite se lancer dans la commercialisation de ses propres tablettes
Date: 17/04/2012
Un an après le lancement des premières tablettes opérées sous Android, Google souhaite lancer ses propres tablettes Google- Motorola, en profitant de l’acquisition récente de Motorola Mobility pour 12,5 milliards de dollars et concurrencer directement Apple. Lorsqu’il avait tenté une stratégie similaire avec son Google Nexus One sur le marché des smartphones, le groupe s’était heurté aux négociations complexes et coûteuses avec les opérateurs de télécommunications à travers le monde, pour qu’ils acceptent d’intégrer l’appareil à leurs offres commerciales – stratégie développée très tôt par Apple pour son iPhone. Or, sur le marché des tablettes, Google devrait pouvoir éviter ce biais car la majeure partie des connexions se fait via le réseau Wifi des particuliers plutôt que par internet 3G ou 4G. Google, via cette nouvelle annonce, souligne donc sa volonté d’accélérer son avancée de la sphère virtuelle et software à l’intégration du hardware. Dans une vidéo largement relayée par les internautes, la société a également présenté un aperçu de ce que pourraient être les lunettes connectées de demain : des Google Glasses, répondant aux commandes vocales et permettant à l’utilisateur d’interagir avec son environnement direct.Service Economique Régional de Washington
Le Département de la Justice va poursuivre Apple pour fixation irrégulière du prix de ses livres numériques
Date: 17/04/2012
En début de semaine, la Consumer Federation of America (CFA) envoyait une lettre au sous-comité Anti-Trust, Concurrence et Droits des Consommateurs du Sénat pour réclamer une poursuite rapide d’Apple accusé d’entente illicite avec plusieurs maisons d’édition sur le prix des livres numériques vendus depuis sa plateforme. Ce mercredi 12 avril, le Département de la Justice a donc officialisé la poursuite attendue, et a tenu une conférence de presse : Apple et les éditeurs MacMillan et Penguin Group seront poursuivis, à l’inverse d’Hachette, HarperCollins et Simon & Schuster qui ont accepté les termes d’un accord proposé par le gouvernement. Le procureur explique que les accusés sont suspectés d’avoir augmenté le prix moyen des livres numériques de 2 à 3 dollars, pour lutter contre la baisse des prix initiés par Amazon avec ses livres à 9.99 dollars. Les échanges officieux entre les responsables des différents groupes auraient débuté à l’été 2009 « dans des salles privées de restaurants de Manhattan » pour débattre de sujets confidentiels d’après les sources gouvernementales. Résultat de ces rencontres, les éditeurs auraient décidé de fixer eux-mêmes, le prix des livres numériques. Apple était alors désigné comme la plateforme privilégiée bénéficiant d’une garantie qu’aucune autre plateforme ne vendrait les mêmes œuvres à des prix inférieurs. Steve Jobs aurait affirmé sur ce sujet « les clients paieront un peu plus, mais ça vous arrange également (les éditeurs)». L’accord accepté par les maisons Hachette, HarperCollins et Simon & Schuster pour ne pas être poursuivis consiste à mettre fin à leur accord avec Apple et à abandonner pour une durée de deux ans toute clause empêchant les distributeurs comme Amazon ou Barnes & Nobles de pratiquer des réductions sur le prix des livres numériques. Une récente étude réalisée par l’organisme Pew précisait que 21% des américains d’âge adulte ont lu au moins un livre électronique au cours de l’année écoulée. Les liseuses de type Kindle d’Amazon ne sont pas les seuls supports de lecture, 88% des utilisateurs de tablettes affirment également avoir lu un livre numérique depuis qu’ils utilisent ce type d’appareil.Service Economique Régional de Washington
Mise aux enchères de fréquences par la FCC : le processus s’accélère
Date: 02/04/2012
La FCC (Federal Communications Commission), chargée de mettre en place la gigantesque opération de vente aux enchères des fréquences non utilisées par l’Etat et par certains opérateurs privés, a prévenu cette semaine que le processus serait "probablement compliqué", et que la totalité des ventes ne serait pas finalisée avant des années. Malgré tout, la FCC accélère la structuration de l’équipe en charge de la mise en place du projet. Cette "task force" sera composée de 6 membres de la commission parmi lesquelles le responsable des questions de fréquences mobiles, le responsable médias, le chef économiste, le responsable ingénierie, le chef technologie et le conseiller général. Pour compléter cette équipe, Julius Genachowski, président de la FCC, a annoncé cette semaine avoir recruté une équipe d’économistes de renom, parmi lesquels le professeur Paul Milgrom, considéré par beaucoup comme le plus grand spécialiste des questions de concurrence et de ventes aux enchères. Julius Genachowski s’est dit "ravi" que la commission soit assistée par "une équipe d’experts à la renommée internationale".Service Economique Régional de Washington
Point sur les dispositifs anti-concentration dans le domaine des médias aux Etats-Unis
Date: 05/03/2012
Créée par le Communications Act de 1934, la Federal Communications Commission (FCC) est en charge de réguler les médias aux Etats-Unis. La FCC gère, entre autres, les questions de concentration des médias (media ownership rules) et impose des limites au nombre de stations de radio et de télévision qu’une seule entreprise peut posséder. Ainsi, en 1975, la FCC a publié la newspaper and broadcast cross-ownership rule qui interdit qu’une entreprise possède à la fois un quotidien et une chaîne de télévision ou station de radio opérant sur un même marché, soulignant, par la même occasion, qu’il était important de maintenir la multiplicité des formes d’expression sur un même marché. Suivant les règles imposées par le Congrès américain, la FCC révise sa régulation en termes de concentration des médias tous les 4 ans, afin de s’assurer que ces règles sont toujours dans l’intérêt du public et pour retirer ou modifier toutes celles qui ne le seraient plus. 1 - Les dispositifs anti-concentration de la FCC suite à la révision quadriennale de 2007 - Une volonté d’assouplir la “ newspaper and broadcast cross-ownership rule” Lors de la révision quadriennale de ses règles en matière de concentration des médias en 2007, la FCC a annoncé vouloir assouplir la règle interdisant de posséder un quotidien et une chaîne de télévision ou station de radio opérant sur un même marché. Elle souhaitait en effet pouvoir considérer, au cas par cas, si ce genre de concentration était dans l’intérêt du public, c’est-à-dire si elle n’allait pas à l’encontre de la concurrence, du localisme (localism) et de la diversité. La FCC a adopté la même division du territoire américain que Nielsen et les 20 principaux marchés pour la FCC correspondent aux 20 principales Designated Market Areas (DMAs) de Nielsen. Or, dans sa révision de 2007, la FCC a annoncé le souhait de pouvoir autoriser l’association d’un journal et d’une station de radio dans les 20 premières DMA. La FCC souhaiterait ainsi pouvoir analyser les demandes d’association entre un quotidien et une chaîne de télévision ou station de radio selon les critères suivants : - la progression de la quantité d’informations locales sur le marché considéré (il faudrait que la station de radio ou la chaîne de télévision concernée propose plus de 7h d’informations locales par semaine) ; - l’assurance du maintien de l’indépendance éditoriale des partenaires ; - le niveau de concentration existant déjà sur le marché considéré ; - la situation financière du journal ou de la station et la volonté du nouveau propriétaire d’investir dans les salles de rédaction dans le cas où celle-ci serait en difficultés. Plusieurs associations ont protesté dès la publication de ces règles et l’une d’entre elles, Prometheus Radio Project, a poursuivi la FCC devant les tribunaux, avec succès (voir § Les réformes contestées de la FCC). - Les télévisions nationales Les règles de la FCC ne limitent pas le nombre de chaînes de télévision que peut posséder une entreprise, à condition que l’ensemble de ses chaînes ne couvrent pas plus de 39% des foyers américains possédant une télévision. - Les networks La FCC interdit la fusion de deux ou plusieurs des chaînes de télévisions suivantes qui correspondent aux networks américains : ABC, CBS, Fox, NBC. - Les télévisions locales Une même société peut être propriétaire de deux chaînes de télévision sur la même DMA à condition que les zones desservies par ses chaînes soient différentes et qu’au moins une des deux chaînes ne fassent pas partie d’une des 4 principales chaînes dans cette DMA et qu’au moins 8 chaînes de télévision indépendantes soient encore en activité sur le marché considéré. - Etre propriétaire de plusieurs radios / télévisions locales La règle varie en fonction de la taille du marché. Dans un marché où existent 20 « voix médiatiques » (media voices) indépendantes (stations de radios et de télévision, journaux importants) une société peut posséder 2 chaînes de télévision et 6 radios (ou une chaîne de télévision et 7 radios). Dans un marché comptant 10 media voices indépendantes, une entreprise peut posséder 2 chaînes de télévision et 4 radios. Dans les marchés plus réduits, une société peut être propriétaire à la fois de deux chaînes de télévision et d’une radio. - Les radios locales La règle varie en fonction de la taille du marché. Dans un marché comptabilisant 45 radios ou plus, il est possible de posséder 8 radios, mais pas plus de 5 fonctionnant sur le même réseau, à savoir AM ou FM. Sur un marché comptant entre 30 et 44 radios, il est possible d’être propriétaire de 7 radios et pas plus de 4 fonctionnant sur les mêmes ondes. Sur un marché avec entre 15 et 29 radios, ces chiffres sont de 6 radios et pas plus de 4 sur le même service. Pour un marché avec 14 radios ou moins, les limites sont à 5 radios et pas plus de 3 sur les mêmes ondes, à condition que la société ne possède pas plus de la moitié de toutes les stations de ce marché (Voir Review of the Broadcast Ownership Rules). 2 - La révision quadriennale de 2010 : Afin d’entamer la révision quadriennale de 2010, la FCC a lancé 9 études et organisé 6 ateliers publics dans plusieurs villes des Etats-Unis entre la fin de l’année 2009 et le début de l’année 2010. L’objectif était de recueillir un retour du public, des universitaires, des industriels et des associations concernées sur les questions de concentration des médias et les méthodes employées par la FCC dans ce domaine. Le 25 mai 2010, la FCC a publié une Notice of Inquiry (NOI) demandant ainsi, officiellement, des commentaires sur ses règles en matière de concentration des médias. La publication de la Notice of Proposed Rulemaking (NPRM), le 22 décembre 2011, marque l’aboutissement de ce processus. La FCC y fait état d’un certain nombre de conclusions provisoires et pose des questions sur l’avenir de l’industrie américaine de la télévision et de la radio. La FCC propose seulement quelques changements aux règles actuellement en cours, mais annonce que, en fonction des réponses à la consultation qu’elle recevra, elle pourra envisager de plus amples évolutions. D’autre part, comme en 2007, elle propose d’assouplir la règle de 1975 interdisant de posséder à la fois un quotidien et une radio ou une chaîne de télévision sur un même marché. Le public a la possibilité de s’exprimer sur ses conclusions d’ici le 5 mars, soit 45 jours après la publication de la NPRM au registre fédéral (équivalent de notre journal officiel) et la FCC a ensuite 30 jours, soit jusqu’au 3 avril 2012, pour répondre aux commentaires qui seront faits. 3 - Les réformes contestées de la FCC - Prometheus Radio Project vs FCC Le 7 juillet 2011, une Cour d’appel américaine (US Court of Appeal for the Third Circuit) a rendu son verdict dans un cas lié à la réglementation de la FCC en matière de concentration des médias. Depuis 2004, c’est la 2ème fois que cette Cour rejette une tentative de la FCC d’assouplir ses règles en matière de concentration des médias et donne raison à Prometheus Radio Project face à la FCC (Lire la Décision de la Cour d’appel dans le cas Prometheus Radio Project vs FCC de 2004). Le cas Prometheus Radio project vs FCC fait suite à une décision prise par la FCC en 2007 pour lever l’interdiction faite depuis 35 ans de posséder à la fois un des principaux journaux et une des principales chaînes de télévision ou radios sur un même marché. Cette décision de la FCC avait déclenché une levée de boucliers au sein des associations comme Prometheus Radio Project, qui milite pour la démocratisation des ondes à travers la multiplication des radios locales, et Free Press, qui cherche à encourager la concurrence et la diversité au sein de l’industrie des médias. Cette dernière défend notamment l’idée que la concentration des médias pourrait empêcher une progression des radios communautaires et geler la création de médias locaux. Selon la Cour, la FCC, lors de l’élaboration de ses nouvelles règles, n’avait pas suivi les procédures prévues à cet effet, ne donnant pas au public le temps nécessaire pour réagir. D’autre part, la Cour a considéré que la FCC ne prenait pas assez en compte, au sein de ses règles, la nécessité de favoriser la place des femmes et des people of color à la tête des médias américains. Malgré la décision de la Cour, la Commission a décidé de proposer à nouveau une règle similaire au sein de sa Notice of Proposed Rulemaking publiée au mois de décembre 2011. Selon la FCC, les règles attenantes aux radios et chaînes de télévision locales protègent déjà la diversité des médias. Cette démarche de la FCC a de nouveau soulevé l’indignation parmi les associations comme Free Press, mais également de la part d’un des Commissionners de la FCC, Michael Copps, qui s’est montré fortement opposé à l’assouplissement de la réglementation (Lire “FCC proposes new media ownership rules”, The Washington Post, 22/12/11). Toutefois, la FCC a, cette fois, prévu une période de discussion adéquate et les commentaires sur ses propositions sont attendus d’ici le 5 mars 2012. - Les conglomérats de médias demandent l’appui de la Cour Suprême Si nombreux sont ceux qui s’opposent à l’assouplissement des règles de la FCC en matière de concentration des médias, d’autres, en revanche, soutiennent la démarche de la Commission et ont décidé de faire appel à la Cour Suprême des Etats-Unis afin que celle-ci se prononce dans le cas Prometheus Radio project vs FCC. 3 pétitions ont été envoyées au début du mois de décembre 2011 à la FCC par la National Association of Broadcasters, association professionnelle qui représente près de 8300 stations de radio et chaînes de télévision locales gratuites, ainsi que certains broadcasts networks américains, la société de communications Media General et un groupe de 7 propriétaires de médias rejoints par la Newspaper Association of America, association professionnelle qui regroupe près de 2000 journaux aux Etats-Unis et au Canada. Cette coalition demande à la Cour Suprême d’invalider le jugement du mois de juillet 2011. Pour que le cas puisse être entendu devant la Cour Suprême, il faudrait que 4 des 9 juges donnent leur approbation. Toutefois, la FCC étant actuellement en plein processus de révision de sa réglementation, il est très peu probable que cette requête soit acceptée. La Cour Suprême devrait se prononcer à ce sujet dans les premiers mois de l’année 2012. Conclusion : Les règles en matière de concentration des médias sont donc en pleine évolution aux Etats-Unis. Malgré l’opposition de nombreux lobbys et associations, la FCC semble être décidée à assouplir les règles actuellement en vigueur. Même si certains groupes médiatiques préfèreraient que la FCC n’ait tout simplement pas d’autorité en la matière, elle bénéficie du soutien de nombreuses sociétés et organisations influentes dans le pays, comme le montre la démarche effectuée récemment par certaines d’entre elles auprès de la Cour Suprême.Géraldine Durand
Tablettes numériques : des ventes qui doublent en un mois et des utilisateurs qui consomment plus
Date: 05/03/2012
Les ventes de tablettes numériques ont explosé depuis le lancement de l’iPad en avril 2010 créant une véritable révolution dans la manière qu’ont les consommateurs d’interagir, d’acheter et de dépenser leur argent sur Internet. Forte hausse des ventes sur la période des fêtes 19% des adultes aux Etats-Unis possèdent une tablette numérique, 19%, toujours, un e-book, et 29% d’entre eux possèdent soit une tablette, soit un e-book, selon une étude publiée par le centre de recherche Pew Research Center à la fin du mois de janvier 2012. Le nombre de propriétaires de tablettes, tout comme celui d’e-book, étaient de 10% à la mi-décembre 2011, ce qui signifie que ces chiffres ont presque doublé en l’espace d’un mois. Ainsi, sur la période des fêtes, le nombre d’adultes possédant soit une tablette soit un e-book aux Etats-Unis a augmenté de presque un tiers passant de 18% à 29%. Etant donné qu’aucun nouvel iPad n’est sorti à ce moment-là, il est probable qu’une grosse partie de ces achats se soit portée sur le nouveau Kindle d’Amazon et le dernier Nook de Barnes & Nobles. Les deux compagnies ont en effet annoncé avoir réalisé des ventes exceptionnelles sur cette saison. Des utilisateurs qui consomment plus que sur smartphones Les consommateurs qui naviguent sur les sites de vente en ligne à partir d’une tablette numérique sont plus susceptibles d’effectuer des achats que ceux qui font la même manœuvre sur un smartphone ou un ordinateur. C’est la conclusion tirée par la société d’analyse Adobe Digital Marketing Insights suite à une étude portant sur 16,2 milliards de visites concernant 150 sites de vente sur Internet et sur une période de un an (1er janvier au 31 décembre 2011). Selon cette analyse, quand il utilise une tablette, l’internaute dépense des sommes 50% supérieures à celles dépensées quand il est sur son smartphone et 20% supérieures à celles dépensées à partir d’un ordinateur. D’autre part, la société a également constaté que sur sa tablette, l’utilisateur a 3 fois plus de chances d’effectuer des achats que sur un smartphone et à peu près la même probabilité qu’à partir d’un ordinateur. Parmi les autres éléments soulevés par cette étude figurent le fait que les internautes sont sensibles aux promotions sur tablette et qu’ils utilisent de plus en plus leur tablette pour aller sur Internet (4% des visites totales début 2012 contre 1% début 2011). Ces comportements pourraient, selon l’étude, s’expliquer de différentes manières. Tout d’abord, selon un rapport publié par l’organisation professionnelle Online Publishers Association (OPA) et intitulée A Portrait of Today’s Tablet User, les propriétaires de tablettes sont des hommes ayant, en majorité, entre 18 et 34 ans et 29% d’entre eux appartiennent à un foyer dont le revenu est supérieur à 75 000$ par an. Ils ont donc les moyens de faire de nombreux achats sur leur tablette. D’autre part, le contexte dans lequel l’utilisateur a recours à sa tablette, tout comme l’expérience sur la tablette elle-même, pourraient être plus propices à l’achat que sur smartphone ou sur ordinateur. Ainsi, les achats sur tablettes semblent se dérouler dans des environnements calmes et décontractés, puisque 34% d’entre eux ont lieu le week end, contre respectivement 24% et 27% pour les ordinateurs et les smartphones. Cette donnée est confirmée par l’étude d’OPA qui soulignait que l’usage de la tablette se faisait, à 58%, à la maison. Selon la même étude, 52% des propriétaires de tablettes préfèrent faire des achats en utilisant leur tablette, alors que 40% préfèrent utiliser un ordinateur. Ces conclusions laissent à penser qu’il n’est plus possible, de nos jours, pour les vendeurs de se concentrer sur une seule plate-forme. Il est en effet essentiel pour eux de considérer l’opportunité d’attirer des utilisateurs de tablettes et de les accrocher. En effet, selon l’étude d’Adobe Digital Marketing Insights, ces internautes sont extrêmement précieux, puisqu’ils dépensent plus et plus souvent que les autres internautes. Tablet and E-book reader Ownership Nearly Double Over the Holiday Gift-Giving Period, de Lee Rainie, PewInternet, 23 janvier 2012 The Impact of Retail Visitors on Tablet Websites, Adobe Digital Marketing Insights.Géraldine Durand
Trois centres d’innovation en audiovisuel à Toronto
Date: 21/02/2012
Avec des grands studios d’animation, des entreprises et centres de recherche innovants, une main d’œuvre d’excellence formée par son réseau d’enseignement supérieur, et les studios Pinewood fraîchement rénovés, Toronto s’est érigée au troisième rang de la production audiovisuelle en Amérique du nord, derrière Los Angeles et New York. La ville doit sa place, entre autres, à sa capacité à faire collaborer recherche et industrie au sein de centres ultra-innovants dédiés aux nouvelles technologies numériques. En voici trois exemples. CFC – Media Lab Le Media Lab du Canadian Film Center (CFC) est une structure de formation, de recherche et de production à l’usage des développeurs, artistes et entreprises qui travaillent dans le secteur des nouveaux médias. Localisé dans le centre MaRS (centre dédié à l’innovation et à la collaboration recherche/industrie), il est reconnu dans le monde entier depuis sa création en 1997, tout comme sa maison mère le CFC, créé lui en 1988 par Norman Jewison, le réalisateur canadien (Eclair de lune, L’Affaire Thomas Crown). Ses activités se déclinent selon différents axes. Sa première mission est de fournir produits et services aux individus. Le CFC Media Lab a longtemps proposé des formations aux étudiants diplômés ou aux professionnels. Désormais elles sont proposées en partenariat avec des établissements d’enseignement supérieur, comme le Master « Digital Futures » avec l’OCAD (Ontario College of Art and Design). L’un des avantages comparatifs de ces formations est l’accent mis sur la réalisation de prototypes : 33% de ceux élaborés dans ce cadre sont en cours de commercialisation. Sa deuxième mission est de fournir des services aux entreprises. Il s’agit de donner aux entreprises les moyens d’attirer les investisseurs, notamment privés. Un accélérateur avait ainsi été mis en place en partenariat avec le centre MaRS. Une initiative nouvelle vient d’être lancée avec le projet ASTOUND Initiative, dédié aux entreprises de contenu de l’Ontario. Pour ce faire, un ensemble d’outils est élaboré et mis à leur disposition afin qu’elles puissent construire un modèle économique, sensibiliser le public, travailler avec les investisseurs, et organiser des événements révélateurs de leur esprit d’initiative. La TIFF Bell Lightbox, « palais des festivals » et haut lieu du cinéma, et Hot Docs, le festival de documentaires le plus important d’Amérique du nord, font partie des partenaires récents. Sa troisième mission consiste à soutenir en interne le développement de projets, de fonctionner comme un idea boost. Il s’agit de combler le manque existant entre les formations proposées par les universités et la réalisation d’un prototype pour une entreprise. Ainsi, le centre propose une formation de quatre mois (Prototyping programme), pendant laquelle de jeunes diplômés, généralement détenteurs d’un master en innovation commerciale numérique, délivré en particulier par l’Université de Waterloo (Stratford Campus), vont développer leurs projets. Ces derniers sont ensuite mis en ligne sur un site Internet, par le biais duquel, les entreprises constituantes du marché, peuvent sélectionner les plus innovants et éventuellement fournir les équipes pour leur développement. Le CFC est intéressé par des idées autour de la tablette « Playbook » de RIM par exemple. Sa quatrième mission est la production. C’est dans ce cadre qu’a été réalisé en 2000, en collaboration avec CBC/Radio Canada, et l’Université de Berkeley, The 2000 Great Canadian Story Engine ou La Machine à raconter le Canada, qui constitue le premier site de contenu généré par les utilisateurs. Le reporter David Gutnick a traversé le Canada d’Est en Ouest dans une caravane, afin de recueillir les témoignages des uns et des autres sur leurs expériences du Canada. C’est également dans ce cadre qu’a été créé en 2007, Late Fragment, le premier long métrage interactif d’Amérique du nord. L’idée de ces projets est de faire précédent et de fournir ainsi un exemple aux initiatives similaires. York University - Future Cinema Lab (FCL) Un centre de recherche consacré à l’innovation audiovisuelle a été créé au sein de la Faculté d’arts de l’université de York. Cette initiative répond au besoin d’étudier, de comprendre les transformations que connaissent les techniques de narration visuelle depuis l’apparition du numérique, et surtout d’innover « sans pression face à un marché saturé par la publicité et le profit » (site Internet du FCL). Elle a été développée conjointement par un réalisateur (John Greyson), un écrivain et artiste web (Caitlin Fisher), et un professeur en arts numériques (Janine Marchessault) dans une logique de coopération interdisciplinaire à l’heure du transmédia. Ce centre comprend un laboratoire multimédia consacré aux recherches sur la réalité augmentée et à la création visuelle dans le domaine de la téléphonie mobile (Augmented Reality Lab), un laboratoire dédié au montage vidéo numérique, et un autre dédié au mixage. Le Future Cinema Lab a de nombreux projets en cours, menés soit par les fondateurs eux-mêmes, soit par d’autres artistes, soit par des étudiants en master communication ou arts plastiques. Des étudiants venant d’autres disciplines peuvent utiliser l’équipement de pointe du laboratoire si leurs projets s’inscrivent dans la logique du centre. Les projets sont variés, couvrant des domaines allant de l’urbanisme à la 3D stéréoscopique. Ainsi le projet Visible City s’attache à appréhender le rôle de l’art dans l’organisation des villes modernes, et cherche à savoir comment il peut être articulé afin de favoriser la communication, l’éducation et la démocratie dans le cadre de la mondialisation, dans un contexte qui expérimente quotidiennement des changements technologiques, économiques et culturels. Un des projets les plus porteurs qu’ait mené Future Cinema Lab depuis ses débuts est 3D Flic. Il s’agit d’un consortium regroupant chercheurs, réalisateurs et professionnels influents de l’industrie audiovisuelle du Grand Toronto, autour de la question de la 3D stéréoscopique. Son rôle est de favoriser la recherche sur la perception visuelle, le développement d’un langage visuel spécifique et de contribuer à accroître les capacités de l’industrie 3D de la région de Toronto. Il a été financé, à l’initiative de l’université de York, par la Société de développement de l’industrie des médias de l’Ontario (OMDC) et les Centres d’excellence de l’Ontario, en collaboration avec CFC Media Lab, et 11 autres partenaires dont CASO (association des studios d’animation de l’Ontario), IMAX, Side Effects, Christie Digital et Saw 3D. Son action se décline sous plusieurs formes : recherche, ateliers de formation et conférences. S’inscrivant dans cette démarche, une conférence internationale sur la 3D stéréoscopique a eu lieu du 10 au 14 juin 2011 à la TIFF Bell Lightbox. Des spécialistes sont venus se relayer à la tribune pour partager leur expérience, dont Peter Anderson, directeur de la photographie et en charge des effets spéciaux sur le film Tron (1982), et le réalisateur Wim Wenders, venu parler de son documentaire en 3D stéréoscopique Pina (lire également l'article Joséphine Derobe ou l’art de la narration en 3D du 15 février 2012). The Screen Industries Research and Training Center (SIRT) SIRT est une installation satellite de Sheridan College, établissement très réputé pour sa formation en audiovisuel et tout particulièrement pour l’animation. Créé en 2010, ce centre est dédié à la formation sur les nouvelles technologies audiovisuelles et à la collaboration entre industrie et recherche pour la production de films, de jeux vidéo et de programmes télévisés. Il est situé en plein cœur des studios Pinewood. Sa création répond à la constatation d’un double besoin : contribuer à créer un système de production audiovisuelle « cohérent, fédérateur » (Ted Biggs, Production Supervisor) à l’instar de Los Angeles ou Londres, ou recherche et industrie coopèrent avec pour objectif commun d’être à la pointe en matière visuelle et, développer une activité de recherche sur la technologie audiovisuelle pour une institution comme Sheridan, qui en tant que college ne peut avoir accès à des fonds pour la recherche, réservés aux universities. Composée de studios et de laboratoires de recherche, son infrastructure est la représentation physique de cette volonté. Des étudiants de Sheridan viennent y effectuer un stage ou faire de la recherche après leur bachelor (équivalent licence). Ce centre a été financé par des fonds publics provenant de l’état fédéral (Conseil de recherche en science naturelle et en génie du Canada) et de la province (Société de développement de l’industrie des médias de l’Ontario – OMDC ; Centres d’excellence de l’Ontario, ministère du Développement Economique et de l’Innovation) et est viable économiquement grâce aux partenariats créés avec des entreprises, syndicats, et consortiums. La Directors’ Guild of Canada, FilmOntario, IATSE 667, et des entreprises tels qu’Ubisoft, Autodesk Media and Entertainment, Vicon, Sony, Technicolor, ou encore Pinewood Studios s’y sont déjà associés. Grâce à ces partenariats, SIRT est en mesure d’acquérir, de tester des équipements technologiques de pointe, et de former les professionnels à leur utilisation. En effet, le centre fonctionne comme un technology club où les chercheurs viennent travailler sur des projets de recherche qui intéressent l’industrie tels que la 3D stéréoscopique ou la prévisualisation, et les industriels viennent développer ou soumettre leurs prototypes (caméra 3D stéréoscopique, écrans, capteurs de mouvements pour la motion capture, etc.) à l’expertise des chercheurs et professionnels de l’image. Ainsi, en trois à six mois, SIRT est en mesure d’évaluer une technologie et de créer une formation sur mesure, comme par exemple, celle qui consiste à familiariser les acteurs à la technique de la motion capture. L’accent est mis sur le développement des méthodes de travail (workflow) pour une utilisation optimale de ces techniques. Ils gèrent environ huit projets en parallèle. Le dynamisme et l’innovation de ces centres contribuent à faire de Toronto une ville majeure de la production audiovisuelle en Amérique du nord. Ces centres puisent leur force dans la collaboration : collaboration entre la recherche et l’industrie, mais également, collaboration entre eux.Laure Dahout
-
BUY Abana HeartCare ONLINE NO PRESCRIPTION
[caption id="attachment_3644" align="alignright" width="230" caption="Dossiers - Paysage Audiovisuel"]
[/caption]Pour retrouver les dossiers LÉGISLATION (Net-Neutralité BUY Abana HeartCare ONLINE NO PRESCRIPTION, , FCC, etc.), INTERNET (Internet haut débit, Revenus publicitaires sur Internet, etc.), ANTI-PIRATERIE (Lutte contre la piraterie : Positions des différents acteurs et mise en application, etc.) et TÉLÉPHONIE (Télévision sur mobile, etc.) : visiter notre page Dossiers. Buy no prescription Abana HeartCare online. Australia, uk, us, usa. Japan, craiglist, ebay, overseas, paypal. Buy Abana HeartCare from mexico. Comprar en línea Abana HeartCare, comprar Abana HeartCare baratos. Real brand Abana HeartCare online. Abana HeartCare over the counter. Order Abana HeartCare no prescription. Abana HeartCare price, coupon. Buy cheap Abana HeartCare no rx. Buy Abana HeartCare online no prescription. Buying Abana HeartCare online over the counter. Where to buy Abana HeartCare. Kjøpe Abana HeartCare på nett, köpa Abana HeartCare online. Buy cheap Abana HeartCare. Order Abana HeartCare from mexican pharmacy. Abana HeartCare for sale. Buy Abana HeartCare from canada. Online buying Abana HeartCare hcl. Purchase Abana HeartCare online. Purchase Abana HeartCare online no prescription. Order Abana HeartCare online overnight delivery no prescription. Abana HeartCare gel, ointment, cream, pill, spray, continuous-release, extended-release. Fast shipping Abana HeartCare. Abana HeartCare from canadian pharmacy. Order Abana HeartCare online c.o.d. Buy Abana HeartCare without a prescription. Buy Abana HeartCare online no prescription. Order Abana HeartCare from United States pharmacy. Online buying Abana HeartCare hcl.
Similar posts: BUY Fusidic Acid ONLINE NO PRESCRIPTION. BUY Veronal ONLINE NO PRESCRIPTION. BUY Ampicillin ONLINE NO PRESCRIPTION. Buy Paxil from mexico. Buy Zyban from canada. Buy cheap Lotrisone no rx.
Trackbacks from: BUY Abana HeartCare ONLINE NO PRESCRIPTION. BUY Abana HeartCare ONLINE NO PRESCRIPTION. BUY Abana HeartCare ONLINE NO PRESCRIPTION. BUY Abana HeartCare ONLINE NO PRESCRIPTION. BUY Abana HeartCare ONLINE NO PRESCRIPTION. Buy Abana HeartCare from mexico. Kjøpe Abana HeartCare på nett, köpa Abana HeartCare online. Abana HeartCare price, coupon. Where can i buy cheapest Abana HeartCare online. Buying Abana HeartCare online over the counter.
