Paysage Audiovisuel

Interview de Frédéric Montagnon, cofondateur de Secret Media

Date: 08/06/2015

Frédéric Montagnon est le cofondateur de Secret Media, société lancée par deux Français à New York qui propose des solutions aux éditeurs face à la montée en puissance des bloqueurs de publicité. Il nous explique comment éduquer l’internaute à l’utilité de la publicité sur la toile. Vous étiez à la tête d'Over- Blog, une plateforme géante de blogs que vous avez revendue pour créer Secret Media avec votre partenaire historique Julien Romanetto. En quoi consistent vos nouvelles activités ? Je travaille avec les éditeurs pour leur apporter une solution technologique pour que l’internaute ne puisse plus bloquer la publicité. Ça ne résout pas le problème du mauvais ressenti des gens qui n’aiment pas les pop-up, les publicités non ciblées. Sur certains sites, les contenus sont meilleurs, donc les annonceurs paient plus cher pour des publicités qui sont mieux ciblées. Ce n’est pas parfait mais c’est mieux. Comment inciter l’utilisateur à ne pas bloquer la publicité ? Il y a un gros problème de perception de la publicité. Le public ne comprend pas à quoi elle sert. Il faut lui expliquer la mécanique. Le secteur du gaming a mis en place un système malin : soit l’utilisateur achète un jeu, soit il regarde une publicité. Il comprend alors que la publicité a la valeur de ce qu’il devait acheter. Quand on travaillait sur Teads, on avait racheté une société qui s’appelait Beezic : cette plateforme de musique consistait à proposer des titres gratuits en téléchargent le MP3, en échange de quoi l’utilisateur devait accepter de regarder un spot de publicité. C’est-à-dire qu’il comprenait bien que chaque titre coûtait un minimum de 70 centimes. Du coup, il n’a pas l’impression d’être agressé par la publicité. Sur quel aspect peut-on agir pour éduquer l’internaute à l’utilité de la publicité sur Internet ? Il y a un manque de pédagogie de la part des annonceurs. Mais ce travail d’éducation est du ressort de l’éditeur, qui doit assumer son modèle. Dans le détail, que pouvez-vous apporter à l’usager ? Trois milliards de personnes ont accès à Internet mais plus de la moitié a du mal à payer sa connexion. Un rapport a été édité parInternet.org, un projet porté par Facebook, Samsung, Ericsson et d'autres, qui étudie la connectivité dans le monde. La moitié des personnes dans le monde paie un forfait inférieur à 2,50 dollars par mois. Pour certains, c’est énorme. Si ces gens-là devaient payer pour le contenu et le service, ils ne pourraient plus accéder à Internet.50 % des gens n’ont pas les moyens de se payer les services et les contenus qu’ils consomment. Si le modèle venait à s’écrouler, Internet deviendrait un réseau fermé pour une élite de gens qui paient. Nous devons aider à faire passer ce message. Comment sont organisées vos activités ? La société est basée aux USA, on a une filiale en France, La R&D est à Paris, et j’ai beaucoup de mal à recruter ici car il faut des personnes très qualifiées. Les entrepreneurs lèvent des fortunes colossales et pour recruter, le niveau de salaire est vertigineux. Je pense qu’on n’a pas loin d’une année d’avance, on a déposé deux brevets. Je suis plutôt très confiant. Est-il plus intéressant d’investir en France ou aux Etats- Unis ? Je suis très positif sur l’avenir du secteur des nouvelles technologies en France. C’est facile de recruter de très bons ingénieurs en France, les professionnels sont plutôt bien affûtés, les conditions de création d’entreprise sont très avantageuses, le coût de la fiscalité avec la R&D en France est idéal. Les conditions d’embauche ici sont élevées pour un employeur car les salaires sont vraiment hauts. Mis bout à bout, entre l’apport de l’agence d’innovation et le crédit recherche, il est plus intéressant d’investir en France surtout avec le cours de l’euro en ce moment.   Propos recueillis à New York par Sandra Muller. La Lettre de l’Audiovisuel est accessible par abonnements uniquement. Pour plus d’information : sandramullernyc@gmail.com. Pour consulter quelques articles : lettreaudiovisuel.com.

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Netflix s’élève contre le projet de fusion d’AT&T et Direct TV

Date: 08/06/2015

L’entreprise de vidéo à la demande (VàD) a demandé à la Federal Communications Commission (FCC), dans une lettre datée du 5 mai, de s’opposer à la fusion entre AT&T et Direct TV, toujours en cours d’examen par le régulateur. L’acquisition pour 48,5 milliards de dollars de Direct TV, deuxième fournisseur de télévision payante aux Etats-Unis, par AT&T, deuxième fournisseur d’accès à Internet (FAI) mobile, aboutirait à la création du premier diffuseur de télévision payante haut débit, au terme des investissements prévus dans le cadre de la fusion.Selon la direction de Netflix, « un tel pouvoir de marché augmente l’intérêt et la capacité d’AT&T de nuire aux acteurs concurrents perçus comme une menace et risque d’accentuer davantage encore les pratiques anticoncurrentielles dans lesquelles AT&T s’est déjà engagée ». En juillet 2014, Netflix avait dû signer un accord d’interconnexion avec le FAI lui garantissant une connexion directe afin de se prémunir contre les épisodes d’encombrement du trafic. Netflix avait alors connu un ralentissement de son service sur AT&T pendant la durée du conflit opposant les deux entreprises, jusqu’à la signature de cet accord. L’entreprise de VàD accuse également AT&T de mettre en oeuvre certaines pratiques permettant d’avantager ses propres services, telles que l’application de plafonds de données (data caps) ou la tarification à l’usage. Ces pratiques iraient ainsi à l’encontre de la libéralisation du marché et au détriment du consommateur. Netflix a cependant précisé qu’elle approuverait l’opération sous certaines conditions, à savoir le strict respect de la neutralité du net, l’interdiction pour AT&T/Direct TV de faire payer des frais d’interconnexion aux fournisseurs de service tels que Netflix, et l’application des mêmes plafonds de données par AT&T à ses propres services. AT&T s’est peu après vivement opposée à ces objections auprès de la FCC, arguant notamment n’avoir stratégiquement aucun intérêt à dégrader la qualité des services fournis par son réseau à ses abonnés. L’entreprise a ainsi demandé au régulateur de ne pas accepter les conditions soumises par Netflix. En avril dernier, la FCC a finalement annoncé après un an d’examen ne pas donner son accord au projet de fusion entre Comcast et Time Warner Cable, dans l’intérêt du consommateur et de la concurrence. Le régulateur ne s’est cependant pas encore prononcé sur la fusion entre AT&T et Direct TV. Ella Filippi Service Economique Régional de l’Ambassade de France à Washington

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Le projet de marché numérique unique européen soulève quelques inquiétudes

Date: 08/06/2015

La présentation de la stratégie pour un marché unique numérique pour l’Union européenne le 6 mai a suscité de nombreuses réactions dans les médias et l’industrie aux Etats-Unis. L’annonce a en effet été largement reprise dans la presse généraliste et économique (New York Times, Wall Street Journal, Financial Times), qui, tout en saluant une réforme favorable à la croissance européenne, évoque une nouvelle stratégie visant à contrer la domination des grandes entreprises technologiques américaines. Les commentateurs insistent sur l’apparente l’hétérogénéité actuelle des cadres réglementaires nationaux, qui contraignent à la fois entreprises et utilisateurs européens. Ils s’étonnent par exemple qu’un utilisateur de Netflix ne puisse pas accéder à son compte indifféremment d’un pays de l’UE à l’autre, à la différence des Etats-Unis. Parmi les 16 actions annoncées par la Commission européenne, les commentateurs américains retiennent en particulier l’ouverture d’une enquête sur les pratiques des plateformes en ligne. Cette action est en effet largement interprétée comme visant spécifiquement les « géants » du web Américains qui dominent le marché, rappelant la condamnation récente de Google par la Commission pour pratiques anti-concurrentielles. Cet accueil partagé est également repris dans l’industrie, où de nombreuses associations professionnelles se sont exprimées. L’EU American Chamber (la Chambre de commerce américaine dans l’UE) et la Software & Information Industry Association (SIIA) se sont félicitées de l’annonce d’un marché numérique unique, en soulignant les bénéfices futurs pour la croissance européenne. Selon la SIIA, la progression de l’intégration européenne est également un atout pour les entreprises américaines. La Computer and Communications Industry Association (CCIA, qui représente la plupart des géants de l’Internet américains tels que Google, Facebook, Microsoft, Amazon, Netflix et eBay) et l’Information Technology Industry Council, qui compte parmi ses membres les grands groupes technologiques (dont Hewlett Packard, IBM, Twitter et Yahoo) ont en revanche exprimé leurs inquiétudes vis-à-vis d’un éventuel durcissement de la régulation européenne pour les acteurs américains. Tandis que la CCIA a salué les actions visant à libéraliser les flux numériques au sein de l’UE, elle s’inquiète de la possibilité d’une plus forte régulation des plateformes en ligne, qui risquerait de pénaliser en premier lieu les acteurs européens. Dean Garfield, président de l’Information Technology Industry Council met en garde : « la mise en place de nouvelles barrières commerciales serait une grave erreur pour l’Europe, et aurait des effets négatifs sur le commerce et les investissements transatlantiques ». Certains critiques ont également soulevé le fait qu’une nouvelle réglementation sur les plateformes en ligne pénaliserait davantage les petits acteurs que les géants américains dotés d’un puissant arsenal juridique. Ella Filippi Service Economique Régional de l’Ambassade de France à Washington

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Nouvelle plateforme Discover lancée par Warner Music et Snapchat

Date: 13/05/2015

Le 7 janvier dernier, Snapchat (estimé désormais à 19 milliards de dollars en février) a annoncé le lancement de sa nouvelle plateforme “Discover” qui offre désormais la possibilité aux utilisateurs de l’application d’accéder aux services de nombreux médias partenaires parmi lesquels figurent Warner Music qui proposent des teasers de clips vidéos.

Les premiers artistes à figurer dans ces vidéos - qui peuvent être actualisées tous les jours - étaient David Guetta, Drake et Blake Shelton.

Il est possible depuis février de lancer l’application et d’écouter de la musique sur son Iphone en même temps.

Plus d’informations : Billboard / Billboard / Complex / Billboard

Informations fournies par le Bureau Export de la musique à New York

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Quatre épisodes de la saison 5 de « Game of Thrones » diffusés illégalement avant leur sortie de HBO

Date: 30/04/2015

Les quatre premiers épisodes de la saison 5 de Game of Thrones sont soudainement apparus sur les sites de téléchargements illégaux samedi 11 avril – soit environ 24 heures avant la première officielle de la série sur HBO. A 7h du matin, le lendemain, les épisodes étaient déjà téléchargés par plus de 550 000 comptes individuels à travers le monde, selon l'enquête d’Excipio (cabinet spécialisé dans la lutte contre le piratage) et à 9 h, les chiffres s'élevaient déjà à 778 985. "Malheureusement, il semblerait que la fuite des quatre épisodes de la nouvelle saison de Game of Thrones provienne d'un groupe les ayant reçus directement d’HBO" a déploré la chaîne lors de sa déposition. Selon Excipio et Mashable, les épisodes de "GoT" qui ont été piratés sont issus des copies légales et proviendraient d'une copie envoyée aux critiques. Depuis le début de la série, Game of Thrones est la cible des téléchargements illégaux. En 2014, la série a été la plus piratée au monde (48 millions d’épisodes). Le piratage de Game of Thrones intervient alors que Time Warner propriétaire de la chaîne câblée vient de lancer HBO Now: le nouveau service de vod permettant l’accès aux programmes de HBO sans abonnement à la télévision par câble ou satellite (voir article Mediamerica, HBO lance son service de vod : HBO Now) Si bien des études montrent que la piraterie, en particulier avant la sortie d’un programme, a un impact négatif, certains professionnels se montrent plus positifs et considèrent qu’elle joue un rôle promotionnel non négligeable. C’était notamment l’avis de Jeff Bewkes, le CEO de Time Warner, qui avait ainsi déclaré en 2013 que le piratage massif de la série valait « plus qu’un Emmy Award » en termes de buzz (voir l’article Mediamerica : Records de piratage pour l’ultime épisode de Breaking Bad). Evidemment, malgré ces propos, HBO combat fermement le piratage. Les lieux publics diffusant la célèbre série ont été priés de stopper ces retransmissions, comme cela a été le cas dans plusieurs bars disposant de salles de projection ou de télévisions à Brooklyn. ‘Game of Thrones’ Season 5 Episodes Leak to Piracy Sites Ahead of HBO Premiere, Variety, 12/04/2015 HBO Orders an End to Beloved ‘Game of Thrones’ Screenings at Videology in Williamsburg, Flavorwire, 20/04/2015

Pervenche Beurier et Morgane Tricheux

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David Dufresne dresse le bilan de Fort McMoney, un an et demi après sa sortie

Date: 28/04/2015

Depuis fin 2014, David Dufresne est en résidence (« follow ») au MIT au sein de l’Open Documentary Lab avec le soutien de l’Institut Français. Ce lab réunit des réalisateurs, des conteurs, des développeurs, des artistes, des étudiants et des universitaires avec une mission : repousser les limites de la narration non-fiction et explorer de nouvelles formes documentaires. Il y développe de nouveaux projets notamment StoryTools : un outil d’aide à l’écriture interactive. Parallèlement à cela, David Dufresne continue à présenter son jeu-documentaire Fort Mc Money dans divers festivals notamment en Amérique du Nord. Dernière présentation en date : le 21 avril dans le cadre du Tribeca Film Festival / Game for Change avec le concours des Services Culturels de l’Ambassade de France (voir les articles Mediamerica sur Une belle sélection de Français dans les sections interactives du Tribeca Film Festival et Fort Mc Money de David Dufresne présenté dans la section Convergence du New York Film Festival). Dans un article intitulé Erreurs et Innovations - Fort McMoney : oups… on a encore déconné ! , David Dufresne dresse le bilan du jeu-documentaire, plus d’un an et demi après sa sortie « à l’heure de l’autocritique et du post-mortem » : « Fort McMoney fut une course folle, autant qu’un marathon épuisant, qui connait encore de sacrés rebondissements (distinction aux Webby Awards, invitation au festival Game For Change/Tribeca à New York, etc) ; un marathon qui va connaitre son épilogue dans quelques jours avec la diffusion de la version film sur Arte, le 12 mai 2015, et la sortie d’un livre qui en retrace, en partie, le récit. C’est donc l’heure du bilan. Pas du bilan chiffré, comptable, celui des nombreux prix incroyables récoltés par le jeu documentaire, ni par les non moins incroyables impacts du jeu sur les joueurs, ou encore les chiffres d’audience record (tout ce bilan existe déjà ici). Non, cette fois, c’est l’heure du post mortem. L’heure de l’autocritique. L’heure du la prochaine fois on déconnera moins. Cet exercice a eu lieu il y a quelques temps dans les bureaux de Toxa, la maison de production de Fort McMoney. Autour de la table, développeurs, designers, producteurs, diffuseurs. L’idée n’était pas de chercher les responsables de ce qui n’aurait pas marché comme on l’aurait voulu, mais de comprendre, collectivement, ce qu’on aurait pu mieux faire. Et puisque nous n’étions pas en reste pour partager nos joies et notre tour du monde de festivals en festivals, continuons dans le même esprit… Partageons. Car on apprend que de ses erreurs et de celles des autres. Préambule, à la demande du producteur  Un certain nombre des remontées ci-dessous s’expliquent, en partie, par les différences culturelles entre le Québec et la France. En simplifiant à l’extrême, on pourrait dire qu’à Montréal, le comment prime ; à Paris, le pourquoi. D’un côté la recherche pragmatique de solutions solides ; de l’autre, les joies du débat sans fin. Il n’y a aucun jugement ici. Juste le plaisir de voir ces deux approches se confronter... Phase de conception | Avril à décembre 2011 Le gros hic fut un déficit de dialogue dans l’équipe. Chez certains, les intentions du projet ont été longues à être comprises ou assimilées. Choc des cultures, aussi, entre la démarche documentaire, qui s’apparente à une forme de déambulation, et la nécessité de précision en termes de code. Impact : une évaluation floue des besoins en termes de répartition du temps / budget. Phase de Développement | Février 2012 à avril 2012 Les constats : 1. Mauvaise évaluation technique de l’échelle du projet. La volonté de créer un monde ouvert, calqué sur celui de certains jeux vidéos, donnant une grande liberté de mouvement aux joueurs, impliquait un développement qui va s’avérer plus étendu que prévu. La raison : le projet étant en lui-même un prototype, comme tout documentaire interactif développé from scratch, l’évaluation d’échelle de production était impossible à réaliser avec précision. 2. Déficit de dialogue dans l’équipe, là encore. Non pas que les collaborateurs ne se parlaient pas - au contraire, et plutôt dans la bonne humeur - mais les mots n’avaient pas tous le même sens pour chacun. Définir un glossaire commun pour s’assurer de la bonne compréhension est peut-être une piste ? Le temps, aussi, joue pour que ces frontières linguistiques s’estompent. Transferts de compétences, échanges de savoir-faire, collaborations diverses, tout ceci concourt à casser les barrières. 3. Équilibre fragile des compréhensions sur les rôles et responsabilités mutuelles. Autrement dit : qui fait quoi, et qui rend compte à qui ? Un point essentiel dans un projet de cette envergure. Conseil : ne pas prendre pour acquis que tout le monde est au même niveau d’exigence et de compétence ; et s’assurer que chacun comprend ce que l’équipe attend de lui. 4. Le prototype d’avril 2012 (qui va déclencher bien des financements) aurait gagné à être plus poussé, afin de s’assurer plus de tests nécessaires dans la phase de production. Production | Juillet 2012 à novembre 2013 1. A projet long, équipe fluctuante. Rien que de très normal. Mais… entre les phases de développement et de production, le départ d’un certain nombre de personnes clés de l’équipe se paiera cher au fil du mois, notamment celui du directeur technique à quatre mois de la mise en ligne ou d’un développeur back-end. Un document clarifiant rôle et responsabilité des partenaires de production aurait sans doute permis d’atténuer le problème. Remplacer immédiatement tout membre de l’équipe quittant le navire et s’assurer que dès que quelqu’un part, il aura au préalable accompli une transmission/passation, est une nécessité. 2. L’absence de rapport de suivi en production va également jouer un rôle important dans certains retards et la fatigue des équipes face à la complexité de certains problèmes. Remède numéro 1 : planifier, planifier, planifier. Autre remède : Avoir un prototype fonctionnel dont toute l’équipe peut suivre l’avancement du projet et s’assurer que tous les membres en prennent connaissance régulièrement. 3. Des pertes de temps importantes ont été constatées dans les processus de validation entre les décideurs, co-production internationale et volume du projet oblige. Solution : rassembler les retours en une "seule voix" pour éviter des itérations inutiles. 4. Scénario. Ne pas le changer jusqu’à trois mois de la mise en ligne ! Remède : définir navigation et structure générale le plus en amont possible, afin de mieux prévoir la cohérence d’ensemble du projet. Autre remède : s’assurer que les mécaniques du jeu soient assez souples ou performantes pour permettre d’injecter de nouveaux contenus en tout temps, donc des changements de scénarios. 5. Résultats des points précédents : un dépassement des coûts et une multiplication par quinze de certains postes techniques. Remède 1 : évaluer, évaluer, évaluer. Remède 2 : Tester les fonctionnalités établies avant d’en développer de nouvelles. Remède 3 : Etre moins fous. Remède 4 : mais un peu quand même... Exploitation | Novembre 2013 à aujourd’hui 1. Absence d’un document clarifiant les cultures de production des partenaires et leurs impératifs. Entre les demandes du Monde ou celles du Globe and Mail, par exemple, ce fut parfois le grand écart. Or, sans partenaires, moins de visiteurs, pas ou peu de joueurs, donc pas de jeu. Nuance : les partenariats avaient été amorcés presqu’un an avant la mise en ligne. C’est dire combien il reste parfois difficile de concilier organes de presse (gros pourvoyeurs d’audience) et projets interactifs. 2. Mise en ligne d’une version… Beta, encore buggée. L’explication est simple : rendez-vous avait été pris des mois avant avec l’IDFA pour le lancement de Fort McMoney. Or, à l’heure dite, nous n’étions pas tout à fait prêts. Et le succès foudroyant - dès les premières minutes - a multiplié les bugs (mauvaise version du jeu hébergé chez un de nos partenaires phare, serveurs en folie, etc.). Remède : Rendre obligatoire une phase de beta-test digne de ce nom, et s’y tenir. Remède 2 : mieux tenir compte des « drapeaux » levés en cours de route par les développeurs. 3. Implication trop tardive des services de mise en marché et de promotion de l’ONF et d’Arte. Leur savoir-faire de machines de guerre aurait sans aucun doute permis de gagner du temps. Un immense merci pour leur concours à ce verbatim à Raphaëlle Huysmans et Philippe Lamarre (Toxa, producteurs), Louis-Richard Tremblay (ONF, producteur), Dominic Mercier, développeur Flash, Christian Lebel, Etienne Cella et Xavier Aymond de la (belle) maison Akufen, Maude Thibodeau, directrice artistique, Martin Viau (manitou de l’ONF), Pauline Boisbouvier (cheville ouvrière chez Toxa) . Quant au trio gagnant d’Arte Domique Willieme, Marianne Lévy-Lebond et Alexander Knetig, ils se seront reconnus sans aucun doute dans certaines de ces lignes... » Fort McMoney : oups… on a encore déconné !, davduf.net, 23/04/2015 S’il vous plait, dessine-moi un outil Transmedia, LearDoShare Paris, 21/04/2015 StoryTools : un outil d’aide à l’écriture interactive, davduf.net, 02/02/2015

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Une belle sélection de Français dans les sections interactives du Tribeca Film Festival

Date: 30/03/2015

Pour son édition 2015, le Tribeca Film Festival (New York – 16-26 avril) présentera son volet « innovation » dans les Spring Studios. Qualifié de « creative hub », ce nouvel espace rassemblera cinéastes, créateurs, professionnels et festivaliers pour expérimenter et découvrir les dernières tendances du storytelling interactif. Dans ce cadre, le Tribeca Film Institute organise TFI interactive, une journée de conférences et de démonstrations avec des speakers et des créateurs venus du cinéma, des medias, du gaming, des secteurs technologiques, ou de la société civile pour explorer les nouvelles formes de storytelling. Le Tribeca Film Institute (TFI) organise chaque année de nombreux événements (conférences, attributions de bourses, hackathons) à travers le monde pour promouvoir les dernières innovations dans le secteur du transmedia et des nouvelles écritures. C’est l’un des organismes les plus à la pointe sur le sujet aux Etats-Unis. Il soutient financièrement des œuvres ambitieuses notamment à travers son NEW MEDIA FUND: des bourses sont attribuées chaque année par la JustFilms Ford Foundation aux meilleurs projets de documentaires interactifs sur des sujets sociaux. L’appel à candidatures du NEW MEDIA FUND est ouvert jusqu’au 12 mai prochain. TFI interactive sera justement l’occasion d’assister aux pitchs des lauréats 2014-15 de cette prestigieuse (et conséquente) bourse New Media Fund. Parmi eux, cette année encore, la France est bien représentée avec deux projets sur trois. Déjà en 2014, parmi les 7 projets interactifs soutenus, 3 étaient des productions ou co-productions françaises. (voir nos articles : Le New Media Fund du Tribeca Film Institute, une opportunité pour les créateurs transmedia Français et Tribeca Hacks , Cross Video Days et Sunny Lab, deux semaines d’immersion dans le transmedia Français grâce à la coopération entre les services culturels de l’Ambassade et TFI). Les deux nouveaux projets français soutenus par le New Media Fund sont  : - NOTE ON BLINDNESS produit par Arnaud Colinart (Ex-Nihilo), un projet transmedia de Peter Middleton et James Spinney qui propose une immersion sensorielle et psychologique dans la peau d’un homme qui perd progressivement la vue. - THE ENEMY de Karim Ben Khelifa et produit par Chloé Jarris (Camera Lucida) et coproduite par France Télévisions, une œuvre qui rompt avec la représentation de la guerre livrée par les médias. Ce projet en réalité virtuelle propose de se déplacer librement au cœur d’un face-à-face entre deux combattants à travers une expérience innovante et immersive. Le public pourra d’ailleurs expérimenter The Enemy dans la cadre de STORYSCAPES, l’espace dans lequel sont présentées 5 installations interactives qui donnent vie à des histoires en utilisant des technologies innovantes. Parmi les 5 installations présentées à Storyscapes du 16 au 19 avril, outre The Enemy, on peut noter une autre œuvre française : DO NOT TRACK issue du documentaire interactif de Brett Gaylor et Sébastien Brothier (production Upian, ARTE, ONF, BR) qui mène une enquête en ligne sur l’économie de l’Internet gratuit, le tracking  et comment la personnalisation des données affecte notre compréhension du monde. Les Spring Studios accueilleront aussi d’autres programmes expérimentaux variés couvrant un large spectre de technologies innovantes, notamment au sein du Stanford University’s Virtual Human Interaction Lab, qui travaillera avec Worldviz LLC pour développer des expériences de réalité virtuelle. Le 22 avril, le programme de conférences Tribeca Talks®: Imagination monté avec l’incubateur new yorkais The Hatchery, rassemblera des conférenciers de renommée mondiale, des “gourous” de la technologie comme Astro Teller, surnommé « Captain of Moonshots », qui dirige la moonshot factory de Google censée donner vie aux « idées magiques » ; ou Ashwin Vasavada, scientifique qui travaille à la NASA et pilote notamment les projets sur Mars ; ou encore Tim Armstrong le PDG d’AOL. Parallèlement à cela se tiendra GAME FOR CHANGE (21-23 avril), un festival dans le festival, consacré au serious game et dont l’objectif est de « célébrer le pouvoir positif des jeux vidéo ». Le Français David Dufresne actuellement en résidence au MIT avec le soutien du l’Institut Français, y présentera son webdoc- game interactif FORT MC MONEY (le 21 avril).

 Pervenche Beurier

Tribeca Festival Sets Digital Interactive Slate, Virtual Reality Demos, Variety, 10/03/2015 Interactive Storytelling and innovation collide at Spring studios for 2015 Tribeca Film Festival, Tribecafilm.com, 10/03/2015 Le New Media Fund du Tribeca Film Institute, une opportunité pour les créateurs transmedia Français, Mediamerica Tribeca Hacks , Cross Video Days et Sunny Lab, deux semaines d’immersion dans le transmedia Français, Mediamerica  

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Après avoir adopté l’Open Internet Order le 26 février, la FCC publie ses nouvelles règles sur la neutralité du net

Date: 20/03/2015

Après plusieurs mois de débat public et d’incertitudes, la Federal Communications Commission (FCC) a adopté le 26 février l’Open Internet Order par trois votes pour (les deux commissaires démocrates et Tom Wheeler) et deux contre (les deux commissaires républicains). Le règlement (Order), dont l’intégralité a été publiée dans un document de plus de 300 pages le 12 mars, met en place trois règles principales. Les FAI ne pourront pas 1/ bloquer l’accès à des contenus, services, applications et appareils légaux (no blocking) 2/ ralentir ou accélérer intentionnellement le trafic (no throttling) 3/ hiérarchiser les contenus et services sur Internet (no paid prioritization). Pour y parvenir, le règlement requalifie les fournisseurs d’accès à Internet (FAI) en « services de télécommunications » (jusqu’alors « services d’information ») relevant du Titre II du Communications Act de 1934, cadre légal s’appliquant aux infrastructures d’utilité publique. Le texte prévoit certaines exceptions nécessaires à une gestion raisonnable du réseau (reasonable network management exception), ainsi que la mise en place de règles de conduite et de transparence pour les FAI. Ces règles prévoient néanmoins de moderniser l’application du Titre II afin de préserver la capacité d’investissement des opérateurs dans le développement des réseaux. Dans cet objectif, la FCC restreindra son intervention auprès des FAI à un nombre limité de dispositions du Titre II. L’Order exclurait notamment du champ d’action de la FCC la réglementation des prix, le dégroupage du dernier « mile » et l’imposition de nouvelles taxes locales ou fédérales. Les règles prendront effet 60 jours après leur publication au Federal Register. Le vote de la FCC a été salué par les tenants d’une régulation stricte, qui garantit la préservation d’un Internet libre et ouvert. On compte parmi eux un grand nombre d’élus démocrates, certains fournisseurs de services (Netflix, Mozilla, Etsy) et des associations de défense des libertés civiles (l’Open Technology Institute, Public Knowledge). The Internet Association, qui représente la plupart des géants de l’Internet comme Google, Facebook et Yahoo, s’est également réjouie du résultat de ce vote, même si à titre individuel les grands groupes sont restés relativement discrets. Selon le quotidien The Hill, Eric Schmidt se serait récemment exprimé contre l’application du Titre II. Les Républicains, globalement opposés à ce projet, sont en revanche d’ores et déjà en ordre de bataille pour contrer la régulation de la FCC. Une proposition de loi a été déposée le 3 mars par la Représentante Marsha Blackburn (R-Tenn), soutenue par 19 autres Républicains. La loi, baptisée « Internet Freedom Act », interdirait à la FCC de requalifier les FAI en services de télécommunications. Cette proposition n’emporte cependant pas le soutien de tous les Républicains alors qu’une autre proposition est en préparation, soutenue par les Représentants Fred Upton, (R-Mich), président du Committee on Energy and Commerce et Greg Walden (R-Ore), président du Subcommittee on Communications and Technology. Celle-ci ferait appliquer la neutralité du net tout en limitant les pouvoirs de la FCC, en empêchant la requalification des FAI au sein du Titre II. Les signataires de cette proposition espèrent rallier un soutien bipartisan autour de ce compromis. Le Congrès pourrait également rejeter les règles de la FCC dans le cadre d’une resolution of disapproval votée par les deux chambres, à laquelle le Président Obama pourrait cependant opposer son véto. Le vote a par ailleurs suscité des critiques immédiates de la part des FAI qui redoutent une réglementation et une fiscalité plus lourdes en étant reclassés « services de télécommunications ». Ils étudient désormais scrupuleusement le texte récemment publié, certains d’entre eux ayant déjà annoncé leur intention de faire appel devant le juge fédéral. Ella Filippi Service Economique Régional de l’Ambassade de France à Washington

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De nombreuses initiatives pour faire entendre la voix de créateurs de contenus, de chefs d’entreprises et de penseurs français à SXSW

Date: 26/02/2015

Festival incontournable des industries cinématographique, musicale et numérique, South By Southwest (SXSW) rassemblera pas moins de 300 000 participants à Austin du 13 au 22 mars 2015. Les Français y feront bonne figure avec une délégation toujours plus nombreuse et visible, composée d’artistes, de créateurs, de musiciens, de startupers, d’universitaires et chercheurs, d’entrepreneurs, de médias, … On les remarquera tant dans la programmation officielle du festival (conférences, Pavillon Business France dans le Trade Show, concerts, expositions de solutions innovantes) qu’au sein du French Tech Club, dont l’ambition est de rassembler et de montrer le meilleur de la France à SXSW.     LA PROGRAMMATION OFFICIELLE Cette année, les Services Culturels de l’Ambassade de France aux Etats-Unis se sont mobilisés pour accroître la présence française dans la programmation officielle du festival SXSW Interactif. « Tous ensemble, avec nos partenaires, nous souhaitons faire entendre la voix de créateurs de contenus, de chefs d’entreprises et de penseurs français sur des thématiques prospectives, déterminantes pour l’avenir de nos sociétés », a déclaré Thomas Michelon, conseiller culturel adjoint de l’Ambassade de France. « Nous avons voulu montrer que la révolution numérique, désormais au cœur du monde contemporain, est tout autant porteuse de sens, de valeurs et de culture que vecteur de croissance économique. »   Penser nos sociétés à l’ère numérique Les Services culturels de l’Ambassade de France, le Conseil National du Numérique et l’Institut Français proposent trois conférences sélectionnées dans le cadre officiel de South By Southwest.   Sans limite: le développement des sociétés a-nationales (Out of Bounds: The Rise of a-National Companies) Comment réconcilier les intérêts publics des citoyens avec les intérêts privés des multinationales numériques ? Quels moyens mettre en œuvre afin de parvenir à ces objectifs (réforme de l'imposition, régulation anti-monopole, propriété intellectuelle, législation du travail…) ? Cette conférence vise à apporter des éléments de réponse concrets. Intervenants : - Benoît THIEULIN, Président du Conseil National du Numérique - Jacques CREMER, Directeur de Recherche au CNRS, Toulouse School of Economics, Membre de l'Institut d'Économie Industrielle (IDEI) - Jeff CHESTER, Directeur Exécutif du Center for Digital Democracy   “Makers”: la technologie au bénéfice du développement et de l'innovation (Makers: Technology for Development and Innovation) Avec l’essor récent de l'open data, les entrepreneurs du numérique redonnent le pouvoir à la société civile en créant des outils qui renforcent l’exercice démocratique et améliorent les processus de transparence. Cette discussion, à laquelle participeront des entrepreneurs, des membres de la société civile, des créateurs de FabLab et des chercheurs, interrogera la manière dont la technologie peut être l'alliée du développement humanitaire et de l'innovation sociale. Intervenants : - Erik HERSMAN, Fondateur de Ushahidi, entreprise digitale à but non-lucratif basé à Nairobi - Kat BORLONGAN, Co-fondatrice et Présidente de FivebyFive, gestion du projet “Développeurs vs. Typhon Haiyan” aux Philippines - Sename Koffi AGBODJINOU, Initiateur du WoeLab Project - Rand HINDI, Président et fondateur de SNIPS   La contre-utopie des magnats du numérique (The Dystopia of Digital Plutocrats) L’émergence des magnats du numérique et de la « ploutocratie » qui en découle semble difficilement critiquable tant l’évolution des technologies est synonyme de progrès. Faut-il pour autant ignorer le fossé qui se creuse entre cette nouvelle aristocratie issue du numérique et le public ? Intervenants : - Gaël MUSQUET, Président d’Open Street Map France - Chrystia FREELAND, ancienne journaliste, Député au Parlement Canadien, auteur de “Plutocrats: The Rise of the New Global Super-Rich and the Fall of Everyone Else” - Jean-Baptiste SOUFRON, ex-secrétaire général du Conseil National du Numérique   L’Ideas Box : le numérique au service de l’accès à la culture des populations vulnérables En partenariat avec Bibliothèques sans Frontières, la Fondation Alexander Soros et Air France, l’Ambassade de France a le plaisir de soutenir à South by Southwest la présentation de l’Ideas Box, une médiathèque en kit qui se déploie en 20 minutes. Créée par l’ONG Bibliothèques Sans Frontières avec l’appui du Haut-Commissariat aux Réfugiés et conçue par le designer Philippe Starck, à destination des camps des populations vulnérables et des victimes de crises à travers le monde, l’Ideas Box permet de redonner accès à la culture à ces populations isolées. Dotée d’une connexion internet satellitaire et de tablettes tactiles, de livres électroniques et papier et d’un cinéma ambulant, elle s’adresse aux enfants comme aux adultes. L’Ideas Box, officiellement sélectionnée dans deux sections (éducative et numérique), jouira d’une importante visibilité puisqu’elle sera présentée au sein du Social Good Hub (Trinity Hall - 311 East 5th Street, Austin). www.ideas-box.org   Une programmation musicale française éclectique et dense La scène émergente française sera très bien représentée avec plusieurs concerts de groupes sélectionnés par les organisateurs de South by Southwest, avec le soutien du Bureau Export New York, notamment la récente lauréate des Victoires de la Musique, Christine and the Queens. The Inspector Cluzo, Air Bag One, Hooka Hey, Stwo, Baptiste W. Hamon, Marianne Dissard, Ibeyi, Christine and the Queens, Empire Garage, Cleo. T et bien d’autres artistes sont invités ! L’artiste belge francophone Stromae sera également présent. Plus d’info sur : www.francerocks.com.   LE FRENCH TECH CLUB Piloté par af83 et Austin Angers Créative, Le French Tech Club sera cette année installé dans le French Légation, musée et bâtiment historique de la présence Française, l’une des premières nations à reconnaître l’existence du Texas en 1836. C’est dans le parc autour de ce bâtiment historique que seront organisés les différents espaces du club : - La Scène offrant un espace de conférences et de partage, la journée, et un espace festif autour de projection de films et de concerts en soirée. - Le Showroom qui accueillera le meilleur du numérique, de la musique et du cinéma, avec de nombreux objets connectés, des œuvres d’art numériques, - La Media Room qui accueillera les médias français qui, pendant la durée du festival, y installeront leurs studios, pour écrire, tourner, enregistrer et diffuser leurs quotidiennes. - Le French Bistro, avec un restaurant gastronomique éphémère et de nombreux espaces culinaires. On y attend pas moins de 15 000 visiteurs français et internationaux et 50 conférenciers, pour 20 concerts, 2 films, de nombreux événements de networking, des sessions de pitchs, des panels…. A noter parmi les nombreux panels du French Tech Club, celui consacré aux Nouveaux Producteurs - La French Touch de la Web Création. A l’occasion de la publication du rapport « La French Touch de la web création » réalisé par l’Institut Français et Fablabchannel, Guillaume Duchemin, Directeur du Département numérique de l’Institut Français, viendra présenter ce rapport accompagné de plusieurs producteurs français : Morgan Bouchet, Frédéric Josué, Samuel Rousselier, Greg Sierra. L’occasion de faire connaître à un public américain et international l’expertise française dans le secteur du transmedia.   LE FRENCH TECH PAVILION Pour la deuxième année consécutive, Business France, l’agence nationale au service de l’internationalisation de l’économie française, organise, en partenariat avec Orange et l’INPI, le French Tech Pavilion sur le « Trade Show » du festival. Business France accueille sur cet espace 15 start-ups sélectionnées pour le caractère innovant et novateur de leur offre. Sur le festival, où se rencontre tout l’écosystème américain et mondial de la musique, du cinéma et du numérique, elles constitueront la vitrine de l’excellence technologique française. Le French Tech Pavilion abritera cette année un espace de démonstration. A cette occasion, les équipes de Business France ont conçu un programme de pitching pour permettre aux start-ups de présenter leur offre aux prescripteurs les plus influents du milieu et de donner la visibilité la plus large possible à leurs technologies. Ces start-ups, pour la plupart encore peu internationalisées, ont une occasion unique de se faire remarquer, dans la droite lignée du succès rencontré début janvier par la délégation française au Consumer Electronics Show (CES) de Las Vegas. Bonne nouvelle pour la French Tech : 2 start-ups de la délégation sont finalistes du concours SxSW Accelerator. Ledger dans la catégorie technologies mondiales innovantes et Weezic dans la catégorie Entertainment et contenus. Ce grand évènement du SxSW mettra en vedette les start-ups les plus innovantes avec un focus sur les tendances technologiques. Sur 500 participants, 48 start-ups sont finalistes   Les start-ups du French Tech Pavilion organisé par Business France : Secteur musical : EDJING DJIT, l’éditeur d’Edjing l’app DJ n°1 mondiale, développe des applications dédiées à la musique. JELLYNOTE Jellynote a pour vocation l’apprentissage de la musique. Chaque musicien, peut partager ses vidéos de reprises, ses partitions interactives et ses cours ! MELUDIA Meludia est une appli web qui résout un manque essentiel de l'éducation musicale : développer la capacité à penser la musique. NILAND Niland développe des moteurs de recherche et recommandation musicale basés sur des technologies d’analyse d’automatique de la musique. PHONOTONIC Phonotonic est une expérience musicale unique qui transforme les mouvements en musique. Contrôlez le rythme et la mélodie juste en bougeant avec l’objet connecté Phonotonic. Ne joue pas la musique. Sois la musique. WEEZIC Weezic, la Partition Augmentée : la pratique musicale interactive et connectée, sur web et tablette. 3D SOUNDS LABS 3D Sound Labs présente une nouvelle technologie de son 3D l’objectif est de créer l'expérience la plus immersive d’audio portable, pour tout le monde, partout et de donner à tout le monde une chance de vivre cette expérience sonore réaliste.   Secteur Vidéo : ADWAYS Adways est une plateforme en ligne de création de vidéos interactives pour fidéliser l’audience et accroitre les revenus de ses clients. CATOPSYS Immersis est la solution immersive Catopsys pour les jeux vidéo avec le plaisir de partager ensemble. RACONTR Racontr : la plate-forme de création qui donne vie à vos histoires !   Secteur Marketing / Communication : AUGMENT Augment est une app mobile pour simuler des produits en réalité augmentée, en taille réelle. SLASHE Slashe, l’agence interactive créatrice de storytelling immersif et de Brand Content innovant.   Secteur Internet des Objets : LEDGER Le meilleur de la technologie carte à puce pour sécuriser vos bitcoins. POLLEN Devenir le champion du Personal Manufacturing : la première imprimante 3D multi matériaux pour réaliser des objets finis. 3D RUDDER Le 3DRudder est un contrôleur de navigation 3D révolutionnaire qui se pilote avec les pieds, offrant une intuitivité du mouvement inégalée.   Plus d’infos sur la présence française à SXSW : French Tech Club et programmation française à SXSW French Pavilion de Business France Groupes de musique français à SXSW Ideas Box  

Pervenche Beurier

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La start-up new yorkaise Oyster sollicite l’opinion des auteurs sur la qualité de son application et lance sa propre revue littéraire

Date: 17/02/2015

En novembre dernier, Oyster, la plateforme d’abonnement en ligne d’ebooks, a lancé deux nouveautés : la première permet de perfectionner le fonctionnement de l’application, tandis que la seconde s’adresse spécifiquement à ses lecteurs.   Le nouveau comité consultatif d’Oyster, composé d’écrivains phares, donnera à ces derniers la possibilité d’influer directement sur le mode de fonctionnement de l’application. Selon un porte-parole d’Oyster, les membres du comité : « conseilleront et donneront leur avis sur les outils et contenus mis à disposition par Oyster afin de s’assurer que la plateforme de livres en ligne soit aussi bénéfique pour les lecteurs que pour les écrivains et les éditeurs ». Au sein de l’univers de l’édition numérique, beaucoup doutent de la viabilité à long-terme de leur modèle de souscription. Avec la création du comité consultatif composés d’écrivains, c’est une véritable politique de relations publiques que lance Oyster : la start-up cherche ainsi à prouver qu’à travers son système d’abonnement en ligne, la voix des auteurs sera entendue et leurs intérêts défendus. Bien qu’Oyster entende recueillir les conseils du comité consultatif, ils n’envisagent le rôle de ce dernier – comme l’indique son nom – que comme strictement consultatif. Les auteurs membres du comité ne disposeront pas d’un accès régulier au contenu de la plateforme pour qu’ils puissent, notamment, se familiariser et s’informer sur l’objet qu’ils se doivent d’analyser. Néanmoins, selon Kevin Nguyen, le directeur éditorial d’Oyster, l’entreprise « s’entretiendra avec le comité au cas par cas, lorsque cela sera pertinent pour analyser l’expérience que connaissent les lecteurs sur Oyster ». Pour son lancement, les écrivaines Roxane Gay, Megan Abbott et Lauren Oliver siègeront au comité consultatif. Le comité devrait être élargi au fur et à mesure. Les auteurs ne sont pas rémunérés pour leur travail au sein du comité. Quant à la deuxième innovation lancée en novembre dernier par Oyster, il s’agit cette fois pour la start-up d’investir la toile en donnant naissance à un webzine éponyme, la Oyster Review. Cette dernière, accessible gratuitement en ligne, même pour ceux n’ayant pas souscrit à un abonnement Oyster, présente des articles inédits, en lien avec les titres disponibles du catalogue d’Oyster, et dont la plupart sont écrits par d’autres auteurs. Les abonnés Oyster n’ont pas accès à un contenu additionnel exclusif. Kevin Nguyen explique qu’ils ont néanmoins « la possibilité unique de s’immerger instantanément dans les livres concernés à partir de la Oyster Review et commencer à lire ». La Oyster Review s’inscrit dans le prolongement des efforts d’Oyster pour effectuer un travail éditorial de qualité, tourné vers de nouvelles découvertes littéraires. « De notre point de vue, le futur de ces découvertes demeure dans la combinaison de fonctionnalités éditoriales et d’outils personnalisés », affirme Kevin Nguyen. « La Oyster Review est notre propre incubateur de découvertes littéraires ». Au début du mois de novembre, Oyster a ajouté une nouvelle fonctionnalité à son application : des listes de recommandation de lecture – les « Book Lists » – qui permettent aux abonnés de partager leur propre liste personnalisée, contenant leurs ebooks préférés, sur la plateforme de lecture en ligne, mais aussi sur les réseaux sociaux. Kevin Nguyen conclue : « Nous nous sommes engagés à devenir l’endroit où les lecteurs peuvent échanger, découvrir, et en fin de compte lire des livres de qualité. » Oyster Invites Authors’ Input on Business Model, Launches Literary Journal, de Rich Bellis, DigitalBookWorld, 20 novembre 2014.   Retrouvez les actualités récentes du livre numérique sur le marché nord-américain dans la newsletter trimestrielle des Ambassades de France à New York et à Ottawa. S’abonner à la newsletter

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