Paysage Audiovisuel › Téléphonie ›
Virgin offre des minutes mobiles contre de la publicité
Date: 18/06/2006
L'opérateur de téléphonie mobile Virgin Telecom propose à ses abonnés américains de visionner ou d'écouter des spots de publicité qui leur permettent de gagner des minutes de communication gratuites dans une égale mesure, jusqu’à un maximum de 75 minutes. Cette offre correspond au profil des clients de l'opérateur, qui sont 65 % à avoir moins de 30 ans. Virgin a convaincu les annonceurs Pepsi et Microsoft xBox. Une campagne de lutte contre le tabagisme sera également diffusée.La télévision américaine bouge !
Date: 22/05/2006
Les modes de diffusion des grands networks américains ne cessent d’évoluer, à vitesse spectaculaire. Aux chaînes traditionnelles s’ajoutent peu à peu des programmes disponibles à la carte, diffusés sur téléviseur ou via Internet sur ordinateur. Principale cause de cette évolution : la publicité ne fait presque plus recette sur le petit écran, le téléspectateur la fuit, déserte son poste de télévision et ses chaînes pour se diriger vers les « personal video recorders » -du type Tivo- et vers la Video-on-Demand, qui lui permettent d’éviter les messages publicitaires, mais aussi de choisir le moment où il souhaite regarder son programme. Autre cause de cette évolution : « le nomadisme » du téléspectateur qui, grâce aux nouvelles technologies (ordinateurs portables, iPod, Slingbox, etc.), a désormais d’autres choix qu’un téléviseur dans son salon pour voir ses programmes. Les grands réseaux sont donc en effervescence pour trouver le plus grand nombre de moyens de reconquérir leur audience en tentant de changer de support et de modes de diffusion : La tv-replay ou 2nde génération de vidéo-à-la-demande : En partenariat avec le câblo-opérateur Comcast, la chaîne NBC Universal vient de lancer un service de vidéo-à-la-demande permettant aux téléspectateurs de télécharger, à partir du mois de mai, des séries de prime time à forte audience (Law & Order, ou Battlestar par exemple) pour 99 cents, dès le lendemain de leur diffusion classique sur la chaîne, et parfois même dès minuit. Cet accord fait suite à celui passé entre CBS et Comcast en novembre dernier, qui lançait un service de vidéo-à-la-demande « replay » pour des séries, shows, ou du sport (CSI, NCIS et Survivor notamment). Comcast est aussi en négociations avec ABC et Fox pour élargir son catalogue de séries à forte audience : à long terme, le premier câblo-opérateur américain souhaite pouvoir offrir à ses abonnés la possibilité de visionner en « VoD replay » les 20 séries affichant les meilleurs taux audience, pour 99 cents chaque épisode. La tv sur internet ABC a jeté un pavé dans la mare du monde télévisuel américain en annonçant son projet pilote de diffuser gratuitement sur Internet, pendant 2 mois à partir de mai, certaines séries phares: Desperate Housewives, Commander in Chief, Alias, etc. Pour quelques-uns des programmes, les épisodes seront disponibles sur le net dès le lendemain de leur diffusion à la télévision. C’est la première fois qu’un diffuseur offre ses programmes de « prime-time » gratuitement afin d’augmenter ses revenus publicitaires. Car ABC ne perd pas son objectif de vue : chaque épisode de chaque série sera chapitré, avec la possibilité d’accélérer, revenir en arrière et arrêter le programme, mais il sera impossible de « sauter » les plages publicitaires. Une réponse à la concurrence de Tivo dont la technologie du « time shifting » permet aux utilisateurs de cet enregistreur numérique de visionner en différé les programmes sélectionnés et enregistrés tout en échappant aux spots publicitaires. Fox de son côté vient de signer un accord sans précédent avec ses 187 chaînes affiliées en s’engageant à leur verser 12,5% des recettes supplémentaires qu’elle dégagera de la diffusion progressive de ses programmes sur son propre site Internet (depuis janvier dernier, les chaînes locales faisaient valoir que le service de vidéo DirectTV détenu pour partie par la Fox et qui diffuse sur Internet des programmes tels que les Simpson, risquait de leur faire perdre de l'audience.) La tv sur mobile Même si elle semble avoir encore un peu de mal à décoller, la télévision sur mobile apparaît comme une tentative pour les chaînes de fidéliser leurs téléspectateurs « nomades ». En attestent les nombreux accords passés entre les chaînes et les opérateurs téléphoniques, sur l’exemple de Fox et Verizon Wireless qui ont annoncé l’année dernière le lancement d’une offre de contenus multimédia en téléchargements, « V-Cast », regroupant musique, jeux et vidéo proposant plusieurs séries (dont 24, 24 : Conspiracy , Love & Hate et Sunset Hotel), au prix de 15$ par mois en plus du coût du forfait, dont le bénéfice est réparti entre la chaîne et l’opérateur. La tv sur iPod Pas de publicité obligatoire mais un coût de près de 1,99 dollar par épisode de chaque série ou par clip vidéo téléchargé sur iTunes et visionnable sur iPod : voici l’accord commercial qu’a signé ABC avec Apple. Une rumeur court même sur les sites de fans d’Apple concernant la sortie d'un nouvel iPod vidéo doté d’un écran deux fois plus grand et tactile… D’après une étude Nielsen, la valeur publicitaire d’un téléspectateur est en constante évolution : une série diffusée traditionnellement en prime-time apporte à la chaîne un revenu de 3,5 millions de dollars généré par la publicité, soit 41 cents par foyer téléspectateur ; la même série téléchargée 1,99$ sur iTunes et visionnée sur iPod génère pour la chaîne un revenu d’environ 1,39 $ par téléspectateur, selon l’accord 70%-30% passé avec Apple. Et si une chaîne propose des téléchargements payants de ses émissions directement depuis son propre site internet (www.ABC.com et www.CBS.com par exemple) à 1,99$ l’épisode et sans passer par un intermédiaire du type Apple, la totalité du coût du téléchargement lui revient comme un bénéfice net. Pour les réseaux, ces nouveaux modes de diffusion apparaissent donc comme autant d’armes pour augmenter revenus et audience, une audience en prime-time qui reste toujours ce qu’il y a de plus cher pour les annonceurs. Ces nouveaux modes de diffusion s’avèrent également être un moyen pour les chaînes de redistribuer leurs cartes afin de ne pas devenir les « perdantes » d’un paysage audiovisuel et technologique en constante mutation. Juliette CHARVET Sources : Variety, Hollywood ReporterMicrosoft élabore des DRM pour mobiles
Date: 22/05/2006
Pour répondre à la demande des fournisseurs de contenus, Microsoft a annoncé des investissements significatifs dans les DRM (gestion des droits numériques) pour mobile. Cet engagement de l'éditeur devrait accélérer le déploiement des solutions de communication sans fil chez les concepteurs et fournisseurs de ce service.TVA veut diffuser sur toutes les plates-formes technologiques
Date: 22/05/2006
Prenant acte de la baisse des audiences et des revenus publicitaires, TVA (Quebecor) veut ouvrir ses contenus à toutes les plateformes technologiques disponibles pour profiter ainsi des nouvelles tendances de consommation des jeunes.TVA souhaite se repositionner en tant que producteur et distributeur de nouveaux contenus que ce soit dans la distribution conventionnelle – télévision généraliste, payante ou spécialisée - ou par le biais de la VoD, d’Internet et prochainement de la réception mobile. L’une des difficultés pour Quebecor réside dans l’acquisition des droits de rediffusion auprès des représentants d’artistes et des producteurs. Mais l’émergence de nouveaux supports modifie les grandes tendances de consommation. Ces nouveaux enjeux économiques non couverts par les pratiques actuelles sont considérables. Cette réflexion, menée également par les autres opérateurs canadiens au premier rang desquels Radio-Canada, devient d’autant plus stratégique qu’elle constitue une partie de la réponse aux échanges P2P non encadrés. Les jeunes consomment moins de télévision : ils vont sur Internet, téléchargent et stockent pour consommer selon des rythmes nouveaux. « Tout cela entre dans un processus relationnel entre le diffuseur et son public et devrait modifier en profondeur le système canadien de radiodiffusion », selon M. Péladeau, président de Quebecor. A titre d’exemple, l’émission québécoise Le cœur a ses raisons, diffusée sur Illico (la télé numérique de Vidéotron qui offre le service vidéo à la demande) plaît particulièrement aux 15-35 ans, a suscité 700.000 demandes de téléchargement.Laurent Allary et Jeanne Goubet Source : Le Droit, mercredi 5 avril
Applications mobiles : les Américains peu enthousiastes
Date: 17/03/2006
D’après une étude de la Royal Bank of Canada, trois utilisateurs américains de téléphones portables sur quatre n'éprouveraient pas d'intérêt à regarder la télévision ou des films sur leur mobile et 69 % ne s’imaginent pas y écouter de la musique. Les messages à connotation publicitaires et marketing ne trouvent pas davantage grâce à leurs yeux puisqu’ils seraient 43 % à être prêts à payer pour ne pas en recevoir…TiVo sur mobile
Date: 17/03/2006
Le fabricant du Personal Recorder TiVo s’associe avec l’opérateur mobile Verizon Wireless pour rendre le service TiVo accessible depuis un téléphone portable, et d’enregistrer ainsi à distance des programmes télévisés. L’offre devrait être proposée cet été aux abonnés de Verizon pour environ 5 dollars par mois.De nouveaux services chez Yahoo!
Date: 15/01/2006
Lors du Consumer Electronics Show à Las Vegas, Yahoo a annoncé des accords avec AT&T, Cingular Wireless, Nokia et Motorola pour le lancement de Yahoo Go, son application mobile et TV. Les prochains téléphones portables commercialisés par ces compagnies seront équipés de Yahoo Go Mobile, qui permettra d’accéder à tous les services du portail. AT&T et Cingular Wireless décrochent le marché pour les Etats-Unis et Nokia proposera l’offre en Europe et en Asie.La mutation de la consommation des images aux Etats-Unis
Date: 29/10/2005
Parallèlement aux bilans et communiqués des divers secteurs de l’audiovisuel américain dont Mediamerica et Coast to Coast rendent compte régulièrement, voici un état comparé des diverses formes de distribution des images au cours de ces dernières années : cinéma, DVD, VoD broadcast et broadband, nouveaux services induits de la télévision (Personal Video Recorder et télévision sur téléphone portable), jeux vidéo. 1/ Le déclin des entrées en salles : Avec 1,6 milliards d’entrées, 2002 aura été sans aucun doute la dernière grande année du box offices salles aux Etats-Unis : -4,9% en 2003, - 2,3% en 2005 et peut-être -10% cette année. Il s’agit d’un phénomène sans doute mondial mais renforcé aux Etats-Unis par le système de production et de distribution dominé par Hollywood : relative banalisation des blockbusters, P and A aux effets limités dans le temps, « jeunisme » de la cinématographie elle-même et de son marketing. « Hollywood risks future by ignoring adults » titrait Hollywood Reporter du 17-19 juin. 2/ Vers un ralentissement de la vidéo ? La vidéo représente 60% du revenu des studios mais les perspectives sont moins positives : saturation du marché et baisse des prix mais surtout impossibilité des promoteurs du futur DVD haute définition à s’entendre sur un standard unique. Blu-Ray et DVD-HD divisent à égalité studios et constructeurs à moins d’un an du lancement de ce nouveau support, d’une définition sept fois supérieure au DVD actuel. 3/ Le succès des modes de diffusion à la carte : - Netflix et ses 50 000 références atteignent bientôt 4 millions d’abonnés, c’est l’une des entreprises les plus performantes de la nouvelle distribution des images, combinaison originale de online et offline. - tous les grands câblo-opérateurs et plusieurs chaînes (HBO, Cinemax, Starz, Sundance) ont lancé leur service de Video on Demand qui se sont sérieusement installés à partir de 2004 (3,95 dollars en moyenne par film). Les business models ne sont pas encore très bien arrêtés mais le succès arrive pour certains : Comcast annonce 1,5 milliard de commandes de VoD pour la fin 2005. - les studios ont mis en place des services de VoD broadband (Movielink, Cinemanow) pour sécuriser les téléchargements sur disque dur de quelques milliers de films (coût moyen de 4 dollars et 30 jours de stockage). Mais les chiffres ne sont pas rendus publics pour l’instant. Deux conséquences majeures : - le raccourcissement des fenêtres d’exploitation des films. De 4 mois et quelques jours en 2003 entre lancements salles et DVD, la sortie quasi simultanée n’est peut-être plus très loin, d’autant que plusieurs studios l’appellent de tous leurs vœux. - le marché de l’électronique grand public atteint maintenant 130 milliards de dollars annuels, les TV à écran plat sont bientôt majoritaires et la progression des ventes de PC est due uniquement aux portables. 4/ Les nouveaux modes de diffusion induits de la télévision : - le « Personal Video Recorder » a maintenant plus de 4 millions d’adeptes. Tivo permet d’enregistrer et stocker les émissions, feuilletons, films de son choix tout en évitant les coupures publicitaires –ce qui motive 70% des achats du PVR-. Cet « addskipping » pourrait menacer les bases mêmes de l’économie de la télévision américaine. Depuis début 2005, Tivo-to-go permet d’envoyer via Internet des programmes copiés à 9 autres utilisateurs. - la télévision sur mobile et ses offres de contenus élargissent la consommation et la production d’images (« mobisodes ») en direction des consommateurs usagers de transports. 5/ Les jeux vidéo : une industrie audiovisuelle « mature » Près de 12 milliards de dollars en 2005 et une croissance accrue prévue en 2006 avec la nouvelle génération de consoles. Un public multi-générationnel : 19% des joueurs ont plus de 50 ans, l’âge moyen du consommateur est maintenant de 30 ans et 43% sont des femmes. De quoi inquiéter les studios qui se rapprochent de leurs homologues du jeu et investissent directement dans cette industrie. On constate donc le déclin des marchés classiques et l’émergence de nouvelles industries et nouveaux services « à la carte ». Les perspectives de diffusion des images sont dorénavant démultipliées par les possibilités d’échanges de fichiers, le partage des « bibliothèques de contenus » et l’arrivée de nouveaux réseaux. Ces modes de consommation des images qui prolifèrent et se diversifient ont d’importantes répercussions commerciales et industrielles (chronologie des médias, bataille des standards, etc.) mais tous ont un seul ennemi commun : la piraterie électronique.Patrick RENAULT
Apple crée l’«iPhone»
Date: 26/09/2005
Plus besoin d’iPod ! Apple vient de lancer un téléphone cellulaire - lecteur de musique. Conçu par Motorola, ce mobile permet à son utilisateur de transférer près de 100 chansons à partir de son ordinateur via la bibliothèque iTunes et de téléphoner sur le réseau américain Cingular Wireless. Il possède la même capacité de stockage que l’actuel iPod Shuffle. Dans la foulée, Apple a annoncé le lancement de l’iPod Nano, petit frère de l’iPod Mini, qui fait un tiers de sa taille et peut contenir jusqu’à 1000 morceaux. En riposte, Sony a déclaré vouloir bientôt commercialiser un walkman haut de gamme, tentant ainsi de sortir de l’ombre d’Apple et de retrouver sa place de leader sur un marché qu’il a créé il y a 25 ans…La télévision se «mobilise»
Date: 16/07/2005
« Two Minute TV » -créateur de programmes courts pour la télévision- vient de signer un accord avec Smart Video -contenus de téléphone mobile- pour produire une série de mini-émissions de 2 minutes à diffuser sur téléphone portable. Au programme par exemple, l’émission de télé réalité « Genius on a Shoestring », disponible depuis quelques années déjà sur internet.-
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