Télévision

Charter Communications rachète Time Warner Cable

Date: 17/07/2015

[caption id="attachment_6222" align="alignright" width="230"]Time Warner Cable Time Warner Cable[/caption] Après l’échec du rachat de Time Warner Cable (TWC) par Comcast, Charter Communications, numéro 3 du secteur du câble aux États-Unis, a annoncé qu’il avait conclu un accord pour acquérir TWC au prix de 55 milliards de dollars. En intégrant la dette de TWC, le montant de l’opération se monte à 79 milliards de dollars. En janvier 2014 la direction de TWC avait refusé une offre de rachat par Charter (la troisième offre en deux ans) pour un montant de 65 milliards. Mais entre-temps, l’échec du rachat par Comcast et la nouvelle offre proposées par Charter ont fini par convaincre TWC. L’entité née de cette fusion sera le deuxième câbloopérateur américain en termes de nombre d’abonnés (24 millions) derrière Comcast (27 millions). La taille atteinte par cet opérateur devrait alors lui permettre de peser  plus lourdement sur les négociations tarifaires avec les fournisseurs de contenus et les diffuseurs, en particulier dans le marché de la télévision à la demande. Le marché de la télévision payante des câblo-opérateurs est en effet sous pression depuis quelques années en raison du succès des fournisseurs de contenu Over The Top (OTT) comme Netflix, HBO Now ou Amazon Prime qui poussent de nombreux utilisateurs à se passer de la télévision par câble et à se contenter d’une connexion Internet à très haut débit permettant d’accéder à un prix modique à ces services. Une fusion dans un contexte de consolidation du secteur Cette évolution des modes de consommation des programmes télévisuels par les Américains est à l’origine de la restructuration que connaît actuellement le secteur des télécommunications. Le 20 mai, Altice, une holding Luxembourgeoise contrôlée par l’homme d’affaires Patrick Drahi, annonçait qu’elle allait racheter Suddenlink, le 7ième câblo-opérateur américain, tout en signalant que cette opération n’était qu’une première étape sur le marché américain. AT&T de son côté est en négociation pour racheter DirecTV pour 48 milliards de dollars. L’avis du régulateur Contrairement à ce qu’il s’est passé pour la tentative de rachat de TWC par Comcast, les régulateurs (Federal Communications Commission et Department of Justice) ne devraient pas cette fois-ci bloquer le processus, pour trois raisons : - la nouvelle entité ne sera que le 2ième câblo-opérateur américain, il y aura donc une concurrence crédible face à Comcast, le numéro 1 ; - Charter et TWC sont moins intégrés verticalement que Comcast, qui contrôle directement des fournisseurs de contenus comme NBC Universal. Charter/TWC n’aura donc pas de contenus qui pourraient être privilégiés sur ses réseaux, ce qui irait à l’encontre des décisions récentes de la FCC sur la neutralité du net. - Enfin quel que soit le nombre de câblo-opérateurs en compétition (hors cas extrême d’un monopole), le marché restera très concurrentiel compte tenu des offres très agressives des fournisseurs de contenus OTT d’une part et des fournisseurs d’accès à Internet tels qu’AT&T ou Verizon d’autre part.

Aurélien Bocquet Délégué du Service économique régional à San Francisco

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France 24 renforce sa distribution aux États-Unis sur Time Warner Cable

Date: 09/06/2015

[caption id="attachment_2685" align="alignright" width="230"]France 24 France 24[/caption] France 24 a conclu un nouvel accord avec Time Warner Cable, aux Etats-Unis, qui rend accessible la chaîne en anglais 24h/24 dans toute la région de Los Angeles en Californie. France 24 en anglais est désormais diffusée sur le canal 219 dans l’offre basique de l’opérateur câble américain auprès de 850.000 nouveaux foyers dans les comtés de Los Angeles, Ventura, Orange, Riverside et San Bernardino. Cet accord vient renforcer la présence de France 24 aux États-Unis, déjà disponible dans 8.5 millions de foyers à travers tout le pays. France 24 est accessible 24h/24 7j/7 aux États-Unis : - Dans la région de New York, en anglais (chaîne 219), sur Time Warner Cable. - Sur l’ensemble du territoire, en français et en anglais (chaînes 9862 et 9864), sur DishWorld. - A Washington D.C, en anglais, sur Comcast, Cox et FiOS TV. La chaîne fait partie du groupe France Médias Monde qui réunit, outre FRANCE 24, RFI, la radio mondiale et Monte Carlo Doualiya, la radio universaliste en langue arabe. France 24, ce sont trois chaînes internationales d’information continue, émettant 24h/24 et 7j/7 dans 300 millions de foyers sur les 5 continents : en français, en arabe et en anglais. Elles rassemblent45,9 millions de téléspectateurs hebdomadaires (mesurés dans 64 pays sur les 180 où au moins l’une des trois chaînes est distribuée). La rédaction de France 24 propose depuis Paris une approche française du monde et s’appuie sur un réseau de 142 bureaux de correspondants couvrant la quasitotalité des pays du globe. La chaîne est distribuée par câble, satellite, sur la TNT dans certains pays, sur l’ADSL, les mobiles, tablettes et téléviseurs connectés ainsi que sur Youtube dans ses trois versions linguistiques. L’univers nouveaux médias de France 24, également décliné en trois langues, enregistre chaque mois 13,2 millions de consultations et 12,3 millions de vidéos vues (moyenne 2014) – 26,5 millions de vidéos vues en mars 2015 – ainsi que 14,4 millions d’abonnés sur les réseaux sociaux (en mars 2015).

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Time Warner porté par la télévision

Date: 08/06/2015

[caption id="attachment_4552" align="alignright" width="230"]HBO HBO[/caption] Le groupe Time Warner a bien commencé l’année notamment grâce à ses chaînes HBO et Turner et l’augmentation de leur chiffre d’affaires respectif. Sur les trois premiers mois de l’année, le groupe américain Time Warner a fait mieux que prévu, soutenu par sa division de médias télévisés. En effet, le profit opérationnel ajusté du groupe est en hausse de 12% pour atteindre le niveau record de 1,8 milliard de dollars et ses revenus ont été boostés de 5% à 7,1 milliards. Et ce malgré un bénéfice net en baisse de 25 % à 970 millions de dollars. Du côté de sa branche télévision, HBO, grâce notamment à la nouvelle saison de “Game of Thrones” (qui a fédéré 18,1 millions de téléspectateurs sur les deux premières semaines de diffusion), est en hausse de 4 % à 1,4 milliard de dollars. Concernant les antennes de Turner, à l’instar de TCM, CNN ou encore CartoonNetworks, le chiffre d’affaires est également en hausse, de 5 %, à 2,7 milliards de dollars. Cela représente son meilleur trimestre depuis la création, explique le groupe dans un communiqué. Par ailleurs, HBO a lancé au début du mois d’avril son service OTT, HBO Now, outre- Atlantique (voir l'article Mediamerica du 30/04/2015: HBO lance son service de vod : HBO Now). Une offre qui a obtenu “une réponse très positive”, tant au niveau des abonnés que de l'utilisation”. De quoi rendre le groupe Time Warner “confiant” en l'avenir. La Lettre de l’Audiovisuel est accessible par abonnements uniquement. Pour plus d’information : sandramullernyc@gmail.com. Pour consulter quelques articles : lettreaudiovisuel.com.

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Comcast renonce au rachat de Time Warner Cable

Date: 04/05/2015

[caption id="attachment_6222" align="alignright" width="230"]Time Warner Cable Time Warner Cable[/caption] Le 24 avril 2015, Comcast, premier cablo-opérateur américain, a annoncé qu’il renonçait au rachat de Time Warner Cable (second cablo-opérateur) lancé un an plus tôt. Ce projet avait été annoncé en février 2014 pour un montant estimé de 45 milliards de dollars. L’opération avait été validée par les conseils d’administration des deux groupes en octobre de la même année. Le dossier devait alors être examiné par le régulateur, la Federal Communications Commission (FCC), et par le Department of Justice (DoJ). Très vite, des voix s’étaient élevées parmi les décideurs politiques, certaines entreprises comme Netflix ou Google, ou encore dans la société civile pour dénoncer une fusion qui aurait donné naissance à un groupe contrôlant le marché du très haut débit et, de fait, en situation de monopole sur certains segments. Les entreprises de diffusion de contenu par internet ou réseau de TV câblés craignaient de se voir imposer des conditions défavorables en termes de prix ou de hiérarchisation des contenus, face à un acteur qui serait devenu incontournable et au pouvoir de négociation renforcé. Les consommateurs quant à eux redoutaient une hausse des prix et une baisse de la qualité de service dans les zones où la nouvelle entité serait l’unique fournisseur d’accès à internet à très haut débit. Comcast espérait cependant obtenir le feu vert des autorités américaines grâce à l’efficacité de son lobbying, qui avait permis dans le passé d’acquérir NBC Universal avec l’aval du régulateur. Pourtant, il est apparu dès le début du processus que la FCC ne comptait pas expédier la procédure. Comcast et Time Warner ont dû fournir des argumentations supplémentaires au cours de l’année 2014 et le passage en revue qui devait initialement durer 6 mois n’était toujours pas terminé après 1 an. Les concessions proposées par Comcast (notamment un transfert de clients vers un troisième acteur du câble, Charter, pour maintenir un minimum de concurrence) n’ont pas convaincu la FCC. Peu avant l’annonce du 30 avril, la FCC aurait fait savoir à Comcast que le rachat ne pourrait se faire en l’état et qu’une procédure dite de “hearing” serait lancée pour étudier le dossier. Cette procédure qui peut durer près de deux ans n’était pas acceptable par Comcast qui a été contraint de renoncer. Cette situation avait été anticipée par les deux parties et leur accord ne comportait pas de clause de dédommagement en cas d’arrêt du processus. Quelles suites ? La fin du projet de rachat par Comcast remet Time Warner sur le marché. Le troisième plus gros câblo-opérateur des États-Unis, Charter, avait déjà tenté de racheter Time Warner mais ses offres avaient été jugées insuffisantes. Charter pourrait être tenté de faire une nouvelle offre plus généreuse mais sans forcément atteindre le montant proposée par Comcast. De son coté, Comcast pourrait rediriger son appétit pour des acquisitions vers des fournisseurs de contenu comme Netflix pour la TV ou un studio de cinéma comme Sony Pictures, MGM ou Paramount. L’entreprise devrait également se concentrer sur l’amélioration de ses réseaux et de son service client, deux domaines dans lesquels l’entreprise est régulièrement critiquée.

Aurélien Bocquet Service Economique Régional de l’Ambassade de France à Washington

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HBO lance son service de vod : HBO Now

Date: 30/04/2015

[caption id="attachment_4552" align="alignright" width="230"]HBO HBO[/caption] HBO a lancé début avril son nouveau service de streaming, HBO Now. Le timing est bien choisi, puisqu’au même moment, la 5ème saison de Game of Throne, série la plus populaire de HBO, sort sur les écrans et est d’ailleurs largement piratée (voir notre article Mediamerica : Quatre épisodes de la saison 5 de Game of Thrones diffusés illégalement avant leur sortie de HBO). Avec HBO Now, il est désormais possible de regarder les programmes de HBO en ligne pour 15$ par mois, sans abonnement à la télévision par câble ou satellite, souvent très onéreux aux Etats-Unis. HBO Now est disponible aux Etats-Unis sur Apple TV, sur tous les appareils Apple et via l’abonnement Internet optimum de Cablevision. Ce nouveau service représente un important changement dans la stratégie de HBO. Mais il semblait indispensable notamment face aux compétiteurs en ligne comme Netflix ou Amazon. D’ailleurs Richard Plepler, CEO de HBO, se plaît à souligner que c’est au moment où la concurrence est la plus rude, que HBO a le meilleur catalogue de programmes. Le profit généré par HBO est considérable au sein de sa maison mère, Time Warner qui a rejeté l’année dernière une OPA de 1,8 milliards de dollars de la 21st Century Fox de Rupert Murdoch. La croissance de HBO est essentielle pour le groupe, et HBO Now doit en être une étape clé. Mais avec ce nouveau service en ligne, Time Warner et HBO doivent veiller à ne pas mettre en péril leurs propres intérêts. Aussi bien HBO que les autres chaînes de Time Warner, comme TNT et TBS, reçoivent des millions de dollars des compagnies de câble et satellite qui diffusent leurs programmes. Pour Jeffrey Bewkes, CEO de Time Warner et Richard Plepler, CEO de HBO, le nouveau service est complémentaire du système existant et vise les personnes qui refusent de payer un abonnement à la télévision par câble ou par satellite, les fameux cord-cutters ou cord-nevers. M. Plepler ajoute même que des programmes de streaming comme HBO Now sont une opportunité pour les câblo-opérateurs car cela augmente les besoins en bande passante. Mais ce discours positif est loin d’être partagé par tous. Le lancement de HBO Now avait été annoncé en mars dernier lors d’un événement co-organisé avec Apple qui présentait sa nouvelle montre. Un coup de communication réussi pour les deux partenaires. La venue de Richard Plepler dans la Silicon Valley et son apparition sur l’une des scènes les plus visibles est lourde de symbole. M. Plepler représente la côte Est, la télévision « ancien media », centrée moins sur la technologie que sur le contenu et le talent. Mais il doit désormais se tourner vers la côte Ouest où se trouvent ses plus gros compétiteurs. Netflix est particulièrement agressif et devrait dépenser plus de 450 millions de dollars pour ses contenus originaux en 2015 (contre 243 millions en 2014), d’après MoffettNathanson. Ted Sarandos, le CEO de Netflix ne cache pas être en concurrence directe avec HBO : «  Notre objectif est de devenir HBO avant qu’HBO ne devienne Netflix ». A Hollywood, on s’est parfois plaint de la croissance trop rapide de HBO qui aurait acheté les droits de programmes jamais créés par la suite. Les plateformes de streaming comme Netflix et Amazon courtisent des talents avec de gros chèques et la promesse que leur programme sera distribué très rapidement. L’impact de HBO Now sur l’ensemble de l’industrie ne devrait pas se faire attendre : « nous créons les bases pour transformer les chaînes de télévision et les rendre accessibles à la demande et sur tous les appareils avec une interface fluide. Nous ouvrons la voie pour tous », affirme  Jeffrey Bewkes, CEO de Time Warner au New York Times. Ainsi, un jour après le lancement de HBO Now, CBS a dévoilé son propre service de streaming en ligne, et a annoncé celui de Showtime (détenu par CBS) dans les prochains mois. Des câblo-opérateurs décident d’adapter leur offre : Time Warner Cable a dû baisser le coût de son option HBO; Cablevision propose un nouveau package pour les cord-cutters combinant bande passante, antennes et HBO Now en option. Les plateformes de streaming évoluent rapidement aussi, à l’instar de Youtube qui développe une offre payante pour du contenu premium, comme l’a annoncé Bloomberg récemment. Moins d’un mois après le lancement de HBO Now, M. Plepler se montre satisfait des résultats et confirme son ambition d’attirer 10 à 15 millions de cord-cutters et cord-nevers. HBO Chief Downplays Binge Viewing; Says Turner, Warner Bros. Content Could Join HBO Now, Variety, 29/04/2015 At the Head of the Pack, HBO Shows the Way Forward, New York Times, 12/04/2015 Cablevision Debuts “Cord Cutter” Packages Combining Broadband, Free Antennas, And Optional HBO NOW, TechCrunch, 23/04/2015 Google Plots New YouTube Subscription Service as Soon as This Year, Bloomberg, 8/04/2015

Pervenche Beurier

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Quatre épisodes de la saison 5 de « Game of Thrones » diffusés illégalement avant leur sortie de HBO

Date: 30/04/2015

Les quatre premiers épisodes de la saison 5 de Game of Thrones sont soudainement apparus sur les sites de téléchargements illégaux samedi 11 avril – soit environ 24 heures avant la première officielle de la série sur HBO. A 7h du matin, le lendemain, les épisodes étaient déjà téléchargés par plus de 550 000 comptes individuels à travers le monde, selon l'enquête d’Excipio (cabinet spécialisé dans la lutte contre le piratage) et à 9 h, les chiffres s'élevaient déjà à 778 985. "Malheureusement, il semblerait que la fuite des quatre épisodes de la nouvelle saison de Game of Thrones provienne d'un groupe les ayant reçus directement d’HBO" a déploré la chaîne lors de sa déposition. Selon Excipio et Mashable, les épisodes de "GoT" qui ont été piratés sont issus des copies légales et proviendraient d'une copie envoyée aux critiques. Depuis le début de la série, Game of Thrones est la cible des téléchargements illégaux. En 2014, la série a été la plus piratée au monde (48 millions d’épisodes). Le piratage de Game of Thrones intervient alors que Time Warner propriétaire de la chaîne câblée vient de lancer HBO Now: le nouveau service de vod permettant l’accès aux programmes de HBO sans abonnement à la télévision par câble ou satellite (voir article Mediamerica, HBO lance son service de vod : HBO Now) Si bien des études montrent que la piraterie, en particulier avant la sortie d’un programme, a un impact négatif, certains professionnels se montrent plus positifs et considèrent qu’elle joue un rôle promotionnel non négligeable. C’était notamment l’avis de Jeff Bewkes, le CEO de Time Warner, qui avait ainsi déclaré en 2013 que le piratage massif de la série valait « plus qu’un Emmy Award » en termes de buzz (voir l’article Mediamerica : Records de piratage pour l’ultime épisode de Breaking Bad). Evidemment, malgré ces propos, HBO combat fermement le piratage. Les lieux publics diffusant la célèbre série ont été priés de stopper ces retransmissions, comme cela a été le cas dans plusieurs bars disposant de salles de projection ou de télévisions à Brooklyn. ‘Game of Thrones’ Season 5 Episodes Leak to Piracy Sites Ahead of HBO Premiere, Variety, 12/04/2015 HBO Orders an End to Beloved ‘Game of Thrones’ Screenings at Videology in Williamsburg, Flavorwire, 20/04/2015

Pervenche Beurier et Morgane Tricheux

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Le Toronto International Film Festival ouvre une nouvelle section consacrée aux séries

Date: 23/04/2015

[caption id="attachment_3801" align="alignright" width="230"]Toronto International Film Festival Toronto International Film Festival[/caption] La télévision a d’abord fait son entrée dans les festivals de cinéma par la petite porte – notamment via les marchés du film, ou les opérations marketing – et n’est que depuis peu présente dans les sélections officielles. Le TIFF s’inscrit aujourd’hui dans la lignée d’autres festivals majeurs comme SXSW, Sundance et Tribeca, en projetant désormais des séries sur grand écran. Cette nouvelle section du festival, intitulée Primetime, présentera 6 programmes sélectionnés à travers le monde et produits par des chaînes de télévision, des services de streaming ou des producteurs indépendants. Pour Piers Handling, directeur et CEO du TIFF, il est logique de «célébrer les 40 ans du festival avec un programme consacré au nouvel âge d’or de la télévision et à ses productions de grande qualité, dont le scénario et la réalisation rivalisent avec les meilleurs longs métrages ». Cameron Bailey, le directeur artistique du festival, ajoute: « On observe un rapprochement entre le cinéma et la télévision depuis des années. De nombreux cinéastes tentent l’expérience de la télévision. Notre section Primetime mettra en valeur cette évolution que l’on constate à l’échelle internationale, et soulignera la porosité croissante entre ces deux cultures, ces deux industries. » Le prochain TIFF aura lieu du 10 au 20 septembre 2015. La sélection de la section Primetime sera annoncée dans les prochains mois. Les projections seront ouvertes au public et suivi de Q&A avec les équipes des séries. TIFF 2015 Joins the TV Festival Fray with New 'Primetime' Program, Indiewire, 15/ 04/2015

Traduit et adapté par Pervenche Beurier

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Les spectateurs réclament plus de diversité au cinéma et à la télévision

Date: 27/03/2015

[caption id="attachment_9633" align="alignright" width="230"]Hollywood Hollywood[/caption] La situation ne semble pas avoir beaucoup évolué depuis le rapport de février 2014 du centre de recherche Ralph Bunche de l’université UCLA sur la place des minorités et des femmes dans l’industrie hollywoodienne. Darnell Hunt, le directeur du centre, souligne que leur sous-représentation est d’ailleurs très ancienne : « Dès le début du cinéma, les postes à responsabilité, que ce soit devant ou derrière la caméra, ont été pourvus par les hommes blancs. Les femmes et les minorités ont été peu impliqués dans ce processus créatif essentiel pour la constitution d’histoires nationales populaires». Le dernier rapport publié début 2015 a étudié les sorties cinéma et les émissions de télévision diffusées en clair, sur le câble et les plateformes numériques de 2012 à 2013, afin de mesurer la présence des femmes et des minorités devant et derrière la caméra. Au-delà des considérations éthiques, l’aspect économique est largement abordé : «Ce qui est nouveau, c’est que le business tel que nous le connaissons pourrait bientôt ne plus être rentable», annonce Darnell Hunt. « Hollywood doit valoriser les minorités dans ses productions pour qu’elles restent attractives auprès d’un public américain toujours plus varié ». Celui-ci semble préférer « un contenu diversifié créé par des talents diversifiés » – en un mot, « la diversité fait vendre ». D’ailleurs l’étude de 2014 (The 2014 Hollywood Diversity Report: Making Sense of the Disconnect) affirmait déjà que les films dont le casting reflétait la forte diversité de la population américaine généraient un box-office supérieur à la moyenne. Le rapport pointe le fait que les minorités vont bientôt devenir une majorité aux Etats-Unis mais qu’elles restent sous-représentées à Hollywood. La situation aurait même tendance à s’aggraver par certains aspects. Ainsi les femmes ont vu leurs salaires diminuer d’une année sur l’autre. Le rapport de l’an passé montrait que les minorités et les femmes occupant des positions influentes à Hollywood étaient sous-représentées par rapport à la démographie actuelle de la population américaine. Ce document affirmait que les pourcentages d’acteurs, scénaristes, réalisateurs et producteurs de cinéma et de télévision de sexe féminin et/ou appartenant à une minorité représentaient moins de 10% à 50% de leur part réelle dans la population. Report: Audiences Demand More Diversity in Film and TV, Variety, 25/02/2015 Show Business Diversity Trailing U.S. Demographics, UCLA Report Shows, Variety, 12/02/2014

Adapté par Morgane Tricheux et Pervenche Beurier

 

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Compte-rendu du Natpe (20-22 janvier 2015)

Date: 24/02/2015

[caption id="attachment_11231" align="alignright" width="230"]Natpe Natpe[/caption] Depuis sa création, il y a plus de 50 ans le Natpe a déjà connu plusieurs vies, à l’origine consacré au marché intérieur des États-Unis le Natpe s’est ouvert sur le reste du monde. Le Natpe a survécu aux crises des années 2000 et sa réimplantation à Miami en 2011 a été un succès. Après l’ouverture aux nouvelles technologies, aux nouveaux types de programmes, cette année la devise du Natpe était "Content Without Borders" : contenu sans frontières. Plus de 5500 personnes y ont participé à l’hôtel Fontainebleau, il n’y avait ni James Bond ni Tony Montana mais tout de même quelques stars comme Jay Leno et Eva Longoria et surtout plus de 1000 acheteurs venus des quatre coins du monde. Durant trois jours, les responsables des acquisitions de programmes sont venus nombreux sur le stand de TV France International, à la rencontre des 19 producteurs et distributeurs français présents: 10 francs, AB International, Arte France, Compagnie des Phares et Balises, Doc et Film International, Eurodata TV Worldwide, Fighting Spirit, Film & Picture, francetv distribution, INA, Kwanza, Mediatoon Distribution, Millimages, NeweN Distribution, Novovision, Only Lifestyle, PGS Entertainment, TF1 International, Upside Distribution et ZED. Face à la mondialisation des contenus et la multiplication des supports de diffusion, la concurrence est rude. En Amérique Latine, les feuilletons venus d'Istanbullywood font un carton. Aux pays des telenovelas, l’année 2014 a été marquée par le succès de la série turque Les Mille et Une Nuits (en VO Binbir Gece). En Amérique du nord, ce sont les séries scandinaves qui ont la cote : achat de format comme The Killing par AMC ou The Bridge par Fox, et coproduction comme celle de Lillyhammer. Cette série coproduite par Netflix aux USA et la NRK en Norvège raconte l’histoire d’un mafieux repenti tout droit sorti des Soprano qui dans le cadre du programme de protection des témoins s’exile à Lillehammer, ville qu’il a découverte à la télévision lors des JO d’hiver de 1994. Les séries françaises ne sont pas en reste : les nouvelles créations françaises ont reçu de très bons échos outre-Atlantique. En Amérique du Sud, Carlos (StudioCanal) a été bien accueilli (avec en plus de bonnes audiences !), tandis qu’aux États-Unis il y a eu ces dernières années un buzz autour d’Engrenages (AB International), de Braquo (Zodiak Rights) ou de la série Les revenants (Zodiak Rights). Les nouvelles productions comme Les témoins (NeweN Distribution), Le bureau des légendes (StudioCanal), Chefs (CALT Distribution) ou Marseille (Federation Entertainment) ont de belles perspectives devant elles. Par ailleurs, l’arrivée de nouveaux acteurs comme Hulu, Netflix ou Amazon ouvre de nouvelles opportunités aux distributeurs français. Achat de séries originales, de format ou coproduction, les possibilités sont multiples. Lors du Natpe, Netflix a annoncé le lancement d’une vingtaine de nouvelles séries par an. Les investissements des services de SVoD dans la production de contenus a un autre effet, cette fois-ci sur la teneur des programmes, qui ne sont plus formatés pour aménager les coupures publicitaires ou insérer des placement produits. Leur succès en matière de production est déjà là : Amazon a remporté deux Golden Globes pour Transparent et Netflix un pour House of Cards. Amazon et Netflix ne sont pas les seuls acteurs du Web à se lancer dans la production de programme audiovisuel, Vimeo, Yahoo!, Microsoft, Hulu et même BitTorrent ont également l’intention de financer du contenu propre. En matière de documentaire, les productions françaises fonctionnent toujours bien ; avec la dernière coupe du monde de football au Brésil Cantona et les rebelles du foot (ARTE France) a trouvé son public dans nombre de pays latino-américains. En Amérique du Nord, les diffuseurs s’intéressent aux documentaires historiques d’exception, comme par exemple Apocalypse, 1ère Guerre Mondiale (francetv distribution) vendu à Discovery et programmé à l’occasion du centenaire de la guerre 1914-1918. En cette période trouble, liée aux attentats parisiens contre Charlie Hebdo et l’Hyper Casher, les documentaires d’actualité sur le terrorisme djihadiste et les conflits au Proche et Moyen-Orient peuvent intéresser les programmateurs : Ici Radio-Canada Télé a par exemple acheté Syrie, enfants en guerre (La Compagnie des Phares et Balises) tandis que le film de Daniel Leconte sur le procès de Charlie Hebdo de 2007 , C’est dur d’être aimé par des cons (Doc en Stock) vient d’être vendu à Kino Lorber, un distributeur aux Etats-Unis. L’animation est toujours un des moteurs de l’exportation des programmes français à l’étranger avec une hausse de 14,5% en Amérique du Nord et 22,5% en Amérique Latine en 2013 (L’exportation des programmes audiovisuels français à l’étranger en 2013, TV France International, CNC, sept. 2014). Les grands réseaux comme Cartoon Network ou Disney Channel programment régulièrement des dessins animés français comme Oggy et les cafards (Xilam) diffusé sur les chaînes jeunesse de Turner en Amérique Latine ou Super 4 (PGS Entertainment) diffusé sur Cartoon Network en Amérique (Nord et Sud). Les chaînes publiques ne sont pas en reste comme PBS Kids Sprout qui a acheté Zou (Cyber Group Studios) ou Leonard (Mediatoon Distribution) programmé sur TNU en Uruguay, ECTV en Equateur et Canal 22 au Mexique. L’an prochain, le Natpe se déroulera à Miami du 19 au 21 janvier 2016.

Juliette Lécuyer Analyste Information Internationale Pour plus d’information et des données pays par pays, rendez-vous sur TVFI : www.tvfrance-intl.com

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Les plateformes numériques dédiées aux enfants, un débouché pour l’animation française aux Etats-Unis ? Cyber Group Studios signent avec plusieurs d’entre elles.

Date: 24/02/2015

[caption id="attachment_11226" align="alignright" width="230"]Mademoiselle Zazie est disponible sur la plateforme VOD gratuite Kabillion.  Mademoiselle Zazie est disponible sur la plateforme VOD gratuite Kabillion.[/caption] Cyber Group Studios, la société de production distribution basée à Paris a vendu ces trois derniers mois une dizaine de titres de son catalogue à des plateformes de VOD internationales : Hulu, PlayKids ou Kabillion aux Etats-Unis, X-Media Digital en Russie, Canal Play ou Tfou Max (TF1) in France, TV2 (Sumo) en Norvège, et prochainement d’autres en Asie et en Amérique Latine. Cyber Group Studios poursuit donc son expansion en Amérique du Nord. La série animée Zou dédiée aux très jeunes enfants a été achetée par Hulu, dont on connaît le poids aux Etats-Unis. La première saison de cette série sera aussi disponible sur PlayKids TV, l’application mobile SVOD dédiée aux enfants. Cette application attire pas moins de 3 millions d’utilisateurs actifs par mois. Enfin, Ozie Boo et Mademoiselle Zazie sont disponibles sur la plateforme VOD gratuite de Splash Entertainment, Kabillion. La multiplication des nouvelles applications et plateformes dédiés aux programmes pour enfants est une aubaine pour la production française aux Etats-Unis.

Pervenche Beurier

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