VOD

Microsoft lance ses premières séries sur Xbox

Date: 15/01/2014

Xbox LIVE Microsoft tente de développer des contenus alternatifs aux jeux vidéos sur ses consoles. L’entreprise de Seattle devrait ainsi produire et diffuser ses premières séries TV à partir de 2014 sur Xbox One et Xbox 360. Nancy Tellem, responsable des médias chez Microsoft, a annoncé que les premiers épisodes devraient être lancés, « au plus tard au second trimestre 2014 ». Si elle n’a pas donné de précisions quant aux scénarios de ces créations originales, Microsoft a cependant déjà dévoilé son partenariat avec Steven Spielberg pour la production d’une série basée sur l’univers du jeu vidéo à succès Halo. Les possesseurs de Xbox n’utilisent plus leur console seulement pour jouer, mais aussi, de plus en plus souvent, pour regarder des contenus variés. Avec 48 millions d’abonnés au « Xbox Live » (le service en ligne de la console) sur les 72 millions de détenteurs de Xbox à travers le monde, Microsoft dispose d’une large base de spectateurs potentiels. Nancy Tellem a plusieurs années d’expérience au sein de deux grandes chaînes de télévision américaines, CBS et CW et assure que le développement des séries chez Microsoft se fera de façon à soutenir la vision des artistes et des talents qui y participeront. Un des défis pour Microsoft est se positionner vis-à-vis de l’industrie audiovisuelle américaine. Nancy Tellem a d’emblée déclaré : « nous ne sommes ni Netflix, ni Amazon », faisant références aux deux services de vidéo à la demande devenus récemment producteurs de séries TV. Elle est parfaitement consciente des nouvelles tendances des séries TV, de la nette amélioration de leur qualité et des nouvelles habitudes de consommations des spectateurs. Le business model et le format des séries ne sont pas complètements arrêtés. La place à accorder à l’interactivité n’est pas encore clairement définie. Faut-il que les créations originales soient seulement sur Xbox ou seulement « meilleures » sur Xbox parce qu’elles y offriraient une expérience enrichie ? Le but de Microsoft est de faire évoluer l’expérience télévisuelle, tout en augmentant le nombre d’abonnés à Xbox Live.   Microsoft to Launch First Original Shows on Xbox in Early 2014, Variety, Marc Graser, 12/13/2013

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Les obstacles à l’entrée de Netflix en France

Date: 15/01/2014

NetflixLa France est un grand pays de cinéphiles et de fervents consommateurs de films et séries américains. Plusieurs sources ont révélé ces derniers mois l’intention de Netflix, leader de la VOD aux Etats-Unis, de venir s’installer dans l’hexagone. L’entreprise californienne devra cependant faire face à plusieurs obstacles liés aux spécificités du système audiovisuel français. Netflix n’a pas annoncé son arrivée en France. Mais les spéculations vont bon train en particulier depuis que le service de vidéo à la demande s’est installé aux Pays-Bas. Netflix rassemble plus de 8 millions d’abonnés à travers le monde, et est déjà présent dans 40 pays. La France, où l’on défend  « l’exception culturelle », est perçue comme l’un des bastions les plus difficiles à prendre. En France, la chronologie des médias est au cœur des débats. A l’heure actuelle, il faut attendre 36 mois après la sortie d’un film en salle pour qu’il puisse être diffusé sur une plateforme de svod comme Netflix. Les chaînes de télévision et les exploitants s’opposent à une entrée de Netflix sur le marché français, arguant qu’il viendrait déstabiliser le système de financement du cinéma hexagonal déjà fragilisé. Celui-ci repose notamment sur un système de soutien alimenté par les taxes sur les places de cinéma et par l’investissement obligatoire des diffuseurs. Depuis janvier 2011, les services de SVOD doivent investir 21% de leurs revenus annuels dans des pré-achats ou co-productions des films français ou européens. Ils doivent aussi payer une TVA à 19,6%. Certaines entreprises du numérique contournent ce système en installant leur siège dans d’autres pays européens bénéficiant d’une fiscalité plus avantageuse pour diffuser leur contenu en France. C’est le cas d’iTunes et de Google, deux grands fournisseurs de vidéo en ligne dans l’hexagone, basés au Luxembourg pour profiter d’une TVA à 7%. Enfin, au-delà des coûts d’acquisition des droits d’exploitation de films français, Netflix devra également prévoir des frais de doublage en langue française. Les chaînes françaises craignent que cette nouvelle concurrence ne vienne désengager les téléspectateurs qui se détourneraient de la télévision traditionnelle.  Mais la concurrence française de Netflix a déjà anticipé son arrivée. C’est le cas notamment de plateformes svod comme Canal Play Infinity du groupe Canal +, ou Orange Cinema Series chez Orange. Le Vice-Président de la communication de la diffusion contenu d’Orange, Sebastien Goales, se dit « confiant » dans l’offre des programmes qu’il propose grâce, entre autres, à son partenariat avec HBO. Le directeur du département film de Canal+, Manuel Alduy, ajoute que Netflix a connu le succès aux Etats-Unis grâce à son catalogue de films, programmes qui ont peu à peu disparu des chaînes américaines. Or ce n’est pas le cas en France où les téléspectateurs disposent toujours d’une offre large de films visibles à la télévision et en VOD. L’analyste Richard Broughton de l’agence Screen Digest relativise cependant ce dernier argument. Il précise que Netflix a acquis une part de marché non négligeable aux Pays-Bas et en Suède, où les téléspectateurs avaient pourtant l’habitude de regarder les chaînes par abonnement et bénéficiaient d’un service de VOD déjà très développé. Why Netflix Would Face Resistance Breaking Into France, Variety, Elsa Keslassy, 11/27/2013

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Le futur du cinéma indépendant réside-t-il dans la vidéo à la demande ?

Date: 11/12/2013

[caption id="attachment_6924" align="alignright" width="230"]La Chronologie des Médias en débat La Chronologie des Médias en débat[/caption] Il y a quelques semaines, Ted Sarandos, le Chief Content Officer de Netflix, a accusé les exploitants de « tuer les films » car ils sont réfractaires au « day & date », c’est-à-dire à la sortie simultanée d’un film en salle et en vidéo à la demande. Devant les réactions des professionnels et notamment celle du Président de l’association nationale des exploitants aux Etats-Unis, John Fithian, Ted Sarandos est revenu sur ses propos, et a simplement appelé « à réduire les délais entre la sortie d’un film en salle et en vod pour répondre aux souhaits des spectateurs ». Ce débat prend place alors que la progression de la vod est clairement chiffrée. Selon un rapport publié par l’agence Nielsen, les set-top-boxes permettant de regarder des films en vod sur une télévision sont présentes dans 60 % des foyers américains (37% en 2008). De plus, environ 102,7 millions de foyers utilisent un service de paiement à la demande sur leur télévision via leur abonnement au câble (second semestre 2013). Toujours selon ce rapport, les jeunes spectateurs ont plus tendance à consommer en vidéo à la demande que leurs aînés: environ 31% des 18-34 ans achètent ou louent régulièrement en vidéo à la demande, contre 23% des plus de 35 ans. D’après des exploitants – surtout les réseaux commerciaux – cette situation aurait des répercussions négatives sur le box-office. Mais tous ne sont pas de cet avis – en particulier les exploitants indépendants. Ainsi, Tim League, fondateur et PDG des salles Alamo Drafthouse Cinema, a déclaré : « Je souhaite que plus de salles diffusent des films indépendants en day & date (…) Les petits films des distributeurs indépendants n’ont souvent  pas le budget marketing pour une sortie massive à l’échelle nationale. Le modèle du day & date peut fonctionner pour certains films ». Le day & date permet aux petits distributeurs de ne pas multiplier les frais de promotion en concentrant leurs efforts conjointement sur la sortie en salle et en vidéo à la demande. Doit-on voir dans la distribution multiplateforme une opportunité de promotion croisée ou au contraire un risque de cannibalisation ? La situation varie assurément selon le film. Si les studios sont hostiles à la remise en cause de la chronologie des medias, dans le milieu du cinéma indépendant, les distributeurs ne sont pas tous opposés à la sortie de certains films en day & date, voire en « ultra date » (sortie en vidéo à la demande avant même la sortie en salle). D’ailleurs, de plus en plus de films indépendants, sortent en day & date, notamment ceux qui ont fait le buzz dans les festivals récents. C’est le cas par exemple d’Escape From Tomorrow, Lovelace, The Canyons, A Teacher, Adore, Drinking Buddies, Don't Stop Believin', Touchy Feely, Ain't Them Bodies Saints, Blue Caprice, Muscle Shoals, Good Ol' Freda., ou encore du dernier film de Terrence Malick, To the Wonder, sorti en day & date en avril dernier. Margin Call, avec Kevin Spacey, Stanley Tucci, Paul Bettany et Jeremy Irons est l’exemple type du film qui a rencontré un succès à la fois en salle et en vidéo à la demande. L’un n’empêche donc pas forcément l’autre. Il est d’ailleurs impossible de savoir si le film aurait eu plus de succès en salles s’il n’était pas sorti en vidéo à la demande. Il est d’autant plus difficile d’avoir un avis tranché que les chiffres de performance des films en vidéo à la demande sont gardés secrets. Rien ne contraint les plateformes à les annoncer, même si quelques timides initiatives vont dans ce sens. C’est le cas pour About Cherry, avec James Franco, Heather Graham et Dev Patel qui est sorti dans seulement trois salles aux Etats-Unis l’année dernière. Son distributeur  IFC Films a annoncé qu’il avait engendré plus de 500 000 dollars de recettes durant sa première semaine d’exploitation en vidéo à la demande. Dans la catégorie des sorties « ultra date », on trouve Bachelorette, avec Kirsten Dunst et Isla Fisher. Lancé en vidéo à la demande un mois avant sa sortie en salles afin de créer le buzz, le film a été parmi les meilleures sélections sur iTunes. Le distributeur Magnolia Pictures a utilisé la même stratégie pour Mr. Nobody avec Jared Leto puis The Last Days on Mars, film de science-fiction avec Liev Shrieber, qui a également figuré dans le top 10 des films indépendants sur iTunes. Pour réconcilier les uns et les autres, certains affirment que les spectateurs continueront toujours à aller au cinéma, car aucun home cinema ne peut remplacer l’expérience immersive et partagée d’une salle. Matt Grady, fondateur du distributeur Factory 25, l’explique en ces termes : « Il y a des spectateurs qui regardent des films au cinéma et d’autres en vidéo à la demande. Heureusement les deux audiences peuvent augmenter en même temps et la presse en parler tout autant ».  Le PDG de la société de production Phase 4 Berry Meyerowitz ajoute que c’est l’ensemble du marché qui grandit et que dès lors, la part de chacun peut augmenter : « certains films trouveront leur audience en vidéo à la demande et d’autres dans les salles ». Sources: Attention, Ted Sarandos: Indie Distributors Have Something to Say To You, Indiewire.com, 06/11/2013 Is VOD the Future of Independent Film? Yes -- and No., Indiewire.com, 11/11/2013 Rapport Nielson 2013 : Viewing on demand

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Netflix et Amazon : deux stratégies dans la création des séries

Date: 09/12/2013

[caption id="attachment_9983" align="alignright" width="230"]Amazon Instant Video Amazon Instant Video[/caption] Quand Amazon a annoncé la production de ses deux premières séries, Alpha House et Betas, la comparaison avec Netflix s’est imposée d’emblée. En effet, les entreprises Amazon et Netflix ont toute deux d’abord été diffuseurs de contenus avant de produire leurs propres séries. Mais, les créations originales d’Amazon Alpha House et Betas n’ont pas connu le succès critique de House of Cards, la série de Netflix. Doit-on en conclure qu’Amazon est battu ? En fait, peu importe à Amazon que ses séries ne soient pas nominées aux Emmy Awards. Sa stratégie est différente de celle de Netflix et rencontre un succès sinon critique au moins économique et ce pour l’ensemble de ses services. En effet, contrairement à Netflix, l’audiovisuel n’est pas le cœur d’activité d’Amazon, qui a construit son offre de vidéo à la demande en parallèle de son site d’achat en ligne. En comparaison, Netflix souhaitait dès le départ obtenir la reconnaissance du milieu et de ses abonnés en produisant des séries de qualité. House of Cards est une série complexe, osée et à la forme cinématographique. C’est cette « qualité » qui est à l’origine de la « quantité » (des consommateurs). Pour Amazon, c’est tout-à-fait différent. La société a souhaité et entrepris de produire des séries accessibles et visibles par une audience aussi large que possible. C’est d’ailleurs le public qui a choisi les séries qu’Amazon devait développer en votant pour les meilleurs pilotes. Alors que Netflix avait d’emblée mis en ligne l’intégralité de la saison 1 de House of Cards pour ses abonnés, Amazon a diffusé les 3 premiers épisodes d’Alpha House et Betas gratuitement. Les suivants, diffusés à un rythme hebdomadaire traditionnel, n’étaient quant à eux accessibles qu’aux seuls abonnés d’Amazon Prime Instant Video. Or ces derniers ont 2,5 fois plus de chances d’acheter des produits sur Amazon que les non-abonnés. Ce rendez-vous hebdomadaire autour de la série a donc un impact positif pour l’économie globale du site de vente en ligne. La comparaison entre les productions Netflix et Amazon est d’autant plus facile que leurs séries respectives se déroulent dans le même cadre des arcanes du pouvoir américain. Tandis qu’Amazon donne une image légère et comique de Washington avec Alpha House, House of Cards prend le parti de décrire de manière crue le monde cynique, ambitieux et sans pitié de la politique. A l’image d’autres séries devenues cultes comme The Wire ou Breaking Bad, House of Cards présente des personnages qui font face à des situations qui les dépassent, où la limite entre le bien et le mal reste floue. A l’inverse, Alpha House et Betas font partie de ces séries grand public dont on sait que, quoiqu’il arrive, elles se termineront bien. Une série produite par Amazon est moins une occasion de faire preuve d’audace et de créativité qu’un moyen de créer un nouveau produit pour attirer le consommateur sur l’ensemble de ses services en ligne. Sources : Why Amazon's Original Series May Be More Successful (If Less Interesting) Than Netflix's, Indiewire, Celluloid Liberation Front, 12/03/2013 Has Amazon Already Lost Their First Battle With Netflix?, Forbes, 19/11/2013

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Sortie simultanée des films en salles et sur Netflix : Ted Sarandos fait marche arrière

Date: 09/12/2013

Chronologie des medias Le directeur de la programmation de Netflix nuance l’idée d’une disponibilité des films en streaming le jour de leur sortie en salle. Quelques jours seulement après avoir lancé l’idée d’une diffusion des films sur Netflix dès leur sortie en salle, le directeur de la programmation de l’entreprise de streaming semble faire machine arrière. À l’occasion d’un événement sponsorisé par Bloomberg, Ted Sarrandos a prononcé à Los Angeles un discours dans lequel il semble revenir sur ses premières déclarations : « Je n’ai pas annoncé une diffusion sur Netflix le jour même des sorties en salles. Je suggérais simplement d’avancer les dates de diffusion en ligne pour mieux prendre en compte les attentes des consommateurs. » Cette prise de position est bien différente des déclarations faites lors d’un Forum du Cinéma Indépendant. Il suggérait alors : « Pourquoi ne pas diffuser les films sur Netflix le jour même de leur sortie en salle ? Et je ne parle pas des petites productions. Il y a des tas de façons de procéder et des tas de gens pour le faire. Mais pourquoi ne pas s’intéresser aux grosses productions ? » Dans son discours du 26 octobre, Ted Sarandos a également critiqué vertement les propriétaires de salles de cinéma : « La raison pour laquelle nous cherchons à investir cet espace et diffuser certaines superproductions, c’est parce que je suis inquiet : les propriétaires de salles de cinéma cherchent à étouffer l’innovation et la distribution. Ils risquent de causer non seulement la mort des salles de projection, mais peut-être celle du cinéma lui-même. » Cette déclaration a provoqué une réaction très vive de la part de John Fithian, président de la National Association of Theater Owners (Association Nationale des Propriétaires de Salles de Cinéma). Pour lui, il est hors de question que les propriétaires de salles partagent la distribution des films avec Netflix. Ted Sarandos a depuis reconnu s’être entretenu avec Fithian, sans toutefois préciser la teneur de l’échange. Comme l’explique Ted Sarandos : « Netflix innove au bénéfice du consommateur afin de toujours mieux répondre à sa demande. Il est commercialement plus judicieux de donner aux consommateurs ce qu’ils désirent plutôt que de chercher à créer des obstacles artificiels entre le produit et le consommateur. » Depuis son discours du 26 octobre, lors du Forum du Cinéma Indépendant, il dit avoir reçu «un soutien considérable de la part de gens qui débattent depuis longtemps de l’intérêt d’avancer les dates de sortie en ligne, même si personne n’ose en parler haut et fort. » Pour lui, le but de son intervention devant les cinéastes indépendants était simplement de souligner les différences qui séparent télévision et cinéma en matière de délai de diffusion en ligne. Ted Sarandos a ainsi déclaré : « Les studios mènent une politique d’écrémage du marché, qui est dans leur intérêt. Mais c’est aller trop loin dès lors que cela affecte l’attrait du consommateur pour le produit. C’est pourquoi je soutiens farouchement à une approche plus innovante en matière d’offre VOD premium tôt dans le cycle de distribution. Il faut avancer les dates de diffusion en ligne pour éviter que les gens ne décident de pirater le produit. Je pense que toutes ces dates de sorties, qui ont été mises en place bien avant l’arrivée d’internet dans les foyers, étaient efficaces parce qu’on pouvait écrémer le marché, laisser passer le temps, puis revenir en force. Ce n’est plus possible aujourd’hui. S’accrocher à ce modèle ne fera qu’encourager le piratage. » Ted Sarandos a tenu ce discours devant les représentants de l’industrie du divertissement lors d’un petit déjeuner lundi dernier à Soho House, West Hollywood, dans le cadre du Festival du Film de TriBeCa sponsorisé par Bloomberg. Parmi les autres actualités concernant Netflix, Ted Sarandos évoque sa toute première acquisition d’un documentaire, « The Square », qui décrit les troubles en Égypte. Interrogé sur les chances qu’avait le film de remporter un Oscar, il a répondu : « “The Square” est un grand, un très grand film. Ces choses sont toujours très difficiles à prévoir, mais ce serait formidable. » Source : Ted Sarandos Backs Away From Day-and-Date Movies with Netflix, Variety, 4 novembre 2013

Adapté par Romain Rancurel

 

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Séries : Amazon lance ses premières créations originales

Date: 15/11/2013

[caption id="attachment_10382" align="alignright" width="230"]Alpha House de Amazon Alpha House de Amazon[/caption] Amazon lance deux nouvelles séries originales en novembre : Alpha House, une comédie politique et Betas, une comédie sur des geeks. Alpha House, avec John Goodman, raconte les aventures d’un groupe de sénateurs républicains qui partagent une maison à Washington DC. Betas suit quatre jeunes entrepreneurs qui souhaitent lancer un nouveau réseau social. Les deux séries sortiront respectivement les 15 et 22 novembre. Alpha House et Betas doivent aux internautes d’avoir été sélectionnés et produits au-delà du pilote. En effet, Amazon a produit l’épisode pilote de 12 séries et les a ensuite mis en ligne gratuitement. Les spectateurs ont alors été invités à voter pour les séries qui méritaient le développement d’une saison entière. Amazon tente de se positionner comme son concurrent Netflix avec House of Cards. Mais le rythme de diffusion est différent: alors que Netflix proposait d’emblée la saison entière de House of Cards à ses abonnés, Amazon met à disposition gratuitement les trois premiers épisodes de la série sur Amazon Instant Video, pour ensuite diffuser à un rythme hebdomadaire les épisodes suivants. Mais ceux-ci ne sont accessibles qu’aux abonnés d’Amazon Prime (un abonnement à 80$ par an). Amazon annonce être également en cours de développement sur deux nouvelles séries, l’une produite par le co-scénariste de The Wire Eric Overmyer, l’autre par le créateur de X-Files Chris Carter. Amazon Prime announces new original comedy series, really wants to be Netflix, de Evan Dashevsky, IDG, 4 novembre 2013

Joachim Gautier

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Une création originale de Netflix pour le cinéma

Date: 15/11/2013

[caption id="attachment_2487" align="alignright" width="230"]Netflix Netflix[/caption] Après avoir créé deux des séries américaines les plus en vue du moment, House of Cards et Orange Is the New Black, le leader de la VOD aux Etats-Unis, Netflix, se lance dans le cinéma avec The Square. The Square est un documentaire sur la situation politique en Egypte depuis le Printemps Arabe de 2011. Il sera diffusé début 2014 en exclusivité sur Netflix, dans les 41 pays où la plateforme VOD est disponible. Aux Etats-Unis, Netflix avait ouvert la voie en lançant sa série House of Cards en exclusivité sur sa plateforme. Avec ses créations originales, Netflix cherche à attirer de nouveaux abonnés. D’ailleurs House of Cards et Orange Is the New Black lui ont fait gagner plus de 7 millions d’abonnés entre janvier et septembre 2013. Il y a désormais plus de 40 millions d’abonnés Netflix dans le monde. A l’occasion du Film Independant Forum le mois dernier, le Chief Content Officer Ted Sarandos a déclaré que les salles de cinéma « asphyxiaient » l’innovation dans ce secteur, notamment parce que pendant plusieurs mois, un film ne peut pas être vu en dehors des cinémas. « Ce que nous essayons de faire pour la télévision, nous voulons le faire pour le cinéma (…) Pourquoi ne pas programmer les films sur Netflix le jour de leur sortie en  salles ? Et pas seulement les petits films, mais aussi les gros ? Pourquoi ne pas faire ce que les consommateurs réclament, regarder des films quand ils le veulent ? ». The Square, qui a déjà remporté plusieurs prix au festival du film de Sundance et au TIFF à Toronto, pourrait être présenté aux Oscars. House of Cards avait été récompensé aux Emmy Awards. Une nomination aux Oscars pour The Square viendrait définitivement confirmer la nouvelle place de Netflix dans le secteur audiovisuel américain comme diffuseur, mais aussi comme producteur. Netflix is making a play for an Oscar next, de Victor Luckerson, Time, 4 novembre 2013

Joachim Gautier

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Nouveau Directeur Financier chez Hulu

Date: 12/11/2013

[caption id="attachment_3074" align="alignright" width="230"]Hulu Hulu[/caption] Elaine Paul, jusqu’à présent Vice President of corporate, strategy, business development and technology chez Disney, a été nommée Directeur Financier d’Hulu, le site de streaming américain. Hulu est détenu par ABC (Walt Disney Company), Fox (21st Century Fox, ex-News Corp) et NBCUniversal (Comcast). Chez Disney, Elaine Paul avait notamment été en charge du rachat d’Hulu en 2009. Quant à Mike Hopkins nommé fin octobre PDG d’Hulu, il est l’ancien Directeur de la Distribution de Fox. Rappelons qu’Hulu avait fait l’objet d’un appel d’offres en juin 2013  avant que ses trois propriétaires ne se rétractent (voir Hulu n’est plus à vendre). Ils avaient finalement décidé de développer la société en  investissant 750 millions de dollars dans de nouveaux programmes, le marketing et la recherche & développement. Hulu Hires Disney’s Elain Paul as CFO, de Todd Spangler, Variety, 25 octobre 2013 Joachim Gautier

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Le lancement du service de VOD Target Ticket

Date: 28/10/2013

[caption id="attachment_10330" align="alignright" width="230"] Target Ticket[/caption] Target a fait son entrée – quelque peu en retard - sur le marché de la vidéo sur Internet, affrontant ses rivaux comme Wal-Mart et Best Buy ou Apple et Amazon.com. Le géant de la distribution vient en effet d’ouvrir le service Target Ticket, avec un catalogue d'environ 30.000 titres issus de la télévision et du cinéma, à l'achat ou à la location. A la veille de ce grand lancement, la société était confrontée à un nouveau défi : le cœur du système qu'ils utilisent vient tout juste de changer de propriétaire. Le 1er septembre, l’entreprise technologique de divertissement Rovi a en effet finalisé la vente de sa société déficitaire Rovi Entertainment Store – un guichet unique qui alimente Target Ticket pour la vente en ligne de vidéos – à une entité appelée Reliance Majestic Holdings – une startup de Beverly Hills qui reste muette quant à ses plans. Rovi n’a pas divulgué le nombre d'employés transférés dans la nouvelle société, néanmoins au 31 décembre 2012, le groupe comptait 240 employés. Anne Stanchfield, directrice de la division divertissement de Target en charge de superviser le lancement, n'anticipe pas de problèmes du fait de cette vente. "Rovi a été un partenaire formidable, et nous avons confiance en cette technologie", dit-elle. "Nous avons rencontré l’équipe lors de la passation et aimons leur vision des choses". Toutefois Rovi Entertainment Store était dans le rouge depuis que Rovi a repris l'entreprise en 2011, lors de l'acquisition de Sonic Solutions pour 720 millions de dollars. En 2012, l'entreprise générait des revenus de 14,6 millions de dollars et avait une perte d'exploitation avant déduction d’impôts de 49,2 millions. Lors des six premiers mois de l’année 2013, elle a réalisé des ventes de 7,4 millions de dollars et une perte d'exploitation de 17,7 millions (excluant une charge de dépréciation d'actifs de 73,1 millions de dollars). Target n'est pas la seule entreprise qui a besoin que Rovi Entertainment Store continue d’exister : le système est également utilisé par le service CinemaNow de Best Buy. Pour Target, la viabilité de Rovi Entertainment Store n’est pas le seul défi. En effet, le deuxième plus grand détaillant américain est en retard sur le marché en pleine expansion de la vente électronique de films et programmes audiovisuels qui devrait atteindre le milliard de dollars de recettes cette année, selon le groupe Digital Entertainment. La société a signé des accords avec un certain nombre de studios comme Disney, Paramount, Sony Pictures Entertainment, 20th Century Fox, Warner Bros, Universal et Lionsgate, et avec des networks et des acteurs de la télévision comme ABC, CBS, NBC, Fox, AMC, CW, FX, HBO, Showtime, Starz et USA. Les programmes de télévisions ne sont disponibles qu’à l'achat, mais peuvent être téléchargés ou regardés en ligne. Environ la moitié des clients de Target n'ont jamais téléchargé ou regardé en streaming des contenus de divertissement, ce qui, selon Anne Stanchfield, représente une opportunité pour acquérir des parts de marché. Target avait envisagé de lancer un service de vidéos par abonnement du type Netflix. Mais selon Anne Stanchfield les études de marché de la société ont montré que les clients voulaient "le contenu le plus récent disponible" - en d'autres termes, les titres dans la fenêtre « Early electronic sell-through » (EST, c'est-à-dire un fichier vidéo vendu sous format digital avant la sortie du DVD – Les autres revendeurs EST sont notamment Amazon, BestBuy, Google Play, iTunes, Nook, Sony Entertainment Network, Xbox Video, Vudu), qui ne sont pas disponibles sur les services de vidéos à la demande. Target Ticket est "certainement une évolution que nous allons construire et affiner", a ajouté Anne Stanchfield. La question est de savoir si les nouveaux propriétaires de Rovi Entertainment Store peuvent aider le détaillant à atteindre ses objectifs. Why Target’s New Digital Video Service Could Face Complications, de Todd Spangler, Variety, 19 septembre 2013 Myriam Laville

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Le pacte Netflix-Virgin : une révolution ?

Date: 28/10/2013

[caption id="attachment_7637" align="alignright" width="230"]Netflix sur iPad Netflix sur iPad[/caption] L’accord annoncé mi-septembre mettant en place une application Netflix sur le décodeur de Virgin Media au Royaume-Uni a entraîné la flambée des actions Netflix, le 10 septembre dernier. Cet accord n'est pourtant pas extraordinaire en soi : les réactions sont plus liées à ce qu'il laisse présager (ou pas). Depuis que Netflix a commencé sa diffusion de contenus TV et cinéma, le service de streaming est de plus en plus considéré comme une alternative compétitive aux offres des câblo-opérateurs. À première vue, l’arrivée de Netflix sur le câble démontre que le service s’installe largement dans les foyers britanniques. Or, en réalité, Virgin Media ne rend Netflix disponible qu’aux 1,7 millions d’abonnés qui utilisent le décodeur Tivo. De plus, Netflix sera seulement une application sur la plate-forme VOD du système, ce qui est bien différent d’une diffusion sur une chaîne de télévision. Compte tenu des multiples supports sur lesquels l’application Netflix est déjà présente – Smart TV, lecteurs Blu-ray, téléphones mobiles - Virgin Media n’apporte pas à Netflix une visibilité supplémentaire si grande. Les câblo-opérateurs pourraient faire bien plus avec Netflix pour développer un partenariat qui soit un réel atout pour les deux parties. Ils pourraient, par exemple, proposer Netflix au sein d’une offre groupée avec diverses chaînes, plutôt qu’en option avec un système de facturation séparé. Cela pourrait améliorer leurs offres double ou triple-play, ce qui inciterait les abonnés à prendre aussi un accès à Internet haut débit. Il est tout à fait possible que l'un de ces scénari corresponde à l'avenir des accords de Netflix avec Virgin Media ou d'autres partenaires à travers le monde. Les câblo-opérateurs pourraient bien devenir l’élément manquant à Netflix pour tenir la promesse de son PDG Reed Hastings : que son service atteigne un jour 90 millions d’abonnés à travers le monde. Certains analystes considèrent que l’accord passé avec Virgin Media est le premier d’une longue série. Mais pour d’autres, il est possible que cet accord ne soit suivi d'aucun autre du même type. En effet, les MSO (Multiple System Operators, les sociétés qui détiennent plusieurs télévisions câblées) pourraient ne pas apprécier que Netflix soit sur un pied d'égalité tant à l'intérieur qu'à l'extérieur du système du câble. Pour Netflix, cet accord est aussi un pari. Si s'associer avec le câble pourrait considérablement augmenter sa base d’abonnés, cela pourrait aussi induire des coûts élevés. Faire partie de l’offre signifie également que les opérateurs du câble pourraient capter une part importante des revenus des abonnements Netflix qu'ils vendent. Reed Hastings pourrait donc préférer modifier sa stratégie. Il est difficile de ne pas penser que son silence total sur ce sujet depuis février dernier ne soit pas le signe qu’il a changé d’avis. Second-Guessing the Netflix-Virgin Media Deal, de Andrew Wallenstein, Variety, 13 septembre 2013 Myriam LAVILLE

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