Cinéma

1ère édition du Festival Ghett’out à Boston et New York

Date: 15/05/2012



Ghett'out Film Festival 2012

La première édition du Festival Ghett’out, dont le but était de présenter et de valoriser aux Etats-Unis de nouveaux talents du cinéma français indépendant qui émergent loin du système classique, a eu lieu du 5 au 12 avril 2012 à Boston et New York.

Ce festival a été créé à l’initiative d’Alain Kassanda, au départ poète et slammeur, mais aussi organisateurs de festivals de cinéma, notamment « A hauteur d’enfant », et programmateur du cinéma les 39 marches à Sevran, dans la banlieue parisienne. Son projet était de faire connaître aux Etats-Unis une nouvelle génération de cinéastes français, autodidactes, issus pour la plupart de l’immigration et originaires des quartiers populaires, et de « faire sortir ces films d’un ghetto culturel, social, de diffusion ».

Alain Kassanda a choisi dans un premier temps de concentrer l’expérience sur les deux villes, relativement proches, que sont Boston et New York. Pour donner le plus de retentissement possible à cette opération, il a entrepris de solliciter le parrainage et la présence du cinéaste américain Charles Burnett, figure majeur du « Black Independant Movement », connu notamment pour Killer of Sheep. Par ailleurs, fort de ce soutien, il a su gagner la confiance de salles qui étaient naturellement adaptées au type de programmation qu’il proposait : le Brattle Theater à Cambridge (près de Boston), et la BAMcinématek à New York. Au total 9 séances de projection sur 3 jours ont été proposées au Brattle, et 7 à la BAMcinématek.

Enfin, notamment grâce au soutien du SCAC, Alain Kassanda a pu prendre des contacts fructueux avec de grandes universités des deux villes (Harvard, Emerson, Boston University Wellesley, Columbia) qui se sont notamment montrés séduites par la perspective d’organiser des master classes autour de Charles Burnett et des trois cinéastes invités pour l’occasion, Soufiane Adel, Sylvain George et Stéphane ElMadjian (qui a du renoncer à venir à la dernière minute, pour des raisons de santé). Les différents professeurs ont su mobiliser leurs élèves à la rencontre de ces cinéastes atypiques, et ont tenu à assister à la plupart des projections du festival. De véritables liens se sont ainsi noués entre les départements de cinéma impliqués et les cinéastes présents, ainsi qu’avec Alain Kassanda, et il est plus que probable que la collaboration se prolongera à l’avenir, sous une forme ou une autre, sachant qu’une deuxième édition du festival est sérieusement envisagée.

 

Anne Miller


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