Cinéma

36ème édition du Festival International du Film de Toronto (TIFF), 8-18 septembre 2011 : un festival qui vient aujourd’hui au deuxième rang du marché cinématographique mondial, après Cannes

Date: 13/10/2011



Toronto International Film Festival 2011

1. Confirmation du Toronto International Film Festival dans son statut de centre de cinéma mondial.

Le festival du film de Toronto (TIFF) se veut  la combinaison de deux festivals parallèles : l’un dédié au public, l’autre à la presse et à l’industrie. Les organisateurs s’attachent chaque année à renforcer ces deux aspects, afin de faire du TIFF un centre majeur du cinéma mondial.

Cette volonté de faire de Toronto un lieu de cinéma permanent pour le public s’est concrétisée en 2010 par l’ouverture de la « Bell Lightbox », tout premier palais des festivals pour ce rendez-vous plus que trentenaire. Ce lieu regroupe 5 salles de cinéma, des galeries, des ateliers, des espaces de rencontre, une médiathèque, des boutiques et des restaurants. 600 000 personnes ont d’ores et déjà pu profiter des nombreux événements  qui y sont organisés : projections de nouveaux films canadiens et internationaux, rétrospectives, expositions (Tim Burton, Fellini : Spectacular Obsessions), ateliers, et masterclass auxquelles, ont participé, entre autres, Tim Burton, Woody Allen, David Cronenberg ou encore Gregg Araki.

Le calendrier du festival – idéalement placé pour lancer la course aux Oscars – sa tenue sur le territoire nord-américain qui permet la participation de nombreuses stars, ainsi que la diversité des films présentés, lui assurent une place de tout premier plan.


2. Une présence artistique française sans précédent, un bilan des ventes contrasté.

Sur plus de 300 films projetés au TIFF, 33 films français majoritaires et 16 minoritaires étaient présentés, soit un total de 49 films. Cette prédominance des films français au festival a été remarquée par la presse, notamment par Le Film Français qui a donné à son article bilan sur le TIFF le titre : « The French Invasion ». Dans la catégorie « Gala », la plus prestigieuse et la plus médiatique, on retrouvait Les Bien-aimés, Un Heureux événement, The Lady, présentée en avant-première mondiale, comme cela était le cas pour Une Vie meilleure, dans la catégorie « Special Presentations ». Le Prix FIPRESCI (fédération internationale des critiques de cinéma) a été décerné à Le Premier homme de Gianni Amelio (France/Algérie) et le prix du public à Et maintenant on va où ? de Nadine Labaki (Liban/France/Egypte/Italie).

Grâce à Unifrance, une délégation française de 36 artistes, s’est déplacée au TIFF dont Juliette Binoche, Jean Dujardin, Philippe Torreton, Tahar Rahim, Mathieu Kassovitz, Mia Hansen-Love, Bruno Dumont, Bertrand Bonello, Christophe Honoré et Louis Garrel. La soirée Unifrance a encore une fois remporté un grand succès. Le PDG du groupe TIFF, Piers Handling, de même que le co-directeur du festival, Cameron Bailey, et le directeur artistique de la Bell Lightbox, Noah Cowan, avaient tenus à être présents, bien qu’extrêmement sollicités pendant tout le festival.

L’édition 2011 a été moins prolifique en termes de ventes que celle de 2010, particulièrement bonne, principalement du fait que la plupart des ventes des films présentés avaient déjà été finalisées à Berlin et à Cannes.


3. Un marché plus professionnalisé.

Le festival s’est hissé au deuxième rang du marché cinématographique mondial après Cannes comme l’a confirmé Unifrance. Il est un rendez-vous à ne pas manquer pour les professionnels de l’industrie, puisqu’il offre un accès direct au marché nord-américain.

Afin de renforcer le marché, cette année, les organisateurs avaient prévu un espace de rencontre dans l’hôtel Hyatt, réservé exclusivement aux professionnels (ditributeurs, acheteurs, producteurs etc.): le Filmmakers’ Lounge. Une salle de projection était mise à disposition des distributeurs, acheteurs, et producteurs, afin de revoir un film avant une éventuelle vente.

De nombreux distributeurs français étaient présents sous l’ombrelle d’Unifrance. Parmi eux : Studio Canal, MK2, Wild Bunch, Haut et Cours, Bac Films, Celluloid Dreams, Le Pacte, EuropaCorp, Les films du Losange, Gaumont, Pyramide International, Memento, Pathé International.

Le TIFF représente pour eux un point stratégique pour vendre leurs films à l’Amérique du Nord. Ainsi, Pyramide International a vendu Les Hommes libres, d’Ismaël ferroukhi à Film Movement et Elena, d’Andrei Zviaguintsev à Zeitgeist. Celluloid Dreams a vendu Les Bien-aimés de Christophe Honoré à IFC. Memento International a vendu Elles de Magolska Szumowska à Kino Lorber. Bac films a vendu Americano de Mathieu Demy à MPI et EuropaCorp a vendu The Lady de Luc Besson à Cohen Media Group.

Toujours dans l’hôtel Hyatt, des panels faisant intervenir des spécialistes ont permis d’évoquer les problématiques posées par les évolutions du monde cinématographique, comme celui intitulé Activating Your Audience: Crowd-Funding and Innovative Distribution, ou encore Co-producing in a post-national world, où sont intervenus les producteurs du dernier film de David Cronemberg A Dangerous Method, (France/IrlandeRoyaume-Uni/Allemagne/Canada), et ceux du dernier film d’Agnieska Holland In Darkness (Canada/Allemagne/Pologne) afin d’expliquer les tenants et aboutissants du financement international.

L’hôtel Hyatt était ainsi le « centre névralgique du rendez-vous » (Le Film français).


4. Actions de l’Ambassade de France au Canada et du Consulat de France à Toronto.

Partant du double constat de la faible participation française aux programmes professionnels organisés lors du TIFF et du nombre certes toujours modeste mais croissant de projets coproduits avec des partenaires du Canada anglophone, l’Attachée audiovisuelle de l’Ambassade de France à Ottawa et le service culturel du Consulat de France à Toronto ont identifié différentes possibilités d’interventions pour contribuer à développer cette présence et le nombre de ces coproductions.

Cette année, une collaboration a été ainsi initiée avec l’International Financing Forum (IFF). Organisé par l’OMDC (Ontario Media Development Corporation), agence gouvernementale pour le développement des industries culturelles liées aux médias, en collaboration avec le TIFF, ce forum propose deux journées de rencontres entre producteurs du monde entier afin de faciliter les coproductions et le montage financier de projets internationaux. Il offre un espace d’échange convivial, des panels de grande qualité répondant à des questionnements précis de producteurs, des rendez-vous individuels très ciblés en fonction du parcours et des attentes des participants et une très belle délégation de professionnels canadiens venus de toutes les provinces.

L’OMDC envisage l’organisation d’un « Focus France » pour 2012, événement qui proposerait des panels d’experts ciblés sur les points d’achoppement des coproductions France/Canada, mettrait en avant les éléments attractifs de notre marché pour les producteurs canadiens et proposerait des études de cas.

Laure Dahout et Erika Denis


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1 - Scully | 13.10.11

It was great to see such a big turnout for this scerneing last night. Many of Sheridan’s Animation faculty showed up, and it was wonderful to see so many of our students from the last few graduating years, some of whom had created the films that were on the schedule.There was a diversity in types of film that offered something for all tastes. My own personal favourites would include the two celebrating dance, “Paso Doble” by Jamie Metzger, and “Sax” by Dean Heezen. I also really love “A Romance in Graphite” by Melissa Maduro, “Fitting In” by Taylor Annisette, and the very poignant “The Scarf” by Carla Veldman. My congratulations to all of our talented students whose films were represented. I hope that Sheridan will consider further public scerneings in the coming years.


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