Cinéma

3ème édition du programme French French au DOXA Documentary Film Festival de Vancouver

Date: 20/06/2017


DOXA Documentary Film Festival


Du 4 au 14 mai 2017, le DOXA Documentary Film Festival a proposé une belle vitrine aux œuvres audiovisuelles françaises. Accueil d’une délégation de 8 réalisateurs français. Augmentation de la fréquentation et accentuation des rencontres professionnelles et éducatives. La France rafle de surcroît le prix du meilleur documentaire.

Lancé en 1998, le festival de film documentaire DOXA a pleinement trouvé sa place dans le paysage culturel de Vancouver. Ce festival du film documentaire propose, pendant une dizaine de jours, des projections, tables rondes et rencontres en direction de tous les publics avec une sélection internationale.

De la séance d’ouverture avec The Road Forward (Marie Clements), un documentaire musical sur les First Nations de Colombie-Britannique, à la clôture – avec Manisfesto (Julian Rosefeldt), DOXA a su mobiliser tout au long de ses onze jours de projections un public de Vancouver qui se développe depuis quelques années.

Le bilan de l’édition 2017 est très positif :
– 93 films (dont 13 français) pour 104 projections
– 2 “premières mondiales” et 24 “premières canadiennes”
– 11 700 spectateurs (9 000 spectateurs en 2016 soit une augmentation de 30 %)


1. Une nouvelle année de forte présence artistique et professionnelle française

Pour sa troisième édition, le programme French French regroupait cette année 13 films, articulé autour d’une rétrospective Chris Marker (7 times Chris Marker) et de la présentation de films récents:
Chris Marker, Never Explain, Never Complain de Jean-Marie Barbe et Arnaud Lambert
Être Cheval de Jérôme Clément-Wilz
Vers la tendresse d’Alice Diop
Swagger d’Olivier Babinet
Little Go Girls d’Eliane de Latour
Le Concours de Claire Simon
Brûle la Mer de Maki Berchache et Nathalie Nambot

Tous les réalisateurs de la sélection étaient à Vancouver pour présenter leurs films et participer aux rencontres publiques après les projections. C’est donc au total une délégation de 8 invités qui a fait le déplacement en Colombie-Britannique, permettant des échanges de qualité.

La sélection réalisée par Thierry Garrel (ancien directeur de l’Unité documentaire d’Arte France pendant 21 ans et résidant à Vancouver) a été largement appréciée et même plébiscitée. Les réalisateurs français repartent en effet avec 3 des 5 prix du festival, dont le prix principal du meilleur documentaire :
– Meilleur documentaire pour Être Cheval de Jérôme Clément-Wilz
– Meilleur court-métrage pour Vers la tendresse d’Alice Diop
– Meilleur documentaire pour le jeune public pour Swagger d’Olivier Babinet

Le programme French French a rassemblé 1 665 spectateurs au cours de 17 projections, soit près de 100 personnes par séance. Il s’agit d’un chiffre important pour un festival de ce type et la fréquentation a triplé cette année (585 spectateurs en 2016 pour 10 projections).

La réalisation de ce programme et l’accueil de la délégation a été possible grâce au soutien du Consulat de France à Vancouver, d’Unifrance, de l’Institut français et de la Société Civile des Auteurs Multimédias. La couverture médiatique régionale a été assez importante (interviews et articles pour les réalisateurs français sur Radio Canada Colombie-Britannique et dans le Georgia Straight).


2. Renforcement des rencontres professionnelles et éducatives

a. Renforcement des rencontres professionnelles

Pour la première année, le DOXA avait prévu une journée dédiée aux professionnels à laquelle tous les invités français ont pu participer.

Jean-Marie Barbe, réalisateur et initiateur des États généraux du documentaire à Lussas (Ardèche), a participé, avec des représentants de l’Office National du Film du Canada et du Canadian Media Fund, au panel “distribution” et fait une présentation spéciale de TENK, le nouveau site français de VOD de documentaires lancé en août dernier. Cela a aussi été l’occasion de projeter en avant-première la bande-annonce du film Le Village, que Claire Simon réalise depuis plusieurs mois au sujet de Lussas et de sa pépinière du documentaire. Elle était présente avec sa caméra pour filmer les rencontres et enrichir encore son film.

Les réalisateurs, comme Jérome Clément-Wilz déjà présent au Festival Hotdocs de Toronto qui se déroule juste avant le DOXA, ont aussi pu continuer à nouer des liens avec professionnels canadiens rencontrés en Ontario et au Québec.

b. Renforcement des rencontres éducatives

A l’occasion de cette troisième édition, le Consulat de France à Vancouver, en collaboration avec les organisateurs, a aussi souhaité renforcer les actions envers les publics étudiants et scolaires. Outre la projection jeunesse de Swagger au festival, des projections/rencontres ont été organisées pour Olivier Babinet et Alice Diop au Lycée Jules Verne (lycée francophone du Conseil scolaire francophone de Colombie-Britannique). Ce sont ainsi une soixantaine d’étudiants qui ont rencontré et discuté avec les réalisateurs français.

L’édition 2017 a aussi permis d’avoir trois master-classes dans le cadre du festival, notamment celle de Claire Simon à la Vancouver Film School (établissement très réputé en Amérique du Nord) mais aussi celles d’Eliane de la Tour et de Jérôme Clément-Wilz.

La présence de la France a été assurée de manière tout à fait remarquable et remarquée lors de cette édition du DOXA : prix du meilleur documentaire, délégation sans commune mesure avec celle d’autres pays, master classes, 8 réalisateurs, et nombre important de spectateurs.

Etienne FARREYRE


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