Cinéma

Édition 2010 du Festival City of Lights City of Angels – COL COA

Date: 28/04/2010



COLCOA 2010

Avec 48 films présentés et 15 000 entrées, le succès populaire du festival du cinéma français de los Angeles ne se dément pas.

La 14ème édition du festival s’est déroulée à la « Directors Guild of America » du 19 au 25 avril. De « l’Arnacoeur » à « l’enfer d’Henri Georges Clouzot », le meilleur du cinéma français était bel et bien représenté à Hollywood. Les nombreuses rencontres professionnelles en marge du festival ont aussi rassemblé les incontournables de l’industrie.

« City of Light, City of Angels », plus connu sous le diminutif de « COL COA », est pour la quatorzième année consécutive, produite par le fonds culturel franco-américain, à savoir la DGA, la MPA, la SACEM et la WGA WEST, avec le concours de l’ARP, d’Unifrance et du service audiovisuel de Los Angeles.

20 courts-métrages se partageaient l’affiche, diffusés en première partie de 28 longs-métrages, dont 4 premières internationales et plusieurs premières américaines, sélectionnés par François Truffart, directeur et programmateur du Festival.

Le LAFCA (Los Angeles Film Critic Association), qui a rejoint COL COA en 2008, a de nouveau remis ses prix. Le  « prix du jury » est allé sans surprise au magnifique documentaire  « L’Enfer d’Henri Georges Clouzot». Le  collège de journalistes prestigieux a également décerné un prix spécial à « Rapt » de Lucas Belvaux dont les droits de remake ont récemment été achetés par une société de production américaine, une mention spéciale a été attribué au film de Mia Hansen-Love « Le Père de mes enfants », bientôt distribué par IFC, et à Eric Elmosnino pour son rôle dans « Gainsbourg, vie héroïque ».


La délégation française comprenait :
-Anne-Dominique Toussaint, productrice du film « Les beaux gosses » et « Le hérisson » qui a remporté le prix du public cette année
-Pascal Elbé, réalisateur de « Tête de turc »
-Eric Elmosnino, acteur dans « Gainsbourg, vie héroïque »
-Emmanuel Mouret, réalisateur de « Fais-moi plaisir »
-Claude Miller, réalisateur de « La petite voleuse », film projeté dans le cadre des séries classiques de COL COA et de « Je suis heureux que ma mère soit vivante »
-Léa Fehner, réalisatrice de « Qu’un seul tienne et les autres suivront » qui a remporté le prix du meilleur premier long-métrage
-Radu Mihaileanu, réalisateur de « Le concert » et président de l’ARP
-Alain Attal, producteur du film de Radu Mihaileanu
-Alain-Michel Blanc, coscénariste du film de Radu Mihaileanu

A noter la présence de Marc Legrand, directeur de la communication de l’ARP, et d’Alejandra Norambuena-Skira, directrice du fonds culturel franco-américain.

A souligner également l’absence de serge Toubiana, directeur de la cinémathèque française et Anna Karina, actrice, qui devaient présenter « Pierrot le fou » dans le cadre des séries classiques de COL COA mais qui n’ont pas été en mesure de voyager en raison des annulations de vols.


COL COA est une rampe de lancement pour les distributeurs américains. Avec 9 films achetés par des distributeurs américains, 5 premières américaines de ces films et 3 premières pour la côte Ouest, le festival confirme son rôle auprès des professionnels qui profitent de l’exposition médiatique et de l’impact du festival auprès du public pour « lancer » leur film à COL COA.

Les rencontres professionnelles, organisées avec le soutien du service audiovisuel de Los Angeles, y sont d’ailleurs nombreuses :
– Les « happy hour talks » ou panels de discussions ont permis à des professionnels français et américains d’échanger leur point de vue et de répondre aux questions du public sur des thèmes d’actualité. Programmés avant chaque grand film du jour, en fin d’après midi, ces sessions de discussion ont affiché complet. Chaque spectateur en possession d’un billet pour le film avait un accès gratuit au panel qui le précédait. Une centaine de personnes en moyenne a donc pu ainsi assister aux débats. Au nombre de trois sur la semaine, ils traitaient des thèmes suivants : « la distribution des films étrangers», « rencontre avec Claude Miller », « la nouvelle vague et le cinéma américain ».
– Les « petits déjeuners professionnels » : chaque matin, à l’hôtel officiel du festival, se retrouvaient réalisateurs français et professionnels de Hollywood (agents, journalistes, producteurs, etc.), susceptibles d’être intéressés par une future collaboration.
– Le déjeuner à la résidence du Consul de France à Los Angeles pour les professionnels américains et notamment les distributeurs et les agents, dont le rôle à Hollywood est essentiel.
– Le déjeuner des distributeurs, en comité restreint autour de la délégation française avec notamment les représentants de LionsGate, Strand releasing, Music box, Kino lorber, Flicker Alley et Neoclassics.


A noter, le film de Pascal Chaumeil « l’Arnacoeur » était très attendu sur Sunset boulevard. Plus de huit cents personnes ont assisté à la projection lors de la cérémonie d’ouverture, dont une majorité d’Américains, et malgré l’absence du réalisateur, retenu à Paris en raison de l’annulation des liaisons aériennes entre les Etats-Unis et la France. Une vidéo conférence a été organisée à l’issue de la projection. Le film sera prochainement distribué par IFC et les droits de remake sont déjà aux mains du studio américain Universal.


Malgré des problèmes logistiques liés aux interruptions des vols transatlantiques, le cru COL COA 2010 était riche et varié, la diversité des films en sélection a été remarquée, et avec 15 000 entrées, le festival confirme sa place désormais très solide dans le panorama de la côte Ouest.

Mathieu Fournet


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