Cinéma

Films américains : vecteur d’influence à l’étranger

Date: 11/04/2008

À l’occasion d’une conférence organisée, jeudi 24 avril à Washington DC, par le Think Tank du Curb Center (Vanderbilt University) pour présenter l’étude consacrée par Carol Balassa à « L’image des États-Unis à l’étranger : La convention pour la diversité culturelle de l’Unesco et l’exportation des films américains » (le rapport est disponible sur le site de l’Université en format pdf : http://sitemason.vanderbilt.edu), Dan Glickman, le président de la MPAA, a annoncé que les studios cherchent de plus en plus à produire des réalisateurs étrangers pour des films en langue originale. Et Jean Prewitt, Présidente de l’Independent Film & Television Alliance, a souligné que les producteurs indépendants développent depuis longtemps des coproductions internationales, en précisant par ailleurs que des accords gouvernementaux, qui pourraient dans ce cadre être très utiles, peuvent difficilement être négociés en l’absence de Ministère de la Culture aux États-Unis. Quelques jours plus tôt, un des responsables de Disney nous avait également dit être à la recherche de talents français que le studio pourrait produire. L’industrie semble être inquiète de l’image négative des États-Unis à l’étranger et souhaite prouver qu’elle peut aussi œuvrer pour la diversité culturelle en produisant des talents locaux qui après avoir séduits leur public pourraient avoir une carrière internationale.

Les professionnels américains sont donc plus que jamais conscients que les films ont été et sont un des principaux vecteurs de l’influence américaine à l’étranger. Au moment où les États-Unis souffrent, dans certains territoires, d’un déficit d’opinions positives, ils peuvent craindre une baisse de la demande pour leurs films. Or, comme l’a rappelé Dan Glickman, lundi 28 avril lors d’une communication devant le National Press Club (son discours est disponible sur le site de la MPAA en format pdf : www.mpaa.org), 60% des recettes de l’industrie cinématographique américaine provient de l’étranger… Dans un pays, où cette industrie pèse 60 milliards de dollars et 1.3 millions d’emplois, la recherche de nouveaux débouchés et de nouvelles façons de conquérir les marchés est donc indispensable. Désormais, il semble donc que cette expansion passera, entre autres, par une meilleure prise en compte des sensibilités et des talents étrangers.

Sandrine Butteau


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