Cinéma

La Film Foundation de Martin Scorsese dévoile le projet de l’African Film Heritage

Date: 15/05/2017


Martin Scorsese

A l’occasion du 25e Festival panafricain du cinéma et de la télévision d’Ouagadougou (FESPACO) au Burkina Faso, la Film Foundation de Martin Scorsese a dévoilé le projet de l’African Film Heritage qui souhaite soutenir la restauration et la préservation des films africains, en partenariat avec la Fédération Panafricaine des Cinéastes (FEPACI) et l’UNESCO.

Martin Scorsese a annoncé cette initiative début mars, poursuivant ainsi son projet de préservation du cinéma mondial grâce à sa fondation : “Il y a tellement de films qui ont besoin d’être restaurés partout dans le monde”. Il a ensuite ajouté : “Nous avons créé le Word Cinema Project (WCP) pour faire en sorte que les films les plus fragiles ne disparaissent pas. Durant les dix dernières années, le WCP a aidé à la restauration de films venant d’Egypte, d’Inde, de Cuba, des Philippines, du Brésil, d’Arménie, de Turquie, du Sénégal et de bien d’autres pays”. Parmi ces films, citons : La Servante (Kim Ki-young, 1960), La Noire de… (Ousmane Sembène, 1966), Mémoires du sous-développement (Tomás Gutiérrez Alea, 1968) ou encore Les Garçons de Fengkuei (Hou Hsiao-hsien, 1983).

Le réalisateur a ainsi précisé : “Nous avons compris l’urgence de trouver et de préserver les films africains afin de permettre à une nouvelle génération de spectateurs – les spectateurs africains en particulier – de voir et d’apprécier ces œuvres. FEPACI est dédié au cinéma africain, l’UNESCO a ouvert la voie à la protection et la préservation de la culture, et je suis heureux de travailler en partenariat avec ces deux organisations sur ce projet essentiel et unique”.

De son côté, Cheik Oumar Sissoko, Secrétaire général de FEPACI, a insisté sur la nécessité de cet engagement: “L’Afrique a besoin de ses propres images, de son propre regard témoignant de son passé, sans le prisme déformant des autres, du regard étranger construit sur des préjugés et des stéréotypes” (…) “Nous devons soutenir le témoignage de ce berceau de l’humanité, qui a développé un riche patrimoine humain, historique, culturel et spirituel”.

Irina Bokova, Directrice générale de l’UNESCO, a souligné les ambitions premières de cette initiative, à savoir promouvoir la diversité culturelle, faciliter l’accessibilité aux films classiques africains et encourager la créativité en Afrique.

Le projet permettra la restauration d’une sélection initiale de 50 films, choisie par la commission consultative de FEPACI, qui comprend des archivistes, des chercheurs et des réalisateurs, tousctifs en Afrique. La commission va également mener une enquête pour localiser les bobines les mieux préservées dans les cinémathèques d’Afrique.

Source: Dave McNary, Martin Scorsese’s Film Foundation Unveils African Film Heritage Project, Variety, 2 Mars 2017

Isaac GAIDO-DANIEL


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