Cinéma

La France dans les innombrables festivals de cinéma torontois

Date: 20/10/2007


Toronto International Film Festival

Toronto International Film Festival

Le Toronto International Film Festival a cette année encore connu un large succès tant auprès des professionnels qui le considèrent dorénavant comme l’un des trois principaux festivals au monde (50 millions de dollars négociés sur le marché du film où la participation a augmenté de 15% avec 3 200 délégations), qu’auprès du public qui s’est déplacé en masse – car c’est l’une des particularités du TIFF que d’être ouvert et à l’écoute de la population locale. Ce n’est pas un hasard si le « People’s Choice Award » est la récompense la plus prestigieuse qu’un film puisse recevoir au TIFF.

Les Torontois ne sont néanmoins pas rassasiés de cinéma. En effet, dès la fin du TIFF, quatre festivals de grande qualité s’enchaînent sans répit. Il s’agit de imagineNATIVE (Film + Media Arts Festival du 17 au 21 oct), du Toronto Latin Film Festival (13-20 oct), du Toronto After Dark Film Festival (19-25 oct) et du Planet in Focus (24-28 oct).

La multiplication des festivals participe au rayonnement international de la ville et est à l’origine d’une dynamique qui en fait l’une des capitales du cinéma en Amérique du Nord.

Mais cette abondance pourrait bien avoir un effet pervers : à trop occuper les quelques salles Arts et Essais, les festivals ne laissent pas beaucoup de place pour l’exploitation commerciale de films étrangers (non-américains) et notamment français.

Au mois d’octobre, si Lady Chatterlay, Two days in Paris, Paris je t’aime et La Môme se maintiennent à l’affiche avec de bons résultats, aucun nouveau film français n’est sorti… ou plutôt, si, Planet in Focus présente 3 documentaires français, imagineNATIVE propose une coproduction française, l’Office National du Film, dans le cadre de la journée mondiale de l’animation, projette une série française etc… Certes, cela est loin d’être dérisoire, mais est-ce là le seul moyen d’existence du cinéma français dans le Canada anglophone? Cette année, le lauréat du « TIFF People’s Choice Award » a été le film de David Cronenberg, Eastern Promises, dont l’un des rôles est tenu par un Français, Vincent Cassel. Le film enregistre des résultats significatifs en Amérique du Nord (6,5 millions de dollars en une semaine d’exploitation [Playback—Oct 1st, 2007, p.11]). La présence française dans le paysage cinématographique canadien anglophone est donc bien là, mais quelque peu diluée.

Pervenche Beurier


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