Cinéma

Le Vancouver International Film Festival 2009

Date: 06/11/2009


VIFF

VIFF

La 28ème édition du festival international du film de Vancouver s’est déroulée du 1er au 16 octobre. 640 séances ont eu lieu, réparties dans quatre cinémas. 377 films ont été présentés au cours de la quinzaine. Alors que les stars défilent sur le tapis rouge à Toronto, la programmation du VIFF, qui débute quelques jours seulement après la fin des festivités au festival de Toronto, lui permet de se démarquer de son concurrent ontarien, grâce notamment à une sélection de films venus d’Asie sans équivalent dans les autres festivals et récompensée par le prestigieux Dragon & Tigers award (plus de 800 000 Chinois vivent à Vancouver pour une population de deux millions d’habitants). S’adressant en premier lieu au public, le festival du film de Vancouver a pour ambition de montrer aux cinéphiles de Vancouver une sélection des meilleurs films du cinéma international, souvent primés à d’autres festivals. Ainsi, les présentations spéciales comprenaient Antichrist, de Lars Von Trier, et The White Ribbon, de Michael Hanneke, tous deux récompensés à Cannes cette année, ainsi que An Education, du britannique Lone Scherfig et Precious, récompensés à Sundance.

Avec 33 films sélectionnés toutes catégories confondues, la France est, pour cette édition, le troisième pays le mieux représenté au VIFF, derrière le Canada et les Etats-Unis.

Comme chaque année, le cinéma français était à l’honneur avec la sélection « Spotlight on France », véritable coup de projecteur sur la production cinématographique française. 9 longs-métrages ont été projetés au sein de cette sélection, parmi lesquels Villa Amalia, avec Isabelle Huppert, et le film lauréat du Grand Prix du Jury au festival de Cannes 2009, Un Prophète. L’acteur Reda Kateb, invité par le festival avec le soutien du Consulat de France à Vancouver, a pris part à une discussion avec le public après la séance, au cours de laquelle il a pu évoquer les conditions de tournage dans des décors de prison extrêmement réalistes. Soulignons que dans un festival axé vers le public et l’ouverture sur d’autres cultures – en témoigne le slogan diffusé par bandes annonces du festival cette année “An Open Mind is Advised”, les rencontres entre les metteurs en scène ou acteurs et les spectateurs ont un rôle central. Dans cette perspective, le Consulat de France à Vancouver a également soutenu la venue d’Alix de Maistre, réalisatrice de Pour un fils, avec Miou-Miou, et de Caroline Bottaro, présente le 16 octobre pour la projection, au cours de la cérémonie de clôture du festival, de son film, Joueuse, avec Kevin Kline et Sandrine Bonnaire.

Le public vancouverois a également pu assister à la projection de plusieurs documentaires français dont Home, l’adaptation cinématographique du livre de Yann-Arthus Bertrand La terre vue du ciel. Plébiscité par le public, ce film a dû, comme de nombreux autres films au cours du festival, faire l’objet d’une séance supplémentaire.

Les films français ont cette année bénéficié d’une excellente visibilité, grâce à leur répartition sur les quatre cinémas mobilisés par le festival, et grâce à de nombreuses projections dans la salle principale.

Neuf prix ont été décernés à l’issue du festival. Le Dragons and Tigers Award for Young Cinema, qui récompense chaque année un jeune cinéaste asiatique, a été décerné au réalisateur coréen Kun-Jae Jang pour son film Eighteen. Le cinéma canadien a également été largement récompensé : J’ai tué ma mère, du montréalais Xavier Dolan, qui a attiré les foules pendant la durée du festival, s’est vu attribuer le Canwest Award for Best Canadian Feature Film, tandis que le film 65_Redroses et sa jeune équipe, pour qui il s’agissait du premier long-métrage, a remporté trois prix (VIFF Most Popular Canadian Film Award, National Film Board’s Most Canadian Documentary Award et Women in Film and Television Vancouver Artistic Merit Award). Le Rogers People’s Choice Award, le prix du public du festival de Vancouver, pour lequel les 377 films du festival étaient en compétition, est allé à Soundtrack for a Revolution des Américains Bill Guttentag et Dan Sturman.

Hélène Blassel et Hadrien Laroche


Il n'y a pas encore de réaction sur cet article, réagissez!

Votre Réaction





*

Copiez le code de sécurité dans le champ de droite


* Champ obligatoire