Cinéma

Los Angeles Film Festival 2010

Date: 06/07/2010



Los Angeles Film Festival

Du 17 au 27 juin s’est tenu, à « Downtown » Los Angeles, le LA Film Festival. Pour cette 16e édition, le festival a radicalement changé de formule, en déménageant des quartiers de l’Ouest résidentiel au centre-ville en pleine rénovation de Los Angeles et en changeant d’équipe de direction.


La nouvelle formule
Le LA Film Festival a déménagé de Westwood et Hollywood pour s’installer Downtown. Ce changement avait été décidé pour des raisons pratiques et techniques : le quartier de Downtown offrant en effet un bien plus grand nombre de salles de cinéma. Mais cette décision n’avait pas reçu un très bon accueil lors de son annonce, certains trouvant le complexe du LA Live dans le centre-ville trop impersonnel et d’autres craignant les effets de la mauvaise image persistante bien qu’injustifiée du centre-ville de Los Angeles.

Sous l’impulsion de la nouvelle direction (Rebecca Yeldham et David Ansen pour la programmation artistique), le festival s’est ouvert à de nouveaux publics et a proposé des films d’une grande diversité, des grosses productions à succès aux films indépendants étrangers plus intimistes. Le festival conserve néanmoins certaines de ses traditions, tels que les « Poolside chats », ces fameuses réunions où des personnalités diverses se retrouvent autour d’une piscine pour parler de leur passion pour le cinéma.

A l’heure du bilan, cette édition du festival s’avère être un très bon crû, avec une programmation de plus de 200 films, documentaires et courts-métrages, dont des projections gratuites en plein air et des premières mondiales très attendues, une belle couverture presse, notamment assurée par le sponsor principal le LA Times et un public au rendez-vous.


Les événements marquants
Le LA film festival a reçu cette année la réalisatrice Kathryn Bigelow (Point Break, Hurt Locker), première femme à être primée aux Oscars dans la catégorie meilleur réalisateur. Deux avant-premières mondiales ont ouvert et fermé le Festival : The kids are all right de Lisa Cholodenko et le film d’animation franco-américain Despicable Me, premier film d’animation à recevoir le crédit d’impôt français pour les productions étrangères.

Autre moment fort : la projection en avant-première mondiale du 3e épisode de la saga Twilight, Eclipse de David Slade, produit et distribué par Summit.

Le festival a également eu l’honneur de présenter des films en exclusivité : Udon, ode à la gastronomie japonaise de Motohiro Katsuyuki et The People vs George Lucas d’Alexandre O. Philippe.

Cette année, le festival, vraiment axé sur l’éclectisme, a aussi proposé des conversations avec des célébrités aussi variées que Sylvester Stallone, John Lithgow, Roger Corman ou encore Ben Affleck.

La nouvelle direction n’a cependant pas oublié l’objectif premier du festival : célébrer le nouveau cinéma indépendant américain et international. De nouveaux talents et de nombreux films étrangers étaient sélectionnés, tels Down Terrace du britannique Ben Wheatley, le documentaire de Jess Malmberg Marwencol, le lauréat du Netflix FIND Your Voice The Wheeler Boy de Philip G.Flores, la première nord-américaine du film mexicain Revolución, le film franco-israélien de Hain Tabakman Eyes Wide Open


La présence française
Les films français ont été également à l’honneur durant le festival cette année, avec notamment L’Armée du Crime de Robert Guédiguian, L’Arbre et la Forêt d’Olivier Ducastel et Jacques Martineau avec Guy Marchand, ou encore White Material de Claire Denis sur le sort d’une famille française dans l’Afrique post-coloniale avec Isabelle Huppert, Isaach de Bankole et Christophe Lambert. Sans oublier le fruit des coopérations entre plusieurs pays avec Lebanon de Samuel Maoz, co-produit par la France, l’Allemagne, Israël et le Liban et primé à la Mostra de Venise, ou Orly, film franco-allemand d’Angela Schanelec. A noter qu’Olivier Ducastel était présent pour les deux projections du film, à l’invitation du Festival.


La participation du French Film & TV Office
Le service audiovisuel, en outre de son soutien logistique à la programmation française du Festival, a participé à la première nord-américaine (quasiment en simultané avec la projection milanaise) de la somptueuse version remasterisée du Gattopardo de Visconti, avec Claudia Cardinale, Alain Delon, et Burt Lancaster (en présence de ses filles), dévoilée par la directrice du LA film festival et le directeur de la Film Foundation de Martin Scorsese.

Le service audiovisuel a également soutenu le lancement en avant-première mondiale du nouveau film de Percy Adlon (Bagdad Café, Sugarbaby), réalisé avec son fils Felix, Mahler on the couch, une production Studio Canal.

Une réception a été organisée à la Résidence de France à Los Angeles, en l’honneur de la visite des équipes de Studio Canal. Des réalisateurs et de nombreux professionnels ont été conviés à cette réception. A noter la présence du Vice-Chairman de Universal Rick Finkelstein, le Président de Lionsgate, Steve Beeks, les directeurs de publications de Variety et du Hollywood Reporter, Steven Gaydos et Elizabeth Guider ou encore la directrice du LA Film fest, Rebecca Yeldham.


Les évolutions du LA Film festival et son déménagement dans le centre-ville étaient regardés avec scepticisme par de nombreux observateurs, le bilan est au final positif et le service audiovisuel espère renforcer sa collaboration avec le Festival pour la prochaine édition.



Mathieu Fournet


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