Cinéma

Nouveau record de fréquentation pour le COLCOA French Film Festival à Los Angeles

Date: 20/05/2014

city-of-lights-city-of-angels-col-coa-los-angeles-2014Le festival annuel de COLCOA (City of Lights City of Angels) s’est tenue du 21 au 28 avril dernier au siège de la prestigieuse Directors Guild of America. Il a attiré environ 20 000 spectateurs ce qui constitue un record de fréquentation pour l’événement.

Avec 61 films présentés, cette 18ème édition est la plus importante depuis la création du festival. Parmi les longs métrages, trois ont été projetés en première internationale, 17 en première nord-américaine ou américaine et 16 pour la première fois sur la côte Ouest des États-Unis.

Ce festival d’une semaine, consacré au cinéma français, est présenté par le Fonds Culturel Franco-Américain (SACEM), la Directors Guild of Americala Motion Picture Association, et la Writers Guild of America West. Le Festival a cette année encore bénéficié du soutien du CNC, de l’ARP, d’Unifrance et des services culturels de l’Ambassade de France /Consulat de France à Los Angeles.

Une programmation qui s’inscrit dans l’actualité cinématographique française et qui reflète la diversité de la production récente

« L’exclusivité » semble avoir été une des clés du succès de la dernière édition de Colcoa comme l’illustre la présentation en ouverture du film Salaud on t’aime de Claude Lelouch, en présence de Johnny Hallyday, sorti sur les écrans français deux semaines avant le début du festival. Quant au film de clôture, Une rencontre, de Lisa Azuelos, il est sorti en France pendant le festival. Babysitting, la comédie à succès de Philippe Lacheau et Nicolas Benamou, sortie en France moins de deux semaines avant le festival, a également été projetée à Los Angeles en présence de toute l’équipe artistique.

La section World Cinema Produced by France a permis, pour la deuxième année consécutive, de mettre en valeur le soutien de l’industrie cinématographique française aux films étrangers. Les dernières œuvres de l’Israélien Raphael Nadjari, Le Cours étrange des choses, ou de l’Algérien Merzak Allouache, Les Terrasses, ont ainsi été présentées au public américain.

Il faut aussi noter, au sein de la programmation « Colcoa Classics », la projection de la  version restaurée de La Reine Margot de Patrice Chéreau, sortie dans les salles américaines grâce au distributeur Cohen Media Group, et de La Belle et la Bête de Jean Cocteau, dont la restauration a été financée par le Fond Culturel Franco-Américain et la Cinémathèque Française.

Un palmarès mettant à l’honneur tant des auteurs connus aux Etats-Unis que des nouveaux talents

Les récompenses remises dans le cadre de Colcoa constituent un bon indicateur du goût du public américain et des professionnels du cinéma à Hollywood. On constate la volonté de récompenser des auteurs reconnus mais également de nouveaux talents.

C’est le film En solitaire, réalisé par Christophe Offenstein, qui s’est vu attribuer le Prix du public. Celui de Hélier Cisterne, Vandal, a obtenu le Prix de la Critique. Le Prix Spécial du Public et le Coming Soon Award – distinction attribuée à un film bientôt distribué aux Etats-Unis – ont été décernés à un seul et même film, Casse-tête chinois de Cédric Klapisch (sorti le 16 mai aux Etats-Unis).

Le public de Colcoa a attribué une mention spéciale au film de Diane Kurys, Pour une femme, lui aussi distribué aux Etats-Unis (Film Movement). Le  Prix Spécial de la Critique est revenu au film de François Dupeyron Mon âme par toi guérie. Le Jury de la critique américaine a aussi attribué une mention spéciale au film de Merzak Allouache, Les Terrasses.  Enfin, le Prix du Premier Long-Métrage de Fiction a récompensé le film de Guillaume Gallienne Les Garçons et Guillaume à table et le Prix du Meilleur Documentaire Flore, écrit et réalisé par Jean-Albert Lièvre.

Un festival en prise avec l’industrie américaine

Du fait de son exposition médiatique et de son succès auprès du public, le festival constitue un tremplin pour les films français, notamment auprès des distributeurs américains. Les rencontres professionnelles, organisées avec le service audiovisuel du Consulat de France de Los Angeles, ont été nombreuses :

– des conférences de presse quotidiennes pour plus de 80 journalistes américains accrédités (et des étudiants en cinéma) ont donné au festival une large couverture médiatique.

– des rencontres quotidiennes avec le public (« happy hour talks »).

Celles-ci ont connu un succès d’affluence et ont permis à des professionnels français et américains d’échanger leurs points de vue. Cela a aussi été pour eux l’occasion de répondre aux questions du public sur des thèmes d’actualité : une conférence sur la distribution des films étrangers aux Etats-Unis via les plateformes digitales a été modérée par la représentante d’Unifrance Adeline Monzier ; un focus sur Bruno Lévy a permis d’expliquer les spécificités du système de production en France. Serge Toubiana, directeur de la Cinémathèque Française et de Laura Truffaut ont participé à la conférence consacrée à François Truffaut et modérée par le rédacteur en chef de Variety, Steve Gaydos.

– des débats avec les équipes des films modérés par des grands réalisateurs américains.

Le créateur de la série Madmen, Matthew Weiner a ainsi animé la rencontre avec Claude Lelouch, et Jerry Zucker celle avec Dany Boon. Ce dernier en a profité pour livrer quelques informations sur le prochain tournage de son film américain produit par la FOX.

– un déjeuner organisé à l’invitation du Consul Général

Il a été l’occasion pour la délégation artistique française de rencontrer les professionnels américains (agents, journalistes, producteurs, distributeurs etc.)

– un déjeuner des distributeurs, en comité restreint autour de la délégation française avec notamment les représentants de Strand releasing, First Run Pictures, Kino Lorber, Cohen Media Group, Neoclassic, Under The Milky Way, Carlotta US, Drafthouse Films et Roadside Attractions, en collaboration avec Unifrance.

La délégation artistique comprenait Claude Lelouch, sa scénariste Valérie Perrin et son acteur principal Johnny Hallyday, l’équipe du film Babysitting au complet, Philippe Lacheau et Nicolas Benamou, les réalisateurs, leurs producteurs Marc Fizman et Christophe Cervoni, ainsi que les acteurs Vincent Desagnat, Tarek Boudali et la comédienne Alice David. Etaient également présents Dany Boon, Kad Merad pour Superchondriaque, Albert Dupontel pour 9 mois ferme, Katell Quillivéré pour Suzanne, Hélier Cisterne pour Vandal, Yannick Saillet pour Piégé, Cédric Klapish et Romain Duris pour Casse-tête Chinois, Diane Kurys pour son film Pour une femme.


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