Cinéma

Piraterie : l’étau se resserre… vrai ou faux?

Date: 18/02/2004

Selon une étude publiée par Pew Internet & American Project à la fin 2003, le nombre d’internautes ayant téléchargé au moins une chanson serait “tombée” à 14% (par rapport à 29% en mai 2003).

Nielson SoundScan affirme dans le même temps que les ventes de CD, lors du dernier trimestre 2003, ont augmenté de 4.7% par rapport à l’année dernière. Ces résultats confortent la Recording Industry Association of America (RIAA) dans sa stratégie de poursuite judiciaire contre les utilisateurs de systèmes de Peer to Peer : plus de 900 plaintes contre des particuliers depuis septembre 2003.

Même si l’attitude de la RIAA ne fait pas l’unanimité, les poursuites judiciaires ont réellement eu un impact sur les mentalités : le téléchargement de fichiers non libres de droits devient concrètement illégal, car des sanctions existent enfin. Toutefois, le virulent Wayne Rosso, ancien Président du réseau Grokster, aujourd’hui à la tête de MP2P (qui édite des logiciels pour les sites Bulbster et Piolet notamment), affirme que “l’industrie du disque ne fait pas assez d’efforts pour profiter de la technologie du Peer to Peer et de ses opportunités”. Il appelle à la création d’une licence obligatoire (qui se financerait sur le revenu généré par les fournisseurs d’accès à Internet) pour que les logiciels de Peer to Peer fonctionnent sur le principe des radios, en rémunérant les créateurs par des droits d’auteur.

Coté cinéma, des copies illicites de “Tout peut arriver”, “Master and Commander”, “Le dernier Samouraï” et de “Thirteen” ont été retrouvées disponibles en téléchargement sur Internet. Ces films proviendraient des exemplaires des fameux screeners (VHS/DVD des films en compétition pour les Academy Awards) envoyés aux membres votant de l’”Academy of Motion Picture Arts and Sciences”.

Le fichier source de ces films correspondrait aux VHS destinés à l’acteur américain Carmine Caridi, qui a joué en particulier dans “Le parrain II” et la série “NYPD Blue”. L’acteur n’a toujours pas fait de commentaires à ce sujet, mais la méthode du watermarking, utilisation d’empreintes invisibles sur des produits audiovisuels, va sans doute devenir une des armes clés dans la lutte contre la piraterie.

Thibault de Broissia


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