Cinéma

Retour en force des dossiers culturels au Canada…

Date: 17/02/2007

Le Canada s’apprête à vivre une année 2007 rythmée par plusieurs échéances électorales dont les premiers effets se font déjà sentir sous la forme de promesses et engagements des principaux candidats. Si le public place l’environnement au centre des débats politiques, les partis se tournent en priorité vers le monde audiovisuel et médiatique pour recruter leurs futurs candidats dont l’aura pourrait dynamiser le paysage politique.

Les nouveaux entrants comme le très populaire Pierre Curzi, contribueront également à remettre la culture sous les projecteurs. Avant même que la date de l’élection québécoise ne soit connue, le premier ministre Charest prend le contre-pied d’Ottawa et sanctuarise les aides exceptionnelles de 10 millions de dollars que son gouvernement avait dégagé d’urgence en fin d’année pour soutenir les productions cinématographiques québécoises. Le budget de la Sodec passe ainsi de 14 à 24 millions de dollars avec un objectif de 26 productions annuelles dans la Belle Province. Dans le même temps, le Fonds de Télévision Canadien, fonds qui redistribue 5% des revenus des distributeurs canadiens à des projets de production nationale traverse une crise majeure qui soulève de nouveau les questions de la définition des missions de Radio-Canada.

Alors que le gouvernement conservateur multiplie les signes en direction de politiques moins encadrées et plus concurrentielles, les nuages s’amoncellent au dessus de l’opérateur public. Le Québec reste le moteur de la création artistique francophone en Amérique du Nord comme en témoignent les nombreux projets lancés lors des récentes rencontres du Sunny Side of the Doc de Montréal par les 260 professionnels Américains, Canadiens anglophones, français et québécois. La France occupe toujours une place de choix, réaffirmée par l’opération d’Ubisoft qui, en partenariat avec le gouvernement québécois annonce l’ouverture d’un grand studio numérique pour le cinéma. Pour la société française, cette implantation ambitieuse est capitale pour affirmer sa position sur le marché américain et elle rejoint les ambitions canadiennes de faire de Montréal la capitale mondiale de ce secteur.

Laurent Allary


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