Cinéma

San Francisco International Film Festival – du 26 avril au 10 mai 2007

Date: 28/05/2007


"La Môme"

"La Môme"

La 50ème édition du San Francisco International Film Festival s’est déroulée du 26 avril au 10 mai. Le SFIFF est le plus ancien festival de cinéma du continent américain et a su conserver une dimension conviviale et propice au dialogue que nombre de festivals plus imposants ont perdu.

Avec environ 85.000 entrées payantes, 325 projections et plus de 200 invités, cette édition a été marquée par une série de célébrations qui a vu défiler les figures légendaires du SFIFF (dont Peter Scarlett, directeur “historique”) ainsi que les vedettes locales qui ont accompagné le festival dans sa croissance (de George Lucas à Robin Williams et Spike Lee).

Graham Leggat, directeur exécutif depuis l’année dernière, a rappelé à plusieurs reprises les liens extrêmement forts qui unissent le festival et la France depuis l’origine. Plus de 700 films français ont été sélectionnés ces cinquante dernières années, et de Renoir à Truffaut, de Deneuve à Binoche, les plus grandes vedettes sont passées par San Francisco.

Cette année, la sélection française comprenait 14 films, 29 si l’on inclut les coproductions. Outre les films de Bruno Dumont et Pascale Ferran, les films les plus remarqués furent ceux de Jeanne Walz, Pas Douce, avec Isild Le Besco (vainqueur du FIPRESCI Prize, prix de la critique internationale), et de Jean-Pascal Hattu, 7 ans, avec Valérie Donzelli. La projection de Bamako de Abderrahmane Sissako a donné lieu à une rencontre très animée avec l’acteur Danny Glover, producteur américain du film, Daratt de Mahamat-Saleh Haroun a été brillamment présenté et défendu par Peter Sellars et Rome plutôt que toi, le beau premier film de Tariq Teguia a valu au réalisateur des séances de Q&A enflammées avec la communauté algérienne de la Bay Area.

Le festival s’est terminé par la projection de La Môme de Olivier Dahan, au Castro Theater devant 1400 personnes enthousiastes qui ont fait un triomphe au réalisateur.

Malgré la faiblesse de la délégation française (cinq réalisateurs seulement), le Festival a su cette année encore proposer le juste équilibre entre cinéma d’auteur et cinéma populaire, donnant ainsi une image extrêmement diversifiée de la production française.

Christophe Musitelli


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