Cinéma

Tendances aux films de taille moyenne

Date: 09/02/2005


Audrey Tautou dans "Un Long Dimanche de Fiançailles"

Audrey Tautou dans "Un Long Dimanche de Fiançailles"

C’est le New York Times qui lance le débat. Entre les Oscars qui accueillent au sein des nominations des films à budget modeste et Sundance qui célèbre les films indépendants, les différences deviennent moins marquées.

“Le label indépendant, à la manière d’une étiquette sans calories ou d’origine organique, n’a jamais fait l’objet de règles rigoureuses “, écrit A.O. Scott. “Tandis que les films à petit budget semblent offrir aux spectateurs un ticket de sortie hors des sentiers battus des blockbusters, ces films constituent aussi pour les réalisateurs un ticket d’entrée en terme de notoriété”.

Pour le journaliste du New York Times, il ne s’agit pas d’un genre, mais plutôt d’un style de films : “Un long dimanche de fiançailles” ; “Hotel Rwanda”; “Sideways “ou encore “The Motorcycle Diaries” trouvent tous leur origine dans les départements spéciaux des grands studios hollywoodiens.

Que ce soit Sony Pictures Classics, Paramount Classics, Warner Independent, Focus Features ou Fox Searchlight, ces sociétés produisent et distribuent des films à budget moyen, des films plus artistiques, des films de performances d’acteurs et de réalisateurs dont l’audience se situe entre les gigantesques scores d’un “Titanic” et les résultats intimistes d’un film d’auteur qui n’intéresse que les cinéphiles (NDLR : au demeurant, une vaste différence d’échelle…).

Pour Scott, la mode de ces films de taille moyenne n’est pas une nouveauté. Elle avait déjà existé dans les années 1980 avec, entre autres, la victoire de William Hurt pour “Le baiser de la femme araignée”. Une mode qui explose à nouveau : “Le Pianiste”, “Lost in Translation”, “Being Julia”, “Garden State” en sont quelques exemples.

Au box office, les chiffres de ces films demeurent plutôt modestes. “Sideways”, Golden Globe 2005 du meilleur film, a rapporté 28 millions de dollars après 13 semaines d’exploitation. Mais le film n’était alors disponible que sur 370 écrans et n’a coûté que 16 millions. Par ailleurs, un succès aux Oscars – ne serait ce que la nomination – permet de tripler le nombre d’écrans et d’espérer une seconde vie profitable lors de la sortie DVD.

The Invasion of the Midsize Movie and the New Studio System“, d’A. O. SCOTT, The New York Times, 21 janvier 2005


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