Musique > Marché États-Unis



www.french-music.org

Voici le compte-rendu 2010 pour le marché des industries musicales aux États-Unis. Toutes ces informations ont été obtenues par le Bureauexport de New York.
Bureauexport New York
972 5th Avenue – New York, NY 10075 – USA
Tel: + 1 212 988 4388 – Email: newyork@french-music.org


CONTEXTE POLITICO-ÉCONOMIQUE EN 2010


1. SUR LE PLAN POLITIQUE : PIRATAGE ET REACTION DE LA JUSTICE AMERICAINE

Selon Torrentfreak, blog spécialisé dans les nouvelles technologies, malgré plus de deux millions d’avis de violation de droits d’auteur envoyés par la RIAA (Recording Industry Association for America) durant ces deux dernières années, la moyenne des fichiers partagés n’est pas en baisse. La RIAA continue de publier les conséquences négatives du piratage : en moyenne $12.5 milliards de pertes chaque année, une suppression de 71.060 emplois et des pertes de $2.7 milliards sur les revenus des employés. Néanmoins, les protestations engagées par l’industrie musicale semblent enfin aboutir en 2010.

La RIAA a notamment organisé une pétition contre la US Federal Communications Commission en militant pour une implication plus forte des fournisseurs Internet face au téléchargement illégal. Fort de quatre années d’une bataille judiciaire lancée par la RIAA, LimeWire a été contraint de mettre fin à ses opérations P2P (partage de fichiers de poste à poste). Depuis le 27 septembre 2010, plus aucune recherche ni aucun téléchargement n’est possible sur la plateforme. Le 3 décembre 2010, Billboard annonçait également la fermeture officielle du LimeWire store (partie légale de LimeWire). Ainsi, au 31 décembre, LimeWire n’existera plus sur le marché mondial. D’autre part, suite à plusieurs plaintes provenant de l’industrie musicale, Google vient de s’engager à prendre des mesures drastiques visant à respecter les droits des détenteurs de contenus (dont les auteurs-compositeurs). Parmi ces différentes actions, Google s’engage par exemple à optimiser son système de moteur recherche en mettant en avant un maximum de contenus issus de plateformes légales et à éliminer un maximum les termes « P2P » et « Torrent » trop souvent associés aux recherches musicales. En 2010, on peut également citer un jugement célèbre ayant condamné une américaine de 33 ans, Jammie Thomas-Rasset, à payer une amende d’1.5 million de dollars pour avoir piraté 24 chansons. Prononcé par une cour fédérale de Minneapolis, ce jugement est le 1er procès de cette ampleur parmi les 20 000 procès intentés depuis 2008. Les principaux acteurs du secteur se demandent si ce verdict, qui évalue chaque chanson à 62 500$, aura un effet dissuasif sur les millions d’internautes qui téléchargent illégalement de la musique tous les jours. Pour beaucoup, ce jugement constitue toutefois un excellent exemple pour le futur (How this pirate was fined $1.5 mil, de Shirley Halperin, The Hollywood Reporter, 17 Novembre 2010).

Enfin, fin 2010, l’administration Obama a concrètement condamné le piratage. Le « U.S. Department of Justice » (DOJ) et le « US Immigration and Customs Enforcement team » (ICE) ont ordonné en décembre la fermeture de 82 sites webs dont des sites musicaux accusés de piratage et contrefaçons. Ceci marque une étape décisive dans l’histoire de la justice américaine.



2. SUR LE PLAN ECONOMIQUE

La récession et le piratage ont entraîné la chute de la consommation musicale (ventes physiques et pour la première fois, ventes digitales). Voici ci-dessous quelques grandes tendances économiques du marché musical américain en 2010.

>>Baisse des ventes physiques et émergence du secteur non-traditionnel
La baisse des revenus physiques s’explique par une mutation radicale du paysage de la distribution. Le format physique devient de plus en plus difficile d’accès puisque, depuis septembre 2010, des chaînes comme Best Buy consacrent un espace réduit aux CDs et aux DVDs sans parler de la fermeture des magasins Virgin en 2009.


>>Digital : émergence de nouveaux business models
2010 reflète un marché en transition au sein duquel se développe une multitude de business models et de nouvelles habitudes de consommation :

– Plateformes de téléchargement vs. Plateformes de « streaming in the cloud »

En 2010, une nouvelle tendance de consommation se confirme : détenir de la musique devient moins important ; tout repose de plus en plus sur l’accès au contenu musical (accéder à sa librairie musicale n’importe où, de n’importe quel support, n’importe quand et pour un prix correct).

Cette tendance se dessine via l’explosion des plateformes de streaming financées par la publicité ou les abonnements. Les services de streaming comme Pandora et MOG ont tous les deux connu une croissance et le mot de l’année concernant l’industrie musicale a sans aucun doute été le fameux cloud (accès mobile à ses contenus dans le « nuage » d’Internet sans aucun téléchargement). On pense également aux services de Rdio ou Rhapsody. De son côté, Spotify a continué malgré de nombreux retards à progresser dans son lancement aux Etats-Unis. Son président Daniel Eck a toutefois annoncé qu’il devrait sans doute attendre de nouveau jusqu’à 2011. Malgré plus de 750 000 abonnés payants, le service de streaming est encore en conflit avec les majors aux Etats-Unis.

Apple a beau dominé le marché musical depuis 7 ans avec iTunes (70% des ventes digitales américaines ; premier distributeur physique et digital confondu avec une part de marché de 28 %), 13 millions de ses utilisateurs prônent un développement de la plateforme vers le cloud, selon le National Purchase Diary Group. Or bien que l’iTunes ait développé le réseau social Ping (un mélange entre Twitter et Facebook qui regroupe des sections de recommandations, de concerts et de découvertes pour 2 000 artistes), la revente de la plateforme de streaming Lala par Apple a confirmé qu’elle ne semblait pas encore prête à se tourner vers le streaming. Apple pourrait donc être menacée par l’arrivée de potentiels services comme Google Music. Dans le même temps, iTunes continue d’élargir son offre sur d’autres formats comme la vente et la location d’émissions télévisées, de films et les applications.

Exclusivement dédié aux labels et distributeurs indépendants, le catalogue d’eMusic a soudainement pris de l’ampleur avec l’ajout d’Universal Music dans ses références. Proposant déjà les contenus de Sony et de Warner Music, eMusic ne détient néanmoins pas encore de droits sur le catalogue d’EMI. Afin de satisfaire les pouvoirs en place chez Universal, tout le système d’abonnement et de tarification a été remanié au grand dam de plusieurs labels indépendants importants (Domino, Beggars, Merge, etc.) qui ont retiré leurs contenus en guise de protestation. Les résultats d’eMusic restent à déterminer mais il a été rapporté récemment que le nombre d’abonnés n’avaient pas augmenté depuis 2007 et reste aux alentours de 400 000.

En septembre, les rumeurs sur le lancement de Google music se sont confirmées. Avec un grand nombre de questions concernant le stockage de la musique dans le cloud, les « identifiants digitaux » (« digital lockers ») ou les changements de format, le moteur de recherche par excellence est confronté aux mêmes problèmes que Spotify (on en revient toujours à une problématique monétaire pour les majors). Le New York Post a officiellement annoncé que Google Music ne serait pas lancé en 2010.

En 2010, les plus grosses avancées se sont faites dans le domaine de la télévision et dans la livraison à domicile de films et d’émissions télévisées aux Etats-Unis. Cette année, Netflix a connu une croissance surprenante et se positionne maintenant comme l’un des leaders sur le marché du format. Ceci s’explique notamment grâce à son offre de streaming déployée de plusieurs manières (en ligne, via les systèmes de jeux vidéos, les téléphones portables, des systèmes de streaming tels que Roku, DVR et les lecteurs Blu-Ray) et du fait de sa recherche dynamique de contenu.

Amazon a suivi le rythme emprunté par chacun. Outre le fait de continuer à proposer de la vente de biens physiques, ce site poursuit le développement de son catalogue de MP3s ainsi que de sa plateforme de location de films et émissions télévisées. Au-delà de l’offre de tous ces produits sur Amazon.com, la plateforme a également développé des réseaux afin de cibler et d’atteindre les utilisateurs d’autres formats comme le dispositif de streaming Roku qui est fortement vendu aux utilisateurs de Netflix. Une fois que Google TV sera lancé, Amazon s’y assurera une présence de premier plan en rendant ses services disponibles.

Google d’ailleurs a lancé Google TV cette année. Pour résumer, le service combine tous les services digitaux et médias en un seul (navigation sur Internet, applications et télévision).


– Explosion des smartphones et des applications musicales

Grâce à une explosion des applications, le marché des smartphones est un autre vecteur générant des revenus sur les téléchargements musicaux. Selon Digital Music News, Nielsen aurait affirmé que la musique représenterait le deuxième secteur des applications les plus téléchargées sur les iPads et iPhones. De plus, selon une étude conduite par Pew Research entre avril et mai 2010, la musique arrive au 7ème rang dans les usages des détenteurs de mobiles américains. 33% d’entre eux utilisent leurs mobiles pour écouter de la musique. Un tiers d’entre eux utilisent leurs mobiles pour télécharger des applications. Selon le NPD Group, 75% des Américains de 13 ans et plus téléchargent de la musique, des vidéos et applications via leur iPhone et leur iPod touch. De nombreux experts estiment que l’iPhone et l’iPad ou les mobiles androïdes seront le prochain terrain de bataille pour le marché musical. Ces derniers mois, selon Google, les téléphones mobiles androïdes se sont vendus à 200 000 exemplaires par jour, un chiffre que Billboard juge similaire à celui des ventes d’iPhones et d’iPads. Enfin, les plateformes de streaming comme Rhapsody deviennent disponibles sur la majorité des smartphones. Une convergence et une compatibilité accrues entre supports mobiles et plateformes de streaming sont à prévoir dans les prochaines années.


– Explosion du trafic des vidéos musicales

De plus en plus de partenariats émergent entre les labels et plateformes vidéo et représentent un excellent vecteur promotionnel. Début 2010, Warner Music Group a signé un partenariat avec Dailymotion sur un service donnant accès à des vidéos (concerts, interviews d’artistes). D’autre part, lancé fin 2009, Vevo est une plateforme détenant les catalogues vidéo d’EMI, Sony et Universal Music soit 20 000 vidéos. En octobre 2010, Comscore affirmait qu’avec 55 129 visiteurs uniques, Vevo dominait le marché de la vidéo derrière YouTube mais devant MTV Networks Music. Enfin, selon la société Symosos, sur YouTube, la musique reste la catégorie la plus populaire puisque les vidéos musicales représenteraient 30,7% du trafic de la plateforme. Sony se place en première place avec une moyenne de 2.25 millions de connexions par vidéo, suivi d’Universal Music avec en moyenne 2.21 millions de connexions par vidéo.


>>Consolidation et baisse généralisée du live aux USA en 2010

2010 a été caractérisé par un renforcement des acteurs du live : la Cour de justice américaine a validé la fusion entre Live Nation et Ticketmaster (Live Nation vient de racheter Ticketnet). Néanmoins, ces fusions ne semblent avoir aucune conséquence sur les revenus du live qui connait une crise généralisée en 2010. Selon Pollstar.com, par rapport au premier semestre 2009, les ventes de billets de concerts du Top 100 ont baissé de 12% en volume et de 17% en valeur (soit 965.5 millions de dollars) au premier semestre 2010. Ces ventes affichent un prix moyen de 60,6 dollars. Le chiffre d’affaires moyen par concert a chuté de 14,4%. Cette tendance à la baisse se confirme également sur les revenus de Live Nation qui ont chuté de 26% (51.4 millions de dollars) entre juillet et septembre 2010. Les revenus combinés de Live Nation et Ticketmaster ont chuté de 14% (2.14 milliards de dollars). En effet, la présence du public aux concerts a également chuté de 16% pour Live Nation. Ces résultats surgissent alors que l’Edison Research Institute vient de communiquer une étude affirmant que, depuis 2000, le nombre de concerts auxquels se sont rendus les 12-24 ans a baissé de 57,1%. Selon eux, cette période sombre du live se justifierait par les retombées de la grande récession.


>>Hausse des partenariats 360 degrés et importance du sponsoring dans les revenus de l’industrie musicale

Les deals 360 degrés incorporant du touring, merchandising et ventes de musiques représentent des revenus annexes pour l’industrie musicale. On observe notamment en 2010 une hausse du sponsoring de marques de voitures. Ford, Lexus, Fiat, Audi utilisent la musique et les artistes comme ambassadeurs de marques et vecteurs d’émotions. Ford était le sponsor officiel du Movement Electronic Music Festival à Détroit. Pour la deuxième année, Toyota a lancé la campagne “Toyota Music Rock The Space” afin de conquérir un cœur de cible de jeunes fans de musique.
Pour les productions françaises, on pense notamment au partenariat de visibilité entre Uffie et Diesel qui a eu lien en 2010.
Au vu des évolutions, il faudra attentivement surveiller deux actualités en 2011 : la suite de l’aventure Spotify sur le marché américain ainsi que le service musique offert par Google. Google TV et d’autres services devraient de plus sûrement continuer à progresser.



QUELQUES CHIFFRES RÉSUMANT LA SITUATION DU MARCHÉ DE LA MUSIQUE EN 2010 D’APRÈS NIELSEN SOUNDSCAN :

Les chiffres ci-dessous résumant la situation du marché de la musique sur le territoire américain proviennent du Nielsen Soundscan. Tous les chiffres des sept catégories suivantes sont en nombre d’exemplaires et couvrent la période du 4/01/2010 au 2/01/2011.



Situation du marché de la musique en 2010



VENTES D’ALBUMS PAR GENRE MUSICAL EN 2010 (EN MILLIERS)



Source: Soundscan

NB: Attention, des albums peuvent apparaître dans plusieurs genres


VENTES D’ALBUMS PAR GENRE MUSICAL EN 2010



LES FAITS MARQUANTS DE CES RÉSULTATS DE FIN D’ANNÉE 2010 :

VENTES :
En 2010, les ventes totales de musique (tout support confondu) se stabilisent puisqu’elles ont de nouveau atteint le seuil des 1.5 milliards d’unités vendues, pour la troisième année consécutive avec 1.507 milliards en 2010 contre 1.545 milliards en 2009 et 1.513 milliards en 2008. Les ventes d’albums physiques (CD, CS, LP) continuent à baisser, passant de 297,5 millions à 240 millions d’unités vendues, soit une chute de -19%. Bien qu’en hausse de 13% entre 2009 et 2010, les ventes d’albums digitaux ne parviennent pas encore à combler la chute du physique puisque les ventes combinées des albums physiques et digitaux affichent une baisse de -12,7% en 2010 tout comme les ventes globales d’albums (albums et équivalents en morceaux digitaux) qui représentent une baisse de -9,5% entre 2009 et 2010. D’autre part, les ventes d’albums physiques sur Internet (Amazon, iTunes) connaissent une chute de -1,6% entre 2009 et 2010.
Ainsi, en 2010, le digital ne contrebalance pas encore les pertes de vente physiques que connait l’industrie musicale américaine. Néanmoins, pour la troisième année consécutive, les ventes 2010 d’albums vinyls atteignent un record historique avec 2,8 millions d’unités vendues, en hausse de +14% en 2009.

Concernant les ventes d’albums par genre musical, le rock reste en première place avec 103 millions d’unités. Néanmoins, sur les douze catégories présentées, le Rap reste le seul genre musical ayant généré une augmentation de ses ventes de 2010 par rapport à 2009 avec une augmentation de +3%.
Enfin, comme en 2009, la « Holiday Season » (Thanksgiving, Noël ; pèriode calculée du 8 novembre au 26 décembre 2010) est une période charnière en termes de ventes. En 2010, elle représente 22% des ventes totales de l’année (contre 21% en 2009). La semaine du 26 décembre a comptabilisé à elle seule 60 millions de ventes (contre 62 millions en 2009) dont 2,8 millions de ventes digitales (contre 2,6 millions en 2009).

DISTRIBUTION :
En termes de parts de marché, les équilibres entre majors et indépendants ont peu varié en 2010 (voir graphique ci dessous) : Universal Music reste en tête suivi de Sony, Warner Music, et EMI. Seul Universal Music (+0,64%) et EMI (+0,98%) connaissent une légère hausse de part de marché. Néanmoins, équivalente à 10,18%, la part de marché 2010 d’EMI reste inférieure à celle des indépendants de 11,02%. Enfin, parmi tout les labels, le groupe Columbia / Epic finit l’année avec la part de marché la plus importante équivalent à 10,96%.

Parts de marché des majors et indépendants en 2010 :



Source : Nielsen SoundScan, Billboard – données récoltées entre le 04/01/2010 et le 1/02/2011

Concernant les réseaux de distribution (voir graphiques ci-dessous), bien que le secteur de masse non spécialisé (Walmart, Target…) et de chaînes spécialisées (Barnes and Nobles, Borders, Best Buy) occupent respectivement la première et troisième meilleure place en terme de ventes d’albums 2010 (avec respectivement 108 millions d’albums et 74 millions d’albums vendus en 2010), leur part de marché respective continue à chuter par rapport à 2009. En effet, 33% des ventes d’albums sont générées via des chaînes de masse contre 36% en 2009 ; 23% des ventes 2010 ont été effectuées en chaînes spécialisés (Barnes and Nobles, Borders, Best Buy) contre 29% en 2009. Néanmoins, le secteur indépendant continue à s’affirmer puisque la part des disquaires indépendants atteint 8% en 2010 contre 6% en 2009. En 2010, le support digital devient clé dans les réseaux de distribution : en 2010, 26% des ventes d’albums sont générées sur les plateformes digitales (iTunes, Amazonmp3, eMusic) et 86 millions d’albums y sont vendus tandis que 7% sont générées sur des plateformes d’e-commerce (Amazon) avec 24 millions d’albums vendus. Concurrencés par ces nouvelles sources, les revendeurs non traditionnels (salle de concert, VPC) sont en plein recul puisqu’ils ne rassemblent que 4 millions d’albums vendus en 2010.
Enfin, il semble intéressant de souligner qu’en 2010, dans le top des 10 villes américaines (voir graphique ci-dessous), New York est celle générant le plus de ventes physiques (15,2 millions d’albums) et digitales (7,7 millions d’albums).

DIGITAL :
En 2010, le digital représente environ 46% des ventes totales de musique aux Etats-Unis soit une hausse de 40% par rapport à 2009 et de 32% par rapport à 2008. Sur les ventes totales d’albums, le digital poursuit sa tendance à la hausse : en 2010, il représente 26 % des ventes contre 20% en 2009 et 15% en 2008.
Dans le détail, en 2010, les ventes d’albums digitaux ont affiché un record supérieur aux années précédentes en passant de 76 millions d’exemplaires vendus en 2009 à 86 millions en 2010, soit une augmentation de 13% face à 2009. En 2010, pour la troisième année consécutive, les ventes de morceaux à l’unité ont battu le record de plus d’ 1 milliard d’exemplaires vendus, en très légère hausse de 1% face à 2009. Cette hausse est moins forte qu’en 2009 et 2008 où le nombre de morceaux téléchargés avait augmenté respectivement de 8% et de 27%.

En 2010, cinq titres dépassent la barre des 4 millions de ventes digitales (contre 4 en 2009). 37 titres se sont également téléchargés à plus de 2 millions d’exemplaires, contre 31 titres en 2009, 19 titres en 2008 et 9 titres en 2007. 86 morceaux digitaux se sont vendus à plus d’un million d’exemplaires (contre 89 en 2009). En 2010, 9 différents artistes ont dépassé la barre des 10 millions de ventes digitales.



TOP 10 ALBUMS  &  SINGLES EN 2009

Tous les chiffres des tops suivants sont en nombres d’unités vendues.

Top 10 des ventes d’albums (physique et digital confondu) (en nb de ventes)


Top 10 des ventes digitales d’albums (en nb de ventes)


Top 10 des ventes de singles digitaux (en nb de ventes)


Top 10 des albums vendus sur Internet (en nb de ventes)


TOP 10 des Airplay Radio (en nombre de détections)


TOP 10 des titres les plus streamés sur Internet (en nombre de streamings)