Musique

Création à New York du Bureau Export de la Musique Européenne

Date: 28/03/2004


Robert Singerman

Robert Singerman

Vingt cinq ans de professionnalisme au service de la musique : agent, producteur, manager d’artistes et consultant, Robert Singerman vient de se voir confier la responsabilité de la préfiguration du Bureau de la Musique Européenne et du développement du Bureau Export de la Musique Française aux Etats-Unis. “Frequent fyer” entre New York et l’Europe, il a notamment représenté quelques cent cinquante artistes et développé ici les Rita Mitsuko, Amina, Gypsy Kings, et plus récemment Yannick Noah, I Muvrini, Mango ou encore No Jazz.

Coast to Coast : Les musiques européennes se remarquent sans doute plus aux Etats-Unis que la seule musique française, avec ses lames de fond (pop, rock, variétés, musiques du monde), des pays traditionnellement forts (UK, Suède) et quantité de nouveaux artistes ces dernières années. Pourquoi un Bureau Européen à New York maintenant ?

Robert Singerman : Pour centraliser tous les contacts possibles, les rendre disponibles à l’ensemble des professionnels, labels et artistes européens qui n’ont pas accès pour l’instant à une réelle base de données. Le bureau sera à la fois centralisateur et “dispatcheur” d’infos. J’ajoute qu’il s’agit d’une période de préfiguration, qui pourrait être renouvelée pendant deux ans. En cas de succès de l’expérience, un véritable Bureau Européen pourrait être mis en place en 2007.

Coast to Coast : Quelles activités dans l’immédiat ?

RS: Une veille des structures professionnelles et du marché, la mise en cohérence des activités scéniques avec le monde des industries musicales et surtout, assez vite je l’espère, la constitution d’un “pool de consultants” à disposition des professionnels européens. Une fois la connaissance du marché américain acquise, les Européens devraient trouver dans ce pool des réponses précises à leurs besoins de promotion aux Etats-Unis.

Coast to Coast : Un changement d’orientation par rapport au Bureau Export de la Musique Française ?

RS: Bien au contraire, puisque je viens de me voir confier par les professionnels français et Jean-François Michel, son directeur exécutif, la responsabilité du nouveau développement de leur Bureau Export aux Etats-Unis. Les Français disposent déjà de cette base de données, certes encore perfectible, et nous allons maintenant nous lancer dans la promotion plus agressive de leurs artistes.

Coast to Coast : Une dernière question sur la piraterie…

RS: Je ne suis pas aussi pessimiste que ceux qui avancent que l’industrie musicale a pris du retard par rapport à celle de l’image. Elle paraît évidemment plus menacée du fait de la nature même des produits piratés et de la technologie MP3, mais elle a déjà réagi, par exemple avec iTunes. Je suivrai de près les évolutions, lors de salons comme Jupiter Plug in à New York en juillet, et suis prêt à m’associer aux initiatives qui seront mises en place en faveur de l’antipiraterie audiovisuelle par l’Ambassade de France, la Motion Picture Association of America et d’autres partenaires.

Propos recueillis par Patrick Renault


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