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Liberty Media souhaite racheter le n°1 de la librairie aux Etats-Unis, Barnes & Noble

Date: 15/06/2011

Le groupe Liberty Media, qui possède une partie du capital de la société de radio par satellite Sirius XM, de la société d’organisation évènementielle Live Nation et du club de baseball Atlanta Braves, s’est porté acquéreur, fin mai, de 70% du capital du libraire américain Barnes & Noble. Liberty Media a fait une offre à 1 milliard de dollars, environ 17$ / action, soit une valorisation de 20% par rapport à la valeur des actions de Barnes & Noble à la clôture des marchés le 19 mai 2011. L’offre de John Malone, CEO du géant des médias américains, est intervenue quelques jours avant que Barnes & Noble ne présente la nouvelle version de son e-reader. Lancé le 10 juin sur le marché, celui-ci a été amélioré grâce à un écran tactile et des outils de réseaux sociaux qui l’assimilent plus à une tablette qu’à un simple e-reader.

Certains analystes interprètent la démarche de John Malone comme une volonté de positionner Liberty Media dans le secteur des médias numériques et des tablettes, face aux rivaux que sont Apple, Google, Sony et Amazon. En effet, selon Goldman Sachs, Barnes & Noble contrôle 22% du marché des e-readers aux Etats-Unis contre 67% pour le Kindle d’Amazon. Barnes & Noble vend 27% des e-books vendus dans le pays, contre 58% pour Amazon et 9% pour Apple.

Pour James McQuivey de la société d’analyse Forrester Research, « La véritable valeur ajoutée de Barnes & Noble actuellement est le succès de sa plate-forme Nook qui est en train de devenir une base solide pour bâtir une relation étroite avec des millions de consommateurs ».

Le CEO du 1er libraire américain, Len Riggio, avait annoncé l’été dernier que la société cherchait un repreneur. Bien que l’entreprise conserve sa position de leader sur le marché américain, avec 705 magasins et 623 boutiques dans les universités du pays, elle doit faire face à la compétition croissante de services comme Amazon et a dû fermer un grand nombre de points de ventes. D’après les analystes, l’acquisition du groupe par Liberty Media permettrait à Barnes & Noble d’accroître son activité numérique afin de faire face à Amazon et Apple dans ce domaine.

L’autre important libraire américain, Borders, actuellement en banqueroute, aurait certainement coûté moins cher à Liberty Media. Mais la position de la société dans le domaine du numérique est très loin de celle de son concurrent.

Le conseil d’administration de Barnes & Noble doit désormais évaluer la proposition de Liberty Media et la soumettre aux actionnaires ainsi qu’aux autorités de régulation américaines.

Liberty eyes entry into tablet biz, de Tom Lowry, Daily Variety, 23 mai 2011

Géraldine Durand


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Une Réaction

1 - Jaylen | 15.06.11

Steve, do you know what you're talking about?I live in Westwood, and know plenty of Jewish Persians. At most, they'll have a mother-in-law with them. The typical affluent Iranian is either a professional of some sort, runs a shop downtown where he evades taxes, or does "real esSm&e.tquot;toae Iranians had money even in Iran. There are plenty of poor Iranians, they're just less conspicuous.The Jewish Persians are almost assuredly dumber on average than the Ashkenazim, per my experience at 12 years of Jewish school.


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