Paysage Audiovisuel

Super Bowl : plus de 385 millions de dollars de publicité

Date: 27/02/2017

Pour cette 51e édition, les annonceurs ont dû débourser 5 millions pour 30 secondes de publicité. Certains en ont profité pour exprimer leur opposition à la politique de Donald Trump.

C’est un match historique qui a tenu en haleine les Américains dimanche soir. Pour la première fois, une prolongation a eu lieu lors du Super Bowl, la finale du championnat de football américain, après les 28 points marqués par les Patriots comme les Falcons à la fin réglementaire du match. Des minutes supplémentaires qui ont vu l’équipe d’Atlanta, qui avait mené tout le match, s’effondrer face à celle de la Nouvelle-Angleterre avec un score final de 34-28.

Si la liesse était du côté des téléspectateurs, elle l’était aussi du côté des annonceurs. Les publicitaires ont dû débourser près de 5 millions de dollars pour 30 secondes d’antenne, soit 25 % de plus qu’en 2016 selon Mary Scott, présidente d’UEG, une agence de sport et marketing, citée par le New York Times. Les prévisions de vente des écrans publicitaires atteignaient plus de 385 millions de dollars avant le match. C’était sans compter les prolongations.

L’opération a cependant été moins juteuse que prévu puisque, selon les dernières estimations, le nombre de fans devant leur écran n’a pas pour autant explosé par rapport à 2016. Le taux d’audience a été égal à celui de l’année dernière : Nielsen a annoncé 111,9 millions de téléspectateurs en moyenne. Soit bien moins qu’en 2015. L’histoire ne dit pas si les 15 minutes additionnelles ont été incluses dans le calcul. Pas de bataille autour de la télécommande pour cet événement partagé par les deux sexes : 47 % de téléspectatrices ont savouré la victoire du quarterback Tom Brady pour 53 % d’hommes.

 

Des publicités à connotation politique
L’autre temps fort du Super Bowl, en dehors du match et du show de la mi-temps, emmené par une Lady Gaga haute en couleur, fut le déferlement de publicités engagées. Ces spots concoctés spécialement pour l’événement, bien que moins tape-à-l’œil que les autres années, ont joué la carte de la création “politique”.
Plus de six d’entre eux ont critiqué plus ou moins ouvertement le président des Etats-Unis. A l’image du très beau #Weaccept de Airbnb où des visages de personnes d’ethnies différentes se sont succédé, une publicité clin d’œil au “Black or White” de Michael Jackson. Le constructeur Lumber 84 a rué dans les brancards en racontant le voyage d’une mère avec son enfant pour fuir un pays et traverser une frontière. Il a connu un tel engouement que son site Internet a été hors service pendant plus d’une heure. Si le spot a été coupé, avec une fin politiquement correcte en pointillé lors de sa diffusion à l’antenne, sa version longue sur Internet, évoquant le futur mur du Mexique réclamé par Donald Trump pour protéger ses frontières, a été explicite. Suite à sa programmation pendant le Super Bowl, le site web contenant la version intégrale non censurée affichait à la place de la vidéo un message d’erreur : “the service is not available”. Autre évocation à la situation géopolitique, une publicité pour un shampooing demandait si l’on pouvait tenir quatre ans, soit la durée du mandat de Donald Trump.

 

Chicken wings et bières à gogo
Côté alimentation, le soir du match, une chaîne locale de New York a annoncé que les ventes de chicken wings avaient progressé dans la mégalopole de 2 % au regard de l’année précédente.
Sur le territoire, la vente de pilons de poulet a atteint 82 millions, tandis que les boissons alcoolisées ont enregistré un chiffre de vente de 2 milliards de dollars, dont 1,2 milliard pour les seules bières, selon Nielsen.

De Sandra Muller à New York. La Lettre de l’Audiovisuel est accessible par abonnements uniquement. Pour plus d’information : sandramullernyc@gmail.com.
Pour consulter quelques articles :
lettreaudiovisuel.com.


Il n'y a pas encore de réaction sur cet article, réagissez!

Votre Réaction





*

Copiez le code de sécurité dans le champ de droite


* Champ obligatoire