Téléphonie

Google préparerait son entrée sur le marché des opérateurs mobiles aux Etats-Unis

Date: 05/02/2015

Selon le Wall Street Journal, Google aurait récemment conclu des accords en tant qu’opérateur de réseau mobile virtuel (MVNO) avec T-Mobile et Sprint, respectivement 3ème et 4ème opérateurs aux Etats-Unis. Le groupe prévoit de commercialiser une offre moins chère et plus libre pour le consommateur. La technologie développée par Google permettrait une itinérance du signal entre les réseaux de Sprint, T-Mobile et des bornes Wifi, afin de fournir la meilleure connexion mobile disponible en fonction de la localisation de l’utilisateur.

Les accords MVNO sont généralement très profitables aux opérateurs de réseaux mobiles qui peuvent exploiter des capacités excédentaires sans avoir à supporter les coûts commerciaux associés à la contraction de nouveaux clients. Sprint se serait cependant réservé la possibilité de renégocier le contrat si Google venait à gagner un nombre de clients susceptible de menacer son activité. Google devra pour sa part prendre à sa charge des fonctions peu familières au modèle original de l’entreprise, telles que le service client ou la facturation. L’entreprise dispose cependant d’une position confortable sur le marché mobile grâce à son système d’exploitation Android, qui équipe plus de la moitié des smartphones aux Etats-Unis, et de son partenariat avec le fabriquant Nexus. L’offre d’un service mobile permettrait à l’entreprise de poursuivre sa stratégie de verticalisation sur le secteur mobile. Alors que Google n’a pas encore souhaité confirmer l’information, cela constituerait un mouvement supplémentaire de l’entreprise vers les activités de fourniture d’accès à Internet. Google a en effet déjà entrepris le développement d’une offre de fibre optique dans certaines villes tests des Etats-Unis et continue de développer son projet Loon, qui vise à fournir un accès à Internet dans les zones reculées grâce à des ballons flottant dans les airs. La société californienne a également récemment investi dans le déploiement de satellites à travers une participation de 10 milliards USD dans le projet SpaceX d’Elon Musk. L’entreprise a par ailleurs demandé il y a quelques semaines une autorisation à la Federal Communications Commission pour tester des communications sans fil à ultra haute fréquence.

Ella Filippi
Service Economique Régional de l’Ambassade de France à Washington


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