Radio

Le paysage américain des webradios

Date: 09/11/2015


iHeartMedia iHeartMedia

En lançant Beats 1, Apple Music a fait sienne la marque de fabrique de bien des radios : faire inventer et programmer de nouvelles playlists par ses DJs, ce que les webradios appellent «human curation». Ce terme désigne simplement le choix éditorial des morceaux diffusés sur la radio, choix opéré par un DJ, un être humain donc, par opposition aux ordinateurs qui génèrent automatiquement, par des algorithmes, des playlists. Beats 1 se propose donc d’humaniser la radio en ligne, une tendance pourtant vieille comme le monde, du moins comme l’histoire de la radio, comme l’explique Bruce Warren, directeur de programme de WXPN, la station radio de UPenn (University of Pennsylvania). Et pourtant, Beats 1 présente ce service comme une innovation, une plus-value auprès de ses auditeurs. Née chez Beats Electronic et rachetée par Apple en 2014, Beats 1 est le successeur d’iTunes radio. Sa programmation pointue est concoctée par Zane Lowe, DJ et «trendsetter» nouvelle coqueluche des auditeurs, aux invités de prestige comme Drake, St Vicent, Elton John, Dr. Dre,… Pourtant, Apple n’est pas la première radio à «humaniser» son service via des Djs et des interviews d’artistes mais la puissance médiatique du groupe Apple, relayée par ses fans sur les réseaux sociaux, a fait du lancement de Beats 1 un phénomène dans le monde des webradios. Les acteurs historiques du marché (Pandora, SiriusXM, iHeartRadio, Slacke) devront donc offrir de nouveaux facteurs d’attractivité pour ne pas laisser filer leurs auditeurs chez Apple…

Le tableau ci-dessous présente un panorama comparatif des principales webradios disponibles aux Etats-Unis. Il faut également souligner que Beats 1 a fait son apparition sur ce marché alors qu’il est en pleine expansion. Alors que 93% des Américains adultes écoutent la radio (AM ou FM) au moins une fois par semaine, entre 2000 et 2015, la part d’écoute des webradios a grandi de 2% à 44% chez les américains (12 ans et plus), surtout parmi les 12-24 ans, avec une croissance remarquable de 69%. En parallèle, de 2013 à 2014, les revenus du streaming sont passé de 21% à 27% du total des ventes de musique et les inscriptions sur les services se streaming ont plus que triplés en 4 ans : les 1,8 millions d’inscrits en 2011 sont désormais 7,7 millions à la fin de l’année 2014.

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Pour en savoir plus : Billboard

Informations fournies par le Bureau Export de la musique à New York


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