Radio > Radiophonie Sur Internet
L’adaptation du médium radiophonique à l’Internet a pris jusqu’à présent deux formes, la radio en ligne et le podcasting. > La radio sur Internet concerne à la fois des stations de radio analogiques diffusant leurs programmes sur Internet et des radios n’existant que sur Internet appelées aussi pure-play. En 1994, la station américaine WXYC fut la première station analogique à oser l’aventure Internet. Elle a été suivie depuis par quasiment toutes les radios américaines. Dans le même temps, plusieurs centaines de radios Internet sans double analogique sont apparues sur le Web, avec ou sans finalité commerciale. > Le terme de Podcast est une contraction d’Ipod et de broadcast. LES RADIOS ANALOGIQUES SUR INTERNET **Marché Les revenus publicitaires des radios analogiques sur Internet et sur appareil mobile sont faibles comparés aux 18.4 milliards de dollars de recettes publicitaires qui concernent les autres formes de diffusion radiophonique, mais ils sont en constante augmentation. Selon le cabinet Veronis Suhler Stevenson, ces revenus ont connu une progression de 13.2% sur l’année 2008 et de 9.4% en 2009, pour atteindre 301 millions de dollars. Les recettes de la diffusion radiophonique en streaming sur le net, qui représentent l’essentiel des revenus, ont connu une hausse 6.6% avec 274 millions de dollars, contre 27 millions de dollars pour les revenus générés par la diffusion sur les appareils mobiles qui ont pourtant connu une hausse de 49.4%. A noter pour ces derniers que les abonnements ont rapporté plus que la publicité, soit 23 millions de dollars contre 4 millions de dollars, ce qui n’est pas le cas pour la radio en ligne. Ce phénomène souligne notamment que les utilisateurs sont plus habitués à payer pour du contenu sur leur téléphone portable que sur leur ordinateur. Certaines radios profitent d’Internet afin de réaliser des économies d’échelle. Par exemple, CBS Radio est devenu une plate-forme unique pour toutes ses stations, espérant ainsi attirer une audience accrue et un plus grand nombre d’annonceurs. Les milliers de radios en ligne d’AOL sont également disponibles sur la même plate-forme. LAUNCHcast Yahoo! a aussi rejoint la plate-forme sur laquelle ses 150 radios sont désormais disponibles.Croissance des revenus de la radio sur Internet et sur mobile – 2001-2008
[caption id="attachment_6891" align="aligncenter" width="530" caption="Source : Veronis Suhler Stevenson, “Community Industry Forecast 2008-2012”"]
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**Audience
Le nombre d’auditeurs des radios analogiques en ligne est en hausse puisque, selon des chiffres dévoilés par Arbitron en 2008, 69 millions d’Américains ont déclaré en avoir écouté une le mois précédent le sondage contre 54 millions un an plus tôt, soit une progression de 28%. Lors de la même étude, près de la moitié des Américains, soit 49%, ont affirmé avoir déjà écouté une radio sur Internet, contre 46% en 2008, et 17% ont dit l’avoir fait la semaine précédente, contre 13% un an auparavant.
Pourcentage d’auditeurs hebdomadaires de radios sur Internet – 2000-2009
[caption id="attachment_6892" align="aligncenter" width="508" caption="Source : “The Infinite Dial 2009", Arbitron, April 2009"]
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Ces données ont une forte marge de progression puisqu’un tiers des personnes interrogées affirment qu’elles écouteraient la radio sur Internet dans leur voiture si cela était possible.
En termes de public, l’écoute de la radio sur le web est répartie de manière plus homogène parmi les différentes tranches d’âges que pour la radio purement analogique. Alors que la majorité des auditeurs a entre 25 et 54 ans (20%), le groupe d’âge le plus jeune, entre 12 et 17 ans, n’est pas loin et représente 18% du public.
D’autre part, les utilisateurs de la radio sur Internet ont plus de chance d’être employés et d’avoir un niveau de vie élevé que la moyenne des Américains : 54% du public est employé à plein temps contre 43% des Américains et 16% a un revenu annuel supérieur à 100 000 dollars contre 10% de la population totale. Enfin, 37% a un diplôme universitaire contre 29% de la population du pays.
LES RADIOS INTERNET OU PURE-PLAY
**Marché
Des milliers de radios ont fait leur apparition sur Internet ces dernières années. Certaines sont spécialisées dans des genres musicaux spécifiques, comme www.electricbluesradio.com qui propose des play lists de blues électrique. Ses revenus proviennent de la publicité et d’un service qui propose aux utilisateurs d’acheter des CD sur Amazon. Les auditeurs peuvent également demander à sauter les publicités pour un forfait démarrant à 5.95$ pour un an d’abonnement.
D’autres sites comme Pandora.com vont encore plus loin en proposant aux utilisateurs d’entrer le nom de leur chanson préférée et de recevoir une play list gratuite, générée par un ordinateur, censée correspondre à leurs goûts. L’essentiel des revenus de Pandora vient de la publicité. Le site propose également un abonnement (Pandora One) à 36$/an qui permet d’accéder à une version du site sans publicité par l’intermédiaire de son téléphone portable uniquement.
L’année 2009 a été marquée par une victoire judiciaire pour les pure-play. En 2008, la question du montant des droits d’auteur payés par les pure-play avaient été soulevée. Au mois de juillet 2009, des représentants d’une coalition de radio sur Internet comme Pandora et Slacker Radio sont parvenus à un accord avec le Copyright Royalty Board sur le paiement de droits inférieurs à la proposition initiale. Les diffuseurs sur Internet paient donc 40 à 50% de moins que le forfait par écoute initialement proposé qui, selon Pandora, aurait pu porter un coup fatal aux radios Internet. Au final, la somme payée est l’équivalent de 25% de leurs revenus annuels ou un prix-fixe par chanson.
Toutefois, même si le montant des droits imposé est inférieur à celui prévu à l’origine, il reste bien supérieur à celui appliqué aux radios analogiques et sur satellite. Ces dernières payent 6.5% des bénéfices qu’elles engrangent aux artistes, ou aux sociétés qui possèdent les droits des morceaux, et aux compositeurs. Les radios analogiques payent uniquement les compositeurs et ne paient rien aux éditeurs de musique ni aux interprètes. Toutefois, cela est actuellement le sujet d’intenses discussions à Washington (voir l'article Nouvelle étape pour la loi sur les droits d’auteur à la radio).
**Audience
Selon la dernière étude d’Arbitron sur le sujet, The Infinite Dial 2010: Digital Platforms and the Future of Radio, l’écoute des pure-play dépasse désormais celle des radios analogiques sur Internet : en 2010, 55% des personnes interrogées disent écouter majoritairement des pure-play contre 40% pour les radios AM/FM sur le web. C’est un retournement de situation par rapport à 2006 où ces chiffres étaient respectivement à 46% et 48%.
Le pure-play le plus connu reste Pandora, nommée par 28% des personnes sondées, contre 9% pour Yahoo ! Music, 6% pour AOL Radio et 4% pour Last.fm.
ÉVOLUTION AUDIENCE RADIOS SUR INTERNET ET PURE-PLAY CONFONDUS
L’audience des radios en ligne connaît une croissance par à coup depuis ses premiers pas en 2000. Des années de forte augmentation, 2006 et 2009, alternent avec des phases de stabilité, de 2003 à 2005 et 2010.
Selon une étude publiée par Arbitron début 2010, plus d’un quart des Américains âgés de plus de 12 ans (27%), soit 69 millions d’entre eux, a écouté la radio sur Internet le mois précédent. 17% d’entre eux ont dit l’avoir écoutée la semaine précédente, le même pourcentage qu’en 2009, contre 13% en 2008.
[caption id="attachment_6893" align="aligncenter" width="537" caption="Source : “The Infinite Dial 2010,” Arbitron"]
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Les personnes travaillant sur un ordinateur sont les 1ères concernées et elles ont généralement un emploi à temps plein : 61% contre 42% de la population américaine. La tranche d’âge la plus représentée se situe entre 25 et 34 ans et les hommes sont majoritaires : 55% contre 45% de femmes.
[caption id="attachment_6894" align="aligncenter" width="602" caption="Source : “The Infinite Dial 2010,” Arbitron"]
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LE PODCASTING
Le podcasting a connu une forte augmentation en 2008 et poursuit sa lente progression depuis. En 2010, près de 32 millions d’Américains âgés de 12 ans et plus, soit 12% de la population, auraient écouté un podcast le mois précédent contre 11% en 2009. Toujours selon Arbitron, 23% de la population américaine âgée de plus de 12 ans et plus avaient déjà podcasté un programme en 2010 contre 22% en 2009.
[caption id="attachment_6895" align="aligncenter" width="556" caption="Source : “The Infinite Dial 2010,” Arbitron"]
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La connaissance du podcast progresse également puisqu’en 2010, 45% des Américains âgés de 12 ans et plus avaient entendu parler de cette technologie contre 43% un an plus tôt.
[caption id="attachment_6896" align="aligncenter" width="539" caption="Source : “The Infinite Dial 2010,” Arbitron"]
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De même, la possession d’un lecteur Mp3/iPod se généralise : début 2010, on estimait le taux de pénétration des lecteurs Mp3 (iPod inclus) à environ 44% de la population totale aux Etats-Unis, soit presque la moitié de la population du pays, une petite progression par rapport à 2009 (+2 points), mais une forte progression par rapport à 2008 (+ 7 points).
[caption id="attachment_6897" align="aligncenter" width="410" caption="Source : “The Infinite Dial 2010,” Arbitron"]
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Pourtant, la connaissance du podcasting tout comme la possession d’un lecteur Mp3/iPod progressent beaucoup plus rapidement que l’utilisation du podcast. Pour tenter d’expliquer ce hiatus, certaines études (Bridge Ratings Group, Digital Media Growth Projections) soulignent l’obstacle que représente l’apparente complexité de son appropriation technique. A l’heure de la valorisation du tout-instantané, le podcasting a le travers de requérir un procédé en trois temps : abonnement au Podcast, téléchargement, puis transfert vers le lecteur Mp3/iPod. Pour l’instant, c’est encore 70% de l’écoute des podcasts qui se réalise directement sur ordinateur (Source: Arbitron, The Infinite Dial 2010) plutôt que sur un Mp3 (28%).
Pour les diffuseurs, l’attrait de ce médium est évident : il leur permet de toucher un plus large public, au-delà du public qu’ils peuvent atteindre en direct à la télévision ou à la radio. L’augmentation du nombre de podcast est cependant en décalage avec la hausse du nombre de « podcasters ». En octobre 2009, quelques 69 860 podcasts audio ou vidéo étaient proposés sur le web, selon Podcast Alley, un site Internet qui recense les podcasts. Ce chiffre est en hausse de 43% par rapport à 2008, alors que le nombre d’utilisateurs du podcast augmente lui beaucoup plus lentement. En 2009, la technologie était le sujet le plus courant parmi les podcasts puisqu’il représentait 4 598 d’entre eux, suivi par la comédie (3 988) et l’économie (2 657).
Principaux sujets des podcasts – Octobre 2009
[caption id="attachment_6898" align="aligncenter" width="467" caption="Source : www.podcastalley.com"]
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ACTEURS MAJEURS
>Pandora
Créée en 2000 et associée au Music Genome Project, Pandora est l’une des plus grandes bibliothèques musicales du monde et c’est le pure-play le plus connu des Etats-Unis devant Yahoo! Music, AOL Radio et Last.fm. Le concept est simple : l’utilisateur rentre sur le site le nom d’une chanson ou d’un artiste et en quelques secondes, Pandora lui propose une station de radio avec des morceaux correspondants à son choix et susceptibles de lui plaire. La station créée ne disparaît pas et il est possible de l’affiner à chaque utilisation. L’Internaute peut créer jusqu’à 100 stations de radio différentes. Seul bémol : Pandora n’est accessible qu’aux Etats-Unis.
>Yahoo! Music
Le ">portail de musique en ligne de Yahoo! propose plusieurs stations de radio Internet spécialisées dans différents genres musicaux (country, New Age, R&B, Rock indépendant, etc.), des vidéos clips, des classements d’artistes, des informations sur leurs prochains concerts, des blogs, etc.
>American Online’s Radio Network (AOL)
Le ">portail de radio en ligne d’AOL propose de nombreux articles sur des dizaines d’artistes ainsi que des photos, des vidéos clips et des extraits de concerts. Il permet aussi d’écouter des albums entiers et une trentaine de radios classées par genre musical et également de retrouver les paroles de nombreuses chansons.
>Last.fm
Last.fm est un service de musique disponible dans le monde entier en 12 langues. En 2009, Last.fm a été racheté par CBS. Le principe est le suivant : chaque morceau écouté fournit des informations sur les goûts de l’utilisateur à son profil Last.fm. Ce profil lui permet de prendre contact avec des utilisateurs partageant ses goûts musicaux et de recevoir des recommandations de leurs bibliothèques musicales respectives.
>Clear Channel Radio / Iheartradio
Iheartradio est un portail Internet dédié à la musique et au divertissement qui propose des dizaines de milliers de chansons, clips vidéo, interviews d’artistes, photos, informations, concours et extraits de concerts. Les 750 stations de radio du site sont composées de stations AM et FM américaines, ainsi que de pure-play dédiés à des genres musicaux ou à des artistes en particulier. Plus de 5.8 millions d’utilisateurs ont téléchargé l’application iheartradio sur leur smartphone. Iheartradio n’est accessible que depuis les Etats-Unis.
>Live365
Née en 1999, ce portail de radio en ligne est l’un des plus importants au monde, revendiquant quatre millions d’auditeurs chaque mois. ">Live365 offre la possibilité d’écouter plus de 6500 radios Internet. Les diffuseurs sont le plus souvent des amateurs, mais bon nombre de petites stations AM et FM ont choisi live365 pour transmettre leurs programmes sur le Web.
>Blog Talk Radio
Créée en 2006, Blog Talk Radio permet à tout utilisateur, où qu’il soit, de créer sa propre émission de radio sur Internet en utilisant simplement son téléphone portable et son ordinateur. La technologie employée par BTR et son intégration au sein des réseaux sociaux tels que Facebook, Twitter et Ning permettent aux Internautes de faire partager leur propre contenu, leurs voix, leurs opinions au sein d’un forum mondial. Aujourd’hui, BTR est le plus important réseau social radio sur le net dans le monde et celui qui connaît la croissance la plus rapide. Des dizaines de milliers « d’animateurs » et des millions d’auditeurs écoutent BTR chaque mois.