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Interview de Gabriel Mandelbaum, fondateur de Spideo, à l’occasion de sa participation aux conférences professionnelles du TIFF

Date: 17/09/2014


Panel Seeding the Audience - G Mandelbaum Spideo Panel Seeding the Audience – G Mandelbaum Spideo

En 2010, Gabriel Mandelbaum, accompagné de Thibault d’Orso et Paul de Monchy fondait Spideo, depuis la jeune start-up a étendu son activité à l’Europe et aux Etats-Unis. Gabriel Mandelbaum était invité à participer aux conférences professionnelles du TIFF (TIFF Industry) au côté des plus grands acteurs de la distribution audiovisuelle internationale tels que Twenty Fox Century, Imax ou encore The Fremantle corporation, qui étaient réunis au sein d’un panel intitulé “Seeding the Audience”. Le panel a exploré les différentes innovations permettant de cibler, rassembler et définir le public d’un contenu, mais aussi l’influence que ces nouveaux outils pouvaient avoir sur les décisions de production.
Ce voyage à Toronto était aussi l’occasion pour Spideo de continuer à prospecter le continent nord-américain et notamment le Canada Anglophone.

Pouvez-vous nous parler de la genèse de Spideo et de l’évolution de la start-up depuis sa naissance il y a 4 ans?

Spideo est né d’un constat d’utilisateur : un outil formidable de consommation de films avait vu le jour, la vidéo à la demande, mais dans les faits cet outil était devenu un cauchemar d’utilisateur. Le spectateur qui ne voulait pas visionner les quatre blockbusters mis en avant se retrouvait noyé dans une mer de contenus sans aucun outil pour réellement déterminer et trouver ce qu’il voulait voir.

Spideo a été fondé par un ingénieur, un chercheur en sémantique, et un spécialiste en production de contenus audiovisuels, avec les compétences de chacun nous avons décidé d’aider les gens à choisir les contenus qu’ils regardent.
Nous avons donc créé un moteur de recommandation, que nous avons constamment amélioré depuis. Au départ, la recommandation ne se faisait que sur des films, aujourd’hui cela s’étend aux séries TV, aux programmes TV, à tous contenus vidéo premium. Le moteur de recommandation peut aujourd’hui être utilisé sur n’importe quel type d’écran et par n’importe quel type d’acteur, plateforme VOD ou opérateurs télécom, partout dans le monde.

 

Qui sont aujourd’hui vos clients et sur quels territoires êtes-vous présents?

Notre principale activité se fait en B To B, nous permettons à des opérateurs d’utiliser notre technologie. Une autre partie de notre activité, mineure, est l’application Spideo, en B to C,  qui nous permet de présenter une vitrine de ce que l’on peut faire, c’est aussi un outil commercial pour nous, une manière de parler directement aux utilisateurs et aussi de tester leur utilisation du moteur.

Sur l’activité B to B, nous avons bien sûr des clients en France, en Allemagne et nous avons un client aux Etats-Unis. Les clients sont des plateformes de VOD, des opérateurs de télévision payante, et des opérateurs de télécom qui incluent des services de VOD et TV tels que Bouygues ou Canal +.

Toute société qui distribue du contenu de manière digitale à des utilisateurs, qui fait face à cette problématique « comment adresser le bon contenu à la bonne personne », est un client potentiel pour nous.

 

Où en est le développement de Spideo en Amérique du Nord ?

Spideo s’est développé d’abord en France, puis nous avons visé l’Amérique du nord et avons signé notre premier contrat nord-américain avec la plateforme MGO. Au départ nous avions laissé le Canada de côté pour se consacrer aux Etats-Unis, puis nous avons découvert que c’était également un marché très intéressant avec cinq acteurs historiques de télécom. Nous avons commencé à démarcher le marché canadien en juin dernier, je reviens régulièrement depuis et nous discutons activement avec tous les acteurs. Nous avons bien sûr des concurrents ici, qui ne sont pas canadiens mais qui travaille déjà avec les opérateurs majeurs. Sur la recommandation nous avons cinq ou six concurrents sérieux dans le monde. Mais par deux fois nous avons pu remplacer un de nos concurrents!

 

Qu’est-ce qui différencie Spideo de ses concurrents et des entreprises qui développent leurs outils de recommandation en interne ?

Dans notre équipe, tout le monde travaille ensemble, les développeurs, les experts en algorithmes, les experts de contenus, les chefs de produits, il y a un dialogue constant, nous ne séparons pas la partie technique de la partie contenus. L’expertise machine et l’expertise humaine sont en dialogue permanent, c’est ce qui fait notre originalité et notre force.


Quelles sont les perspectives de développement de votre activité, en dehors de l’extension à d’autres territoires?

Nous travaillons avec un nouveau type d’acteur depuis peu : les chaines de télévision classiques. Au départ ce n’était pas évident que les moteurs Spideo puissent se concentrer sur une seule chaine de télévision classique, mais nous nous sommes rendu compte qu’ils avaient des catalogues immenses qui agrégeaient les contenus à la demande, les contenus web, payant, gratuit etc. Nous créons des ponts entre ces contenus, ce qui élargit le marché car toutes les chaines de télévision pourraient avoir besoin de nous!

Sarah ARCACHE


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1 - La France à l’honneur au Toronto International Film Festival 2014 « Mediamerica | 17.09.14

[…] France, qui orchestrait en tant que modérateur le panel « Pitching a tentpole », ainsi que Gabriel Mandelbaum, fondateur de Spideo, une start-up française spécialisée dans les moteurs de recommandation de contenus audiovisuels. […]


2 - Interview de Gabriel Mandelbaum, fondateur de S… | 17.09.14

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