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Pour la première fois en 2012, les Américains devraient consommer plus de films en ligne qu’en DVD

Date: 26/04/2012


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La consommation légale et payante de films en ligne, aux Etats-Unis, devrait atteindre 3,4 milliards de visionnages ou transactions en 2012, soit approximativement 1 milliard de plus que pour la vidéo sur support physique, selon le rapport de « Screen Digest Broadband Media Market Insight » du fournisseur d’informations et d’analyse IHS. En 2011, pourtant, les DVD et Blu-ray avaient revendiqué une part importante du marché avec 2,6 milliards de visionnages ou transactions, contre 1,4 milliard comptabilisées en ligne.

 

En 2012, la consommation de vidéos en ligne devrait progresser de 135% par rapport à 2011, tendance qui devrait se confirmer dans les années à venir. Les ventes de DVD et de Blu-ray vont quant à elles vraisemblablement diminuer ou stagner.

 

« L’année 2012 sonne le glas de la vieille idée selon laquelle les consommateurs ne voudront pas du contenu premium distribué sur Internet », explique Dan Cryan, analyste senior principal, broadband and digital media chez IHS. « En fait, la croissance de la consommation en ligne participe d’une tendance générale qui a vu le nombre total de films visionnés par le biais de services traditionnellement rangés dans la catégorie Home Entertainment progresser de 40% entre 2007 et 2011, alors même que le nombre de films vus sur support physique diminuait ».

 

Le segment « physique » consiste en des ventes au détail et des locations de VHS, DVD et Blu-ray. La part en ligne comprend la vente de formats numériques (EST), la vidéo à la demande sur Internet (iVOD) et la vidéo à la demande sur abonnement (SVOD).

 

La popularité croissante des sites sur abonnement comme Netflix et Amazon Prime a été un facteur clé dans l’augmentation de la consommation de vidéos en ligne. Ces sites proposent aux consommateurs des films de manière illimitée pour une somme forfaitaire mensuelle ou annuelle constante. Les abonnements en 2011 ont compté pour 94% de la consommation de vidéos payantes en ligne aux Etats-Unis, contre 1,3% pour les achats en format numérique.

 

Selon l’IHS, en 2012, les Américains devraient passer plus de temps à regarder du contenu sur support physique que sur support numérique. Ils devraient ainsi passer une moyenne de 4,3 milliards d’heures à regarder des DVD et Blu-ray contre 3,2 milliards d’heures consacrées aux films en ligne.

 

Même si les transactions sur Internet vont représenter la majorité des transactions cette année, leur chiffre d’affaires devrait être inférieur à celui de la vidéo sur DVD ou Blu-ray, soit 1,7 milliard de dollars contre 11,1 milliards pour les supports physiques. Les consommateurs devraient en effet payer une moyenne de 51 centimes pour chaque film consommé en ligne contre 4,72 dollars pour une vidéo sur support physique. En 2016, les vidéos en ligne devraient représenter 17% du chiffre d’affaires de ce marché, contre 75% pour les DVD et Blu-ray et 8% pour la VOD à la demande sur les téléviseurs.

 

Netflix, leader incontesté, n’est plus le seul acteur sur le marché de la SVOD. En 2011, Amazon et Hulu ont tous les deux développé des plateformes de streaming en ligne très avancées. Pour Amazon, 2011 a marqué le lancement du service de VOD au sein de l’offre Amazon Prime, qui offre aux abonnés un accès à des films et des émissions de télévision pour 79 dollars par an (lire Amazon prend position sur le terrain de Netflix, Mediamerica, 14 mars 2011).

 

Selon l’IHS, la croissance phénoménale de la consommation des films sur abonnement pourrait avoir d’autres conséquences : à mesure que les services de SVOD deviennent plus populaires, les consommateurs dépensent de moins en moins d’argent en achat de films. Le marché de la vente de formats numériques (EST), encore débutant, pourrait être étouffé dans l’œuf.

 

« Après plus de 30 ans d’achat et de location de films sur cassettes puis DVD/Blu-ray, cette année marque un tournant historique. Les consommateurs américains basculent vers la consommation sur Internet, préparant une migration à l’échelle mondiale du physique vers le numérique », explique Dan Cryan. « Nous sommes au début de la fin de l’âge des films sur support physique comme le DVD et le Blu-ray. Mais la transition risque de prendre du temps : presque 9 ans après le lancement de l’iTunes store, les CD sont encore une partie vitale de l’industrie musicale ».

 

Sonia Droulhiole


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1 - Pour la première fois en 2012, les Américains devraient consommer plus de films en ligne qu’en DVD « Mediamerica | Creative and Digital Industries News | Scoop.it | 26.04.12

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