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Viacom et YouTube embarrassés par les révélations de la justice

Date: 01/04/2010

La guerre des communiqués, avec leur lot de phrases assassines, a recommencé dans l’affaire opposant YouTube et Viacom. Avec la publication, jeudi 18 mars, d’e-mails et de documents confidentiels, Viacom a doublé d’attaques envers YouTube, accusé d’avoir délibérément autorisé Viacom à publier des contenus piratés dans le but de renforcer la fréquentation du site. YouTube a contre-attaqué en accusant Viacom de s’être fait passer pour un particulier afin de pouvoir poster, en toute impunité et gratuitement, des contenus piratés. Dans certains cas même, Viacom aurait envoyé ses employés dans des cyber-cafés afin de poster des contenus piratés via des comptes d’utilisateurs appartenant en apparence à des particuliers, et ainsi brouiller les pistes. D’autres documents font part de la volonté de Viacom de racheter YouTube, ou du moins d’entrer en partenariat avec eux, afin de classer l’affaire sans suite. YouTube avait déjà été racheté en 2006 par Google pour la somme de 1,8 milliard de dollars.

En demandant à YouTube un milliard de dollars en dommages et intérêts, Viacom cherche à prouver que les créateurs du site, en 2005, avaient en tête d’attirer les contenus piratés sur leur site. Les soupçons entourant YouTube ont diminué depuis que le site a mis en place des outils de plus en plus sophistiqués afin d’identifier les manquements au droit d’auteur. Toutefois, de nombreux e-mails entre les fondateurs du site d’échanges de vidéos, que la justice a décidé de rendre publics, viennent confirmer la thèse selon laquelle, au moment du lancement du site, les protagonistes aient volontairement favorisé l’émergence de contenus piratés au détriment des droits d’auteur.

Viacom s’est aussi vu confronter à des pratiques peu scrupuleuses, comme des instructions données par un directeur marketing de Paramount afin de publier des vidéos de telle façon que celles-ci semblent provenir de fans. La qualité des vidéos aurait volontairement été réduite afin de faire croire à du contenu volé.

Depuis le début de l’affaires, YouTube a redoublé d’efforts en vue de mettre en place des sécurités toujours plus performantes, comme le nouveau procédé « Content ID » qui scanne le contenu de vidéos soumises au droits d’auteur et le compare à celui de vidéos envoyées par des particuliers. Le procédé semble avoir été bien accepté par la communauté artistique et les studios.

Viacom, YouTube lawsuit heats up, de Ted Johnson, Variety, le 19 mars 2010

Maxime Redon


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