[caption id="attachment_6222" align="alignright" width="230"]Time Warner Cable Time Warner Cable[/caption] Après l’échec du rachat de Time Warner Cable (TWC) par Comcast, Charter Communications, numéro 3 du secteur du câble aux États-Unis, a annoncé qu’il avait conclu un accord pour acquérir TWC au prix de 55 milliards de dollars. En intégrant la dette de TWC, le montant de l’opération se monte à 79 milliards de dollars. En janvier 2014 la direction de TWC avait refusé une offre de rachat par Charter (la troisième offre en deux ans) pour un montant de 65 milliards. Mais entre-temps, l’échec du rachat par Comcast et la nouvelle offre proposées par Charter ont fini par convaincre TWC. L’entité née de cette fusion sera le deuxième câbloopérateur américain en termes de nombre d’abonnés (24 millions) derrière Comcast (27 millions). La taille atteinte par cet opérateur devrait alors lui permettre de peser  plus lourdement sur les négociations tarifaires avec les fournisseurs de contenus et les diffuseurs, en particulier dans le marché de la télévision à la demande. Le marché de la télévision payante des câblo-opérateurs est en effet sous pression depuis quelques années en raison du succès des fournisseurs de contenu Over The Top (OTT) comme Netflix, HBO Now ou Amazon Prime qui poussent de nombreux utilisateurs à se passer de la télévision par câble et à se contenter d’une connexion Internet à très haut débit permettant d’accéder à un prix modique à ces services. Une fusion dans un contexte de consolidation du secteur Cette évolution des modes de consommation des programmes télévisuels par les Américains est à l’origine de la restructuration que connaît actuellement le secteur des télécommunications. Le 20 mai, Altice, une holding Luxembourgeoise contrôlée par l’homme d’affaires Patrick Drahi, annonçait qu’elle allait racheter Suddenlink, le 7ième câblo-opérateur américain, tout en signalant que cette opération n’était qu’une première étape sur le marché américain. AT&T de son côté est en négociation pour racheter DirecTV pour 48 milliards de dollars. L’avis du régulateur Contrairement à ce qu’il s’est passé pour la tentative de rachat de TWC par Comcast, les régulateurs (Federal Communications Commission et Department of Justice) ne devraient pas cette fois-ci bloquer le processus, pour trois raisons : - la nouvelle entité ne sera que le 2ième câblo-opérateur américain, il y aura donc une concurrence crédible face à Comcast, le numéro 1 ; - Charter et TWC sont moins intégrés verticalement que Comcast, qui contrôle directement des fournisseurs de contenus comme NBC Universal. Charter/TWC n’aura donc pas de contenus qui pourraient être privilégiés sur ses réseaux, ce qui irait à l’encontre des décisions récentes de la FCC sur la neutralité du net. - Enfin quel que soit le nombre de câblo-opérateurs en compétition (hors cas extrême d’un monopole), le marché restera très concurrentiel compte tenu des offres très agressives des fournisseurs de contenus OTT d’une part et des fournisseurs d’accès à Internet tels qu’AT&T ou Verizon d’autre part.

Aurélien Bocquet Délégué du Service économique régional à San Francisco


Paysage Audiovisuel

Interview de Frédéric Montagnon, cofondateur de Secret Media

Date: 08/06/2015

Frédéric Montagnon est le cofondateur de Secret Media, société lancée par deux Français à New York qui propose des solutions aux éditeurs face à la montée en puissance des bloqueurs de publicité. Il nous explique comment éduquer l’internaute à l’utilité de la publicité sur la toile. Vous étiez à la tête d'Over- Blog, une plateforme géante de blogs que vous avez revendue pour créer Secret Media avec votre partenaire historique Julien Romanetto. En quoi consistent vos nouvelles activités ? Je travaille avec les éditeurs pour leur apporter une solution technologique pour que l’internaute ne puisse plus bloquer la publicité. Ça ne résout pas le problème du mauvais ressenti des gens qui n’aiment pas les pop-up, les publicités non ciblées. Sur certains sites, les contenus sont meilleurs, donc les annonceurs paient plus cher pour des publicités qui sont mieux ciblées. Ce n’est pas parfait mais c’est mieux. Comment inciter l’utilisateur à ne pas bloquer la publicité ? Il y a un gros problème de perception de la publicité. Le public ne comprend pas à quoi elle sert. Il faut lui expliquer la mécanique. Le secteur du gaming a mis en place un système malin : soit l’utilisateur achète un jeu, soit il regarde une publicité. Il comprend alors que la publicité a la valeur de ce qu’il devait acheter. Quand on travaillait sur Teads, on avait racheté une société qui s’appelait Beezic : cette plateforme de musique consistait à proposer des titres gratuits en téléchargent le MP3, en échange de quoi l’utilisateur devait accepter de regarder un spot de publicité. C’est-à-dire qu’il comprenait bien que chaque titre coûtait un minimum de 70 centimes. Du coup, il n’a pas l’impression d’être agressé par la publicité. Sur quel aspect peut-on agir pour éduquer l’internaute à l’utilité de la publicité sur Internet ? Il y a un manque de pédagogie de la part des annonceurs. Mais ce travail d’éducation est du ressort de l’éditeur, qui doit assumer son modèle. Dans le détail, que pouvez-vous apporter à l’usager ? Trois milliards de personnes ont accès à Internet mais plus de la moitié a du mal à payer sa connexion. Un rapport a été édité parInternet.org, un projet porté par Facebook, Samsung, Ericsson et d'autres, qui étudie la connectivité dans le monde. La moitié des personnes dans le monde paie un forfait inférieur à 2,50 dollars par mois. Pour certains, c’est énorme. Si ces gens-là devaient payer pour le contenu et le service, ils ne pourraient plus accéder à Internet.50 % des gens n’ont pas les moyens de se payer les services et les contenus qu’ils consomment. Si le modèle venait à s’écrouler, Internet deviendrait un réseau fermé pour une élite de gens qui paient. Nous devons aider à faire passer ce message. Comment sont organisées vos activités ? La société est basée aux USA, on a une filiale en France, La R&D est à Paris, et j’ai beaucoup de mal à recruter ici car il faut des personnes très qualifiées. Les entrepreneurs lèvent des fortunes colossales et pour recruter, le niveau de salaire est vertigineux. Je pense qu’on n’a pas loin d’une année d’avance, on a déposé deux brevets. Je suis plutôt très confiant. Est-il plus intéressant d’investir en France ou aux Etats- Unis ? Je suis très positif sur l’avenir du secteur des nouvelles technologies en France. C’est facile de recruter de très bons ingénieurs en France, les professionnels sont plutôt bien affûtés, les conditions de création d’entreprise sont très avantageuses, le coût de la fiscalité avec la R&D en France est idéal. Les conditions d’embauche ici sont élevées pour un employeur car les salaires sont vraiment hauts. Mis bout à bout, entre l’apport de l’agence d’innovation et le crédit recherche, il est plus intéressant d’investir en France surtout avec le cours de l’euro en ce moment.   Propos recueillis à New York par Sandra Muller. La Lettre de l’Audiovisuel est accessible par abonnements uniquement. Pour plus d’information : sandramullernyc@gmail.com. Pour consulter quelques articles : lettreaudiovisuel.com.
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Netflix s’élève contre le projet de fusion d’AT&T et Direct TV

Date: 08/06/2015

L’entreprise de vidéo à la demande (VàD) a demandé à la Federal Communications Commission (FCC), dans une lettre datée du 5 mai, de s’opposer à la fusion entre AT&T et Direct TV, toujours en cours d’examen par le régulateur. L’acquisition pour 48,5 milliards de dollars de Direct TV, deuxième fournisseur de télévision payante aux Etats-Unis, par AT&T, deuxième fournisseur d’accès à Internet (FAI) mobile, aboutirait à la création du premier diffuseur de télévision payante haut débit, au terme des investissements prévus dans le cadre de la fusion.Selon la direction de Netflix, « un tel pouvoir de marché augmente l’intérêt et la capacité d’AT&T de nuire aux acteurs concurrents perçus comme une menace et risque d’accentuer davantage encore les pratiques anticoncurrentielles dans lesquelles AT&T s’est déjà engagée ». En juillet 2014, Netflix avait dû signer un accord d’interconnexion avec le FAI lui garantissant une connexion directe afin de se prémunir contre les épisodes d’encombrement du trafic. Netflix avait alors connu un ralentissement de son service sur AT&T pendant la durée du conflit opposant les deux entreprises, jusqu’à la signature de cet accord. L’entreprise de VàD accuse également AT&T de mettre en oeuvre certaines pratiques permettant d’avantager ses propres services, telles que l’application de plafonds de données (data caps) ou la tarification à l’usage. Ces pratiques iraient ainsi à l’encontre de la libéralisation du marché et au détriment du consommateur. Netflix a cependant précisé qu’elle approuverait l’opération sous certaines conditions, à savoir le strict respect de la neutralité du net, l’interdiction pour AT&T/Direct TV de faire payer des frais d’interconnexion aux fournisseurs de service tels que Netflix, et l’application des mêmes plafonds de données par AT&T à ses propres services. AT&T s’est peu après vivement opposée à ces objections auprès de la FCC, arguant notamment n’avoir stratégiquement aucun intérêt à dégrader la qualité des services fournis par son réseau à ses abonnés. L’entreprise a ainsi demandé au régulateur de ne pas accepter les conditions soumises par Netflix. En avril dernier, la FCC a finalement annoncé après un an d’examen ne pas donner son accord au projet de fusion entre Comcast et Time Warner Cable, dans l’intérêt du consommateur et de la concurrence. Le régulateur ne s’est cependant pas encore prononcé sur la fusion entre AT&T et Direct TV. Ella Filippi Service Economique Régional de l’Ambassade de France à Washington
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Cinéma

Ces films qui pourraient révolutionner l’industrie du cinéma

Date: 11/06/2015

[caption id="attachment_11447" align="alignright" width="230"]cinemacon Cinemacon[/caption] La prolifération des séries TV de qualité comme Mad Men et Game of Thrones a brouillé la frontière entre le petit et le grand écran. Ces séries ne sont pas seulement bien écrites et bien jouées. Elles sont soigneusement composées, et bénéficient d'une qualité de photographie qui était jusque-là absente des programmes destinés à la télévision. Lors de la convention des propriétaires des cinémas, le CinemaCon qui s’est tenu le mois dernier, les commentateurs ont souligné une nouvelle tendance. Des réalisateurs emblématiques comme Ang Lee, Robert Zemeckis et Alejandro González Iñárritu seraient en train de « remettre la télévision à sa place » en utilisant pour leurs films des technologies et des effets qui pourraient redéfinir les limites du cinéma. Billy Lynn's Long Halftime Walk d’Ang Lee sera par exemple le premier film de l'histoire à être tourné en 120 images par seconde. Quant à Robert Zemeckis, il redéploye la 3D dans The Walk, un film consacré à Philippe Petit qui avait marché entre les deux tours du World Trade Center sur un fil, suspendu au-dessus du vide. Le spectateur est dans la peau du funambule. Après avoir exploité le travelling de façon hors norme dans son film Birdman, Iñárritu a repris sa coopération avec le directeur de la photo Emmanuel Lubezki pour filmer The Revenant uniquement la lumière naturelle. Le tournage aurait été particulièrement exténuant, mais à voir les rushes avec Leonardo DiCaprio, le résultat est remarquable. Toutes les innovations technologiques n’ont cependant pas reçu un accueil enthousiaste. Les expériences de Peter Jackson pour la trilogie Le Hobbit ont déplu à beaucoup de spectateurs arguant que les effets gâchaient l'aspect pictural du film et prêtaient à cette production  fantastique l'apparence d'une telenovela. Certains studios sont prêts à tenter de nouvelles expériences et à investir dans des films avec des effets innovants pour valoriser la projection en salles. Il s’agit de se différencier de « l’expérience-maison » où les écrans individuels et les télévisions sont toujours plus sophistiqués. C’est une stratégie similaire à celle déployée par Hollywood dans les années 1950. Face à la popularité croissante de la télévision, les studios s’étaient alors lancés à cœur perdu dans les épopées bibliques. Au CinemaCon 2015, ce n’est pas sans raison que l’adjectif "grand" a été le plus entendu dans les présentations des studios. Pour l'instant, la stratégie semble fonctionner. Les analystes prédisent qu’une série de films issus des comics comme Avengers: Age of Ultron, et les épopées de science-fiction comme Star Wars: The Force Awakens vont conduire le box-office vers de nouveaux sommets. Mais Ang Lee, Robert Zemeckis et Alejandro González Iñárritu représentent une troisième voie. L'accent mis sur l'innovation pourrait être essentiel à long terme pour l'industrie du cinéma. How Movies Like Leonardo DiCaprio’s ‘The Revenant’ Could Revolutionize the Industry, Variety, 24/04/2015  
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Le succès croissant du festival de cinéma européen à Porto Rico

Date: 20/05/2015

[caption id="attachment_11412" align="alignright" width="230"]porto2 Hecho en Europa[/caption] Depuis 2010, l´Alliance Française de Porto Rico organise annuellement un Festival de Cinéma Européen qui connaît un succès croissant et rassemble aujourd’hui plus de 8 000 personnes tous programmes confondus. Depuis l’année 2013, outre la projection de films européens inédits à Porto Rico, l´AF a développé plusieurs programmes éducatifs au sein du Festival. L'organisation d´un tel événement culturel et éducatif répond à plusieurs objectifs : - Faire connaître le cinéma européen au public portoricain, élargissant ainsi la diversité de l’offre culturelle sur le territoire. - Valoriser la créativité et le talent portoricains, et soutenir l’industrie du cinéma locale. - Développer l’éducation artistique des plus jeunes à travers le cinéma. - Créer de nouveaux ponts artistiques et économiques entre Porto Rico et les pays d’Europe, favorisant de nouvelles collaborations. Ainsi en 2015, le Festival a établi une collaboration avec des festivals internationaux  comme le Festival of New Spanish Cinema (EE.UU/Espagne), qui a présenté la sélection officielle de fictions espagnoles et le Festival de documentales musicales IN-EDIT (Espagne), qui a présenté la section de films documentaires. La programmation Le festival a été l'occasion de présenter pas moins de 26 longs-métrages (22 films de fiction et 4 films documentaires) sélectionnés par la programmatrice du festival (la responsable culturelle de l´AF) selon les critères suivants : - Films inédits, présentés en « premières » sur le territoire portoricain, - Productions contemporaines, réalisées durant les deux dernières années, - Œuvres cinématographiques ayant été nominées et/ou récompensées dans les plus grands festivals internationaux (Cannes, Berlin, Venise, Goya, San Sébastian, Césars, etc…) ou ayant connu un fort succès commercial dans leur pays d’origine, - Diversité de genres (comédie, drame, romance, thriller, animation...) - Diversité de pays d’origine (15 pays représentés en 26 films) Le volet éducatif et universitaire du festival Pour la deuxième année consécutive, et s’inspirant du modèle d’ « Education à l’image » du CNC, l’AF a inclus dans son festival un volet éducatif destiné aux jeunes élèves de Porto Rico. Ont ainsi été présentés en collaboration avec l´Institut Français, VANDAL de Hélier Cisterne (16-18 ans), LE HAVRE de Aki Kaurismaki (14-16 ans) et UNE VIE DE CHAT de Jean-Loup Felicioli et Alain Gagnol (12-14 ans). Le projet "Festinema Junior" se déroule en trois étapes avec en amont un travail de préparation à la projection à partir du matériel pédagogique du CNC adapté et traduit en anglais et en espagnol par l´AF (grâce au soutien des services culturels de l´Ambassade de France aux Etats-Unis), puis mis à disposition des professeurs lors d’un atelier de formation ayant lieu un mois avant le début des projections. Ensuite,  des séances en matinée durant la semaine du festival étaient réservées aux élèves des collèges et lycées de Porto Rico. Enfin, les élèves ont établi un bilan avec leurs professeurs. Une coopération au niveau universitaire a aussi été développée. En préambule du festival, l´AF organise chaque année une semaine de projections au sein des principales universités publiques et privées de Porto Rico. Une série de films français et espagnols (différents de la sélection officielle du Festival) sont présentés gratuitement aux étudiants universitaires, grâce à la collaboration de l’Institut Français et du Consulat Général d’Espagne à Porto Rico. Le programme Young French Cinema d´Unifrance a été valorisé à cette occasion : l’AF a présenté le film LES APACHES en présence de son réalisateur THIERRY DE PERETTI. Les deux projections du film (à l’Université de Porto Rico, campus de Rio Piedras et de Mayaguez) ont réuni plus de 300 personnes. En outre, pour la troisième année consécutive, et dans l´optique de stimuler la création des étudiants universitaires de cinéma, l´AF leur a lancé le défi de créer un court-métrage en 48 heures. Le gagnant, élu par un jury de professionnels, a gagné une bourse d’étude d´été à l´école de cinéma madrilène ECAM. La Coopération avec les professionnels de l´industrie cinématographique Organisée chaque année depuis 2013, la compétition de courts métrages pour cinéastes portoricains vise à accentuer la visibilité des talents locaux sur les écrans commerciaux de l´île, et à leur ouvrir des portes en Europe. En effet, les meilleurs réalisateur et producteurs bénéficient d'un séjour en Europe pour y présenter leur production. Par ailleurs, les conférences de spécialistes européens de l´industrie cinématographique invités par l'AF sont l'occasion de créer des liens plus solides entre Porto Rico et l´Europe. Voici les thèmes de l'édition 2015: - « Les industries créatives et l’industrie cinématographiques. Le renforcement des possibilités de collaboration entre Porto Rico et l’Union Européenne. » : présence de Nathalie Streiff (Institut Français, programme Aide aux cinémas du monde), Antonio de Lecea (Délégation de l’Union Européenne), Guillermo Corral (Conseiller culturel de l’Ambassade d’Espagne à Washington) - « L´écriture de scripts » par Pablo Remón (scénariste, réalisateur et professeur à l'ECAM de Madrid) - « Présentation du Festival de Documentaire Musicaux IN-EDIT » par Isabella Longo (Responsable des relations internationales d’In-Edit). Enfin, pour la deuxième consécutive, l’AF organise en collaboration avec l’ICP (Institut de Culture Portoricaine) un projet de Tournée du Festival dans différents centres culturels de l'île, afin de toucher également le public de province. Quelques chiffres de l´édition 2015: - Sélection officielle : 1 semaine de projections/ 70 projections de films/ 3 salles du cinéma/ plus de 5 000 spectateurs (capacité d’accueil de 7 000 places) - Préambule - projections dans les universités : participation de 6 universités / plus de 1 000 personnes - Projections scolaires - projet Festinema Junior : participation de 1 000 élèves issus de 18 écoles publiques, 7 écoles privées et 2 écoles d’éducation alternative / outre l´AF de Porto Rico, les AF de Nouvelle Orléans et Minneapolis ont également organisé l´événement dans leur ville respective. - Compétitions locales : Réalisation de 14 courts-métrages des étudiants universitaires portoricains / Réalisation de 7 courts-métrages de jeunes cinéastes portoricains - Conférences : 6 invités internationaux dont 2 français (Nathalie Streiff, IF, Thierry de Peretti, réalisateur) Les dates de la 6ème édition du Festival (mars à juin 2015) - 9-15 mars: Préambule du Festival dans les Universités - 18 mars: Inauguration du Festival au Musée d’Art de PR (projection de TIMBUKTU de Sissako - 19-25 mars: 26 films présentés au cinéma Fine Arts, Café de Miramar, San Juan. - 25 mars: Soirée de clôture, annonce des gagnants des compétitions de courts-métrages portoricains. - Mai-Juin: Tournée du Festival dans 10 centres culturels de villes de province. Présentation des courts-métrages portoricains et des films phares du festival. Site du Festival : www.festivaldecineeuropeo.com
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Télévision

Charter Communications rachète Time Warner Cable

Date: 17/07/2015

[caption id="attachment_6222" align="alignright" width="230"]Time Warner Cable Time Warner Cable[/caption] Après l’échec du rachat de Time Warner Cable (TWC) par Comcast, Charter Communications, numéro 3 du secteur du câble aux États-Unis, a annoncé qu’il avait conclu un accord pour acquérir TWC au prix de 55 milliards de dollars. En intégrant la dette de TWC, le montant de l’opération se monte à 79 milliards de dollars. En janvier 2014 la direction de TWC avait refusé une offre de rachat par Charter (la troisième offre en deux ans) pour un montant de 65 milliards. Mais entre-temps, l’échec du rachat par Comcast et la nouvelle offre proposées par Charter ont fini par convaincre TWC. L’entité née de cette fusion sera le deuxième câbloopérateur américain en termes de nombre d’abonnés (24 millions) derrière Comcast (27 millions). La taille atteinte par cet opérateur devrait alors lui permettre de peser  plus lourdement sur les négociations tarifaires avec les fournisseurs de contenus et les diffuseurs, en particulier dans le marché de la télévision à la demande. Le marché de la télévision payante des câblo-opérateurs est en effet sous pression depuis quelques années en raison du succès des fournisseurs de contenu Over The Top (OTT) comme Netflix, HBO Now ou Amazon Prime qui poussent de nombreux utilisateurs à se passer de la télévision par câble et à se contenter d’une connexion Internet à très haut débit permettant d’accéder à un prix modique à ces services. Une fusion dans un contexte de consolidation du secteur Cette évolution des modes de consommation des programmes télévisuels par les Américains est à l’origine de la restructuration que connaît actuellement le secteur des télécommunications. Le 20 mai, Altice, une holding Luxembourgeoise contrôlée par l’homme d’affaires Patrick Drahi, annonçait qu’elle allait racheter Suddenlink, le 7ième câblo-opérateur américain, tout en signalant que cette opération n’était qu’une première étape sur le marché américain. AT&T de son côté est en négociation pour racheter DirecTV pour 48 milliards de dollars. L’avis du régulateur Contrairement à ce qu’il s’est passé pour la tentative de rachat de TWC par Comcast, les régulateurs (Federal Communications Commission et Department of Justice) ne devraient pas cette fois-ci bloquer le processus, pour trois raisons : - la nouvelle entité ne sera que le 2ième câblo-opérateur américain, il y aura donc une concurrence crédible face à Comcast, le numéro 1 ; - Charter et TWC sont moins intégrés verticalement que Comcast, qui contrôle directement des fournisseurs de contenus comme NBC Universal. Charter/TWC n’aura donc pas de contenus qui pourraient être privilégiés sur ses réseaux, ce qui irait à l’encontre des décisions récentes de la FCC sur la neutralité du net. - Enfin quel que soit le nombre de câblo-opérateurs en compétition (hors cas extrême d’un monopole), le marché restera très concurrentiel compte tenu des offres très agressives des fournisseurs de contenus OTT d’une part et des fournisseurs d’accès à Internet tels qu’AT&T ou Verizon d’autre part.

Aurélien Bocquet Délégué du Service économique régional à San Francisco


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France 24 renforce sa distribution aux États-Unis sur Time Warner Cable

Date: 09/06/2015

[caption id="attachment_2685" align="alignright" width="230"]France 24 France 24[/caption] France 24 a conclu un nouvel accord avec Time Warner Cable, aux Etats-Unis, qui rend accessible la chaîne en anglais 24h/24 dans toute la région de Los Angeles en Californie. France 24 en anglais est désormais diffusée sur le canal 219 dans l’offre basique de l’opérateur câble américain auprès de 850.000 nouveaux foyers dans les comtés de Los Angeles, Ventura, Orange, Riverside et San Bernardino. Cet accord vient renforcer la présence de France 24 aux États-Unis, déjà disponible dans 8.5 millions de foyers à travers tout le pays. France 24 est accessible 24h/24 7j/7 aux États-Unis : - Dans la région de New York, en anglais (chaîne 219), sur Time Warner Cable. - Sur l’ensemble du territoire, en français et en anglais (chaînes 9862 et 9864), sur DishWorld. - A Washington D.C, en anglais, sur Comcast, Cox et FiOS TV. La chaîne fait partie du groupe France Médias Monde qui réunit, outre FRANCE 24, RFI, la radio mondiale et Monte Carlo Doualiya, la radio universaliste en langue arabe. France 24, ce sont trois chaînes internationales d’information continue, émettant 24h/24 et 7j/7 dans 300 millions de foyers sur les 5 continents : en français, en arabe et en anglais. Elles rassemblent45,9 millions de téléspectateurs hebdomadaires (mesurés dans 64 pays sur les 180 où au moins l’une des trois chaînes est distribuée). La rédaction de France 24 propose depuis Paris une approche française du monde et s’appuie sur un réseau de 142 bureaux de correspondants couvrant la quasitotalité des pays du globe. La chaîne est distribuée par câble, satellite, sur la TNT dans certains pays, sur l’ADSL, les mobiles, tablettes et téléviseurs connectés ainsi que sur Youtube dans ses trois versions linguistiques. L’univers nouveaux médias de France 24, également décliné en trois langues, enregistre chaque mois 13,2 millions de consultations et 12,3 millions de vidéos vues (moyenne 2014) – 26,5 millions de vidéos vues en mars 2015 – ainsi que 14,4 millions d’abonnés sur les réseaux sociaux (en mars 2015).
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VOD

Netflix s’élève contre le projet de fusion d’AT&T et Direct TV

Date: 08/06/2015

L’entreprise de vidéo à la demande (VàD) a demandé à la Federal Communications Commission (FCC), dans une lettre datée du 5 mai, de s’opposer à la fusion entre AT&T et Direct TV, toujours en cours d’examen par le régulateur. L’acquisition pour 48,5 milliards de dollars de Direct TV, deuxième fournisseur de télévision payante aux Etats-Unis, par AT&T, deuxième fournisseur d’accès à Internet (FAI) mobile, aboutirait à la création du premier diffuseur de télévision payante haut débit, au terme des investissements prévus dans le cadre de la fusion.Selon la direction de Netflix, « un tel pouvoir de marché augmente l’intérêt et la capacité d’AT&T de nuire aux acteurs concurrents perçus comme une menace et risque d’accentuer davantage encore les pratiques anticoncurrentielles dans lesquelles AT&T s’est déjà engagée ». En juillet 2014, Netflix avait dû signer un accord d’interconnexion avec le FAI lui garantissant une connexion directe afin de se prémunir contre les épisodes d’encombrement du trafic. Netflix avait alors connu un ralentissement de son service sur AT&T pendant la durée du conflit opposant les deux entreprises, jusqu’à la signature de cet accord. L’entreprise de VàD accuse également AT&T de mettre en oeuvre certaines pratiques permettant d’avantager ses propres services, telles que l’application de plafonds de données (data caps) ou la tarification à l’usage. Ces pratiques iraient ainsi à l’encontre de la libéralisation du marché et au détriment du consommateur. Netflix a cependant précisé qu’elle approuverait l’opération sous certaines conditions, à savoir le strict respect de la neutralité du net, l’interdiction pour AT&T/Direct TV de faire payer des frais d’interconnexion aux fournisseurs de service tels que Netflix, et l’application des mêmes plafonds de données par AT&T à ses propres services. AT&T s’est peu après vivement opposée à ces objections auprès de la FCC, arguant notamment n’avoir stratégiquement aucun intérêt à dégrader la qualité des services fournis par son réseau à ses abonnés. L’entreprise a ainsi demandé au régulateur de ne pas accepter les conditions soumises par Netflix. En avril dernier, la FCC a finalement annoncé après un an d’examen ne pas donner son accord au projet de fusion entre Comcast et Time Warner Cable, dans l’intérêt du consommateur et de la concurrence. Le régulateur ne s’est cependant pas encore prononcé sur la fusion entre AT&T et Direct TV. Ella Filippi Service Economique Régional de l’Ambassade de France à Washington
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HBO lance son service de vod : HBO Now

Date: 30/04/2015

[caption id="attachment_4552" align="alignright" width="230"]HBO HBO[/caption] HBO a lancé début avril son nouveau service de streaming, HBO Now. Le timing est bien choisi, puisqu’au même moment, la 5ème saison de Game of Throne, série la plus populaire de HBO, sort sur les écrans et est d’ailleurs largement piratée (voir notre article Mediamerica : Quatre épisodes de la saison 5 de Game of Thrones diffusés illégalement avant leur sortie de HBO). Avec HBO Now, il est désormais possible de regarder les programmes de HBO en ligne pour 15$ par mois, sans abonnement à la télévision par câble ou satellite, souvent très onéreux aux Etats-Unis. HBO Now est disponible aux Etats-Unis sur Apple TV, sur tous les appareils Apple et via l’abonnement Internet optimum de Cablevision. Ce nouveau service représente un important changement dans la stratégie de HBO. Mais il semblait indispensable notamment face aux compétiteurs en ligne comme Netflix ou Amazon. D’ailleurs Richard Plepler, CEO de HBO, se plaît à souligner que c’est au moment où la concurrence est la plus rude, que HBO a le meilleur catalogue de programmes. Le profit généré par HBO est considérable au sein de sa maison mère, Time Warner qui a rejeté l’année dernière une OPA de 1,8 milliards de dollars de la 21st Century Fox de Rupert Murdoch. La croissance de HBO est essentielle pour le groupe, et HBO Now doit en être une étape clé. Mais avec ce nouveau service en ligne, Time Warner et HBO doivent veiller à ne pas mettre en péril leurs propres intérêts. Aussi bien HBO que les autres chaînes de Time Warner, comme TNT et TBS, reçoivent des millions de dollars des compagnies de câble et satellite qui diffusent leurs programmes. Pour Jeffrey Bewkes, CEO de Time Warner et Richard Plepler, CEO de HBO, le nouveau service est complémentaire du système existant et vise les personnes qui refusent de payer un abonnement à la télévision par câble ou par satellite, les fameux cord-cutters ou cord-nevers. M. Plepler ajoute même que des programmes de streaming comme HBO Now sont une opportunité pour les câblo-opérateurs car cela augmente les besoins en bande passante. Mais ce discours positif est loin d’être partagé par tous. Le lancement de HBO Now avait été annoncé en mars dernier lors d’un événement co-organisé avec Apple qui présentait sa nouvelle montre. Un coup de communication réussi pour les deux partenaires. La venue de Richard Plepler dans la Silicon Valley et son apparition sur l’une des scènes les plus visibles est lourde de symbole. M. Plepler représente la côte Est, la télévision « ancien media », centrée moins sur la technologie que sur le contenu et le talent. Mais il doit désormais se tourner vers la côte Ouest où se trouvent ses plus gros compétiteurs. Netflix est particulièrement agressif et devrait dépenser plus de 450 millions de dollars pour ses contenus originaux en 2015 (contre 243 millions en 2014), d’après MoffettNathanson. Ted Sarandos, le CEO de Netflix ne cache pas être en concurrence directe avec HBO : «  Notre objectif est de devenir HBO avant qu’HBO ne devienne Netflix ». A Hollywood, on s’est parfois plaint de la croissance trop rapide de HBO qui aurait acheté les droits de programmes jamais créés par la suite. Les plateformes de streaming comme Netflix et Amazon courtisent des talents avec de gros chèques et la promesse que leur programme sera distribué très rapidement. L’impact de HBO Now sur l’ensemble de l’industrie ne devrait pas se faire attendre : « nous créons les bases pour transformer les chaînes de télévision et les rendre accessibles à la demande et sur tous les appareils avec une interface fluide. Nous ouvrons la voie pour tous », affirme  Jeffrey Bewkes, CEO de Time Warner au New York Times. Ainsi, un jour après le lancement de HBO Now, CBS a dévoilé son propre service de streaming en ligne, et a annoncé celui de Showtime (détenu par CBS) dans les prochains mois. Des câblo-opérateurs décident d’adapter leur offre : Time Warner Cable a dû baisser le coût de son option HBO; Cablevision propose un nouveau package pour les cord-cutters combinant bande passante, antennes et HBO Now en option. Les plateformes de streaming évoluent rapidement aussi, à l’instar de Youtube qui développe une offre payante pour du contenu premium, comme l’a annoncé Bloomberg récemment. Moins d’un mois après le lancement de HBO Now, M. Plepler se montre satisfait des résultats et confirme son ambition d’attirer 10 à 15 millions de cord-cutters et cord-nevers. HBO Chief Downplays Binge Viewing; Says Turner, Warner Bros. Content Could Join HBO Now, Variety, 29/04/2015 At the Head of the Pack, HBO Shows the Way Forward, New York Times, 12/04/2015 Cablevision Debuts “Cord Cutter” Packages Combining Broadband, Free Antennas, And Optional HBO NOW, TechCrunch, 23/04/2015 Google Plots New YouTube Subscription Service as Soon as This Year, Bloomberg, 8/04/2015

Pervenche Beurier


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Radio

Le procès des royalties entre Pandora et BMI

Date: 14/04/2015

[caption id="attachment_6914" align="alignright" width="230"]Pandora Pandora[/caption] Depuis sa fondation il y a 10 ans, Pandora est devenu le leader de la radio en streaming : son nombre d’utilisateurs actifs a atteint les 81,5 millions et la durée d’écoute a augmenté de 20% en 2014 (1,7 milliards d’heures de musique tous les mois). En janvier, Pandora a offert aux outils mobiles plus de musique que Youtube n’a offert de vidéos selon comScore. Malgré ces résultats, Pandora a connu une importante dévaluation de ses parts début février suite à la publication de ses revenus du quatrième trimestre et de son guide d’orientation pour 2015, ce qui pourrait ne pas être sans conséquence sur ses relations avec Apple et iHeartMedia. Le service de radio en streaming a également souvent contrarié l’industrie musicale ces dernières années en ne cessant de demander des taux de rémunération plus bas alors qu’un tel système est insoutenable pour les artistes (la chanson “Livin’ on a Prayer” de Bon Jovi avec 6,5 millions d’écoute en trois mois sur Pandora n’a reçu que 110$ dollars de redevances). Pour compenser cela, Pandora s’est lancé dans la promotion de certains artistes en mettant à profit la visibilité qu’elle leur offre. Ainsi le concert de Jack White a été diffusé en direct depuis Madison Square le mois dernier (175 000 personnes l’auraient vu selon la compagnie) et en février, a été mis en place un nouveau service appelé “Artist Messaging”. Le service permet aux artistes de s’adresser directement à leurs fans via de courtes annonces enregistrées. Les efforts de l’entreprise se sont également vus à travers le tout récent accord signé avec Naxos, le label de musique classique. “Notre but est que l’industrie regarde vers nous et se dise que Pandora est indispensable au futur de la musique” expliquait Simon Fleming-Wood qui dirige le service marketing de la compagnie. Pandora a cependant continué à demander des taux de rémunération médiocres et s’est ainsi vu impliquée dans un certain nombre d’affaires juridiques concernant le paiement de royalties : la plus importante est certainement l’affaire avec l’agence de licence BMI depuis le 11 février à New York. Cette affaire intervient dans un contexte de remise en question du système de licence aux Etats-Unis. L’ASCAP et BMI partagent à ce jour deux milliards des royalties générées par le passage des morceaux en radio ou en ligne. L’affaire a notamment révélé que Pandora ne payait les auteurs-compositeurs que 4% de ses revenus et a eu une portée bien plus importante que le procès avec BMI. Par exemple, les deux services numériques Sirius et Pandora ont notamment refusé de payer aux labels des royalties pour les morceaux antérieurs au 15 février 1972 puisque ceux-ci sont couverts par la loi de 1998 “Digital Millenium Copyright”. Les labels et les artistes ont cependant répondu que cette loi n’avait pas la rétroactivité que les entreprises digitales lui prêtaient. C’est finalement le 13 mars que le procès de 5 semaines s’est achevé. La décision aura certainement des répercussions qui iront bien au-delà de l’accord entre le service de radio numérique et l’organisation de droit d’exécution (PRO). Ainsi, le taux de 2,5% de versement de royalties sur le revenu total pourrait devenir la norme dans l’industrie musicale digitale. Plus d’informations : Billboard / The New York Times / The New York Times / Billboard / Billboard

Informations fournies par le Bureau Export de la musique à New York


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“RFI by AudioNow® Digital”, première application multilingue sur appel téléphonique aux Etats-Unis

Date: 27/03/2015

[caption id="attachment_3884" align="alignright" width="230"]RFI RFI[/caption] RFI, radio d'actualité française diffusant ses programmes dans le monde entier en français et en 12 autres langues, et AudioNow® Digital, l’un des principaux développeurs d’applications mobiles multilingues pour les radiodiffuseurs lancent l’application « RFI by AudioNow® Digital », donnant accès aux programmes de RFI en douze langues. Pour la première fois aux Etats-Unis, les mobinautes peuvent choisir d'écouter les émissions de RFI en streaming ou sur appel téléphonique. L'application gratuite est disponible dans le pays sur l’App Store et sur Google Play. Via l'application, les auditeurs peuvent accéder à la demande aux journaux d’information de RFI en brésilien/portugais, cambodgien, chinois, anglais, français, haoussa, persan, roumain, russe, espagnol, swahili et vietnamien. Ils peuvent également écouter en direct les programmes de RFI en français et en roumain, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. L’application, participative et conviviale, offre la possibilité à l’utilisateur de gérer sa consommation de bande passante, de recevoir des alertes urgentes, de partager des contenus sur les réseaux sociaux… Alors que de nombreux auditeurs des diasporas utilisent les heures d’appel de leur forfait pour accéder aux contenus audio, une suite d'applications AudioNow® Digital donne aujourd’hui la possibilité de choisir de les écouter soit sur leur forfait d’appels soit sur leur forfait internet. « RFI by AudioNow® Digital » s’inscrit dans cette offre adaptée aux évolutions des usages et vient compléter le service téléphonique d’écoute RFI sur Audionow toujours en vigueur et qui rencontre un grand succès avec plus de 5 millions d’appels chaque mois.
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Musique

La réforme du copyright musical

Date: 13/05/2015

[caption id="attachment_11358" align="alignright" width="230"]L’industrie musicale appelle à sa réforme depuis plusieurs années. L’industrie musicale appelle à sa réforme depuis plusieurs années.[/caption] Peu avant l’affaire "Blurred Lines" qui a réinterrogé les limites entre inspiration artistique et plagiat aux États-Unis, le US Federal Copyright Office publiait en février un rapport adressé au Congrès concernant la réforme du copyright musical. Pour rappel, le copyright dans le droit américain suppose le dépôt de l’œuvre et son enregistrement auprès du bureau. L’enregistrement a valeur de preuve. L’industrie musicale appelle à sa réforme depuis plusieurs années. Quatre points principaux sont présents dans ce rapport : - Les créateurs de musique devraient être rémunérés équitablement ; - Le processus de licence devrait être plus performant ; - Les membres du marché devraient avoir accès aux données faisant autorité pour l’identification et la licence des enregistrements sonores et des œuvres musicales ; - Leur utilisation et leur paiement devrait être plus accessibles et plus transparents pour les titulaires de droits. L’industrie musicale a rapidement réagi face à ce rapport comptant 254 pages. Deux parties semblent se faire face au sujet de la licence musicale : les auteurs et les labels d’un côté, les titulaires des licences et les fournisseurs de services numériques de l’autre. Les premiers ont applaudi la proposition demandant que "les enregistrements sonores et les œuvres musicales sous-jacentes soient d’avantage placés sur un même pied d’égalité". Le Président de l’ASCAP Paul Williams (réponse complète ici) félicitait ainsi des "recommandations qui ont pour objectif de rendre le système plus équitable pour les auteurs-compositeurs" et un rapport qui est "une importante étape vers une réforme significative".  "La mise en place d'un droit de représentation terrestre et le principe directeur de la rémunération équitable aux marchés pour les auteurs-compositeurs, les artistes et les producteurs sont des fondements importants de ce nouveau rapport […]" a déclaré Neil Portnow, président et PDG de The Recording Academy. Neil Portnow demandait également au Congrès que la "nouvelle technologie [paie] de façon juste les artistes". Les seconds se sont montrés heureux de l’appel à la transparence présent dans le texte mais ont cependant défendu le système des licences légales que Pandora a même qualifié d’ "écosystème de la musique". SoundExchange, dans leur réponse rendue publique sur leur site a insisté sur l’importance de la mise en place d’un droit de diffusion des morceaux par les radios AM/FM des Etats-Unis, celle d’une  plus égale des auteurs de musique et du paiement plus juste des musiciens ayant enregistré des morceaux avant 1972. Plus récemment, plus de 1200 membres de la Copyright Alliance et plus de 350 membres de CreativeFuture signaient une lettre de soutien à un système de copyright fort et efficace adressée au Congrès qui continuera son étude du rapport au cours des prochains mois. Plus d’informations : Billboard / Billboard / mi2n / Billboard

Informations fournies par le Bureau Export de la musique à New York


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Patreon : un modèle de crowdfunding qui semble fontionner

Date: 13/05/2015

[caption id="attachment_11351" align="alignright" width="230"]Patreon Patreon[/caption] Lancé en 2013 par Jack Conte (Pomplamoose), Patreon a rapidement attiré l’attention des musiciens et des investisseurs. En mars dernier, l’artiste Amanda Palmer a réuni 1,1$ millions de fonds, un record pour la plateforme. La compagnie a également reçu 2,1$ millions (de la part d’Atlas, de Charles River et d’autres investisseurs) et 15 millions de dollars de la part de SV Angel (Dropbox, Airbnb), Index Ventures (SoundCloud, Etsy) ou encore de David Marcus (Facebook) en 2014. Avec l’évolution de l’industrie musicale, les artistes ont de plus en plus besoin d’être proches de leurs fans. D’où l’essor des plateformes de crowdfunding ces cinq dernières années (Kickstarter, GoFundMe, IndieGoGo, etc.). Patreon a la particularité d’offrir aux artistes une alternative qui semble davantage les intéresser (les recherches Google pour Patreon sont passées en un an de 77% en-dessous de celle d’Indiegogo à 5% au dessus). Un fan peut ainsi donner de l’argent soit par projet, soit par période (une semaine ou un mois), ce qui permet aux donateurs de jouir d’une plus grande liberté selon Danny Rimmer (Index Ventures). Les musiciens restent cependant encore minoritaires et ce sont surtout des bloggers, journalistes, vidéastes qui utilisent Patreon. Plus d’informations : Billboard

Informations fournies par le Bureau Export de la musique à New York


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Jeux Vidéo

Le festival Gamercamp 2014 accueille une délégation française

Date: 18/11/2014

[caption id="attachment_11074" align="alignright" width="230"]Gamercamp Gamercamp[/caption] Gamercamp est l'un des festivals de jeux vidéo majeurs au Canada. Le festival, qui s’est déroulé à Toronto du 17 au 19 octobre, présente au public le meilleur de la scène du jeu vidéo canadienne et internationale sous la forme traditionnelle de l’arcade de jeu. Cette forme particulière permet une véritable interaction des développeurs, producteurs, et créateurs de jeux vidéo avec le public et représente une expérience d’immersion unique dans l’univers des jeux vidéo. Le public n’est plus seulement spectateur du festival, il est joueur et donc acteur à part entière de l’événement. Le festival a réuni cette année plus de 2000 personnes à l’Hôtel Ocho de Toronto. Des conférences professionnelles intitulées « Interactivité et jeu » étaient organisées le vendredi 17 octobre, les discussions ont été menées autour d’études de cas et des grands enjeux du secteur, entre autres : santé et jeux vidéo, la place des femmes dans le secteur, et les problématiques liées au jeu vidéo indépendant. En partenariat avec le festival Gamercamp, le Consulat général de France à Toronto a invité deux studios français de jeux vidéo à venir présenter leur travail à Gamercamp 2014 et participer aux conférences professionnelles : -  Game Bakers, un studio indépendant basé à Montpellier, était représenté par Emeric Thoa, Directeur créatif. Le studio compte parmi ses jeux phares, le jeu Squids qui était présenté au public du festival. - Pastagames, un studio indépendant parisien qui est fier de présenter des jeux "made in France". Nadim Haddad, développeur, représentait le studio. Parmi leurs récents projets, on retrouve le jeu de réalité augmentée AR Rescue et le jeu Pix the Cat qui était présenté à Gamercamp. Une table ronde intitulée « Life and Lessons From The French Games Scene » a réuni les deux studios français. Les intervenants ont présenté un état des lieux de la scène du jeu vidéo indépendant français, ont questionné l’influence de la culture sur la création de jeu, l’échange d’expertise entre studios et les perspectives d’évolution du secteur. La conférence a fait salle comble et ont amené de nombreuses questions sur l’écosystème français du jeu vidéo.  

Sarah Arcache


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Fort Mc Money de David Dufresne présenté dans la section Convergence du New York Film Festival

Date: 07/10/2014

Pour la 3ème année consécutive, le NYFF proposait un programme dédié aux productions interactives et aux nouvelles écritures : Convergence. Depuis son lancement en 2012, Matt Bolish en est le programmateur. A en juger par le public plus nombreux, pour sa troisième édition, Convergence semble avoir pris une nouvelle ampleur. Quelques personnalités étaient invitées pour la première fois, notamment l’inventeur du terme « transmedia », Henry Jenkins. Sa conférence « A Brief History of Transmedia Worlds with Henry Jenkins » a été néanmoins décevante, et ressemblait à un cours magistral peu dynamique par rapport au reste du programme de Convergence. Henry Jenkins a rappelé sa définition du « transmedia »  avant d’égrainer une liste interminable d’œuvres aux univers bien construits, de Dante à Highrise (le webdoc collaboratif de l’ONF diffusé sur le New York Times) en passant par Mad Men ou Tim Burton qualifié de maître dans la création d’univers (world building) mais de piètre scénariste (storyteller).

[caption id="attachment_10994" align="aligncenter" width="490"]def_transmedia_jenkins Henry Jenkins[/caption]

Les débats ont permis d’avoir une approche plus concrète du transmedia en confrontant les points de vue des professionnels du secteur. Les frontières de plus en plus mouvantes du cinéma et du jeu vidéo ont pu être explorées lors de deux débats: « Movies You Play: The Future of Interactive Cinema »  et « The New New Wave: Exploring Indie Games and Indie Film ». Les créateurs ont été largement mis à l’honneur d’abord parce qu’ils ont été invités à présenter leurs œuvres dans des études de cas très instructives (voir plus bas), mais aussi parce qu’un des débats leur était consacré : « Creators on the Verge of a Nervous Breakdown ». Les créateurs seraient donc au bord de la crise de nerfs car ils doivent maîtriser aussi bien de nouveaux outils technologiques et informatiques sophistiqués, que financiers ou de communication (réseaux sociaux et événements live) sans perdre leur talent de storyteller. Cette conférence a rassemblé des acteurs-clés du secteur : des auteurs comme Jake Price (Unknown Spring), Theo Rigby (Immigrant Nation), Vania Heymann (Like A Rolling Stone), ou Kel O'Neill (Empire) ; le compositeur-réalisateur Daniel Koren (The Most Important Thing) ; Dan Schoenbrun, le responsable des partenariats pour les films chez Kickstarter, et Adnaan Wasey, producteur chez POV,  la plateforme de documentaires interactifs de PBS. Comme ces débats, le reste du programme, consacré à des projets novateurs récents, était principalement américain. Seule œuvre étrangère, Fort McMoney, production franco-canadienne (ARTE, ONF, TOXA) du Français David Dufresne, invité par les services culturels de l’Ambassade de France et bientôt en résidence à l’Open Doc Lab du MIT. David Dufresne a fait une présentation interactive de son jeu-documentaire consacré à la vie à Fort McMurray (Alberta, Canada) dont les sables bitumineux représentent la troisième plus importante réserve de pétrole au monde. « Sin City for real », comme le décrit l’auteur, Fort McMoney a été récompensé dans de nombreux festivals, et connait un réel succès public (avec 412 000 joueurs et plus de 2 millions de pages vues de novembre 2013 à juillet 2014). Ce succès devrait se poursuivre avec la sortie cet hiver de la version Ipad. En outre, David Dufresne a présenté pour la première fois la bande annonce du documentaire TV qui devrait sortir en France sur ARTE en janvier 2015, et au Canada prochainement.

[caption id="attachment_10995" align="aligncenter" width="500"]Interview de David Dufresne Interview de David Dufresne[/caption]

La présentation de WeTheEconomy qui sera en ligne sur tous les supports le 20 octobre prochain a fait salle comble. Il faut dire que ce projet réunit 20 cinéastes, dont Morgan Spurlock (Supersize Me), Catherine Hardwicke (Twillight), Ramin Bahrani (Goodbye Solo, 99 Homes), Barbara Kopple (American Dream), Heidi Ewing et Rachel Grady (Jesus Camp), Adam McKay (co-fondateur du site humoristique Funny or Die avec Will Ferrell) ... Chacun d’entre eux a créé un court-métrage expliquant de façon amusante une notion d’économie. Dix économistes renommés les ont accompagnés. Le projet qui se veut entièrement philanthropique et éducatif, a pour ambition de porter à la connaissance des citoyens des informations claires et neutres. Les 20 films sont complétés par des quizz, des schémas explicatifs, des articles, des données mises à jour en temps réel, des échanges sur les réseaux sociaux, … développés par Braden King. Immigrant Nation, déjà présenté à Tribeca en avril dernier, compile les histoires des immigrants aux Etats-Unis. Chacun peut raconter la sienne ou celle de sa famille sur le « storyhub » ; des courts métrages documentaires ou des événements live accompagnent le projet. Autre événement qui fera date : la rediffusion 30 ans après sa sortie au NYFF de Los Sures, un magnifique documentaire tourné en 16 mm et restauré pour l’occasion. Diego Echeverria y dresse un portrait vivant de la communauté porto-ricaine dans un des quartiers les plus pauvres de New York au sud de Williamsburg. Pour donner une suite au film de 1984, une association très active à New York dans le secteur du  documentaire, Union Docs, a créé un webdoc, Living Los Sures dont des éléments ont pu être présentés à Convergence. Le projet rassemblera une trentaine d’artistes, se déclinera sur divers supports et invitera les habitants du quartier à témoigner. Parmi les autres projets présentés, figuraient Artifacts of Fukushima: Selections from Unknown Spring de Jake Price et Visakh Menon ;  Futurestates, la série produite par ITVS qui propose pour sa cinquième et dernière saison une expérience immersive en ligne avec des courts métrages sur notre futur; Last Hijack de Tommy Pallotta et Femke Wolting et Loves of a Cyclops de Nathan Punwar. Enfin, pour la première fois cette année, Convergence 2014 proposait The Vidzor Experience des ateliers gratuits au cours duquel le public pouvait utiliser la plateforme Vidzor et créer ses propres vidéos interactives.

Pervenche Beurier


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