Cinéma

Serge Bozon et le nouveau cinéma français à New York

Date: 17/05/2011



Serge Bozon

Du 13 au 18 avril, la Film Society of Lincoln Center à New York, en partenariat avec Anthology Film Archives et l’Université de Columbia, a présenté les films de Serge Bozon et plusieurs autres réalisateurs de sa famille artistique (Axelle Ropert, Jean-Charles Fetoussi, Benjamin Estraffo, Aurélia Georges, etc.).

Réalisateurs, mais aussi acteurs, scénaristes, critiques (notamment pour La Lettre du Cinéma) et même, pour certains, musiciens, ce groupe d’amis travaillent le plus souvent ensemble sur leurs films et revendiquent une sensibilité similaire dans leur travail. Avec “Free Radicals: Serge Bozon and the New French Cinema”, la Film Society du Lincoln Center proposait de leur rendre hommage et de faire découvrir ces films au public New Yorkais. Car si La France et La Famille Wolberg ont circulé un peu au gré des festivals américains, aucun de ces films n’est distribué aux Etats-Unis. Au programme : La France (Serge Bozon), L’Homme qui marche (Aurélia Georges), Fantômes (Jean-Paul Civeyrac), Je ne suis pas mort, Les jours ou je n’existe pas (Jean-Charles Fitoussi), et L’Idiot (Pierre Léon), L’Imprésario, Mods et La France (Serge Bozon), Le Doux amours des hommes (Jean-Paul Civeyrac), Simone Barbes ou la Virtue (Marie-Claude Treilhou), La Famille Wolberg (Axelle Ropert). Serge Bozon a aussi sélectionné quelques films rares que lui et ses acolytes ont défendu dans La Lettre du Cinéma, tels que Le Théâtre des matières de Jean-Claude Biette, Rouge-Gorge de Pierre Zucca ou encore Femmes Femmes de Paul Vecchiali.

En parallèle une conférence a eu lieu à Columbia University pendant laquelle Serge Bozon, Jean-Charles Fitoussi, Aurélia Georges et Benjamin Estraffo ont pu parler de leurs films et de leurs influences artistiques avec les étudiants. Serge Bozon a aussi programmé deux westerns à Anthology Film Archives, la salle mythique de Jonas Mekas : Tennessee’s Partner d’Allan Dwan et Canyon Passage de Jacques Tourneur. C’était l’occasion pour lui de parler d’un cinéma qui l’a nourrit. Il aussi profité de son passage à New York pour mettre sa casquette de DJ et animer trois soirées.

Le cycle a reçu une très bonne presse – plusieurs critiques américains ont salué l’originalité de leurs films et n’ont pas hésité à dire que ces jeunes réalisateurs joueront un rôle important dans l’avenir du cinéma français.

Ce cycle a pu être monté en collaboration avec le service culturel de l’Ambassade de France et l’Institut Français qui a mis à disposition des films de sa collection.

Delphine Selles


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